La consultation parallélisée
De quoi s'agit-il ?
La consultation parallélisée est un processus qui permet de recueillir simultanément les avis de plusieurs parties prenantes sur un même projet. Elle permet d'intégrer les contributions du public, des autorités, des experts et des acteurs concernés, tout en accélérant le processus de consultation.
Un cadre réglementaire clair
La procédure de consultation parallélisée a été introduite par la loi n°2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte. Elle a été précisée par l'instruction du 28 octobre 2024 relative à la procédure d'autorisation environnementale.
Les objectifs de la consultation parallélisée
- Simplifier et accélérer la procédure d'autorisation environnementale, tout en renforçant la participation du public.
- Réorganiser la séquence d'instruction des dossiers en permettant l'examen simultané de plusieurs étapes (instruction du dossier, consultation des collectivités territoriales, des entités soumises à avis réglementaire et du public).
- Réduire les redondances administratives et améliorer l'efficacité du processus.
- Garantir la transparence et assurer la prise en compte effective des retours dans les décisions finales.
Je contribue
La consultation n'est pas encore ouverte ou est terminée.
- Je peux le faire anonymement.
- Je peux demander à être notifié(e) des nouveaux éléments de la consultation.
Documents à consulter
Retrouvez ici l'ensemble des documents mis à disposition dans le cadre de la consultation parallélisée.
Les contributions du public
489 contributions
ContribuerFrederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La synthèse des nombreuses contributions à ce projet éolien de la plaine du Nutin peut tenir en une seule phrase de 7 mots seulement :
« 240 éoliennes dans un rayon de 20 km »
Face à cette situation désespérante et désespérée pour les riverains , pour notre territoire de la Vienne, une seul avis est possible de la part d’un commissaire -enquêteur sensé : un avis défavorable !
Dans ces conditions, je vous remercie d’émettre un avis défavorable
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Jean Jacques DEBIAIS
Monsieur Le Commissaire Enquêteur,
Une des conséquences de la détérioration de l’environnement engendré par les éoliennes se traduit au niveau de Gîtes de France , par une impossibilité de labellisation de structures situées dans des zones d’implantation de parc éolien.( voir document en annexe )
Dans le sud vienne et le nord charente , une activité d’hébergement sous ce label est quasi impossible.
Pour éviter cette dégradation d’accueil dans notre région , on ne peut que recommander des avis négatifs aux demandes de promoteurs éoliens.
Cordialement.
Contribution anonyme
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Des idées reçues sont véhiculées sur les réseaux et dans la presse et également sur ce registre, il est indispensable de lutter contre la désinformation.
Le développement des énergies renouvelables (EnR) électriques ne sert pas à réduire les émissions de CO2.
Ce sont les propos de Monsieur le Préfet Jean-François CARENCO, alors président de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), qui ne pouvait être suspecté de parti pris, lors de son audition à l’Assemblée nationale par les membres de la commission AUBERT le 4 avril 2019:
« Je souhaite débuter mon propos en mettant en lumière les caractéristiques du système énergétique, dans l’optique de la transition énergétique. Il est convenu que celle-ci passe par le développement des énergies renouvelables. Mais à mon sens, elle devrait passer par la baisse de la consommation, car elle seule permettrait d’éviter les « violences environnementales ».
Il ne faut pas s’y tromper : grâce au mix énergétique décarboné, composé principalement de nucléaire et d’hydroélectrique, nous bénéficions déjà de faibles émissions de CO2 et d’un prix de l’électricité maîtrisé. Vous le savez, nous émettons six fois moins de CO2 que nos voisins allemands et le prix de l’électricité pour un consommateur résidentiel moyen est de l’ordre de 180 euros par mégawattheure (MWh), contre 300 euros en ALLEMAGNE.
Le développement des énergies renouvelables (EnR) électriques NE SERT DONC PAS A REDUIRE LES EMISSIONS DE CO2. Il faut le rappeler, car ON DIT BEAUCOUP DE MENSONGES A CE SUJET, et encore récemment à la télévision. CELA N’A AUCUN SENS ET PROCEDE D’UNE FORME DE POPULISME IDEOLOGIQUE. Pourtant, le développement des EnR est indispensable pour répondre à l’enjeu de la diversification. »
Le développement des ENR n'a rien à voir avec la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce projet doit se voir opposer un arrêté de refus.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
A toute fin, rappelons que les industriels investissent dans l’éolien POUR LA SEULE et UNIQUE RAISON que L’EFFET DE LEVIER EST TRES ELEVE pour leurs investissements, MAIS LE CADET DE LEUR SOUCI EST LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET LA LUTTE CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.
C’est ce que le célèbre homme d’affaires américain, Warren BUFFET, en 2020, avait l’honnêteté de reconnaître en déclarant :
« We get a tax credit if we build a lot of wind farms. That's the only reason to build them. They don't make sense without the tax credit. »
« NOUS BENEFICIONS D'UN CREDIT D'IMPOT SI NOUS CONSTRUISONS BEAUCOUP DE PARCS EOLIENS. C'EST LA SEULE RAISON DE LES CONSTRUIRE. ILS N'ONT AUCUN SENS SANS LE CREDIT D'IMPOT. »
https://stopthesethings.com/2020/05/08/pointless-power-without-massive-endless-subsidies-wind-power-makes-absolutely-no-sense/
UN SITE INDUSTRIEL EOLIEN EST UN PRODUIT FINANCIER TRES SPECULATIF de sociétés financières internationales, fonds de pension ou autres, et n’a rien à voir avec la protection de l’environnement.
CE PARC SERA REVENDU...
C’est pourquoi les DDAE ne sont pas construits comme des études scientifiques, il suffit de reprendre tous les manques de rigueur d’analyse qui ont été mis en exergue sur le registre.
Ces DDAE sont des documents commerciaux pour faire valoir un « PRODUIT FINANCIER », aussi faut-il s’attacher à les ETUDIER EN FAITS ET EN DROIT comme le font les services de l’Etat.
Le résultat ne pourra être qu’un arrêté de refus.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Ce projet doit être refusé en raison de la vulnérabilité"é de l'éolien aux cyberattaques.
Contribution en pièce jointe.
Avec mes salutations distinguées
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Cette contribution pour attirer votre attention sur la vulnérabilité des ENR face aux ingérences étrangères.
Reportons-nous au site de GEO du 3 juin 2026 et citons quelques extraits :
Qui contrôle l'énergie "propre" de l'Union Européenne... et à quel prix?
L'Europe a troqué une partie de son apport énergétique russe pour des énergies "propres".
Problème : LES INFRASTRUCTURES ASSOCIEES L'EXPOSENT A DES INGERENCES ETRANGERES, POTENTIELLEMENT MALVEILLANTES.
https://www.geo.fr/geopolitique/qui-controle-l-energie-propre-de-l-union-europeenne-et-a-quel-prix-232261
"LA DOMINATION DE LA CHINE DEVIENT UN PROBLEME DE PLUS EN PLUS IMPORTANT EN RAISON DE LA CROISSANCE DES CAPACITES RENOUVELABLES SUR LES RESEAUX OCCIDENTAUX ET DE LA PROBABILITE ACCRUE D’UN AFFRONTEMENT PROLONGE ET SERIEUX ENTRE LA CHINE ET L’OCCIDENT ", affirmait Philipp Schroeder, PDG du développeur solaire allemand 1Komma5, à Interesting Engineering.
La menace est déjà tangible sur les circuits "propres" européens. LE 29 DECEMBRE 2025, UNE CYBERATTAQUE SOPHISTIQUEE A AINSI VISE PLUSIEURS DIZAINES D'INSTALLATIONS ENERGETIQUES DECENTRALISEES EN POLOGNE, NOTAMMENT DES PARCS EOLIENS, des centrales solaires et des unités de cogénération. Selon un rapport de CERT Polska, LES ATTAQUANTS AVAIENT PREALABLEMENT INFILTRE LES RESEAUX DES OPERATEURS et mené une phase de reconnaissance de longue durée afin de cartographier les infrastructures et collecter des informations sensibles."
Il est totalement déraisonnable de continuer à développer des parcs éoliens à tout va.
Un arrêté de refus ne peut que voir le jour
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
DE LA de la seigliere
monsieur le commissaire
Sauf erreur de ma part il semble qu'i n'y ai pas d'avis de la MRAE ?
Par ailleurs si le sauvetage de notre planète contre le CO2 qui serait responsable du dérèglement Climatique ce que des scientifiques reconnus contestent en termes d'analyse Astrophysique exige le développement des ENR on ne voit pas beaucoup d'apports des mouvements écologistes pour dénoncer le bétonnage des sols avec des tonnes féraillées qui vont se multiplier avec les Repowering des parcs anciens arrivant a échéance remplacés par des mâts de 180 a 230 mètres ,?
Pas plus pour les milliers de câblages Cuivre et gaines plastiques a polluer les nappes phréatiques ?
Enfin et surtout la destruction de la" vie" des territoires La Biodiversité fait les frais de cette course effrénée.
L'homme dominant de la chaine du" vivant" qui emporte le sol et le sous sol y compris maritime saccage les lieux de vie trouble et réduit les espèces protégées ( certains opérateurs se faisant tirer le stylo pour demander une dérogation pour destruction d'espèces protégées et oubliant de replanter les haies comme il leur a été enjoint en enquête publique)
240 éoliennes dans un rayon de 20 kilomètres ? formidable réduction des espaces libres aux espèces ! Formidable emprunte écologique de sauvetage de la planète ! penser que l'on en est réduit a faire le comptage des mortalités des chauves souris est des rapaces pour se faire entendre pour sauver ce qui va rester du vivant voilà qui est dramatique
il ne faut pas en rajouter avec un parc de plus .
Avec l'expression de mes respectueux sentiments;
B de La Seiglière
Jean Barriat
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Un Circaète Jean-le-Blanc a été observé, le 5 septembre 2023, en chasse à environ 1 200 mètres à l’est de l’AEI. L’auteur de l’étude convient « Toutefois, le pic de migration de cet aigle est généralement compris entre le 12 septembre et le 1er octobre. » et précise même « Ainsi, il est plus probable que l’oiseau contacté soit un individu local. ».
Cette affirmation est confortée par l’association Charente Nature qui « signale la reproduction d’un couple de ce rapace à moins de trois kilomètres du sud de la ZIP (Bois de la Voularnerie, à un peu plus de deux kilomètres). »
Si « L’ancienne région du Poitou-Charentes hébergerait entre 50 et 70 couples » soit 100 à 140 individus, l’auteur ne précise nullement la population de Circaète Jean-le-Blanc estimée pour le département de la Vienne.
La DREAL expose un arrêt de la Cour d’Appel de Nantes considérant le département comme une unité géographique utile à la détermination de l’enjeu pour l’espèce :
« 5. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la société requérante, le préfet de Maine-et-Loire ne s'est pas borné, pour opposer un refus à sa demande, à constater que le projet était situé au sein du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, lequel constitue une zone à très fort enjeu en termes de biodiversité. Il s'est également fondé sur le très faible effectif de Circaète-Jean-le-Blanc et de Balbuzard Pêcheur, notamment dans le département, leur sensibilité particulière à l'éolien et la circonstance que le système envisagé par la pétitionnaire pour prévenir les collisions ne présentait pas de garantie suffisante eu égard à la vulnérabilité de ces espèces. Ce faisant, il a concrètement analysé l'impact résiduel réel du projet en termes d'atteintes aux intérêts protégés par l'article L. 511-1 du code de l'environnement. Dès lors, doit être écarté le moyen tiré de ce qu'en confondant les enjeux du secteur et les impacts du projet, le préfet aurait entaché sa décision d'erreur de droit. », cf :
https://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/refus-d-autorisation-d-un-parc-eolien-en-l-absence-a19418.html
https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000041782143/
En omettant de considérer la population de Circaète Jean-le-Blanc estimée dans le département de la Vienne, l’auteur de l’étude prive le public non averti et l’autorité décisionnaire d’une information leur permettant d’apprécier l’enjeu du projet sur l’espèce. L’auteur ne justifie ainsi pas son appréciation d’un enjeu modéré en période de reproduction pour le Circaète Jean-le-Blanc. Il ne démontre pas plus que son projet ne porte pas atteinte au maintien de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.
L’auteur ne tient pas plus compte dans sa méthode d’analyse du vaste domaine vital nécessaire à l’espèce : « Le Circaète Jean-le-blanc utilise un domaine vital vaste qui peut atteindre 50 km² en Haute-Loire (Joubert 2001) ».
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://paca.lpo.fr/images/mediatheque/fichiers/section_association/editions/faune_paca_publication/fpp47_circaete_jen_le_blanc_zps_alpilles.pdf&ved=2ahUKEwjc9sWE6KqWAxXWU6QEHe37HsAQFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw1zTDemicqxkjrAluo8Cq5Z
En omettant d’intégrer le domaine vital de l’espèce dans son analyse, l’auteur de l’étude ne démontre pas que son projet industriel éolien n’impacte pas le couple de Circaète Jean-le-Blanc signalé par l’association Charente Nature situé à moins de 3 km de la ZIP.
L’étude présentée est insuffisante.
Je vous prie de considérer mon avis très défavorable à ce projet.
bertrand de la seigliere
monsieur la commissaire enquêteur.
J'entends bien que la considération politique n'est pas de votre ressort et que ce 'est pas le sujet en l'espèce.
Permettez moi toutefois de voue donner connaissance de cette analyse d'un magasine Professionnel en la matière.
on pourrait ajouter la situation avec l'Allemagne vers qui nous exportons le quart de sa consommation a prix "zéro"..
L'éolien en surproduction va jusqu'à arrêter un réacteur nucléaire qui produit de l'énergie décarbonée pour éviter de tomber dans des pris négatifs .
Le département de la vienne a dépassé sont quota d'ENR . Finalement le surplus alimente l'exportation a nos voisin selon toute vraisemblance. il n'y aurait donc pas non plus de SRADDET EUROPEEN alors ? pour que nous soyons ainsi contraints dans nos territoires de subvenir a nos voisins Allemands qui marchent au Charbon fossile pour compenser leur choix écologique d'abandon du nucléaire ...et qui nous envahissent en retour en éolien massif.
il me semble que la considération Politique est bien dans le sujet.
un parc de plus c'est un de trop
si trop d'impôts tue l'impôt trop d'éolien tue la recevabilité non consentie des ENR par les riverains assommés.
Avec l'expression de mes respectueux sentiments
B de La Seiglière
7 août 2026 de Politico Energie et Transition
" A son tour, l’Italie ambitionne de revenir à l’énergie nucléaire
Victime comme de nombreux autres pays européens d’une politique énergétique incohérente et irresponsable, l’Italie est contrainte d’importer massivement l’électricité qu’elle consomme, notamment de la France. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, veut mettre fin à cette situation, qui pèse sur la souveraineté du pays, et relancer l’énergie nucléaire après quatre décennies d’abandon. Mais l’opinion publique italienne reste l’une des plus divisées au monde sur le nucléaire, très marquée par la propagande écologiste qui en a fait un épouvantail depuis plus de 50 ans.
Comme la quasi-totalité des pays européens, à l’exception de la France avec son héritage nucléaire qu’elle a d’ailleurs en partie dilapidée, l’Italie a construit au fil des années une politique énergétique à courte vue, incohérente et irresponsable. Résultat, la péninsule importe presque en permanence de grandes quantités d’électricité pour équilibrer son système et peut bénir les Dieux tous les matins d’avoir un voisin, la France, qui produit de l’électricité en surabondance et en plus décarbonée à plus de 95%.
Depuis le début de l’année, l’Italie est ainsi le grand pays européen qui importe le plus d’électricité (18,9% de sa consommation) et elle provient essentiellement de France qui exporte elle l’équivalent de 23,4% de ses besoins. Le principal acheteur étranger en 2026 de l’électricité française est donc l’Italie qui en avait importé au 5 août 17,34 TWh. Et c’est une tendance qui se poursuit depuis des années. Pour résumer, « c’est comme si la France a trois réacteurs nucléaires en service pour l’Italie depuis plus de 30 ans », explique le spécialiste de l’énergie Davide Tabarelli au magazine Politico. - Energies & Transitions
bertrand de la seigliere
monsieur le commissaire enquêteur.
je ne réside pas dans la zone de ce projet mais contribuant pas l'impôt Régional et Départemental et par la subvention en taxes sur mes factures de consommation d'électricité au développement des ENR je suis concerné par ce projet "un de plus dans le sud Vienne" . Et je suis en mesure de contester l'invasion éolienne encerclé par 18 mâts au Sud de la commune voisine a Pleumartin plus 7mâts a l'Ouest a L'Ouest sur la commune de Leigné les Bois plus 5 Mâts sur celle de Senillé Saint Sauveur. encore une saturation visuelle et autant en trouble de vis pour les résidents immédiats des ces parcs . Ce projet est une aberration dans ce Civraisen avec déjà 240 éoliennes dans un rayon de 20 kilomètres !
Si l'on considère la carte de la DREAL c'est a se demander pourquoi on a crée une grande région Nouvelle Aquitaine ?
car la développement ENR éolien se concentre sur l'ancienne Poitou Charente les Deux Sèvre La Charente La Vienne sont littéralement harcelés par les opérateurs . A se demander aussi pourquoi le STRADDET Shéma Régional d'aménagement ...Et "d'EGALITE DES TERRITOIRES" ??? dispense 'La Gironde" la"Dordogne" de parcs ? Qu'on ne nous réplique pas que c'est à cause du couloir de défense aérienne puisque ce verrou a sauté .Quand a l'argument force de vent il n'est pas acceptable sachant que les machines de plus en plus hautes vont le chercher.
Vous avez monsieur le commissaire suffisamment d'éléments dans les contributions et particulièrement techniquespour conclure défavorablement sur ce nouveau projet de parc qui ajoute de la saturation dans le secteur.
Je vous prie de croire a mes respectueuse salutation
B de La Seigliere
Jacques de CREMIERS
Monsieur le Commissaire enquêteur,
En lisant le dossier, on ne manque pas de s'étonner de bien des anomalies.
Les gardes au sol ne sont pas conformes : avec un rotor de 150 m, la garde au sol devrait être de 50 m (SFEPM) alors que le projet ne prévoit une garde au sol que de 31 m.
Merci de refuser ce dossier
Avec mes meilleures salutations.
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Le modèle allemand est le meilleur avec ENERGIEWENDE!!!
Je dirai même plus qu'il faut continuer tête baissée, sans évaluation, à faire la course au développement éolien avec nos voisins. GRR!88 GRR!!!
Mais que se passe-t-il quand on se reporte à electricitymaps!!!... les résultats nous mettent face à la réalité, ils ne sont pas à la hauteur de la décarbonation chez nos voisins; à vrai dire, ils nous pourrissent, nous polluent l'atmosphère (cf. pièces jointes).
Arrêtons de nous voiler la face, faisons de la realpolitik...
Ce projet doit recevoir un arrêté de refus,
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Camille Simon
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présenté par ENERTRAG accumule les incohérences et les carences :
-Non-respect des orientations nationales : Refus d'étudier en priorité le renouvellement (repowering) des parcs existants.
-Saturation du territoire : Refus de prendre en compte l'avis défavorable déjà rendu aux Brandières et l'arrêt de la CAA de Bordeaux pour Genouillé.
-Acoustique contestable : Références à des normes abandonnées (NF S 31-114) et minoration des nuisances cumulées des parcs voisins.
-Mépris de la démocratie locale : Passage en force face aux orientations du nouveau PADD visant à stopper l'extension éolienne.
Ce projet n'est ni nécessaire sur le plan énergétique, ni acceptable sur le plan paysager et environnemental. Je vous demande en conséquence d'émettre un avis défavorable sans équivoque.
Bien cordialement,
Jean Fischer
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Une analyse attentive des éléments techniques du dossier révèle d'importantes incohérences. Le pétitionnaire affiche un facteur de charge particulièrement irréaliste de 35,97 % pour la variante de 4,2 MW, sans fournir les données de vent ni le détail des calculs intégrant les bridages et indisponibilités du réseau. Cette opacité méthodologique empêche le public d'évaluer la rentabilité réelle du projet.
Sur le plan de l'ingénierie et des coûts collectifs, l'absence d'étude sur le raccordement externe — prévu vers un futur poste source « Sud Vienne » distant de plus de 21 km — viole le principe d'évaluation globale des projets (article L.122-1 III du Code de l'environnement). Rien n'est chiffré concernant les pertes en ligne considérables ni l'impact des extensions de réseau pour la collectivité. Face à ces lacunes techniques et ce manque de transparence économique, un avis défavorable s'impose.
Sincères salutations,
JF
Camille Simon
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je souhaite exprimer mes plus vives inquiétudes quant au volet environnemental de cette enquête. L’évaluation concernant la faune, et plus particulièrement le Circaète Jean-le-Blanc, relève d'une légèreté déconcertante. Prétendre qu’un rapace protégé nichant à moins de 3 km va « s'adapter » aux pales tournantes va à l'encontre des données scientifiques et des cas de mortalité avérés (notamment recensés dans la base ARIA).
De surcroît, l’étude d’impacts cumulés s'avère manifestement tronquée, n’analysant qu'une poignée de suivis environnementaux éloignés tout en ignorant délibérément les données des parcs voisins. On ne peut pas prétendre défendre la transition écologique en détruisant la biodiversité locale et en ignorant la présence d'espèces protégées au sein de leur territoire de chasse.
Pour la préservation effective de notre patrimoine naturel, cet irresponsable projet doit recevoir un avis défavorable.
Respectueusement,
Camille
Austin Muraille
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
En lisant ce dossier, une interrogation simple s'impose : pourquoi vouloir rajouter trois éoliennes géantes là où le paysage est déjà saturé ? Les chiffres de RTE montrent que la France exporte massivement son électricité et connaît des centaines d'heures de prix négatifs. Il n'y a donc aucun besoin énergétique réel qui justifie de venir dégrader encore un peu plus notre cadre de vie.
On nous promet des mesures de bridage et des suivis irréprochables, mais les contrôles de la DREAL démontrent qu'en pratique, ces promesses d'exploitants sont rarement tenues. Nous ne voulons pas servir de zone de suréquipement industriel au profit d'intérêts privés alors que les élus locaux ont clairement exprimé leur opposition dans le cadre des révisions d'urbanisme. Le bon sens commande d'arrêter cette fuite en avant.
Je vous demande poliment de rendre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Austin
Jacques de CREMIERS
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Ce projet ne peut prospérer. L'étude acoustique ne tient pas compte des effets cumulés des autres parcs, ce qui est contraire à la loi. Ainsi elle ne prend pas en compte le bruit des éoliennes actuelles qui pourtant contribuent au bruit ambiant. Les tribunaux ont définitivement rejeté ce mode de calcul.
Merci de rejeter ce projet.
Avec mes meilleures salutations.
Camille Simon
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je sollicite votre attention sur l'application stricte des cadres réglementaires et environnementaux. Le Code de l’environnement, en son article R.122-5, impose une étude rigoureuse des solutions de substitution raisonnables. Or, dans le cas présent, le pétitionnaire substitue à cette analyse comparative obligatoire un simple aménagement de site prédéterminé, occultant sciemment la priorité légale donnée au repowering et au renouvellement des infrastructures existantes (décret n° 2026-76 du 12 février 2026 / PPE3).
À cela s'ajoute l'absence de pièces fondamentales au dossier, notamment l'avis motivé de la MRAe et les observations de l'Architecte des Bâtiments de France quant aux risques pesant sur le château de Cibioux et l'église de Surin. La jurisprudence récente administrative (notamment l'arrêt de la CAA de Bordeaux du 10 juillet 2026, n° 24BX02604) confirme que la saturation paysagère et visuelle constitue un motif suffisant de rejet. Le respect des principes d'information du public et du droit de l'environnement impose d'émettre un avis défavorable à ce projet juridiquement vulnérable et lacunaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l'expression de ma haute considération.
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Lors de la réunion publique obligatoire du 20 mai, le maire de la commune voisine, GENOUILLE, M. VALETTE, a pris la parole.
Voici ses premiers propos retranscris dans le compte rendu du porteur de projet:
« C’est mon cinquième mandat et mon deuxième mandat de maire. Il faut savoir que c'est entre 40 éoliennes et 45 éoliennes qui sont autour de nous, ce qui génère un sentiment d'encerclement majeur qui produit le mécontentement que vous connaissez. Moi, je vais vous dire qu’il y a 25 ans, j'étais un pro-éolien pour tous les éléments de fondamentaux que vous avez évoqués dans votre présentation.
PAR CONTRE, AU FUR ET A MESURE DU TEMPS, ON A ETE TOTALEMENT ENVAHIS PAR DES EOLIENNES SUR LE NORD DE LA CHARENTE, PUIS SURIN, CHATAIN, D’OU LE SENTIMENT D'ENCERCLEMENT MAJEUR.
Concernant le pouvoir des élus, je pose la question suivante à Monsieur le commissaire enquêteur : qui prend la décision d’autoriser les projets ? Car malgré les avis des élus, la décision ne nous appartient pas, ni à la Communauté de Communes, ni au Conseil départemental et bien évidemment encore moins aux maires.
Je ne donnerai pas d'avis positif. Vos sociétés sont des rouleaux compresseurs. Vous en êtes l'exemple majeur, parce que moi, je vous ai demandé de ne pas développer d’éoliennes sur la commune de Genouillé en raison de l'avis de mon conseil municipal. Et vous avez été suffisamment malins pour mettre l'ensemble de votre projet en bordure de Genouillé. VOTRE DEMARCHE EST UNE DEMARCHE DE CONQUISTADORS, DE GENS DE LA CONQUETE DE L'OUEST ET VOUS NOUS PRENEZ POUR DES INDIENS. »
Arrêtons l’hémorragie...
Quand cette folie s’arrêtera-t-elle ?
L’indignation est à son comble...
Je vous serais reconnaissante de tenir compte de ces propos dans vos conclusions et vous en remercie par avance.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Le département de la Vienne est une ZAD, une "zone à défendre" contre l'appétit vorace et dévastateur de promoteurs peu scrupuleux.
Pour le moment, les opposants à ce projet et à tout projet supplémentaire dans le département, déjà envahi par ces sites industriels, n'ont pas le comportement des zadistes.
Or l'Etat ne semble écouter que ceux qui se livrent à des actes violents...
lI ne faudrait pas que le dénigrement à répétition de la population, qui est source violence pour ceux qui le subissent, incite à des troubles à l'ordre public.
De surcroît, c'est ainsi que les électeurs se tournent vers les extrêmes...
Il ne faudra pas s'étonner des conséquences des choix qui seront faits.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Les pièces de la contribution 468, MIC MAC DANS LA NUMEROTATION DES CONTRIBUTIONS
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Quel mic mac dans les contributions!
Deux captures d'écran en pièces jointes:
- le 17 août à 15H54: n°427 contribution anonyme
- le 17 août à 15H54: n°427 contribution de madame Christine SCHIFFER
- le 18 août à 02H19: n°455 dévient 456 le même jour.
Toutes les contributions entre la 427 et la 455 ont été décalées d'un numéro.
Ce mic mac permet de perdre celui qui étudie et lit tout ce qui est mis en ligne et l'archive!
Encore un procédé pour perdre le public.
Ce projet ne peut voir le jour
Avec mes salutations distinguées
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur
Depuis l'ouverture de la consultation publique, j'ai demandé à être informée de la mise en ligne des nouveaux documents sur le registre.
Curieusement, je n'ai reçu aucune information pour la mise en ligne des cinq délibérations des communes de Châtain, Assois, Genouillé, le Bouchage et Surin.
Ne serait-ce pas parce que toutes sont défavorables au projet, même la commune d'implantation!
Ce procédé manifeste le déni du promoteur vis-à-vis de la population.
Ce projet doit être refusé pour respecter la volonté démocratique.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Cette nouvelle procédure de consultation est censée créer un dialogue entre le promoteur et le public. En réalité, c’est tout le contraire auquel on assiste. Le public s’efforce d’attirer l’attention sur les conséquences dommageables d’un tel projet et le promoteur se contente d’un silence méprisant. On voit bien que les collectivités locales comme les habitants alentours sont manifestement opposés à ce projet pour des raisons légitimes qui tiennent à la biodiversité, aux paysages, au patrimoine historique et au cadre de vie déjà passablement dégradé des habitants. Sur la saturation visuelle, pas de réponse. Sur la covisibilité avec les deux monuments historiques dans le périmètre immédiat, pas de réponse. Sur les risques évidents encourus par les espèces protégées, pas de réponse si ce n’est l’affirmation non justifiée de l’inutilité de la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Sur l’absence de solution de raccordement, pas de réponse concrète. Enfin sur l’impact d’un tel projet sur l’activité touristique ou le prix des biens immobiliers, une réponse en forme de récit de lieux communs dénuée de toute réalité.
Il est temps aujourd’hui de clore cette consultation en traduisant toutes ces objections plus que légitimes auxquelles aucune véritable réponse n’est apportée et en vous faisant le porte-parole de tous ceux que le promoteur éolien a préféré mépriser.
Patrick KAWALA
Monsieur le commissaire enquêteur
Je reprends à mon compte la contribution de mon épouse ( le rappel automatique d'identité ayant déjà fait son œuvre @). En effet, que de malaise et de contorsions pour tenter de justifier l'injustifiable : ENERTRAG veut s'implanter dans un secteur saturé en éoliennes, au mépris de la cohésion sociale et du principe de libre administration des collectivités territoriales. Cette volonté de passage en force, alors de surcroît que le projet est purement spéculatif, discrédite dans l'esprit de beaucoup de citoyens, la trajectoire de transition énergétique. En un mot, les promoteurs comme ENERTRAG, sont les pires ennemis de cette transition qui devrait être consensuelle et raisonnable ( où est la raison avec 240 éoliennes dans un rayon de 20 kms ? ).
Pour toutes les raisons exprimées sur cette consultation, je m'oppose à ce projet inutile, nocif et coûteux.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
VENT CONTRAIRE
Objet : Des élus opposés à tout projet éolien dans la Vienne
Monsieur le commissaire enquêteur,
Les élus du Sud Vienne ont largement manifesté leur exaspération devant la prolifération des projets éoliens dans la Vienne et particulièrement dans le Sud Vienne le 20 juin dernier devant la Mairie de Civray.
https://www.lanouvellerepublique.fr/centre-presse/il-n-est-plus-question-de-consensus-mais-d-opposition-le-ras-le-bol-des-elus-face-aux-eoliennes-a-civray-1781984730
Il est grand temps que les associations et élus locaux soient entendus avant que notre territoire (du moins ce qu'il en reste) soit totalement dévasté de manière irréversible.
Un avis plus que défavorable doit être émis pour ce projet.
Très cordialement,
VENT CONTRAIRE
Les membres du bureau
Patrick KAWALA Catherine
Monsieur
La réunion publique de clôture a montré l'impasse dans laquelle se trouve ENERTRAG : installer un énième parc éolien dans une zone saturée, et contre l'avis de la population et des élus. Aucun argument ne peut en effet justifier cette tentative de passage en force. Face à une telle opposition, ce promoteur aurait dû plier bagage plutôt que d'insister. Rappelons qu'il s'agit pour lui de faire du cash en revendant l'autorisation : c'est confondre transition énergétique et spéculation !
Pour toutes les raisons exprimées sur ce site, je m'oppose à ce projet.
Cordialement
Catherine KAWALA
David Manson
Monsieur,
Je constate qu’il a 240 EOLIENNES dans un rayon de 20 KM de ce projet. Faire subir des nuisances supplémentaires aux habitants de cette contrée serait criminel, d’autant qu’il y a des départements entiers sans éoliennes.
Je suis contre le massacre des villages ruraux et donc contre ce projet.
Bien sincèrement,
David Manson
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Cette nouvelle procédure de consultation est censée créer un dialogue entre le promoteur et le public. En réalité, c’est tout le contraire auquel on assiste. Le public s’efforce d’attirer l’attention sur les conséquences dommageables d’un tel projet et le promoteur se contente d’un silence méprisant. On voit bien que les collectivités locales comme les habitants alentours sont manifestement opposés à ce projet pour des raisons légitimes qui tiennent à la biodiversité, aux paysages, au patrimoine historique et au cadre de vie déjà passablement dégradé des habitants. Sur la saturation visuelle, pas de réponse. Sur la covisibilité avec les deux monuments historiques dans le périmètre immédiat, pas de réponse. Sur les risques évidents encourus par les espèces protégées, pas de réponse si ce n’est l’affirmation non justifiée de l’inutilité de la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Sur l’absence de solution de raccordement, pas de réponse concrète. Enfin sur l’impact d’un tel projet sur l’activité touristique ou le prix des biens immobiliers, une réponse en forme de récit de lieux communs dénuée de toute réalité.
Il est temps aujourd’hui de clore cette consultation en traduisant toutes ces objections plus que légitimes auxquelles aucune véritable réponse n’est apportée et en vous faisant le porte-parole de tous ceux que le promoteur éolien a préféré mépriser.
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Tels les Allemands qui produisent de l'électricité à base du vent dans le nord du pays et qui ne peuvent l'exporter dans le sud de l'Allemagne sauf à construire des lignes aériennes dont personne ne veut, tels les Chinois qui produisent dans les zones désertiques de Chine et qui faute de lignes pour exporter cette production là où elle pourrait être consommée, voient des pertes astronomiques de la production électrique EnR, allons nous continuer nous picto-charentais continuer à produire une électricité "verte" qui ne peut être consommée sur place faute de consommateurs et qui nécessite la mise en oeuvre de postes sources et lignes renforcées pour exporter cette surproduction électrique EnR ?
https://www.revolution-energetique.com/actus/la-chine-gaspille-une-grande-partie-de-sa-production-delectricite-renouvelable/
RTE et Enedis ont décidés que désormais les promoteurs et exploitants EnR devront produire à proximité des lignes existantes et pouvant recevoir lesdites productions.
https://www.lefigaro.fr/societes/plus-de-10-de-la-france-en-zone-saturee-rte-et-enedis-limitent-le-
developpement-des-eoliennes-et-des-panneaux-solaires-20260715
"Plus de 10 % de la France en zone saturée : RTE et Enedis limitent le développement des éoliennes et des panneaux solaires"
Ne nous voilons pas la face, mettre en oeuvre de nouvelles lignes et postes sources a un coût, la France n'a plus les moyens de financer ces structures sauf à taxer plus encore consommateurs et contribuables , mais quelle justification à ces taxes pour une électricité qui se négocie souvent à perte pour EDF, du fait de surproductions?
Nous suivons l'exemple allemand et cela contribue à un manque à gagner pour EDF !
Qui profite alors de ces kWor au tarif rachat garanti pour des années, voir des décennies ?
En Allemagne lorsque l'électricité sur le marché de gros est valorisée à zéro euro, les producteurs EnR ne perdent pas rien de leur tarif avantageux.
https://fr.euronews.com/2026/07/27/pourquoi-lallemagne-coupe-ses-parcs-solaires-et-eoliens-et-comment-y-remedier
"Depuis l'entrée en vigueur du Solarspitzengesetz en Allemagne, en février 2025, les nouvelles installations renouvelables perdent immédiatement leurs paiements de soutien dès que les prix de gros de l'électricité deviennent négatifs, tout en continuant à percevoir une rémunération complète lorsque les prix restent exactement à zéro", explique l'auteur du rapport, Jean-Paul Harreman.
Et en France même problème, quasiment même solution qu'en Allemagne :
https://eonergie.fr/production/solaire/lobligation-darret-prix-negatifs-imposee-centrales-solaires-eoliennes-1-mw/
"La compensation, un filet de sécurité incomplet
Pour amortir le choc sur les plans d’affaires, l’État a maintenu un système de compensation financière. Les producteurs qui se conforment rigoureusement aux ordres d’arrêt perçoivent un dédommagement pour le productible perdu. Mais cette indemnité est calculée de manière forfaitaire et ne couvre qu’une partie du manque à gagner. Elle prend en charge le coût du soutien contractuel mais ne compense pas la perte sèche des certificats d’économie d’énergie ni les revenus annexes. Cette logique pousse les exploitants à chercher des solutions alternatives, comme le stockage par batterie ou l’autoconsommation sur site.
Un système électrique saturé, une facture publique en hausse
Le durcissement réglementaire répond à une hausse nette des prix négatifs. En 2025, le marché spot français a enregistré 513 heures de prix négatifs, contre 147 en 2023, selon les données de la place de marché. La tendance s’est accélérée au premier semestre 2026 avec déjà 306 heures comptabilisées. Cette situation, typique des dimanches et jours fériés printaniers, résulte d’une conjonction entre forte production solaire et éolienne, faible demande intérieure et rigidité du parc nucléaire. Résultat : plus les capacités renouvelables sous contrat augmentent, plus les finances publiques doivent combler l’écart entre un prix de marché négatif et un tarif d’achat garanti."
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Sabine Eichler
Je m’oppose avec vigueur à tout projet éolien supplémentaire.
Notre secteur du nord Charente, sud Vienne et sud Deux-Sèvres et depuis longtemps en hyper saturation. Tous les horizons sont bouchés. On a l’impression de vivre dans une zone industrielle, mais sans les retombées économiques.
Arrêtez de prendre nos campagnes pour des poubelles géantes sacrifiées sur l’autel de l’idéologie écologique.
Mathilde Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'étude écologique minimise manifestement, et de façon inquiétante, le risque pesant sur le Circaète Jean-le-Blanc, rapace protégé dont les effectifs restent particulièrement faibles dans la Vienne.
Le bureau d'études reconnaît pourtant lui-même, noir sur blanc :
• qu'un couple niche à moins de 3 km de l'éolienne E1 ;
• que l'espèce utilise activement le secteur pour chasser ;
• que sa sensibilité aux collisions est évaluée à 3 sur 4 — soit un niveau élevé ;
• que 74 cas de mortalité ont été recensés en Europe.
Et malgré cette accumulation d'éléments accablants, il conclut, avec un aplomb stupéfiant, à un impact « faible », au motif que le Circaète s'adapterait spontanément aux éoliennes. Cette conclusion n'est pas simplement incompréhensible : elle relève de la pirouette scientifique. On demande sérieusement au public de croire qu'un rapace modifierait de lui-même son comportement pour éviter des pales tournant à pleine vitesse !
Le dossier affirme également, sans la moindre rigueur, qu'aucune mortalité n'aurait été constatée sur les parcs étudiés, sans préciser lesquels, dans quelles conditions, ni même s'ils accueillaient des Circaètes nicheurs ou chasseurs. Une affirmation aussi vague ne vaut rien.
Et pour cause : des mortalités existent bel et bien, et le dossier les passe sous silence. La base officielle ARIA recense notamment, en mars 2024, un Circaète retrouvé mort à proximité d'une éolienne, sur un parc où l'espèce nichait et chassait activement. Le risque de collision ne peut donc en aucun cas être balayé d'un simple revers de main, comme le fait pourtant le dossier.
Plus grave encore : aucune véritable mesure d'évitement ou de réduction spécifique n'est proposée. Pas de système de détection, pas d'arrêt préventif des machines, pas le moindre dispositif réellement adapté à cette espèce protégée. Le porteur de projet se contente de renvoyer, commodément, à un suivi postérieur à la mise en service. Mais constater les cadavres après coup, ce n'est pas éviter les collisions — c'est en prendre acte, une fois le mal fait.
Avec un couple nicheur à proximité immédiate et un site utilisé comme territoire de chasse, la priorité absolue aurait dû être l'évitement pur et simple du secteur — et non la recherche laborieuse de justifications pour y implanter malgré tout les éoliennes.
Cette évaluation apparaît donc gravement insuffisante, bâclée sur un point pourtant critique, et ne permet en aucune façon d'assurer la protection effective d'une espèce particulièrement vulnérable.
Dans ces conditions, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Herve Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les dernières données de RTE confirment, noir sur blanc, une situation qui n'a plus rien d'anecdotique : la France connaît désormais des épisodes récurrents, et de plus en plus fréquents, de surproduction électrique.
Dans son bilan du premier semestre 2026, RTE relève 407 heures de prix négatifs, soit 10 % du semestre — un chiffre qui devrait à lui seul alerter n'importe quel décideur sérieux — avec des niveaux inédits de -478,8 €/MWh et -498,7 €/MWh les 26 avril et 1er mai. Des chiffres qui se passent de commentaire.
Ces chiffres rejoignent, et confirment sans appel, les alertes du Haut-Commissaire à l'énergie atomique, qui dénonçait déjà dès juillet 2025 une « surcapacité de production électrique » et avertissait que son aggravation entraînerait un coût considérable pour le contribuable. On ne peut plus prétendre ne pas être prévenu.
Dès lors, une question élémentaire, et incontournable, s'impose : quel besoin peut bien justifier aujourd'hui l'ajout de nouvelles capacités éoliennes dans un territoire déjà massivement, voire excessivement équipé ? Aucun. Le dossier n'apporte strictement aucune réponse. Il ne démontre ni nécessité pour la sécurité d'approvisionnement, ni insuffisance des capacités existantes, ni la moindre utilité particulière de la production supplémentaire attendue.
Plus grave : il ignore purement et simplement les conséquences du projet au regard du principe d'utilisation rationnelle de l'énergie, pourtant consacré sans ambiguïté par l'article L.121-1 du Code de l'énergie. C'est une négligence qui ne peut être tolérée dans un dossier de cette importance.
On ne peut pas sérieusement prétendre à une gestion rationnelle du système électrique en multipliant aveuglément les capacités de production, alors même que les prix deviennent régulièrement négatifs et que les autorités publiques elles-mêmes tirent la sonnette d'alarme sur les conséquences de cette surproduction. C'est absurde, et c'est irresponsable.
Le porteur de projet ne peut pas se contenter de citer ce principe du bout des lèvres dans son étude de dangers, sans en tirer la moindre conséquence concrète. Ce n'est pas une clause de style, c'est une obligation.
Avant d'autoriser trois éoliennes supplémentaires, il appartient au pétitionnaire de démontrer leur nécessité et leur utilité réelle. Il ne le fait pas. Il ne le fait à aucun moment du dossier.
Dans ces conditions, ce projet apparaît clairement comme une nouvelle opération de suréquipement injustifiée, sans la moindre nécessité énergétique démontrée, et potentiellement génératrice de coûts supplémentaires pour la collectivité tout entière.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Claire Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette consultation est censée garantir l'information et la participation effective du public. Or les conditions minimales de transparence ne sont manifestement pas réunies, et c'est proprement inacceptable pour une procédure censée respecter les droits du public.
À ce jour, il manque au dossier des pièces absolument essentielles : avis de la MRAE, avis des services de l'État et demandes de compléments, notamment sur la biodiversité, les paysages et le patrimoine. Ces documents existent nécessairement — ils ne se sont pas volatilisés. Leur absence prive pourtant le public d'éléments indispensables pour apprécier sérieusement le projet. Ce n'est pas une simple lacune documentaire mineure : c'est un véritable problème de transparence, qui interroge sur les intentions du porteur de projet.
Autre anomalie, tout aussi préoccupante : la preuve de la notification du Résumé Non Technique aux communes concernées, ainsi que la réponse de la commune d'implantation, ne figurent pas davantage au dossier. Encore une pièce manquante. Encore un pan d'information soustrait au public.
Dans ces conditions, comment prétendre sérieusement que le public est correctement informé et qu'il peut se prononcer en connaissance de cause ? C'est tout simplement impossible.
On ne peut pas demander au public de donner un avis éclairé sur un dossier dont des pièces essentielles lui sont manifestement soustraites, volontairement ou non. Cette manière de procéder n'est pas acceptable.
Cette consultation apparaît donc gravement incomplète et sa régularité même est sérieusement contestable.
Je vous demande de relever expressément et sans complaisance ces carences dans votre rapport, et d'exiger que l'ensemble des pièces manquantes soient communiquées avant que le public puisse être considéré, de quelque manière que ce soit, comme correctement informé.
Au surplus, ce projet apparaît inutile, coûteux et préjudiciable au territoire — une accumulation de motifs qui, à eux seuls, suffiraient déjà à le rejeter.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Jean-Pierre Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les propres documents du porteur de projet recensent, dans un rayon de 20 km, 44 parcs éoliens et 239 éoliennes déjà construites ou autorisées. Le chiffre parle de lui-même. Dans un territoire aussi saturé, prétendre à l'absence d'effets cumulés significatifs ne relève pas de la démonstration scientifique : c'est une pure affirmation de circonstance, sans fondement sérieux.
Plus grave encore, l'étude naturaliste présente une lacune majeure, pour ne pas dire suspecte : le bureau d'études n'aurait consulté que six suivis environnementaux, concernant des parcs situés dans l'aire d'étude éloignée, sans même préciser lesquels ni justifier pourquoi les parcs pourtant beaucoup plus proches — et donc bien plus pertinents — ont été purement et simplement écartés. C'est incompréhensible, et cela ressemble fort à un tri sélectif des données.
Les suivis de mortalité et de comportement des parcs voisins constituent pourtant précisément les données les plus pertinentes, les plus directement exploitables, pour mesurer les impacts déjà subis par les oiseaux et les chiroptères. Comment peut-on sérieusement prétendre analyser des effets cumulés sans même examiner les résultats des installations qui entourent déjà le projet de toutes parts ? C'est une impossibilité méthodologique.
Le public est donc invité à faire aveuglément confiance à une analyse fondée sur six suivis non identifiés, choisis on ne sait comment, alors que de nombreux suivis manifestement plus pertinents sont disponibles auprès des services compétents. C'est inacceptable.
J'exige donc que le porteur de projet produise sans délai :
• la liste précise des six suivis consultés ;
• les raisons exactes de leur sélection ;
• les démarches effectivement entreprises pour obtenir les suivis des parcs voisins ;
• l'ensemble des suivis de mortalité et de comportement disponibles dans les aires d'étude immédiate et rapprochée.
À défaut, l'étude des effets cumulés doit être considérée comme manifestement incomplète et impropre à fonder une quelconque autorisation.
On ne peut pas sciemment écarter les données les plus gênantes pour ensuite prétendre avoir sérieusement évalué les impacts cumulés. C'est une méthode qui s'apparente à de l'esquive pure et simple, pas à une évaluation environnementale rigoureuse.
Cette insuffisance majeure justifie, à elle seule et sans discussion possible, un avis défavorable.
Bien cordialement,
Alain Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présente une lacune majeure, pour ne pas dire disqualifiante : le raccordement électrique externe, pourtant absolument indispensable au fonctionnement du parc, n'est ni défini ni sérieusement étudié. On nous demande de nous prononcer sur un projet amputé de l'une de ses composantes essentielles.
L'article L.122-1 III du Code de l'environnement impose pourtant, sans équivoque, d'appréhender un projet dans sa globalité, même lorsque plusieurs ouvrages ou maîtres d'ouvrage sont concernés. Il interdit précisément et explicitement de fractionner artificiellement un projet pour en minimiser les impacts. Or c'est exactement, et sans détour possible, ce qui se produit ici.
ENERTRAG reconnaît lui-même, sans détour, ne pas connaître le raccordement définitif, et se contente d'évoquer vaguement le futur poste « Sud Vienne », situé à 21 km à vol d'oiseau — une distance qui sera nécessairement bien supérieure une fois rapportée aux emprises réellement disponibles. Cette approximation n'a rien de rassurant.
Cette incertitude n'est absolument pas anodine : tranchées, travaux, atteintes aux milieux naturels, contraintes foncières, impacts paysagers et pertes électriques ne sont tout simplement pas étudiés sérieusement. C'est un pan entier du projet qui échappe à toute évaluation.
Le silence est d'ailleurs particulièrement suspect concernant les pertes liées à un raccordement aussi long. Combien de production sera purement et simplement perdue ? Quel coût pour le réseau, et donc pour la collectivité ? Le public n'en sait strictement rien, et on lui demande pourtant de se prononcer les yeux bandés.
Plus grave encore : le poste source envisagé n'existe même pas à ce jour. On demande donc au public de se prononcer sur un parc dont l'exutoire électrique demeure purement hypothétique — un projet suspendu dans le vide.
Pas de poste source, pas de raccordement ; pas de raccordement, pas de parc exploitable. C'est aussi simple que cela.
Le projet est donc présenté de manière manifestement incomplète, et ses impacts ne sont en aucun cas évalués dans leur globalité, en violation directe des exigences du Code de l'environnement.
Je vous demande de relever expressément et sans concession cette carence majeure dans votre rapport. Un projet dont une composante aussi indispensable reste hypothétique ne peut sérieusement être autorisé en l'état — ce serait irresponsable.
Pour ces raisons, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Giselle Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet affirme, la main sur le cœur, que son projet est compatible avec les documents d'urbanisme. Cette présentation n'est pas simplement incomplète : elle est trompeuse.
ENERTRAG s'appuie opportunément sur le PLUi actuel tout en passant soigneusement, et bien commodément, sous silence qu'une révision est en cours, que le nouveau PADD a été débattu et que le projet de PLUi a d'ores et déjà été arrêté. Ce silence n'est pas un oubli. C'est une omission qui arrange le promoteur.
Or le nouveau PADD est d'une clarté sans appel :
« En raison d'un grand nombre d'éoliennes présentes sur le territoire, les nouvelles implantations d'éoliennes seront évitées. »
Les élus ont donc officiellement, et sans détour, constaté la saturation éolienne du territoire et exprimé leur volonté ferme d'y mettre fin. ENERTRAG ne peut pas l'ignorer — c'est tout simplement impossible. Et pourtant, le dossier s'emploie à donner au public l'impression inverse. C'est de la désinformation par omission.
Le problème est limpide : le promoteur voudrait s'octroyer le beurre et l'argent du beurre — bénéficier des règles locales qui l'arrangent, tout en balayant d'un revers de main celles qui contrarient son projet. C'est intolérable.
À quoi serviraient encore les documents de planification et les délibérations des élus si un opérateur privé pouvait les écarter dès qu'ils cessent de correspondre à ses intérêts commerciaux ? Une telle attitude n'a rien d'une simple maladresse : c'est un véritable passage en force, un mépris caractérisé de la volonté démocratiquement exprimée par les élus du territoire.
Je vous demande donc de relever expressément, et sans ménagement, dans votre rapport cette présentation tronquée du contexte urbanistique et la contradiction flagrante entre le projet et l'orientation désormais clairement affichée par le territoire.
Les élus ont dit non. Le territoire est saturé. Le nouveau PADD exige d'éviter les nouvelles éoliennes. Et le promoteur persiste malgré tout, envers et contre tous.
Dans ces conditions, ce projet ne peut raisonnablement qu'être rejeté sans autre forme de procès.
Je vous remercie donc d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Thomas Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet a l'obligation de démontrer qu'il a réellement recherché des solutions de substitution raisonnables avant de retenir le site présenté à l'enquête. Or le dossier ne démontre strictement rien de tel.
Les pages 25 et 28 se contentent de présenter des variantes d'implantation sur un site déjà choisi d'avance. Ce n'est pas une recherche de sites alternatifs, et il ne faut pas prendre le public pour dupe. Le pétitionnaire entretient sciemment une confusion particulièrement commode entre chercher le meilleur site et aménager au mieux un site déjà retenu à l'avance.
Aucune comparaison sérieuse avec d'autres secteurs ne permet de vérifier que le site de Surin serait effectivement celui présentant le moindre impact pour les habitants, les paysages, le patrimoine ou la biodiversité. Rien. Aucune démonstration.
En clair : le site a été choisi d'abord, et le dossier n'est venu que justifier ensuite, artificiellement, un choix déjà arrêté. C'est l'envers exact de la démarche exigée par la loi.
Cette carence n'a rien d'anodin : elle prive le public d'un élément essentiel pour apprécier la pertinence réelle du projet, et démontre sans ambiguïté que la démarche d'évitement n'a pas été menée avec le sérieux qu'elle impose.
À défaut de démontrer que ce site constitue réellement la solution la moins impactante, le projet ne peut en aucun cas être considéré comme suffisamment justifié.
Pour cette raison supplémentaire, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Lucien Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les réponses du pétitionnaire sont truffées de promesses : suivi exemplaire, mesures environnementales, bridages et garanties de protection de la biodiversité.
« Hélas, faut-il rappeler ici le dicton : le promesses n’engagent que ceux qui y croient ».
En effet, le 26 septembre 2025, la DREAL Centre-Val de Loire a publié les résultats du contrôle de 30 des 58 parcs éoliens d’Eure-et-Loir. Le constat est édifiant :
• des bridages destinés à protéger les chauves-souris n’étaient pas appliqués ;
• tous les exploitants contrôlés présentaient des insuffisances dans leurs suivis environnementaux ;
• certains signalaient tardivement, voire pas du tout, les cadavres d’espèces protégées ;
• un établissement sur quatre n’avait pas réalisé ou ne pouvait justifier les mesures d’évitement, de réduction ou de compensation annoncées.
Ces faits sont autrement plus révélateurs que les belles déclarations contenues dans les dossiers d’autorisation.
Une promesse inscrite dans un dossier n’est pas une garantie d’exécution. Une fois le parc construit, encore faut-il que l’exploitant respecte effectivement ses engagements et que les contrôles permettent de le vérifier.
Ces contrôles de la DREAL montrent précisément que ce n’est pas toujours le cas.
Il serait donc particulièrement imprudent d'accorder au pétitionnaire un blanc-seing sur la seule foi de ses engagements environnementaux.
Comme le dit l’adage : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. »
Dans ces conditions, je vous demande d’en tirer les conséquences et d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Anne Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présente une incohérence flagrante, pour ne pas dire suspecte, sur la production annoncée.
• Éolienne de 4,2 MW : 39,7 GWh/an, soit un facteur de charge de 35,97 % ;
• Éolienne de 5,9 MW : 43 GWh/an, soit 27,73 %.
Comment expliquer un tel écart, injustifiable en l'état, alors que les deux machines présentent pratiquement la même géométrie : 105 m de nacelle, 150 m de rotor et 181 m en bout de pale ? Ces chiffres ne se tiennent tout simplement pas.
Le premier chiffre est particulièrement, et même anormalement, élevé pour de l'éolien terrestre. Le promoteur ne peut sérieusement se contenter d'afficher de telles performances sans produire le moindre élément permettant de les vérifier. C'est inacceptable de la part d'un dossier censé être rigoureux.
Il a l'obligation de communiquer sans détour ses hypothèses : données de vent, période de référence, pertes techniques, maintenance, pannes, bridages environnementaux, indisponibilités et limitations réseau. Un facteur de charge n'est pas une affirmation gratuite : c'est le résultat d'un calcul. Encore faut-il avoir le courage de fournir ce calcul.
En l'état, ces chiffres ne sont absolument pas démontrés, et le public n'a strictement aucun moyen d'en apprécier la crédibilité. On lui demande de croire sur parole des données invérifiables.
Cette opacité est proprement inacceptable pour un projet qui se prétend fondé sur des performances énergétiques précises et rigoureuses. C'est même le signe d'un dossier bâclé ou délibérément flou.
Pour cette raison supplémentaire, et non des moindres, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Lucie Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Un élément capital doit être versé au débat, et il ne peut être ignoré : par son arrêt du 10 juillet 2026, n° 24BX02604, la Cour administrative d'appel de Bordeaux a purement et simplement mis fin au projet éolien voisin de Genouillé, précisément en raison de la saturation visuelle qu'il aurait engendrée. Cette décision n'est pas anecdotique : elle est directement et frontalement éclairante pour le présent dossier.
Ici, le promoteur esquive soigneusement les mots qui dérangent : pas de « saturation », pas d'« encerclement », mais un pudique et calculé « risque de dominance » sur le bourg de Surin. Le vocabulaire change, savamment édulcoré. La réalité, elle, ne change absolument pas.
ENERTRAG est d'ailleurs contraint de reconnaître lui-même que 5 hameaux présentent une « sensibilité forte » et que 13 autres présentent une « sensibilité modérée », en raison notamment de leur proximité, du faible recul et de protections visuelles seulement partielles. Voilà donc 18 lieux de vie directement percutés par des impacts paysagers que le promoteur s'emploie ensuite, avec un aplomb déconcertant, à relativiser. Ce n'est pas un détail paysager mineur. C'est un problème territorial majeur, que le dossier tente de noyer sous un vocabulaire édulcoré.
L'absence d'avis de la MRAE est, à cet égard, particulièrement regrettable : le public se retrouve privé du regard d'une autorité environnementale indépendante sur un projet supplémentaire dans un secteur déjà lourdement équipé.
Le promoteur tente ensuite de se retrancher derrière des contraintes techniques : distances aux habitations, boisements, hauteur des machines, servitudes aéronautiques ou militaires. Argument irrecevable, et il faut le dire clairement : respecter des contraintes réglementaires minimales ne confère strictement aucun droit à imposer l'implantation la plus pénalisante pour les riverains et le paysage.
Le porteur de projet avait l'obligation de rechercher d'abord une solution de moindre impact, par une véritable démarche d'évitement et l'examen sérieux de sites alternatifs à une échelle pertinente. Or le dossier ne démontre rien de tel. Il ressemble bien davantage à une justification fabriquée a posteriori du site déjà choisi qu'à une authentique démarche d'évitement.
La comparaison avec Genouillé est donc particulièrement alarmante : même territoire, mêmes phénomènes d'accumulation, mêmes atteintes au paysage et au cadre de vie — et désormais une jurisprudence toute récente qui ne peut être balayée d'un revers de main. Il serait pour le moins stupéfiant de tirer les conséquences de la saturation à Genouillé pour ensuite prétendre qu'elle s'évapore comme par enchantement à quelques kilomètres de là.
On ne fait pas disparaître une saturation paysagère en changeant simplement son vocabulaire. C'est un artifice, pas une réponse.
Au regard de l'arrêt du 10 juillet 2026, des propres aveux du promoteur et de l'insuffisance flagrante de la démarche d'évitement, ce projet présente des impacts manifestement sous-évalués et un risque juridique sérieux, voire majeur.
Je vous demande donc de ne pas vous laisser enfermer dans la sémantique édulcorée du pétitionnaire, et d'en tirer la seule conclusion cohérente : un avis défavorable.
Bien cordialement,
Martine Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'absence d'avis de l'Architecte des Bâtiments de France dans un dossier chargé d'enjeux patrimoniaux de cette ampleur n'est pas simplement préoccupante : elle est inacceptable.
Deux monuments historiques se trouvent à proximité immédiate du projet : le château de Cibioux à seulement 600 mètres et l'église de Surin à environ 900 mètres. Dix autres monuments sont recensés dans l'aire d'étude rapprochée, dont l'église de Genouillé et le château de Beauregard, auxquels le promoteur lui-même est contraint de reconnaître une « sensibilité modérée ». Et malgré cela, le dossier choisit délibérément de minimiser ces enjeux au lieu de les traiter avec le sérieux qu'ils imposent.
Pour le château de Cibioux, ENERTRAG s'accroche essentiellement à un rideau d'arbres censé masquer les éoliennes. Un argument d'une fragilité affligeante : ces boisements font déjà l'objet de coupes. Leur pérennité n'est donc absolument pas garantie, pas plus que leur capacité illusoire à masquer durablement des machines culminant à près de 200 mètres.
Autrement dit, une partie entière de l'analyse paysagère repose sur un écran végétal dont le promoteur sait pertinemment qu'il est susceptible de disparaître à tout moment. Ce n'est pas une démonstration sérieuse de l'absence d'impact. C'est un pari précaire, presque de mauvaise foi, destiné uniquement à minimiser artificiellement un impact bien réel.
Le problème dépasse d'ailleurs très largement le seul château de Cibioux. Trois nouvelles éoliennes viendraient encore s'ajouter à un territoire déjà saturé, au risque d'altérer durablement et irréversiblement les paysages, le patrimoine et l'image même de Surin.
Quel message envoie-t-on alors aux visiteurs et aux acteurs touristiques ? Que le patrimoine local doit désormais s'effacer devant un horizon industriel omniprésent et envahissant ? Le dossier n'analyse à l'évidence pas sérieusement les conséquences économiques et touristiques de cette dégradation paysagère, notamment pour les hébergements qui subiront de plein fouet une covisibilité directe avec les éoliennes.
On ne peut pas prétendre défendre l'attractivité d'un territoire tout en multipliant, en toute impunité, les installations qui en détruisent précisément les principaux atouts. C'est une contradiction totale.
Le patrimoine ne doit pas être traité comme une simple variable d'ajustement, sacrifiée pour faire passer coûte que coûte un projet éolien.
Compte tenu de la proximité exceptionnelle des monuments, du nombre considérable d'édifices concernés, de la fragilité manifeste des prétendus écrans végétaux et de la saturation paysagère déjà largement constatée, les impacts apparaissent nettement et gravement sous-évalués.
Je vous demande donc de tirer sans faiblesse les conséquences de ces lacunes et d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Pierre Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Votre collègue, M. Pierre Dolle, avait rendu un avis défavorable au projet éolien des Brandières à Lizant. Le préfet l'avait suivi sans hésitation et refusé l'autorisation. Ce précédent n'est pas anecdotique : il est directement applicable ici.
Sa motivation est d'une clarté implacable : le projet actuel s'inscrit dans le même territoire, à proximité immédiate, déjà saturé jusqu'à l'écœurement par les installations éoliennes.
M. Dolle constatait sans détour :
« le territoire du Civraisien et du nord Charente concentre déjà un nombre très élevé de parcs éoliens et confirme une saturation du paysage et des effets négatifs notables. »
Il relevait également que, dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres autour des Brandières, plus d'une centaine d'aérogénérateurs étaient déjà construits, autorisés ou en projet, et concluait sans ambages :
« Le commissaire enquêteur considère qu'il est tout à fait légitime de s'interroger sur la poursuite des installations de parcs éoliens sur cette partie du territoire. »
Puis il en tirait la seule conséquence logique et cohérente :
« en raison de la saturation de ce territoire par le phénomène éolien, un AVIS DEFAVORABLE ».
Ces constatations n'ont strictement rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire, elles n'ont fait que se confirmer. Le territoire subit toujours la même concentration d'éoliennes, le même effet d'encerclement, le même mitage, la même pression insupportable sur les paysages et le cadre de vie des habitants.
Dès lors, comment peut-on sérieusement justifier aujourd'hui ce qui a été refusé hier, dans ce même secteur, pour ce même motif de saturation ? Ce serait une incohérence pure et simple — pour ne pas dire une contradiction flagrante — que de considérer ces impacts comme rédhibitoires pour les Brandières et de prétendre qu'ils deviendraient miraculeusement acceptables à quelques kilomètres de là.
La saturation d'un territoire ne s'arrête pas, comme par magie, à la limite administrative d'un projet. Ce raisonnement ne tient pas.
Le présent dossier doit donc impérativement être apprécié à la lumière de la réalité territoriale déjà constatée par votre collègue et entérinée par le préfet : ce secteur a déjà largement, et même excessivement, payé son tribut au développement éolien. Ajouter encore des machines ne ferait qu'aggraver une saturation déjà dénoncée noir sur blanc.
Je vous demande donc, en toute logique et en toute cohérence avec l'avis rendu par M. Dolle et la décision préfectorale qui l'a confirmé, d'émettre à votre tour, sans concession, un avis défavorable.
Bien cordialement.
Roger Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les bilans électriques 2024 et 2025 de RTE imposent une question que personne ne peut plus esquiver : pourquoi persister à ajouter des éoliennes alors que le système électrique français croule sous les excédents ?
La consommation électrique reste globalement stable, et les hypothèses de forte croissance de la demande, brandies pour justifier ces projets, sont sérieusement contestées. Pendant ce temps, la France a exporté 92,3 TWh en 2025 — davantage que la production cumulée de l'éolien et du solaire réunis, qui plafonne à 82,5 TWh.
Le problème de la France n'est donc à l'évidence pas l'insuffisance de production. C'est même exactement l'inverse : nous produisons tellement que nous exportons massivement. RTE le reconnaît lui-même : cette abondance de production décarbonée profite avant tout à nos voisins, notamment ceux dont l'électricité reste largement carbonée, en leur permettant de réduire leurs émissions à nos frais.
Or les objectifs fixés par l'article L.100-4 du Code de l'énergie visent d'abord et avant tout la politique énergétique française et la réduction des émissions sur notre propre territoire — pas celui de nos voisins.
Dans ces conditions, quelle nécessité peut bien justifier encore ce projet ? Aucune. Le dossier n'apporte strictement aucune réponse convaincante. Il ne démontre ni un besoin particulier de production, ni une nécessité pour la sécurité d'approvisionnement, ni que cette capacité supplémentaire serait indispensable à quoi que ce soit.
Pire : multiplier les installations intermittentes dans un système déjà massivement exportateur aggrave des difficultés bien réelles — gestion des excédents, prix négatifs, contraintes sur le réseau, coûts reportés sur la collectivité, et obligation croissante d'adapter le fonctionnement du parc nucléaire pour compenser cette anarchie de production. C'est un non-sens industriel.
Et que l'on ne vienne pas balayer d'un revers de main la question des finances publiques. Dans un pays lourdement endetté, il est plus que légitime — c'est un devoir — d'exiger que chaque investissement énergétique corresponde à un besoin réel, démontré, proportionné. Ce projet ne démontre rien de tel. Rien.
Il vient simplement s'empiler sur un stock déjà colossal de capacités existantes et de projets autorisés ou en développement, dans un contexte où la France croule littéralement sous ses propres excédents d'électricité.
On voudrait donc nous imposer de nouvelles nuisances et de nouveaux coûts, sans même que la nécessité énergétique du projet soit établie ? C'est inacceptable.
Cette fuite en avant n'a rien d'une politique énergétique rationnelle : c'est du suréquipement pur et simple, aveugle et coûteux.
Le porteur de projet a l'obligation de démontrer l'utilité concrète de son projet ; il ne peut se réfugier derrière l'invocation abstraite et paresseuse des objectifs de développement des énergies renouvelables pour justifier une implantation supplémentaire dont personne n'a besoin.
En l'absence de toute nécessité énergétique démontrée, dans un territoire déjà lourdement sollicité par l'éolien, ce projet n'a strictement aucune raison de prospérer.
Je vous demande donc, sans ambiguïté, d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
George Provencal
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'article 3 du décret n° 2026-76 du 12 février 2026 portant application de la PPE3 est pourtant limpide, et ne souffre aucune interprétation :
« Pour l'éolien terrestre, le renouvellement des parcs existants sera privilégié. »
Cette prescription nationale, ENERTRAG la piétine purement et simplement.
L'entreprise exploite déjà une multitude de parcs éoliens dans la Vienne et sur l'ensemble du territoire national. Elle avait donc l'obligation, avant même de lorgner un site vierge dans un territoire déjà saturé de machines, d'examiner en priorité absolue le renouvellement, le repowering et l'optimisation de ses installations existantes.
Or, le dossier ne démontre rien de tel. Rien. Aucune trace d'une telle démarche.
Cette carence n'est pas un simple oubli administratif : elle constitue une violation directe de l'obligation de rechercher des solutions de substitution raisonnables, imposée par l'article R.122-5 du Code de l'environnement. Où est l'étude comparative ? Quels parcs existants ont été passés au crible ? Pourquoi leur renouvellement aurait-il été écarté au profit d'un nouveau site ? Le dossier reste muet sur ces questions essentielles — un silence qui en dit long.
ENERTRAG préfère visiblement empiler de nouvelles machines et de nouveaux impacts sur un territoire déjà exsangue, plutôt que d'exploiter intelligemment le potentiel de ses parcs existants. C'est l'exact contraire de la logique affichée par la PPE3, et c'est inacceptable.
Le SRADDET porte le même constat sans détour : il privilégie le renouvellement des installations dans les secteurs déjà densément équipés, plutôt que cette fuite en avant consistant à multiplier indéfiniment de nouveaux parcs.
On voudrait nous faire avaler un projet supplémentaire sans que son promoteur ait pris la peine de démontrer qu'il valait mieux qu'une solution pourtant expressément recommandée par les orientations nationales et régionales. C'est inadmissible.
Ce n'est pas une recherche d'alternative, c'est une mascarade : le site a été choisi d'avance, et le dossier n'est là que pour habiller a posteriori une décision déjà prise.
Dans un territoire déjà saturé, cette absence totale de démonstration est purement et simplement rédhibitoire.
Je vous demande donc, avec la plus grande fermeté, de constater cette insuffisance majeure et d'en tirer la seule conclusion qui s'impose : un avis défavorable au projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l'expression de ma considération distinguée.
David Manson
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
J'observe que le pétitionnaire a monté un comité de projet, ce que la réglementation actuelle exige. Très bien. L'objet d'un tel comité est d'assurer un dialogue entre le porteur du projet et les autres parties prenantes que sont la municipalité et les habitants.
Or, le porteur du projet n'a pas répondu à l'avis émis par la municipalité lors de cette réunion du comité,
Ainsi, le comité de projet n'a pas rempli sa mission, montrant la mauvaise foi du porteur du projet.
Ce projet mérite un avis négatif car aucun dialogue n'a eu lieu.
Bien sincèrement,
David Manson
Pierron Hervé
Monsieur le commissaire enquêteur
Je vous prie de trouver ci-dessous mon avis défavorable au projet du parc éolien de trois éoliennes de 180 m, « Plaine du Nutin », à Surin, pour les motifs suivants :
Notre beau territoire situé en sud Deux Sèvres, sud Vienne et Nord Charente est maintenant saturé et complètement massacré, par un nombre phénoménal de ces installations de plus en plus hautes.
Alors que d’autres territoires très vastes n’en possèdent aucune ?
Outre cette vision désastreuse, nos biens immobilier sont fortement dévalués.
Cette énergie intermittente pose de graves problèmes au distributeur, qui doit tenir en permanence, le réseau national à un niveau précis, en concordance avec la consommation des usagers.
Et depuis peu notre nucléaire est devenu le régulateur des consommations de l’Allemagne (à forte production éolien)
Le mix électrique historique français (nucléaire et hydraulique) est pilotable, décarboné et moins coûteux.
La loi APER prend en compte la saturation des territoires, il y a donc lieu d’examiner la construction de ces nouvelles machines en regardant cette loi.
Voilà, Monsieur le Commissaire enquêteur les éléments qui motivent résolument mon avis défavorable.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes salutations distinguées.
Hervé Pierron
Christine PROVOST
Bonjour,
Je peux vous inviter à La Malolière sur la commune de Taizé-Aizie : 40 éoliennes visibles de chez moi sans compter les 3 qui vont venir s'ajouter entre Ruffec et Chauffour d'une hauteur de 186 m chacune. La nuit, je me crois à l'aéroport Charles de Gaulle !
A cela, s'ajoute un projet de panneaux photovoltaïques de 13 ha à 150 m de mon habitation.
Alors, est-ce que ces 3 éoliennes sur la commune de Surin sont bienvenues ? NON !
Il y a saturation du paysage, CA SUFFIT !! Que ceux qui portent ce projet réfléchissent aux conséquences de leurs actes.
Surtout que le financement provient de mes factures d'électricité, alors NON encore une fois.
Christine Provost
JEAN-MICHEL DELACENCELLERIE
Étant résidents partiels à GENOUILLÉ hameau Les Rechers... nous sommes opposés à l'implantation de nouvelles éoliennes sur ladite région...la raison principale est le manque de cohérence des implantations pour ne pas dire l'anarchie...le Sud Vienne et le Nord Charente deviennent un grand Parc éolien qui peut être considéré comme une arnaque financière sauf pour les propriétaires Terriens qui reçoivent ces éoliennes...par ailleurs, les nuisances visuelles et sonores ne sont pas prises en compte. Par ailleurs l'impact du coût en baisse de l'immobilier est très sérieux...
Vous l'avez compris, comme beaucoup de résidents de la région nous sommes contre ces nouvelles implantations..
MMme DELACENCELLERIE Jean-Michel
Les Rechers Genouillé 86250..
Nous sommes d
Contribution anonyme
240 éoliennes dans un rayon de 20km
C’est tout simplement insupportable
Même au nom de la decarbonation
Je suis contre ce nouveau projet éolien
Contribution anonyme
Au vu du monde actuel, avoir de nouvelles sources d’énergie est primordial pour continuer a se développer ( changement climatique, conflit entre pays ....) Le développement de l’énergie électrique va devenir une nécessité au vu de l’écologie .
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Pour quelle raison un promoteur s'acharne t'il à vouloir mettre des éoliennes dans une commune qui en a déjà et dont les riverains subissent les nuisances.
Madame le maire suivie par son conseil municipal, forte de l'expérience des éoliennes installées veut préserver la santé de ses citoyens, ainsi la municipalité met un barrage à toute nouvelle structure qui aumenterait les nuisances sanitaires auprès de ses administrés, c'est son devoir, les promoteurs se doivent de respeter cette décision.
J'espère que les nuisances générées par le parc en fonctionnement vont faire l'objet de plaintes pour troubles du voisinage, il y va de la santé des riverains.
Alain Pérochon
William GASCOIN
Bonjour,
Veuillez trouver en pièce jointe sous forme de fichier PDF, ma contribution pour l'enquête publique du projet éolien de La "Plaine de Nutin" sur la commune de Surin.
Vous en souhaitant bonne réception, je vous adresse mes cordiales salutations.
W.Gascoin
Mickaël MICHAUX
Objet : Dépréciation des habitations de Surin - La double peine !
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le projet éolien de la Plaine du Nutin fait peser sur les habitants de Surin un risque patrimonial qui ne peut être minimisé. Plusieurs maisons seront situées à moins d’un kilomètre des éoliennes : 519 m au Nutin, 563 m au Petit Blanzac, 644 m à La Vigne, 792 m à La Faye et 845 m à La Bigauderie. Or ces mêmes habitants cumuleront les nuisances : machines de 181 m, bruit, ombres portées, balisage nocturne et impacts paysagers forts.
Le dossier du promoteur reconnaît lui-même que l’impact de l’éolien sur l’immobilier est difficile à quantifier. Or, il est désormais connu que les habitations situées à moins de 1 kilomètre ou 1,5 kilomètre subissent les plus fortes décotes.
À Surin, le risque est aggravé par la saturation éolienne déjà reconnue dans le dossier, avec de nombreux parcs et un encerclement. Un acquéreur juge un environnement global : vue sur les machines, nuisances, balisage, bruit et multiplication des parcs. Cela peut réduire l’attractivité d’un bien, compliquer sa revente ou peser fortement sur son prix.
Une maison représente souvent le patrimoine d’une vie. Il serait profondément injuste que les habitants subissent à la fois la dégradation de leur cadre de vie et le risque avéré de dépréciation de leur bien, sans aucune garantie ni compensation.
Pour ces raisons, la protection du patrimoine immobilier des habitants de Surin constitue un argument supplémentaire en faveur du refus du projet de la Plaine du Nutin.
Très cordialement.
Mickaël MICHAUX
Objet : Santé humaine et cadre de vie - pourquoi le projet éolien de la Plaine du Nutin doit être refusé.
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le projet éolien de la Plaine du Nutin prévoit trois éoliennes pouvant atteindre 181 mètres de hauteur, dans un territoire rural déjà fortement marqué par l’éolien. La première habitation, au Nutin, se trouvera à seulement 519 mètres de l’éolienne E3, soit 19 mètres au-delà du minimum réglementaire. La règle des 500 mètres ne suffit donc pas à garantir la tranquillité des habitants.
Le bruit constitue un enjeu majeur. L’environnement nocturne peut être très calme, avec des niveaux résiduels descendant autour de 29 dB(A). Or l’étude acoustique reconnaît que certaines émergences sont proches des seuils réglementaires et que les calculs comportent des incertitudes. Elle prévoit donc des mesures après la mise en service afin de « confirmer ou infirmer » les niveaux estimés et, si nécessaire, d’ajuster le fonctionnement. Les habitants devraient ainsi accepter la construction avant de connaître avec certitude l’impact sonore réel. Aucun bridage acoustique préventif n’est prévu. Cette logique – construire d’abord, vérifier ensuite – est difficilement acceptable lorsqu’il s’agit du sommeil et de la qualité de vie.
Les ombres portées constituent une autre nuisance reconnue. Six hameaux pourront être exposés plus de trente minutes certains jours. Le Petit Blanzac pourrait subir jusqu’à 1 h 21 d’ombres dans une journée, Le Nutin 1 h 02, La Vigne 58 minutes et le Grand Blanzac 39 minutes. Pour Le Nutin, l’étude affirme même que l’habitation sera « sans aucun doute » concernée. Il ne s’agit donc pas d’une crainte abstraite mais d’effets prévus par le dossier lui-même.
À cela s’ajoute l’impact paysager. Le RNT qualifie de « fort » l’impact sur La Bigauderie, La Vigne, Le Nutin et La Faye. Sept autres hameaux connaissent un impact modéré. Le balisage nocturne est lui aussi reconnu comme une gêne visuelle. Ces nuisances se cumuleront pour les mêmes riverains pendant toute la durée d’exploitation.
Plus révélateur encore, le dossier identifie un « manque d’acceptation du projet par les habitants du secteur ». Mais répondre à cette opposition par des panneaux d’information ne suffit pas. Les habitants peuvent comprendre le projet et en refuser les conséquences. Une véritable concertation suppose que leur refus puisse être entendu.
Surtout, la Plaine du Nutin ne s’inscrit pas dans un territoire vierge. Le dossier reconnaît un phénomène de saturation et d'encerclement. Le parc de Bois Merle est à environ 1,4 km ; Genouillé participe déjà à la saturation ; les Rives Charentaises et les Grands Champs regroupent 23 éoliennes à moins de 5 km. Dire que trois nouvelles machines ne contribueraient que « peu » à cette saturation revient à ignorer la logique de l’accumulation : chaque parc se présente comme limité, mais l’ensemble transforme profondément le territoire.
Il n’est pas nécessaire d’exagérer les risques sanitaires pour s’opposer à ce projet. Les faits suffisent : proximité des habitations, bruit potentiellement gênant, incertitudes acoustiques, contrôles après construction, ombres portées, impacts paysagers forts, balisage nocturne et saturation déjà reconnue. La santé comprend aussi le sommeil, la tranquillité, le bien-être et la qualité du cadre de vie.
Le respect d’un seuil réglementaire minimal ne rend pas automatiquement un projet acceptable. Une distance de 519 mètres n’efface pas les nuisances. Une modélisation acoustique ne supprime pas l’incertitude. Un suivi après construction ne protège pas préventivement les habitants. Une synchronisation des feux ne restitue pas la nuit rurale. Et trois éoliennes supplémentaires aggravent une saturation déjà reconnue.
Le territoire de Surin a déjà largement contribué au développement éolien. Il est temps de reconnaître qu’il existe une limite. La protection de la santé, du sommeil, de la tranquillité et du cadre de vie des habitants doit désormais primer sur l’ajout d’un nouveau parc. Pour toutes ces raisons, le projet de la Plaine du Nutin doit recevoir un avis défavorable et son autorisation environnementale doit être refusée.
Très cordialement.
Contribution anonyme
Bonjour,
Il ya bien trop d'éoliennes dans notre secteur. L'électricité, de la manière dont nous la fabriquons, que se soit l'éolien, le nucleaire ou le solaire, est loin d'être des énergies propres alors qu'il pourrait en exister si on donnait les moyens aux ingénieurs d'inventer des énergies réellement propre sans effet sur la biodiversité.
Contribution anonyme
Je reviens ce jour d’Angoulême, jusqu’à Barro: forêt d’éoliennes. Quand va t’on arrêter la destruction du paysage! D’autant qu’à partir de Maine de Boixe jusqu’à Bordeaux: 0 éolienne! À quel titre! Il y a pourtant du vent par là-bas.
Nous en avons assez d’être pollués visuellement .
Arrêtons de faire payer à cette région dite pauvre ce supplice et partageons avec les autres régions comme celles près de Bordeaux…..Mais peut être sont-ils plus protégés pour leur pré carré…….
Xavier Mathieu
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je vous transmets mon avis défavorable au projet du parc éolien de trois éoliennes de 180 m, « Plaine du Nutin », à Surin, pour les motifs suivants :
* Depuis plusieurs années, les rapports annuels de RTE montrent une tendance à la baisse de la consommation d’électricité, tendance qui s’est accentuée après la crise du Covid-19. Dès lors, la question de la nécessité de construire un parc éolien produisant une électricité intermittente, non pilotable et plus coûteuse devrait être abordée, d’autant plus que le mix électrique historique français (nucléaire et hydraulique) est pilotable, décarboné et moins coûteux.
* Avons-nous réellement besoin de construire ces trois éoliennes géantes dans un secteur déjà saturé, au vu du nombre de parcs éoliens en fonctionnement et autorisés ?
* Au vu de leur gabarit (180 m en sommet de pale), une attention particulière devrait être portée aux troubles liés à la proximité immédiate des éoliennes avec les lieux de vie.
La saturation des territoires est désormais prise en compte par la loi APER. J’espère de tout cœur que cette disposition sera pleinement appliquée à ce projet.
Pour l’ensemble de ces motifs, constats et interrogations, je vous confirme donc mon avis défavorable à ce projet.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes salutations distinguées.
Xavier Mathieu
Contribution anonyme
L'implantation d'un parc éolien devrait se faire avec l'aval des personnes impactées quitte à ce que les bénéfices des sociétés qui les implantent soient partagés avec les impactés. Je m'oppose donc à ce projet comme à tous ceux qui viennent s'ajouter à une présence d'éoliennes déjà trop importante.
Contribution anonyme
Près de 240 éoliennes dans un territoire déjà bien saturé, une meilleure répartition sur d'autres régions paraît plus opportune. Ce projet amène la colère dans toutes ces petites communes qui subissent une injustice flagrante. Évidemment on ne peut qu'être opposé à ce projet.
Contribution anonyme
Je souhaite donner un avis défavorable a ce nouveau projet. Le secteur est déjà bien suffisamment saturé sur notre secteur
Christine Schiffer
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce jointe
Contribution reçue le 17/08/2026 à 15h54
Contribution anonyme
Monsieur le Commissaire enquêteur ,
AVIS DÉFAVORABLE
Trop c'est trop!
Le cœur de l'ancienne région du Poitou-Charentes est défiguré, massacré par l'implantation arbitraire d'une dense forêt d'aérogénérateurs géants qui ne servent qu'à enrichir des promoteurs avides.
Stop à l'industrialisation de nos campagnes.
Il y a déjà près de 250 mâts de plus en plus hauts dans un rayon de 20 km autour de Surin. Notre territoire est déjà totalement saturé. Il va sombrer. Nous ne voulons pas de 3 éoliennes supplémentaires à Surin.
Arrêtons le massacre de la biodiversité et du cadre de vie des picto-charentais.
Ces nouvelles éoliennes, qui ne fonctionnent qu'à coût de subventions, continueraient d'enfoncer le déficit public et le coût de l'électricité pour les usagers. L'électricité d'origine éolienne est de 1,5 à 3 fois plus chère que celle d'origine nucléaire et hydraulique. Plus le mix énergétique de la France donne de place à l’éolien, plus le coût de l'électricité augmente; ceci au détriment de l'objectif recherché: l'électrification des usages pour assurer la Transition écologique.
Le nucléaire est parfaitement décarbonné. Arrêtons les chimères éoliennes fondées sur un modèle allemand d'Energiewende intenable sans le gaz russe.
L'éolien est intermittent et ne peut fonctionner sans autres sources de production d'électricité pilotables, telles que les centrales à gaz ou la modulation coûteuse du parc nucléaire français.
STOP À L'ÉOLIEN À SURIN.
Cordialement
Laurent Leleu
Gery Lepoutre
Saturation
Les paysages aux alentours ne sont plus qu’une vaste zone industrielle d’ éoliennes géantes !
Que reste t il du patrimoine, de la tranquillité des habitants !
Cessons d’accepter de remplir les poches de promoteurs financiers
Jeran-Yves Couturier
Avis défavorable au projet d'implantation de nouvelles éoliennes
Je m'oppose au projet d'implantation de nouvelles éoliennes sur ce secteur. Le territoire compte déjà plus de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km autour de mon domicile, ce qui témoigne d'une saturation manifeste du paysage local. Cette concentration pose des questions légitimes en matière de mitage du territoire, d'impact paysager cumulé, de préservation du cadre de vie et de cohérence de l'aménagement du territoire à l'échelle locale. Il apparaît nécessaire de prendre en compte cette densité déjà très importante avant d'envisager toute nouvelle implantation, et de privilégier une approche raisonnée tenant compte de la capacité d'accueil réelle du territoire.
Chaque nouveau projet vient s'ajouter à un territoire déjà largement saturé, sans que l'on tienne compte de l'accumulation de ces installations pour les habitants qui les côtoient au quotidien.
À quelques kilomètres dans le Nord Charente Plusieurs projets ont déjà été retoqués Par rapport à la saturation visuelle créé par ces Projets industriels.
C'est pourquoi, aucun nouveau projet ne devrait avoir cours dans le Nord Charentes et le Sud Vienne.
Bernadette Fradin
Je m’oppose a’ ce projet qui une nouvelle fois impacte uniquement les régions les plus défavorisées et occupées par des “gueux”. De plus ces éoliennes n’enrichissent que des fonds étrangers financ’es par le contribuable francais qui n’en retire que des désagréments puisqu’il n’y a aucun bénéfice seulement 9% de l’électricité fournis par ces horreurs
Contribution anonyme
Le territoire est saturé.
Contribution anonyme
Il faut changer nos habitudes, pas nos paysages !
Martine Sabourault
Monsieur le commissaire enquêteurs
Non à ce nouveau projet qui va encore augmenter la quantité de ces énormes machines dans une zone déjà saturée.
Non à ce projet inutile, coûteux et anti écologique
Salutations respectueuses
Jacques de CREMIERS
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Aura-t-on un jour pitié des riverains des parcs éoliens ?
Il n'y a pas de parc en France sans plainte, désastre écologique, souffrance de la nature et des hommes.
240 éoliennes dans les 20 km à la ronde !!!
Quel gouvernement peut-il imposer aux gens le déni de vivre dignement ?
Sauf à s'apparenter aux dictateurs fous de certaines régions ?
Merci de refuser ce projet qui met tant les gens en émoi.
Avec mes meilleures salutations
Jacques de CREMIERS
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Ce dossier présente un manque considérable pour l'information du public : il ne présente pas l'avis de la MRAE.
Ce défaut est rédhibitoire.
Le dossier ne peut-être approuvé.
Merci de le rejeter en conséquence.
Avec mes meilleurs sentiments
joel chaperon
Bonjour,
Trop d'éoliennes tue l'éolien.
Respectons notre cadre de vie, notre planète et le monde vivant
Arrêtons les manœuvres financières.
Préservons l'Avenir.
Cordialement.
Contribution anonyme
Bonjour,
Trop d'éoliennes tue notre territoire et le défigure.
Je pense qu'il y a assez d'éoliennes sur le nôtre. D'autres territoires en Nouvelle Aquitaine sont capables de les accueillir.
D'autre part, je ne paie pas moins chère mon électricité qu'à Bordeaux. Ce n'est pas parce que je vis à la campagne que je dois tout supporter et subir le mépris de nos décideurs....
A quand un référendum sur l'implantation des éoliennes et les critères retenus.
Cordialement.
Hélène Cerdan
sandrine beydon archimbault
Nos paysages certes ne sont pas classés et les décideurs n’en n’ont que faire mais les dizaines d’éoliennes déjà installées sur quelques kilomètres carrés Surin Chatain Genouillé Lizant …sont largement suffisantes.
Seuls quelques personnes en retirent un bénéfice financier, certains d’entre eux sont à des centaines de km de là et ne se soucient en rien des nuisances de tous ordres…, d’autres ne voient que la manne financière sans se soucier de l’impact sur les terres agricoles de notre région et l’écosystème : quid des tonnes de béton au pied de ces mastodontes …, qu’y a-t-il d » écologique » dans l’implantation d’éolienne ?
Je ne suis pas opposée aux énergies renouvelables ni à la nécessité de lutter contre le changement climatique mais face à la multiplication des projets éoliens autour de ma commune et notamment de mon hameau la notion d’encerclement est bien présente.
Cette concentration d'éoliennes soulève des interrogations quant à la prise en compte de notre qualité de vie de riverains. Les nuisances visuelles permanentes, le balisage lumineux nocturne, ainsi que le bruit affectent notre quotidien...
Je souhaite une véritable concertation, une répartition plus harmonieuse des installations et la prise en compte de l'impact cumulé des projets existants et à venir. L'avenir énergétique ne peut se construire qu'avec l'adhésion des citoyens et dans le respect des territoires ce qui malheureusement n’est pas souvent le cas.
Karin Holleman
Le parc éolien de la plaine du Nutin (l’un des nombreux déjà existants ou projetés dans la région) a, notamment en raison de sa hauteur de 180 mètres, un impact considérable et désagréable sur le cadre de vie en termes d’effet d’encerclement, de saturation visuelle et de nuisances sonores prévisibles.
Contribution anonyme
Bonjour,
Trop d'éoliennes tue notre territoire et le défigure.
Je pense qu'il y a assez d'éoliennes sur le nôtre. D'autres territoires en Nouvelle Aquitaine sont capables de les accueillir.
D'autre part, je ne paie pas moins chère mon électricité qu'à Bordeaux. Ce n'est pas parce que je vis à la campagne que je dois tout supporter et subir le mépris de nos décideurs....
A quand un référendum sur l'implantation des éoliennes et les critères retenus.
Cordialement.
Hélène Cerdan
Contribution anonyme
Les éoliennes créent une nuisance visuelle non négligeable.
bruno BERNARD
Les éoliennes peuvent nuire à la santé des personnes en créant des niveaux sonores dangereux pour la santé.
bruno BERNARD
L'implantation d'éolienne détruit la faune sauvage en tuant des oiseaux, chauves-souris, etc...
Jean Jacques DEBIAIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Le projet d’installation de 4 éoliennes sur la commune de Surin est comparable à la demande d’installation de 4 machines sur les commune de Plaisance et Lathus . Ce nombre s’est ensuite réduit à 2 aérogénérateurs sur la commune de Plaisance, projet contesté par Lathus et l’association APPEL.
Ces projets avaient été autorisés par le Préfet de la Vienne par deux arrêtés des 21 Octobre 2022 et 4 Octobre 2023.
La Cour d’Appel de Bordeaux , par son arrêté 24BX00269 du 3 Juillet 2025, annule les 2 arrêtés préfectoraux délivrant l’autorisation environnementale au promoteur.
Cette décision est confirmée par un rejet de demande de pourvoi en Conseil d’Etat, de la part du pétitionnaire ( section du contentieux N° 507833 du 20 Juillet 2026 )
Ce refus d’implantation de 2 machines est noté dans les considérants ( N° 12 ) de l’arrêté de la CAA :
« Le vice tenant à la méconnaissance des articles L. 181-3 et L. 511-1 du code de l’environnement , fait obstacle à la réalisation du même type ( mise en place d’éoliennes ) sur le site d’implantation envisagé ou à ses abords immédiats «
Dans ce cas d’étude, le site prévu compte 74 aérogénérateurs dans un rayon de 20 Kms, et les juges notent : « un effet de saturation visuelle porterait atteinte au voisinage, alors même que pour les treize lieux dits se trouvant dans son aire immédiate, l’omniprésence de l’activité éolienne serait constatable dans tous les déplacements quotidiens «
Il est notamment mis en avant , dans cette décision, la commodité du voisinage, la protection de l’environnement et des paysages .
Dans le cas de la commune de Surin, la localité se trouve entourée d’environ 240 machines dans un rayon de 20 Kms , chiffre très supérieur à l’exemple précédent et il est prévu d’en ajouter 4 supplémentaires.
Que peut’ on alors déduire de la commodité de voisinage , de la protection de l’environnement et des paysages ?
Les raisons évoquées par les juges de la CAA de Bordeaux, pour refuser la mise en place d’un site éolien, ne peuvent conduire, dans le cas présent de la commune de Surin, qu’à un rejet de la demande du promoteur.
Cordialement.
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse de M. Boisson à la contribution n°11 relative à la jurisprudence Blanzay est particulièrement révélatrice d'une volonté de brouiller les choses plutôt que d'apporter une réponse claire au public.
Pour tenter de neutraliser la portée de l'arrêt du Conseil d'État, le pétitionnaire soutient que le bruit des parcs voisins pourrait être intégré à la fois au bruit ambiant et au bruit résiduel. Cette position est incompréhensible : l'émergence étant précisément calculée par différence entre ces deux niveaux, intégrer la même nuisance des deux côtés revient à en annuler artificiellement l'effet.
Autrement dit, la méthode proposée par ENERTRAG aboutit exactement à ce que la jurisprudence Blanzay entend éviter : minorer la nuisance réellement subie par les riverains.
Plus révélateur encore : lors de l'enquête publique des Grandes Brandes dans la Vienne, NEOEN a reconnu que la décision du Conseil d'État « renforce la protection des riverains en imposant une prise en compte exhaustive des nuisances cumulées » et s'est engagée à en tenir compte lors des contrôles acoustiques.
Deux exploitants, deux lectures radicalement opposées d'une même décision : l'un reconnaît une protection renforcée des riverains ; l'autre tente manifestement d'en réduire la portée.
Il ne s'agit donc pas d'une simple divergence technique. La question est de savoir si l'on applique réellement la jurisprudence Blanzay ou si l'on cherche à la contourner pour préserver les conclusions de l'étude acoustique.
Le procédé est d'autant plus préoccupant que la conséquence est directe : si le bruit des parcs voisins est artificiellement neutralisé dans le calcul, l'exposition réelle des riverains est sous-évaluée.
Le public est en droit d'attendre autre chose qu'une démonstration destinée à rendre inoffensive une jurisprudence qui renforce précisément sa protection.
Cette réponse fragilise donc sérieusement la crédibilité de l'étude acoustique et démontre, une nouvelle fois, les limites de la démonstration du pétitionnaire.
Dans ces conditions, un avis défavorable s'impose.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Anne-Marie Asselin
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
À ce stade de la consultation, le constat est difficile à éviter : l’information du public est manifestement incomplète.
Les faits sont pourtant simples :
• les réponses du pétitionnaire aux contributions sont rares et souvent insuffisantes ;
• certaines contiennent des approximations, omissions ou affirmations contestables ;
• surtout, les échanges avec les services de l’État ne sont pas communiqués, notamment les demandes de compléments, observations, réserves et avis concernant la biodiversité, le patrimoine et les paysages.
Ces documents existent et ont nécessairement participé à l’instruction du dossier. Pourquoi le public n’y a-t-il pas accès ?
Le problème est sérieux : comment demander au public de se prononcer de manière éclairée lorsqu’on lui cache précisément les observations des administrations chargées d’examiner les impacts du projet ?
L’absence de l’avis de la MRAe et des observations des services compétents prive ainsi la consultation d’éléments essentiels.
La participation du public ne peut être réduite à la lecture du dossier présenté par le seul pétitionnaire. Elle suppose une information complète, contradictoire et transparente.
À défaut, la consultation risque de devenir une simple formalité destinée à recueillir des observations sur un dossier dont les principales critiques administratives restent inconnues du public.
Je vous demande donc de relever expressément dans votre rapport cette carence majeure d’information et ses conséquences sur la qualité et la régularité de la consultation.
On ne peut exiger du public un avis éclairé tout en le privant des informations nécessaires pour le former.
Pour ces raisons, je vous demande d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Anne-Marie Asselin
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse de M. Boisson appelle une remarque simple : on ne peut pas réécrire le Code de l’environnement pour les besoins d’un projet éolien.
Sur les infrasons, le pétitionnaire balaie la question d’un revers de main, alors même que l’ANSES a recommandé la poursuite des recherches et que des études de terrain sont encore en cours. Le débat scientifique n’est manifestement pas aussi clos qu’il voudrait le faire croire.
Mais surtout, M. Boisson affirme qu’il n’existerait aucune présomption de nocivité attachée aux éoliennes.
Cette affirmation est particulièrement contestable.
L’article L.512-1 soumet à autorisation les installations présentant de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts protégés par l’article L.511-1. Les éoliennes relèvent précisément de ce régime.
Et l’article L.181-3 exige que l’autorisation ne soit accordée que si les mesures prévues permettent de prévenir ces dangers et inconvénients.
Le mécanisme juridique est donc parfaitement clair : le risque justifie l’autorisation et le contrôle ; le pétitionnaire doit démontrer qu’il est maîtrisé.
Prétendre l’inverse revient à inverser la logique même du régime des ICPE.
Il ne suffit pas d’affirmer que les éoliennes sont inoffensives pour faire disparaître les obligations qui résultent de leur classement.
Je vous demande donc de relever expressément dans votre rapport cette interprétation pour le moins aventureuse du Code de l’environnement.
Une enquête publique doit reposer sur des faits et sur le droit, pas sur une réécriture opportuniste des textes destinée à minimiser les contraintes pesant sur le pétitionnaire.
Pour ces raisons, je vous demande d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
HUBERT MOREAU
Monsieur le commissaire enquêteur
ce secteur est envahi d'éoliennes est il n'est absolument pas besoin d'en ajouter quelques unes en supplément.
De plus le public est mal informé : pas d'avis MRAe, et aucune publication des avis des services de l'Etat.
C'est une atteinte à l'information du public.
Ce projet doit faire l'objet d'un avis défavorable.
Respectueusement.
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse de M. Boisson à la contribution n°16 est révélatrice d’une présentation pour le moins trompeuse de la question acoustique.
La NF S 31-114 n’est pas une méthode validée permettant de démontrer l’innocuité du projet. Elle a été abandonnée. Les protocoles destinés à pallier ses insuffisances ont eux-mêmes été annulés par le Conseil d’État.
Quant au groupe d’experts de l’AFNOR, il n’a jamais finalisé cette norme, précisément en raison de désaccords sérieux sur sa capacité à mesurer correctement les nuisances acoustiques des éoliennes.
Dès lors, sur quelle base M. Boisson prétend-il pouvoir garantir l’absence de nuisance ?
La réponse est simple : il invoque une méthode abandonnée, contestée et jamais définitivement validée.
Ce n’est pas une démonstration scientifique de l’innocuité acoustique ; c’est une tentative de donner une apparence de certitude à une méthodologie dont les limites sont précisément établies.
Or le principe applicable aux ICPE est clair : le pétitionnaire doit démontrer que les dangers et inconvénients de son installation sont maîtrisés. Il ne peut demander au public de croire sur parole à l’efficacité d’une méthode controversée.
En l’état, cette démonstration n’existe pas.
Je vous demande donc de relever dans votre rapport la faiblesse manifeste de l’évaluation acoustique et la présentation particulièrement contestable de la NF S 31-114 par le porteur de projet.
Lorsqu’une méthode est abandonnée, contestée et juridiquement fragilisée, elle ne peut servir de fondement sérieux pour prétendre garantir la protection des riverains.
Pour ces raisons, un avis défavorable s’impose.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse de M. Boisson à la contribution n°19 sur le SRADDET est révélatrice d’une méthode pour le moins contestable : retenir les textes lorsqu’ils servent le projet et passer sous silence ce qui le contrarie.
L’objectif 51 du SRADDET n’est pas une règle prescriptive opposable. Il constitue une orientation, dont la mise en œuvre était en outre liée à un rééquilibrage territorial. Or ce rééquilibrage n’a jamais eu lieu : le Sud-Vienne concentre déjà une multitude d’éoliennes, au point que de nombreux élus et habitants dénoncent désormais la saturation du territoire.
ENERTRAG ne répond pas à cette réalité. Il invoque le SRADDET lorsqu’il l’arrange, tout en ignorant les positions exprimées localement, notamment dans le cadre du SCOT Sud Vienne et du PLUi du Civraisien en Poitou.
Le message est finalement assez simple : les élus peuvent bien s’opposer, le territoire peut bien être saturé, ENERTRAG entend néanmoins s’implanter à Surin parce qu’elle l’a décidé.
Cette conception de l’aménagement du territoire mérite d’être clairement dénoncée.
D’autant que, dans d’autres communes, notamment à Archigny, ENERTRAG a déjà su renoncer à un projet face à l’opposition locale. L’écoute des territoires serait-elle donc à géométrie variable ?
Je vous demande de relever dans votre rapport cette lecture opportuniste des documents de planification et ce refus manifeste de prendre en considération les orientations exprimées localement.
Un projet qui ignore à ce point le contexte territorial et la volonté des collectivités ne peut être accepté.
Je vous demande donc d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'étude écologique minimise manifestement le risque pesant sur le Circaète Jean-le-Blanc, rapace protégé dont les effectifs restent faibles dans la Vienne.
Le bureau d'études reconnaît pourtant que :
• un couple niche à moins de 3 km de l'éolienne E1 ;
• l'espèce utilise le secteur pour chasser ;
• sa sensibilité aux collisions est évaluée à 3 sur 4 ;
• 74 cas de mortalité ont été recensés en Europe.
Et malgré cela, il conclut à un impact « faible », au motif que le Circaète s'adapterait aux éoliennes.
Cette conclusion est pour le moins incompréhensible. On demande en réalité au public de croire que ce rapace modifiera spontanément son comportement pour éviter les pales !
Le dossier affirme également qu'aucune mortalité n'aurait été constatée sur les parcs étudiés, sans préciser clairement quels parcs, dans quelles conditions, ni s'ils accueillaient des Circaètes nicheurs ou chasseurs.
Surtout, des mortalités existent bel et bien : la base officielle ARIA recense notamment, en mars 2024, un Circaète retrouvé mort à proximité d'une éolienne sur un parc où l'espèce nichait et chassait.
Le risque de collision ne peut donc être balayé d'un simple revers de main.
Plus grave encore, aucune véritable mesure d'évitement ou de réduction spécifique n'est proposée : pas de système de détection, pas d'arrêt préventif des machines, pas de dispositif réellement adapté à cette espèce. Le porteur de projet renvoie essentiellement à un suivi postérieur à la mise en service.
Mais constater les cadavres après coup n'est pas éviter les collisions.
Avec un couple nicheur à proximité immédiate et un site utilisé comme territoire de chasse, la priorité aurait dû être l'évitement du secteur, et non la recherche de justifications pour y implanter les éoliennes.
Cette évaluation apparaît donc gravement insuffisante et ne permet pas d'assurer la protection effective d'une espèce particulièrement vulnérable.
Dans ces conditions, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Charles-Jean Gauthey
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les dernières données de RTE confirment une situation préoccupante : la France connaît désormais des épisodes récurrents de surproduction électrique.
Dans son bilan du premier semestre 2026, RTE relève 407 heures de prix négatifs, soit 10 % du semestre, avec des niveaux inédits de -478,8 €/MWh et -498,7 €/MWh les 26 avril et 1er mai.
Ces chiffres rejoignent les alertes du Haut-Commissaire à l’énergie atomique, qui dénonçait dès juillet 2025 une « surcapacité de production électrique » et avertissait que son aggravation entraînerait un coût considérable pour le contribuable.
Dès lors, une question élémentaire s’impose : quel besoin justifie aujourd’hui l’ajout de nouvelles capacités éoliennes dans un territoire déjà massivement équipé ?
Le dossier n’apporte aucune réponse. Il ne démontre ni nécessité pour la sécurité d’approvisionnement, ni insuffisance des capacités existantes, ni utilité particulière de la production supplémentaire attendue.
Plus grave, il ignore totalement les conséquences du projet au regard du principe d’utilisation rationnelle de l’énergie, pourtant consacré par l’article L.121-1 du Code de l’énergie.
On ne peut sérieusement prétendre à une gestion rationnelle du système électrique en multipliant les capacités de production alors que les prix deviennent régulièrement négatifs et que les autorités publiques alertent elles-mêmes sur les conséquences de la surproduction.
Le porteur de projet ne peut se contenter de citer ce principe dans son étude de dangers sans en tirer la moindre conséquence concrète.
Avant d’autoriser trois éoliennes supplémentaires, il appartient au pétitionnaire de démontrer leur nécessité et leur utilité réelle. Il ne le fait pas.
Dans ces conditions, ce projet apparaît comme une nouvelle opération de suréquipement, sans nécessité énergétique démontrée et potentiellement génératrice de coûts supplémentaires pour la collectivité.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Charles-Jean Gauthey
Charles-Jean Gauthey
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette consultation est censée garantir l’information et la participation du public. Or les conditions minimales de transparence ne sont manifestement pas réunies.
À ce jour, il manque au dossier des pièces essentielles : avis de la MRAE, avis des services de l’État et demandes de compléments, notamment sur la biodiversité, les paysages et le patrimoine.
Ces documents existent nécessairement. Leur absence prive pourtant le public d'éléments indispensables pour apprécier sérieusement le projet. Ce n'est pas une simple lacune documentaire : c'est un véritable problème de transparence.
Autre anomalie : la preuve de la notification du Résumé Non Technique aux communes concernées, ainsi que la réponse de la commune d'implantation, ne figurent pas davantage au dossier.
Dans ces conditions, comment prétendre que le public est correctement informé et peut se prononcer en connaissance de cause ?
On ne peut demander au public de donner un avis sur un dossier dont des pièces essentielles lui sont manifestement soustraites.
Cette consultation apparaît donc incomplète et sérieusement contestable dans sa régularité.
Je vous demande de relever expressément ces carences dans votre rapport et d'exiger que les pièces manquantes soient communiquées avant que le public puisse être considéré comme correctement informé.
Au surplus, ce projet apparaît inutile, coûteux et préjudiciable au territoire.
Pour toutes ces raisons, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Charles-Jean Gauthey
Anne-Marie Asselin
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les propres documents du porteur de projet recensent, dans un rayon de 20 km, 44 parcs éoliens et 239 éoliennes déjà construites ou autorisées.
Dans un territoire aussi saturé, prétendre à l’absence d’effets cumulés significatifs relève davantage de l’affirmation que de la démonstration.
Plus grave, l’étude naturaliste présente une lacune majeure : le bureau d’études n’aurait consulté que six suivis environnementaux, concernant des parcs situés dans l’aire d’étude éloignée, sans même préciser lesquels ni pourquoi les parcs beaucoup plus proches ont été écartés.
C’est incompréhensible.
Les suivis de mortalité et de comportement des parcs voisins constituent précisément les données les plus pertinentes pour mesurer les impacts déjà subis par les oiseaux et les chiroptères.
Comment prétendre analyser les effets cumulés sans examiner les résultats des installations qui entourent déjà le projet ?
Le public est donc invité à faire confiance à une analyse fondée sur six suivis non identifiés, alors que de nombreux suivis plus pertinents semblent disponibles auprès des services compétents.
Je demande au porteur de projet de produire :
• la liste des six suivis consultés ;
• les raisons de leur sélection ;
• les démarches effectuées pour obtenir les suivis des parcs voisins ;
• l'ensemble des suivis de mortalité et de comportement disponibles dans les aires d'étude immédiate et rapprochée.
À défaut, l'étude des effets cumulés est manifestement incomplète.
On ne peut pas ignorer les données les plus gênantes et prétendre ensuite avoir sérieusement évalué les impacts cumulés.
Cette insuffisance majeure justifie, à elle seule, un avis défavorable.
Anne-Marie Asselin
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présente une lacune majeure : le raccordement électrique externe, pourtant indispensable au fonctionnement du parc, n’est ni défini ni sérieusement étudié.
L’article L.122-1 III du Code de l’environnement impose pourtant d’appréhender un projet dans sa globalité, même lorsque plusieurs ouvrages ou maîtres d’ouvrage sont concernés. Il interdit précisément de fractionner artificiellement un projet pour en minimiser les impacts.
Or c’est exactement ce qui semble se produire ici.
ENERTRAG reconnaît lui-même ne pas connaître le raccordement définitif et se contente d’évoquer le futur poste « Sud Vienne », situé à 21 km à vol d’oiseau, distance qui sera nécessairement supérieure en suivant les emprises réellement disponibles.
Cette incertitude est loin d’être anodine : tranchées, travaux, atteintes aux milieux naturels, contraintes foncières, impacts paysagers et pertes électriques ne sont pas étudiés sérieusement.
Le silence est particulièrement surprenant concernant les pertes liées à un raccordement aussi long. Combien de production sera perdue ? Quel coût pour le réseau ? Le public n’en sait rien.
Plus grave : le poste source envisagé n’existe pas encore.
On demande donc au public de se prononcer sur un parc dont l’exutoire électrique demeure hypothétique.
Pas de poste source, pas de raccordement ; pas de raccordement, pas de parc exploitable.
Le projet est donc présenté de manière incomplète et ses impacts ne sont pas évalués dans leur globalité.
Je vous demande de relever expressément cette carence majeure dans votre rapport.
Un projet dont une composante indispensable reste hypothétique ne peut être sérieusement autorisé en l’état.
Pour ces raisons, je vous demande d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Charles-Jean Gauthey
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet affirme que son projet est compatible avec les documents d’urbanisme. Cette présentation est pour le moins incomplète.
ENERTRAG s’appuie sur le PLUi actuel tout en passant soigneusement sous silence qu’une révision est en cours, que le nouveau PADD a été débattu et que le projet de PLUi a été arrêté.
Or le nouveau PADD est parfaitement clair :
« En raison d’un grand nombre d’éoliennes présentes sur le territoire, les nouvelles implantations d’éoliennes seront évitées. »
Les élus ont donc officiellement constaté la saturation éolienne du territoire et exprimé leur volonté d’y mettre fin.
ENERTRAG ne peut l’ignorer. Pourtant, le dossier donne au public l’impression inverse.
Le problème est simple : le promoteur voudrait bénéficier des règles locales qui lui sont favorables tout en faisant abstraction de celles qui contrarient son projet.
À quoi servent les documents de planification et les délibérations des élus si un opérateur privé peut les écarter dès qu’elles ne correspondent plus à ses intérêts ?
Cette attitude s’apparente à un véritable passage en force.
Je vous demande donc de relever expressément dans votre rapport cette présentation incomplète du contexte urbanistique et la contradiction manifeste entre le projet et l’orientation désormais affichée par le territoire.
Les élus ont dit non. Le territoire est saturé. Le nouveau PADD demande d’éviter les nouvelles éoliennes. Le promoteur persiste malgré tout.
Dans ces conditions, ce projet ne peut raisonnablement qu’être refusé.
Je vous remercie donc d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Charles-Jean Gauthey
Anne-Marie Asselin
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet doit démontrer qu’il a réellement recherché des solutions de substitution raisonnables avant de retenir le site présenté à l’enquête.
Or, le dossier ne démontre rien de tel.
Les pages 25 et 28 présentent des variantes d’implantation sur un site déjà choisi. Ce n’est pas une recherche de sites alternatifs. Le pétitionnaire entretient ainsi une confusion particulièrement commode entre chercher le meilleur site et aménager au mieux un site déjà retenu.
Aucune comparaison sérieuse avec d’autres secteurs ne permet de vérifier que le site de Surin serait effectivement celui présentant le moindre impact pour les habitants, les paysages, le patrimoine ou la biodiversité.
En clair : le site semble avoir été choisi d’abord, puis justifié ensuite.
Cette carence est loin d’être anodine : elle prive le public d’un élément essentiel pour apprécier la pertinence du projet et démontre que la démarche d’évitement n’a pas été menée avec le sérieux requis.
À défaut de démontrer que ce site constitue réellement la solution la moins impactante, le projet ne peut être considéré comme suffisamment justifié.
Pour cette raison supplémentaire, je vous demande d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Anne-Marie Asselin
Anne-Marie Asselin
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les réponses du pétitionnaire sont truffées de promesses : suivi exemplaire, mesures environnementales, bridages et garanties de protection de la biodiversité.
« Hélas, faut-il rappeler ici le dicton : le promesses n’engagent que ceux qui y croient ».
En effet, le 26 septembre 2025, la DREAL Centre-Val de Loire a publié les résultats du contrôle de 30 des 58 parcs éoliens d’Eure-et-Loir. Le constat est édifiant :
• des bridages destinés à protéger les chauves-souris n’étaient pas appliqués ;
• tous les exploitants contrôlés présentaient des insuffisances dans leurs suivis environnementaux ;
• certains signalaient tardivement, voire pas du tout, les cadavres d’espèces protégées ;
• un établissement sur quatre n’avait pas réalisé ou ne pouvait justifier les mesures d’évitement, de réduction ou de compensation annoncées.
Ces faits sont autrement plus révélateurs que les belles déclarations contenues dans les dossiers d’autorisation.
Une promesse inscrite dans un dossier n’est pas une garantie d’exécution. Une fois le parc construit, encore faut-il que l’exploitant respecte effectivement ses engagements et que les contrôles permettent de le vérifier.
Ces contrôles de la DREAL montrent précisément que ce n’est pas toujours le cas.
Il serait donc particulièrement imprudent d'accorder au pétitionnaire un blanc-seing sur la seule foi de ses engagements environnementaux.
Comme le dit l’adage : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. »
Dans ces conditions, je vous demande d’en tirer les conséquences et d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Anne-Marie Asselin
Charles-Jean Gauthey
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présente une incohérence flagrante sur la production annoncée.
• Éolienne de 4,2 MW : 39,7 GWh/an, soit un facteur de charge de 35,97 % ;
• Éolienne de 5,9 MW : 43 GWh/an, soit 27,73 %.
Comment expliquer un tel écart alors que les deux machines ont pratiquement la même géométrie : 105 m de nacelle, 150 m de rotor et 181 m en bout de pale ?
Le premier chiffre est particulièrement élevé pour de l'éolien terrestre. Le promoteur ne peut sérieusement se contenter d'afficher de telles performances sans produire le moindre détail permettant de les vérifier.
Il doit impérativement communiquer ses hypothèses : données de vent, période de référence, pertes techniques, maintenance, pannes, bridages environnementaux, indisponibilités et limitations réseau.
Un facteur de charge n'est pas une hypothèse : c'est le résultat d'un calcul. Encore faut-il fournir le calcul.
En l'état, ces chiffres ne sont pas démontrés et le public n'est pas en mesure d'en apprécier la crédibilité.
Cette opacité est inacceptable pour un projet présenté comme fondé sur des performances énergétiques précises.
Pour cette raison supplémentaire, je vous demande d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Charles-Jean Gauthey
Charles-Jean Gauthey
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Un élément majeur doit être versé au débat : par son arrêt du 10 juillet 2026, n° 24BX02604, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a mis fin au projet éolien voisin de Genouillé, notamment en raison de la saturation visuelle qu'il aurait engendrée.
Cette décision est directement éclairante pour le présent dossier.
Ici, le promoteur évite soigneusement les mots qui fâchent : pas de « saturation », pas d'« encerclement », mais un pudique « risque de dominance » sur le bourg de Surin.
Le vocabulaire change. La réalité, elle, ne change pas.
ENERTRAG reconnaît lui-même que 5 hameaux présentent une « sensibilité forte » et que 13 autres présentent une « sensibilité modérée », en raison notamment de leur proximité, du faible recul et de protections visuelles seulement partielles.
Voilà donc 18 lieux de vie directement concernés par des impacts paysagers que le promoteur tente ensuite de relativiser.
Ce n'est pas un détail paysager. C'est un problème territorial majeur.
Et l'absence d'avis de la MRAE est particulièrement regrettable : le public est privé du regard d'une autorité environnementale indépendante sur un projet supplémentaire dans un secteur déjà fortement équipé.
Le promoteur tente ensuite de se justifier en invoquant les contraintes techniques : distances aux habitations, boisements, hauteur des machines, servitudes aéronautiques ou militaires.
Argument irrecevable.
Respecter les contraintes réglementaires minimales ne donne aucun droit à imposer l'implantation la plus pénalisante.
Le porteur de projet devait d'abord rechercher une solution de moindre impact, notamment par une véritable démarche d'évitement et par l'examen de sites alternatifs à une échelle pertinente.
Or le dossier ne démontre pas cette recherche. Il ressemble davantage à une justification a posteriori du site choisi qu'à une véritable démarche d'évitement.
La comparaison avec Genouillé est donc particulièrement préoccupante : même territoire, mêmes phénomènes d'accumulation, mêmes atteintes au paysage et au cadre de vie, et désormais une jurisprudence récente qui doit être prise en compte.
Il serait pour le moins surprenant de tirer les conséquences de la saturation à Genouillé pour ensuite faire comme si elle n'existait plus quelques kilomètres plus loin.
On ne fait pas disparaître une saturation paysagère en changeant son vocabulaire.
Au regard de l'arrêt du 10 juillet 2026, des propres constats du promoteur et de l'insuffisance de la démarche d'évitement, ce projet présente des impacts manifestement sous-évalués et un risque juridique sérieux.
Je vous demande donc de ne pas vous laisser enfermer dans la sémantique du pétitionnaire et d'en tirer la seule conclusion cohérente : un avis défavorable.
Bien cordialement,
Charles-Jean Gauthey
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'absence d'avis de l'Architecte des Bâtiments de France dans un dossier présentant de tels enjeux patrimoniaux est pour le moins préoccupante.
Deux monuments historiques se trouvent à proximité immédiate du projet : le château de Cibioux à seulement 600 mètres et l'église de Surin à environ 900 mètres. Dix autres monuments sont recensés dans l'aire d'étude rapprochée, dont l'église de Genouillé et le château de Beauregard, auxquels le promoteur reconnaît lui-même une « sensibilité modérée ».
Et pourtant, le dossier minimise ces enjeux au lieu de les traiter sérieusement.
Pour le château de Cibioux, ENERTRAG s'appuie essentiellement sur un rideau d'arbres censé masquer les éoliennes. Argument particulièrement fragile : ces boisements font déjà l'objet de coupes. Leur pérennité n'est donc nullement garantie, pas davantage que leur capacité à masquer durablement des machines culminant à près de 200 mètres.
Autrement dit, une partie de l'analyse paysagère repose sur un écran végétal dont le promoteur sait qu'il est susceptible de disparaître.
Ce n'est pas une démonstration de l'absence d'impact. C'est une hypothèse particulièrement précaire destinée à minimiser cet impact.
Le problème dépasse d'ailleurs largement le seul château de Cibioux. Trois nouvelles éoliennes viendraient s'ajouter à un territoire déjà saturé, au risque d'altérer durablement les paysages, le patrimoine et l'image de Surin.
Quel est alors le message envoyé aux visiteurs et aux acteurs touristiques ? Que le patrimoine local doit désormais composer avec un horizon industriel omniprésent ?
Le dossier n'analyse manifestement pas sérieusement les conséquences économiques et touristiques de cette dégradation paysagère, notamment pour les hébergements susceptibles de subir une covisibilité avec les éoliennes.
On ne peut pas prétendre protéger l'attractivité d'un territoire tout en multipliant les installations qui en dégradent précisément les principaux atouts.
Le patrimoine ne doit pas être traité comme une variable d'ajustement permettant de faire passer un projet éolien.
Compte tenu de la proximité exceptionnelle des monuments, du nombre d'édifices concernés, de la fragilité des prétendus écrans végétaux et de la saturation paysagère déjà constatée, les impacts apparaissent manifestement sous-évalués.
Je vous demande donc de tirer les conséquences de ces lacunes et d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Votre collègue, M. Pierre Dolle, avait rendu un avis défavorable au projet éolien des Brandières à Lizant. Le préfet avait suivi cet avis et refusé l'autorisation.
Sa motivation est particulièrement éclairante ici : le projet actuel s'inscrit dans le même territoire, à proximité immédiate, déjà lourdement saturé par les installations éoliennes.
M. Dolle constatait notamment :
« le territoire du Civraisien et du nord Charente concentre déjà un nombre très élevé de parcs éoliens et confirme une saturation du paysage et des effets négatifs notables. »
Il relevait également que, dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres autour des Brandières, plus d'une centaine d'aérogénérateurs étaient déjà construits, autorisés ou en projet, et concluait :
« Le commissaire enquêteur considère qu’il est tout à fait légitime de s’interroger sur la poursuite des installations de parcs éoliens sur cette partie du territoire. »
Puis il tirait logiquement les conséquences de ce constat :
« en raison de la saturation de ce territoire par le phénomène éolien, un AVIS DEFAVORABLE ».
Ces constatations n'ont rien perdu de leur pertinence. Bien au contraire.
Le territoire est toujours confronté à la même concentration d'éoliennes, aux mêmes effets d'encerclement, au même mitage et à la même pression croissante sur les paysages et le cadre de vie.
Dès lors, comment justifier aujourd'hui ce qui a été refusé hier dans le même secteur pour des motifs de saturation ?
Il serait pour le moins incohérent de considérer comme déterminants ces impacts pour les Brandières et de prétendre qu'ils deviendraient soudainement acceptables quelques kilomètres plus loin.
La saturation d'un territoire ne s'arrête évidemment pas à la limite administrative d'un projet.
Le présent dossier doit donc être apprécié à la lumière de la réalité territoriale déjà constatée par votre collègue et reconnue par le préfet : ce secteur a déjà largement payé son tribut au développement éolien.
Ajouter encore des machines ne ferait qu'aggraver une situation de saturation déjà identifiée.
Je vous demande donc, en toute cohérence avec l'avis rendu par M. Dolle et la décision préfectorale qui l'a suivi, d'émettre à votre tour un avis défavorable.
Bien cordialement.
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les bilans électriques 2024 et 2025 de RTE conduisent à une question élémentaire : pourquoi ajouter encore des éoliennes alors que le système électrique français connaît déjà une situation d’excédent ?
La consommation électrique demeure globalement stable et les hypothèses de forte croissance de la demande restent discutées. Dans le même temps, la France a exporté 92,3 TWh en 2025, davantage que la production cumulée de l’éolien et du solaire, soit 82,5 TWh.
Le problème de la France n’est donc manifestement pas l’insuffisance de production.
C'est même l'inverse : nous produisons suffisamment pour exporter massivement. RTE souligne lui-même que cette abondance de production décarbonée permet à nos voisins, notamment ceux dont l'électricité est davantage carbonée, de réduire leurs émissions.
Mais les objectifs fixés par l’article L.100-4 du Code de l’énergie concernent d’abord la politique énergétique française et la réduction des émissions sur le territoire national.
Dans ces conditions, quelle nécessité justifie encore ce projet ?
Le dossier n’apporte aucune réponse convaincante.
Il ne démontre ni un besoin particulier de production, ni une nécessité pour la sécurité d’approvisionnement, ni que cette nouvelle capacité serait indispensable à l’atteinte des objectifs légaux.
Au contraire, multiplier les installations intermittentes dans un système déjà largement exportateur soulève des difficultés croissantes : gestion des excédents, prix négatifs, contraintes sur le réseau, coûts pour la collectivité et nécessité d'adapter davantage le fonctionnement du parc nucléaire.
La question des finances publiques ne peut davantage être évacuée d'un revers de main. Dans un pays lourdement endetté, il est parfaitement légitime d'exiger que chaque nouvel investissement énergétique corresponde à un besoin réel, démontré et proportionné.
Or ce projet ne démontre rien de tel.
Il vient simplement s'ajouter à un stock déjà considérable de capacités existantes et de projets autorisés ou en développement, dans un contexte où la France exporte déjà des volumes massifs d'électricité.
Nous sommes donc invités à accepter de nouvelles nuisances et de nouveaux coûts sans même que la nécessité énergétique du projet soit établie.
Cette fuite en avant n'est pas une politique énergétique rationnelle. C'est du suréquipement.
Le porteur de projet doit démontrer l'utilité de son projet ; il ne peut se contenter d'invoquer abstraitement les objectifs de développement des énergies renouvelables pour justifier une implantation supplémentaire.
En l'absence de nécessité énergétique démontrée, dans un territoire déjà fortement sollicité par l'éolien, ce projet supplémentaire n'a aucune raison de prospérer.
Je vous demande donc d'émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Gaelle Hunt
Gaelle Hunt
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L’article 3 du décret n° 2026-76 du 12 février 2026 portant application de la PPE3 est pourtant sans ambiguïté :
« Pour l’éolien terrestre, le renouvellement des parcs existants sera privilégié. »
Cette orientation nationale semble purement et simplement ignorée par ENERTRAG.
L’entreprise exploite déjà de nombreux parcs éoliens dans la Vienne et ailleurs en France. Elle devait donc, avant de convoiter un nouveau site dans un territoire déjà saturé, examiner prioritairement le renouvellement, le repowering et l’optimisation de ses installations existantes.
Or le dossier ne démontre absolument pas que cette recherche ait été menée.
Cette carence est d’autant plus grave qu’elle rejoint directement l’obligation de rechercher les solutions de substitution raisonnables prévue par l’article R.122-5 du Code de l’environnement. Où est l’étude comparative ? Quels parcs existants ont été examinés ? Pourquoi leur renouvellement aurait-il été écarté ? Le dossier ne le dit pas.
ENERTRAG préfère manifestement ajouter de nouvelles machines et de nouveaux impacts à un territoire déjà lourdement équipé plutôt que de commencer par utiliser les possibilités offertes par les sites existants.
C’est précisément l’inverse de la logique affichée par la PPE3.
Le même constat ressort du SRADDET, qui privilégie le renouvellement des installations dans les secteurs déjà densément équipés plutôt que la fuite en avant consistant à multiplier les nouveaux parcs.
On nous demande donc d’accepter un projet supplémentaire sans que son promoteur ait démontré qu’il était préférable à une solution pourtant expressément privilégiée par les orientations nationales et régionales.
Ce n’est pas une véritable recherche d’alternative : c’est un choix de site effectué d’avance, auquel le dossier tente ensuite de trouver une justification.
Dans un territoire déjà saturé, cette absence de démonstration est rédhibitoire.
Je vous demande donc de relever cette insuffisance majeure et d’en tirer la seule conséquence cohérente : un avis défavorable au projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération.
Gaelle Hunt
Hélène Moreau
Je suis contre cette installation d'éoliennes car on nous parle déjà de surplus de production d'électricité et en plus on ne sais pas comment les recycler !
Jupiter Sen
M Michaud, commissaire enquêteur,
Irrégularités réglementaires
Le comité de projet mis en place par le porteur ne semble pas avoir communiqué l'ensemble des informations exigées par la réglementation en vigueur. Par ailleurs, aucune réponse n'a été apportée à l'avis défavorable exprimé par la municipalité lors de cette réunion. Ce silence interroge sur la réalité de la concertation menée en amont et sur la prise en compte effective des positions locales.
Je relève aussi que la notification du résumé non technique a été transmise à titre de simple information, sans attirer l'attention du public sur les délais de réponse prévus par la loi. Cette manière de procéder me paraît de nature à priver certains citoyens de leur droit effectif à participer dans les temps impartis. Je demande que cette irrégularité soit signalée dans le rapport.
Respectueusement
Jupiter Sen
Gill Cina
J’ai vu le paysage se transformer. Nous sommes cernés par d’immenses parc éoliennnes qui clignotent toute la nuit et dominent nos campagnes. Je n’y vois aucun avantage pour notre région, les éoliennes ne sont pas un attraction touristique ! Seulement un coût exorbitant pour nous maintenant et nos generations de l’avenir.
Le plupart les propriétaires des champs a déjà couvrir leur bâtiment avec des panneaux solaires, déjà profit grâce à l’état et nous.
Nous avons une centrale nucléaire qui emploie réellement nos gens; les éoliennes ne sont pas fabriquées en France .
Jean-Louis Butré
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je connais intimement ce territoire. Mon père était originaire de Sepvret, au cœur du pays civraisien, j’ai passé une partie de mon enfance dans cette région et je réside aujourd’hui à Rouillé, dans la Vienne, commune désormais entourée d’éoliennes et confrontée à de nouveaux projets. Je connais donc ce pays, ses villages, ses routes et ses paysages depuis toujours.
En 1955, je partais avant l’aube avec mon grand-père pêcher sur la Vonne, près de Lusignan. La Vienne et les Deux-Sèvres, c’était le pays des haies, des chemins creux, des petites rivières, des moulins et des prairies : un bocage vivant, riche et paisible que nous pensions éternel.
Puis vint le remembrement. J’ai vu disparaître les haies, les chemins et les petits champs. Des villages autrefois enfouis dans la verdure se sont retrouvés au milieu d’immenses plaines. On nous expliquait que c’était le progrès. Nous savons aujourd’hui ce que cette transformation brutale nous a fait perdre.
Le Directrice de la DREAL de Poitiers estimait il a 10 ans que 60% de la biodiversité avait déjà disparue ...
C’est pourquoi je ne peux accepter que la Vienne et les Deux-Sèvres subissent aujourd’hui une seconde destruction de leurs paysages, avec une accumulation d’éoliennes , un non sens éologique , qui conduit ce territoires à la saturation et à l’encerclement.
Autour de Surin, près de 240 éoliennes sont déjà construites ou autorisées dans un rayon de 20 kilomètres. Ajouter encore des machines dans un territoire aussi fortement équipé ne peut plus être considéré comme un projet isolé : c’est l’ensemble de leur impact sur le paysage, les habitants et la biodiversité qu’il faut juger.
Un paysage n’est pas un espace vide que l’on peut vendre et industrialiser jusqu’à saturation. Il appartient à tous. Il est notre cadre de vie, notre mémoire et un patrimoine que nous transmettons. À quoi ressembleront demain le Civraisien, la Gâtine et le pays de Lusignan si chaque nouveau projet est accepté au motif qu’il ne représente que quelques éoliennes supplémentaires ?
J’ai vu disparaître une grande partie du bocage de mon enfance et j’ai regretté de ne pas avoir davantage agi lorsqu’il était encore temps. Aujourd’hui, depuis Rouillé, je vois une nouvelle transformation de ce territoire se produire sous mes yeux. Je ne veux pas rester silencieux une seconde fois.
Après le saccage du bocage, ne saccageons pas les derniers horizons du Poitou. Il est temps de savoir dire : assez.
Pour ces raisons, je demande qu’un avis défavorable soit donné à ce projet.
Contribution anonyme
Ce périmètre géographique (le Nord de la Nouvelle-Aquitaine) est déjà saturé d’éoliennes. Cela dégrade l’environnement, l’impact visuel et fait baisser le foncier. Au que l’on soit dans cette zone, on en voit. Si des éoliennes doivent encore être installées (remplir les poches de certains), alors elles doivent être installées entre Angoulême et les Pyrénées. Idéalement dans le jardin des investisseurs.
Contribution anonyme
Avis défavorable au projet éolien de Surin
Je suis fermement opposé à ce nouveau projet éolien à Surin.
Le Sud-Vienne et le Nord-Charente sont aujourd’hui des territoires déjà largement saturés par les éoliennes. Il suffit de parcourir nos routes et nos chemins pour constater à quel point elles ont progressivement pris place dans nos paysages. Ce qui était autrefois un paysage rural, bocager et ouvert devient, à certains endroits, un paysage dominé par les mâts et les pales.
Et il faut bien regarder les choses à l’échelle du territoire : une éolienne ne s’arrête pas aux limites de la commune qui l’accueille. Elle se voit à plusieurs kilomètres et, surtout, elle s’ajoute à toutes celles qui existent déjà. Ce n’est donc pas un parc de plus qu’il faut regarder, mais l’ensemble de ces parcs et l’effet d’accumulation qu’ils produisent.
Des paysages et un patrimoine qui méritent d’être préservés
Le secteur de Surin possède pourtant une vraie identité. Ses paysages bocagers, ses haies, ses chemins, ses vallonnements, ses villages et ses hameaux constituent un patrimoine à part entière.
On parle souvent du patrimoine uniquement lorsqu’il s’agit d’un monument classé. Mais le patrimoine, c’est aussi un paysage, une silhouette de village, une église au milieu de la campagne, un chemin bordé de haies, une perspective que l’on connaît depuis toujours. C’est tout ce qui donne à un territoire son caractère et qui fait qu’il ne ressemble pas à un autre.
Les éoliennes, par leur hauteur et leur dimension, changent forcément cette perception. Elles deviennent des éléments très présents dans les perspectives et peuvent entrer en concurrence visuelle avec les villages, les clochers, les demeures anciennes ou les paysages qui les entourent.
Il ne suffit donc pas de dire qu’une éolienne est située à telle distance d’un monument pour considérer que le patrimoine est préservé. La question est aussi celle des perspectives et de l’effet cumulé : à force de multiplier les parcs, combien de paysages resteront réellement préservés de ces installations industrielles.
Ce territoire est également riche en biodiversité. Ceux qui vivent ici ou qui prennent simplement le temps de parcourir la campagne le savent.
On peut notamment y observer la Pie-grièche, l’Élanion blanc, le Milan royal, l’Outarde ou encore l’Œdicnème criard. Cette richesse mérite mieux que des études réalisées ponctuellement pour répondre aux exigences réglementaires.
Il suffit de s’intéresser réellement au terrain pour constater que les oiseaux ne se déplacent pas uniquement dans les secteurs identifiés sur une carte. Les couloirs de déplacement et de migration peuvent être diffus, évoluer selon les saisons et les conditions météorologiques et être différents d’une année à l’autre.
Une véritable connaissance de ces enjeux demande du temps, des observations régulières et des suivis sur le long terme. Quelques semaines ou quelques passages sur le terrain ne peuvent pas nécessairement rendre compte de la réalité d’un territoire vivant.
Il faut également prendre en compte les effets cumulés de tous les parcs déjà présents. Même si chaque projet pris séparément semble avoir un impact « maîtrisé », leur multiplication finit forcément par avoir des conséquences sur les paysages et les milieux naturels.
Jusqu’où faut-il aller ?
Pourquoi faudrait-il toujours demander davantage au même territoire ?
Le Sud-Vienne et le Nord-Charente ont déjà largement participé au développement de l’éolien. Il est aujourd’hui légitime de considérer que certains secteurs doivent être préservés et que la saturation doit réellement être prise en compte dans les décisions.
Surin possède des paysages, un patrimoine et une biodiversité qui ont une valeur. Une fois ces paysages transformés, il sera impossible de revenir en arrière.
Pour toutes ces raisons, je demande que ce projet ne soit pas autorisé.
Non à cet énième projet éolien à Surin. Préservons ce qui fait encore la beauté et l’identité de notre territoire.
Raphaël Coirier
Stop à ce projet inutile qui détruit la biodiversité
Jessica Bourgoin
Trop d'éoliennes chez nous. On ne peut pas voir un paysage sans.
Marie Guiot du Doignon
Jusqu'à quand va t'on implanter des éoliennes au mépris des habitants qui sont encerclés par ces machines.
Si il n'y avait pas autant d'argent à la clef, les sociétés seraient moins empressées à en poser partout...
MICHEL FAURE
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
En tant que président de l’association ECC, je vous fais part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN»
LES ETUDES ACOUSTIQUES NE PERMETTENT PAS DE GARANTIR L’INOCCUITE DU PROJET.
Le projet est situé au milieu d’habitations. C’est dans leur jardin qu’ont été positionnés 8 points de mesures distants de 500m à 657m du projet. Compte tenu de la densité des éoliennes, le sujet des acoustiques y est donc fondamental.
Pour réduire les coûts (caractéristique d'ENERTRAG) la campagne a été limitée à une courte campagne de prélèvements du 18/03/24 au 4/04/24 ; les recommandations du guide méthodologique des études d’impact qui préconisaient une répartition suivants les saisons notamment, pour viser la période estivale (période où les habitants laissent leur croisées ouvertes la nuit…), n’ont pas été respectées.
Les études acoustiques ont été basées initialement sur l’arrêté ministériel du 22 juin 2020 ; hélas pour le BE, cet arrêté qui tentait de faire prospérer la méthodologie de la pseudo norme NFS 31 114, a été annulé rétroactivement par le Conseil d’Etat, alors même que l’acousticien rédigeait ses conclusions.
Et en final, le BE s’est raccroché directement à la méthode décrite dans cette pseudo norme; on notera que nonobstant l’énoncé de Légifrance de l’arrêté du 26 août 2011, NFS 31 114 n’est jamais devenu une norme. Le groupe d'experts de l'AFNOR ne l’a jamais validé en raison de profondes divergences sur sa capacité réelle à mesurer les nuisances sonores des éoliennes et sur le recours aux médianes de bruit.
En particulier, la méthodologie de la NFS 31 114, retient la méthode dite de la « médiane » qui modifie les bruits résiduels et minore artificiellement les émergences constatées. La sécurité juridique de cette campagne de mesures n’est donc pas assurée. La méthode consiste à faire un traitement mathématique à partir d’échantillons de prélèvements et à ne retenir comme résultat de la mesure que la médiane des valeurs échantillonnées.
Ceci a deux effets au prpofit des promoteurs éoliens :
PREMIER EFFET : LE BRUIT RESIDUEL.
Le bruit résiduel (bruit ambiant du site sans activité et sans les sources de bruit incriminées) est ARTIFICIELLEMENT REHAUSSE ; il est aisé de voir les effets de ce traitement mathématique sur les schémas communiqués. Avec cette méthode, les bruits résiduels calculés s’affichent tous supérieurs à 40 dBA dans la plage de vent 4-7 m/s ce qui faux sur les échantillons communiqués où, par définition, la moitié des prélèvements s’affichent inférieure à cette mesure, voire très inférieure.
DEUXIEME EFFET : LES EMERGENCES DES BRUITS DES EOLIENNES SONT GOMMEES. Le bruit des éoliennes n’est pas stable ; c’est un bruit impulsionnel, marqué par des pics réguliers liés au passage des pales devant le mât (bruits de type « whoof-whoof ») ; ce bruit parfaitement artificiel, ne peut pas être représenté par une valeur centrale.
Or la méthose écrête systématiquement ces pics, les invisibilise et produit une fausse image d’un bruit uniforme afin de le rendre tolérable. C'est grâce à une trame mathématique propre, régulière, rigoureusement bordée, mais fictive, qu'à une ambiance sonore « normale» d’un milieu naturel, vient se substituer une ambiance industrielle, « artificielle ».
Il est absurde et dangereux de considérer qu’un tel niveau est admissible, sous prétexte que l’indicateur utilisé permet d’en éluder la portée. C’est un tour de passe-passe méthodologique qui a pour effet d’évacuer l’intensité du trouble sonore réellement subi par les riverains, notamment de nuit, alors que l’impact du bruit éolien sur le sommeil est aujourd’hui reconnu par l’ANSES et l’Académie nationale de médecine.
Le recours à la médiane, dans ce cadre, est scientifiquement infondé et illégal.
C’est donc l’ensemble du raisonnement acoustique qui doit être tenu pour inopérant, car bâti sur une combinaison de méthodes illégitimes, de données manipulées et de seuils gelés artificiellement. Le promoteur n’est pas capable démontrer que l’innocuité des nuisances sonores de son site alors que le sujet des nuisances sonores y sera fondamental.
ECC EMET UN AVIS DEFAVORABLE
MICHEL FAURE
Monsieur le Commissaire Enquêteur
En tant que président de l’association « Environnement Confolentais et Charlois -ECC » je vous fais part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN » de la société ENERTRAG POITOU CHARENTES XIV SAS situé sur la commune de Surin dans la Vienne et comportant trois éoliennes d’une hauteur de 180 mètres bout de pale et d’un poste de livraison
ECC est une association déclarée en préfecture sous le numéro W163001030 et ayant son siège social à Gorce, 16490 Pleuville. ECC a pour objet la protection de l’environnement, notamment de la faune, de la flore, du patrimoine culturel et des paysages, contre toutes les atteintes et nuisances qui pourraient lui être portée, entre autres par l’implantation d’éoliennes et des équipements qui leur sont liés et sa zone de compétence s’étend sur 22 communes situées dans le sud du département de la Vienne et le nord du département de la Charente ; la commune SURIN, lieu d’implantation du projet du pétitionnaire fait partie de la zone de compétence de ECC.
Cet avis défavorable est motivé par le CALCUL FAUX DU CARBONE EVITE.
LE PETITIONNAIRE AFFIRME (PAGE 287) QUE LE PARC EOLIEN DE LA PLAINE DU NUTIN PRODUIRA 39,7 ET 43,0 GWH/AN… QUE SON INTEGRATION AU RESEAU ELECTRIQUE PERMETTRA THEORIQUEMENT D’EVITER CHAQUE ANNEE L’EMISSION DE 1 743 A 1 888 TONNES DE CO2 PAR RAPPORT AU SYSTEME ELECTRIQUE FRANÇAIS ET QU’ENFIN LE BILAN EST NETTEMENT POSITIF.
Ce bilan carbone est faux. D’abord le taux d’émission d’eq CO2 qu’il retient pour le mix français de 58 g eq CO2/ kWh n'est pas exact. En 2025, le mix électrique français a provoqué l’émission de 10,9 millions de tonnes eq CO2 pour une production totale de 545,7 TWh (voir rapport RTE 2025), soit après réduction, 19,98 tonnes eq CO2/GWh.
Le chiffre de production de 39,7 à 43 GWH/an est fantaisiste. On retiendra raisonnablement une production de 29 GWh annuelle conformément au plan d’affaire de son dossier financier.
Dès lors le CO2 évité pour 29 GWh d’électricité d’origine éolienne produite annuellement se monte à :
• Une éolienne sur son cycle de vie provoque l’émission de 14,1 kg CO2 par MWh produit (extrait de la base EMPREINTE de l’ADEME), soit 14,1 tonnes/GWh
• En 2025, le mix électrique français a provoqué l’émission de 19,98 tonnes/GWh.
En produisant annuellement 29 GWh d’électricité éolienne, le CO2 réellement évité en France serait donc au mieux [(19,981 -14,1) tonnes CO2 /GWh]*29 GWh, soit 170 tonnes et non les 1743 à 1888 tonnes eq CO2/ an annoncés.
L’étude du carbone évité est fausse dans un rapport de 1 à 10,5.
LE BILAN CARBONE EST FAUX ; ECC EMET UN AVIS DEFAVORABLE SUR LE PROJET PLAINE DE NUTIN
MICHEL FAURE
Monsieur le Commissaire
En tant que président de l’association ECC, je vous fais part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN
Cet avis défavorable est motivé par L’ANALYSE DE L’IMPACT DU PROJET SUR LE CLIMAT QUI EST FAUSSE
POINT 1
Le code de l’environnement dispose que « la lutte contre l'intensification de l'effet de serre et la prévention des risques liés au réchauffement climatique sont reconnues priorités nationales. » (Article L 229-1 du Code de l’Environnement).
En application de la priorité nationale mentionnée ci-dessus, il est stipulé à l’article R122-5 dudit Code que l’étude d’impact du projet doit mentionner un certain nombre de rubriques obligatoires et notamment dans le paragraphe 5° alinéa f) de cet article, l’obligation pour le porteur du Projet de décrire les incidences notables que le Projet est susceptible d'avoir sur l'environnement résultant, entre autres « DES INCIDENCES DU PROJET SUR LE CLIMAT ET DE LA VULNERABILITE DU PROJET AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ».
DIRE QUE LA PRODUCTION DU PARC EOLIEN SE SUBSTITUERAIT AUX PRODUCTIONS FOSSILES EST UNE FICTION.
LE PETITIONNAIRE EXPLIQUE (PAGE 287 DE SON ETUDE D’IMPACT SANS ANNEXE) QUE LA PRODUCTION DU PROJET VIENDRAIT SE SUBSTITUER AUX AUTRES MODES DE PRODUCTION DU MIX ELECTRIQUE FRANÇAIS ….
Quand une production d’énergie renouvelable est ajoutée au mix, elle ne se substitue pas à la moyenne des moyens de production, dans le contexte énergétique français.
L’électricité d’origine éolienne est produite aléatoirement.
Compte tenu de sa priorité d’accès au réseau du fait du privilège conféré par les règles du marché européen, la production éolienne prioritaire vient réduire, quand elle arrive, la production majoritaire du parc français, soit la production nucléaire QUI DOIT ETRE MODULEE EN PUISSANCE.
Donc l’électricité éolienne qu’elle soit terrestre ou en mer, quand elle se produit, vient réduire la production nucléaire. Or l’électricité nucléaire est une électricité plus décarbonée que l’électricité éolienne (extrait base EMPREINTE de l’ADEME) :
- Un kWh éolien émet 14,1 kg eq CO2
- Un kWh nucléaire émet 3,7 kg eq CO2
En remplaçant de la production nucléaire par de la production éolienne, on provoque une augmentation des émissions de CO2 eq et non l’inverse.
POINT 2 :
COMPARER AVEC LES EMISSIONS EUROPEENNES N’EST PAS PERTINENT
ON EXPLIQUE (PAGE 267 DE L’EIE) QUE LE TAUX D’EMISSION DE LA PRODUCTION ELECTRIQUE EST DE 420 G EQ.CO2/KWH POUR L’UNION EUROPEENNE ET QUE L’INTEGRATION AU RESEAU ELECTRIQUE DU PARC DE LA PLAINE DU NUTIN PERMETTRA THEORIQUEMENT D’EVITER CHAQUE ANNEE L’EMISSION DE … 16 114 A 17 454 TONNES DE CO2 PAR RAPPORT AU SYSTEME ELECTRIQUE EUROPEEN.
Le pétitionnaire ignore totalement les règles européennes.
Selon différents règlements européens contraignants n°2013/525, 2018/ 842 et 2021/ 1119, chaque Etat-membre est responsable de ses propres réductions d’émissions, ces règlements détaillant les mécanismes pour la surveillance et la déclaration des émissions de GES.
En mettant en avant le carbone soi-disant évité au niveau européen, il méconnait ces règles
EN RAISON DE CETTE ANALYSE FAUSSE SUR L'IMPACT SUR LE CLIMAT DU PROJET, ECC EMET UN AVIS DEFAVORABLE
Mickaël MICHAUX
Objet : Le patrimoine de Surin sera réellement affecté
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le RNT reconnaît que les deux monuments historiques présents dans l’aire d’étude immédiate auront une relation visuelle avec le projet.
L’impact sur l’église de Surin est qualifié de modéré. Le château de Beauregard et le site inscrit de l’église et du cimetière d’Asnois présentent également un impact modéré.
Une éolienne de 181 mètres change profondément les rapports d’échelle avec un patrimoine bâti ancien et avec un paysage rural.
La valeur patrimoniale ne réside pas uniquement dans les murs d’un monument, mais également dans son environnement et ses perspectives.
Avec les parcs déjà présents autour de Surin, je considère qu’il faut désormais préserver les paysages encore disponibles.
Pour cette raison, un avis défavorable doit être émis.
Bien cordialement.
MICHEL FAURE
Monsieur le Commissaire Enquêteur
En tant que président de l’association « Environnement Confolentais et Charlois -ECC » je vous fais part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN » de la société ENERTRAG POITOU CHARENTES XIV SAS situé sur la commune de Surin dans la Vienne et comportant trois éoliennes d’une hauteur de 180 mètres bout de pale et d’un poste de livraison
ECC est une association déclarée en préfecture sous le numéro W163001030 et ayant son siège social à Gorce, 16490 Pleuville. ECC a pour objet la protection de l’environnement, notamment de la faune, de la flore, du patrimoine culturel et des paysages, contre toutes les atteintes et nuisances qui pourraient lui être portée, entre autres par l’implantation d’éoliennes et des équipements qui leur sont liés et sa zone de compétence s’étend sur 22 communes situées dans le sud du département de la Vienne et le nord du département de la Charente ; la commune SURIN, lieu d’implantation du projet du pétitionnaire fait partie de la zone de compétence de ECC.
CET AVIS DEFAVORABLE EST MOTIVE PAR DES ANNONCES SUR LA PRODUCTION D’ELECTRICITE PARFAITEMENT FANTAISISTES
Dans le résumé non technique ainsi que dans l’étude d’impact, le projet est annoncé comme ayant
• Soit une puissance de 12,6 MW avec des turbines VESTAS
• Soit une puissance de 17,7 MW avec des turbines NORDEX
Et les présentations indiquent que la production électrique annuelle serait comprise dans une fourchette de fourniture de 39,7 à 43,0 GWh/an d’électricité en convertissant l’énergie du vent…
Affirmer une telle production pour une telle puissance reviendrait à dire que sur le site le facteur de charge espéré serait compris entre 27% et 35% ce qui est parfaitement absurde d’autant plus que le promoteur ambitionne de le rendre opérationnel pendant 30 ans…
En fait, s’agissant des sites éoliens terrestres en France les facteurs de charge se présentent sur une moyenne de 23% sur une période de 10 ans étant noté par ailleurs, que ce facteur a plutôt tendance à baisser à cause de l’explosion des heures de marché à prix négatif ou nul où le régulateur impose une interruption de service.
En fait, il faut se reporter à la production annoncée dans l’analyse financière, plus raisonnable où il est prévu une production nette annuelle comprise entre 28,6 GWh et 30,9 GWh , suivant la version des puissances adoptées.
Ce qui paraît beaucoup plus réaliste.
Quoiqu’il en soit, afficher une production de 39 à 43 GWh annuelle de production, soit avec une exagération de 30% dans les documents mis à disposition du grand public et des élus est trompeur.
LA PRODUCTION ANNONCEE EST COMPLETEMENT FAITAISISTE ET POUR CE MOTIF, ECC EMET UN AVIS DEFAVORABLE SUR LE PROJET.
MICHEL FAURE
Monsieur le commissaire Enquêteur
En tant que président de l’association « Environnement Confolentais et Charlois -ECC » j’ai l’honneur de vous faire part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN » .
CE PROJET EST UN MONTAGE FINANCIER TOTALEMENT SPOLIATEUR DES INTERETS DU CONTRIBUABLE ET CONSOMMATEUR FRANÇAIS.
Dès que la capacité non pilotable dépasse un seuil de 10 -15% de la puissance connectée, il y a une énorme variabilité des prix spot. Par ailleurs, ces systèmes de production intermittents sont à coût marginal nul.
Augmenter la part de production à coût marginal nul, a pour effet d’orienter à la baisse la moyenne des prix spot avec une moyenne de 50 €/MWh. Cette baisse de prix n'est pas au bénéfice du consommateur parce que l’Etat garantit aux systèmes intermittents un prix fixe de rachat obligatoire, quels que soient les besoins du marché, avec priorité d’accès au réseau et ceci sur des durées très longues (20 ans).
AVEC CETTE GARANTIE DE RACHAT, LE PROMOTEUR EXPLIQUE DANS LE DOSSIER (CAPACITES FINANCIERES), QU’IL COMPTE SUR UN REVENU TOTAL DE 81 M€ SUR 30 ANS, SOIT UN PRIX DE VENTE DE L’ELECTRICITE DE 94 €/MWH.
Le prix garanti comprend une subvention d'environ 45 €/MWh sur les 94 €/MWh du business plan (48% du prix de vente).
Face à ce revenu le promoteur a adopté l’organisation industrielle suivante :
LES TURBINES SONT IMPORTEES ; L’INVESTISSEMENT REPRESENTE 31% DU REVENU (soit 25,08 M€). Les sociétés qui les fournissent sont cotées et affichent des prix en sortie usine. Ce montant net s’élève en moyenne à 16,4 M€ . On comprend donc, qu’à partir de cet achat, ENERTRAG ajoute en frais de logistique et d’installation, 7,3 M€ en moyenne.
L’INTERÊT BANCAIRE REPRESENTE 14% DU REVENU (11,3 M€). Pour assurer le financement du projet, ENERTRAG lève des obligations ; ces obligations, cotées à Düsseldorf, ainsi que l’explique naïvement le dossier, « ce type de financement obligataire est apprécié parce qu’il est peu risqué » et qu’il facilite le « VERDISSEMENT » des portefeuilles de crédit des institutions financières qui les souscrivent …(voir page 17 du dossier technique et financier).
L’IMPOT SUR LES SOCIETES REPRESENTE 14 % DU REVENU (11,1 M€). Avec un taux réduit à 14% (l’IS en France est de 25 %). Le coté cocasse de l’opération est que cet IS sert, entre autres, à subventionner le prix de l’électricité pour le maintenir artificiellement à plus de 48% au-dessus du prix de marché. On est dans un système Shadock dont le consommateur français est le pigeon.
EXPLOITATION, MAINTENANCE, GESTION, AGREGATION REPRESENTENT 16% DU REVENU (12 ,3 M€). Tout Tout est assuré par des filiales d’Enertrag et la prestation est donc importée dans son ensemble.
LE RESULTAT NET DE L’OPERATION S’AFFICHE FACIALEMENT A 12,3 M€ (15,2%) ; ce résultat sera intégralement remonté en dividendes.
Les seules dépenses locales qui restent en France – hormis l’IS- se montent à 8,05 M€ (10%) sont les loyers, l’IFER et quelques dépenses très marginales.
En résumé, le projet vise à vendre pendant 30 ans de l’électricité inutile à un tarif subventionné à presque 50% de son prix de production réel et les trois quarts des revenus dégagés par le site éolien viennent peser sur la balance commerciale française : Matériels importé, Services divers fournis par Enertrag (exploitation, maintenance, gestion technique, commerciale, agrégation etc…), Intérêts payés à des obligataires qui cotent leurs titres en bourse de Düsseldorf, Résultat net remonté en dividendes au groupe privé ENERTRAG, groupe détenu par un ingénieur de l’ex-RDA, le Dr Jörg Müller qui a fait ses études à Moscou (Institut d'énergie de Moscou - Université technique).
Le solde se décompose en 14% d’IS remonté dans le budget de l’Etat qui sert entre à maintenir un prix d’électricité artificiel, subventionné au détriment du consommateur.
Seules 10% de dépenses diverses restent locales et la provision pour démantèlement, insuffisante, est réduite à sa plus simple expression.
LE MONTAGE EST UNE PURE SPOLIATION DES INTERETS FRANCAIS ET ECC EMET AVIS DEFAVORABLE SUR LE PROJET
Mickaël MICHAUX
Objet : Des risques importants pour l’avifaune
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je souhaite attirer l’attention sur les risques que le projet éolien de la Plaine du Nutin fait peser sur l’avifaune locale et migratrice.
Le RNT démontre lui-même la forte richesse ornithologique du secteur : 77 espèces ont été observées en période de nidification, dont 24 espèces patrimoniales hors rapaces, auxquelles s’ajoutent neuf espèces patrimoniales de rapaces. Deux sites potentiels de reproduction de la Bondrée apivore ont notamment été identifiés, ainsi qu’un territoire d’Élanion blanc.
Le secteur constitue également un espace important pour la migration : 64 espèces migratrices ont été recensées, dont plus de 300 Grues cendrées. Le RNT reconnaît des enjeux forts concernant le Pluvier doré, le Vanneau huppé et les rassemblements postnuptiaux d’Œdicnèmes criards, ainsi que la localisation du projet dans le couloir de migration de la Grue cendrée.
Plus préoccupant encore, l’éolienne E2 sera implantée dans une parcelle ayant accueilli l’un des trois couples d’Œdicnèmes criards détectés en 2023.
Le dossier reconnaît lui-même trois types d’impacts : perte d’habitat, effet barrière et risque de collision. Il prévoit d’ailleurs plusieurs arrêts ou programmations préventives des éoliennes pour protéger l’Œdicnème criard et les rapaces.
La nécessité même de multiplier ces mesures de réduction montre que le site présente une sensibilité avifaunistique réelle. Dans un territoire déjà fortement équipé en éoliennes, il me paraît préférable d’appliquer pleinement le principe d’évitement plutôt que d’ajouter trois machines de 181 mètres dans un secteur aussi fréquenté par les oiseaux.
Cessons de saccager notre nature qui souffre déjà du dérèglement climatique.
Pour ces raisons, j’émets un avis défavorable au projet de la Plaine du Nutin.
Bien cordialement.
Mickaël MICHAUX
Objet : Quatre hameaux subiront un impact paysager « fort »
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le RNT apporte une information qui me semble essentielle : dans l’aire d’étude immédiate, quatre hameaux subiront un impact qualifié de fort par l’étude elle-même : La Bigauderie, La Vigne, Le Nutin et La Faye.
Sept autres hameaux connaîtront un impact modéré. Les routes D35 et D35a auront également un impact modéré, voire localement fort.
Il ne s’agit donc pas d’une simple appréciation subjective d’opposants au projet : l’impact fort sur plusieurs lieux de vie est reconnu par le dossier du promoteur.
Je considère qu’un projet industriel qui occasionne un impact paysager fort sur quatre hameaux habités n’est pas correctement intégré dans son territoire.
La recherche d’une meilleure variante ne suffit pas : la véritable mesure d’évitement serait de ne pas réaliser ce parc.
Bien cordialement.
MICHEL FAURE
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
En tant que président de l’association « Environnement Confolentais et Charlois -ECC » j’ai l’honneur de vous faire part de notre avis DEFAVORABLE sur le projet PLAINE DU NUTIN » de la société ENERTRAG POITOU CHARENTES XIV SAS situé sur la commune de Surin dans la Vienne et comportant trois éoliennes d’une hauteur de 180 mètres bout de pale et d’un poste de livraison
ECC est une association déclarée en préfecture sous le numéro W163001030 et ayant son siège social à Gorce, 16490 Pleuville. ECC a pour objet la protection de l’environnement, notamment de la faune, de la flore, du patrimoine culturel et des paysages, contre toutes les atteintes et nuisances qui pourraient lui être portée, entre autres par l’implantation d’éoliennes et des équipements qui leur sont liés.
Sa zone de compétence s’étend sur 22 communes situées dans le sud du département de la Vienne et le nord du département de la Charente ; ce territoire compte 10.184 personnes au dernier recensement et occupent une surface de 643 km² environ ; la commune SURIN, lieu d’implantation du projet du pétitionnaire fait partie de la zone de compétence de ECC.
CET AVIS DEFAVORABLE EST MOTIVE PARCE QUE LE PROJET EST TOTALEMENT INUTILE POUR LES BESOINS DE LA PRODUCTION ELECTRIQUE EN FRANCE
La production prévue par le projet est (suivant la puissance retenue de 12,6 MW avec des turbines VESTAS ou de 17,7 MW avec des turbines NORDEX).
Le plan d’affaires présenté dans le dossier sur les capacités financières du groupe ENERTRAG SE, fait état d’une production nette annuelle de 28 GWh environ.
Ce projet s’ajouterait déjà à une production électrique déjà largement excédentaire sans pour autant améliorer l’empreinte carbone du mix français qui est un des meilleurs d’Europe et bien meilleur à celui de l’Allemagne, pays d’origine du promoteur.
Toutes les considérations du dossier sur la décarbonation nécessaire de la production électrique, sur les plans de la Nouvelle Aquitaine et sur les engagements issus de la COP de Paris sont donc parfaitement inutiles.
S’agissant plus précisément du mix de production française, on rappelle qu’en 2025,
- La production électrique française s’est élevée à 547,5 TWh,
- La consommation nationale qui a baissé de 10% à partir de 2015, plafonne depuis à 451,2 TWh
- Le solde net des exportations 2025 se sont montées à 92,3 TWh environ.
Dans le même temps, la production des énergies intermittentes (éolien et solaire), non pilotables, se sont élevées à 82,5 TWh.
Si aucune production intermittente n’existait, la France resterait néanmoins exportatrice…
Par ailleurs, compte tenu de la part de plus en plus importante des moyens de production non pilotables dans le mix énergique français (cette capacité dépasse maintenant 35% de la capacité de production installée), on assiste à une explosion des heures à prix de marché négatif ou nul.
Ce nombre d’heures double d’année en année et elles ont atteint plus de 10% du temps mi 2026.
Ceci correspond à des productions d’électricité non maitrisées ; les systèmes non pilotables produisent suivant les caprices de la météorologie et sont indépendants les besoins réels du réseau électrique.
Quand ce phénomène se produit, le régulateur organise la production de deux manières :
- soit l’électricité est exportée mais cette exportation est réalisée à vil prix au profit des voisins,
- soit le régulateur impose des arrêts aux producteurs intermittents ; les arrêts des systèmes non pilotables sont de plus en plus fréquents; on notera que les arrêts imposés sont financièrement compensés.
Dans les deux cas (export à vil prix, arrêt financièrement compensé), la facture est payé par le consommateur sur sa facture d’électricité ou par le contribuable via le budget de l’Etat.
Dès lors, rajouter un système supplémentaire de production non pilotable n’a aucun intérêt pour la collectivité : cela joue incontestablement sur l’augmentation générale des prix de l’électricité et n’a aucun impact sur le l’empreinte carbone de la production électrique française.
POUR CETTE RAISON, ECC EMET UN AVIS DEFAVORABLE SUR LE PROJET « PLAINE DU NUTIN ».
Michel Faure
Marc Darmigny
Monsieur le commissaire enquêteur,
En page 55 du document « tome_44_MN_Surin_complet_V3_0126.pdf » Enertrag produit une carte extraite de la page 77 du Schéma Régional Eolien (SRE) de Poitou-Charentes établi par la DREAL (ici) en 2012 pour justifier du classement de la ZIP est en zone favorable.
C’est faux, l’emplacement de la ZIP de Surin n’est pas en zone favorable !
La DREAL précise dès la page 12 que « le SRE est établi à une échelle régionale et prend, par conséquent, en considération les enjeux à ce niveau. Les cartes indicatives ne doivent pas faire l'objet de «zooms » à l'échelle desquels elle perd sa pertinence. »
La carte établie par SIGENA (Services de l'Information Géographique de l'Etat Nouvelle-Aquitaine) (https://carto.sigena.fr/1/sre_consultation.map) place les éoliennes de la Plaine du Mutin en « zone avec de forts enjeux avérés » Elles sont bien visibles sur la carte dans le fichier joint avec les positions précises des éoliennes.
Veuillez noter, Monsieur le commissaire enquêteur, que je suis opposé à ce projet éolien de la Plaine du Nutin.
Marc Darmigny
Martine DARMIGNY
Page 6 du document «Note de présentation non technique du parc éolien de la Plaine du Nutin »
Description du projet Dans :
Un site présentant des atouts Nota : Ce chapitre dédié au choix du site est une rédaction ENERTRAG.
ENERTRAG SE prospecte sur le territoire de la Vienne et plus particulièrement le sud du département depuis 2006. Ce territoire s’inscrit en effet dans une zone déterminée comme favorable à l’éolien par le SRE du Poitou-Charentes.
Enertrag devrait savoir que le SRE du Poitou-Charente a été annulé
C’est connu de tout le monde sauf des promoteurs éoliens !!!
Surin est déjà impacté par d’autres éoliennes, il n’est pas nécessaire d’en rajouter
De plus l’ex région Poitou-Charente participe plus qu’il ne faut à l’implantation d’ENR, que ce soit : éolienne, panneaux photovoaïques ou agrivotaïques. C’est une région saturée de ces ENR.
Avec tout çà, la région Nouvelle Aquitaine a largement atteint ses objectifs
Je suis donc totalement opposée à cette implantation et vous demande, Monsieur l’Enquêteur, de vous saisir de toutes ces oppositions pour vous prononcer contre ce projet
Marc Darmigny
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je vous prie de recevoir ma contribution sur un point particulier de l’inventaire de l’avifaune.
En page 23 du document « tome_44_MN_Surin_complet_V3_0126.pdf » il est écrit au sous-paragraphe 2.4.2.1.1 Phase nuptiale :
« Protocole d’écoute des oiseaux chanteurs
Pour inventorier les espèces chanteuses en phase de nidification, le protocole a été inspiré des méthodes EPS (Échantillonnage Ponctuel Simple) et IPA (Indice Ponctuel d’Abondance). Ces méthodes consistent à relever, sur plusieurs points prédéfinis de l’aire d’étude, tous les contacts visuels et auditifs des oiseaux pendant des durées variant de 5 minutes (EPS) à 20 minutes (IPA), en spécifiant leur nombre et leur comportement.
Dans le cadre de cette étude, onze points d’écoute ont été réalisés en 2023 (carte suivante). La durée des points d’écoute a été fixée à 5 minutes, permettant ainsi de concilier un échantillonnage suffisamment important du site et une meilleure exhaustivité des relevés par point d’écoute.
Ce choix est justifié par trois raisons :
• la majorité des espèces est contactée pendant les cinq premières minutes d’inventaires (4)
• l’augmentation du nombre de points d’écoute permet un meilleur échantillonnage de la zone
• d’étude
• … »
A la lecture du document qui sert de justificatif (renvoi 4 « Protocole de mise en œuvre des inventaires ornithologiques dans le cadre de l’observatoire du patrimoine ornithologique de Lorraine et du Luxembourg vers https://www.luxnatur.lu/obsorn/suivi/main04.htm), on lit :
L'allongement de la durée de dénombrement de 5 mn (méthode des EPS) à 20 minutes (méthode des IPA), au vu d'une étude effectuée sur 50 points d'écoute le long de la Meuse en 2001 (LPO, à paraître), semble augmenter la fiabilité des résultats obtenus ainsi que les probabilités de contacts avec un nombre plus élevé d'espèces. … si d'une façon générale, plus de 60% des espèces sont observées durant les 5 premières minutes, les 15 dernières minutes apportent encore 40% d'espèces nouvelles. »
En prenant en compte que le bureau d’étude a retenu 15 points d’écoute, la différence de temps de présence sur site représente 11x15’ soit 2 heures et 45 minutes.
Le bureau d’étude est-il à ce point contraint qu’il lui faut négliger 40 % des espèces présentent sur le site ?
Est-il possible de connaître les raisons objectives qui ont conduit le bureau d’étude à prendre cette décision ?
Veuillez noter, Monsieur le commissaire enquêteur, que je suis opposé à ce projet éolien de la Plaine du Nutin.
Marc Darmigny
Pour l’association Horizon Naturel Pleuvillois
Jupiter Sen
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je relève que le dossier soumis à enquête publique ne comporte aucune étude d'impact relative au raccordement électrique du projet « Plaine du Nutin ». Le poste source de rattachement se situe à plus de 20 kilomètres du site, ce qui implique la création d'une ligne électrique enterrée de grande longueur, dont le tracé, les impacts environnementaux et les pertes en ligne par effet Joule ne sont pas documentés.
Je demande que cette étude, indissociable du projet, soit produite et soumise elle aussi à la consultation du public avant toute autorisation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées Jupiter Sen.
Jupiter Sen
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Ce projet « Plaine du Nutin » se heurte à l'importance du respect des documents de planification territoriale. Je cite le SCOT Sud-Vienne, dont les prescriptions en matière de distances ne sont pas respectées et également la révision en cours du PLUi de la Communauté de Communes du Civraisien en Poitou, dont le nouveau PADD s'oriente vers une limitation des nouvelles implantations éoliennes.
Je demande que le commissaire enquêteur tienne le plus grand compte de cette double incompatibilité.
Respectueusement
Jupiter Sen
Samuel Joab
Monsieur,
Je suis contre le projet éolien de la Plaine du Nutin.
Nous n’avons juste plus l’argent de payer ce type de parcs éoliens en pleine nature.
Le vrai cout des éoliennes est bien expliqué ci-dessous. Sachez que (vs le savez ms c’est une formule) le prix du kilowatt éolien a toujours été calculé en "oubliant" les coûts suivants : équilibrage, flexibilité, secours, réseaux, services système, pertes de valeur liées à la surproduction, et gestion des périodes sans vent.
Un nouveau rapport officiel, ce n’est pas un anti eolien qui l’ecrit, de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Europe vient fissurer l’idée que l’électricité intermittente serait « bon marché ».
Pendant des années, le LCOE (Levelized Cost of Electricity) a servi de boussole unique. Il fournit un chiffre simple, tant d’euros par mégawattheure. Facile à comparer, à afficher et à transformer en argument politique.
Le problème est que le LCOE mesure le coût d’une centrale, pas celui d’un système électrique... Et cette confusion n’est plus tenable : " S’appuyer uniquement sur le LCOE comporte le risque de sous-estimer les coûts réels du système et conduit à des décisions de planification qui peuvent sembler abordables sur le papier, mais se révèlent insoutenables dans la pratique."
Parce que le LCOE ignore dans sa méthodologie ce qui fait la différence entre un réseau qui fonctionne et un réseau qui vacille : Équilibrage, flexibilité, secours, réseaux, services système, pertes de valeur liées à la surproduction, et gestion des périodes sans vent ni soleil... Tout ce qui fait tenir un système électrique réel… est exclu du calcul ! Le LCOE mesure le prix du moteur… en oubliant la carrosserie, le carburant, la route et le conducteur.
Donc comparer le LCOE du solaire à celui du nucléaire revient à comparer le prix d'achat d'une voiture (la centrale) sans compter le coût de construction des routes, des stations-service et du dépannage (le système électrique) nécessaires pour qu'elle puisse circuler à tout moment… Ce que le LCOE ne montre pas ne disparaît jamais. Il est simplement sorti du prix affiché du kilowattheure pour réapparaître ailleurs : dans les factures d’acheminement, dans les mécanismes de capacité, dans les budgets publics, et donc… dans l’impôt. Le rapport chiffre l’ampleur de l’illusion.
Une électricité présentée comme “bon marché” sur la base de son LCOE peut, une fois l’ensemble des coûts systémiques intégrés, revenir jusqu’à deux fois et demie plus chère pour les consommateurs et l’industrie. En trompant les gouvernements avec des coûts partiels, le LCOE fausse les décisions d’investissement. Il encourage des choix qui paraissent économiquement vertueux sur le papier, mais qui créent des systèmes plus complexes, plus fragiles et plus chers à maintenir. Le LCOE n’est donc pas seulement un indicateur incomplet.
C’est un outil de déresponsabilisation budgétaire, qui permet de promettre une électricité “bon marché” aujourd’hui, tout en organisant son financement forcé demain. Ce rapport se devrait dans un monde épris de logique enterrer le LCOE, qui apparaît ici pour ce qu’il est : un indicateur partiel érigé en dogme, dont l’usage prolongé a contribué à sous-estimer massivement le coût réel de certaines trajectoires énergétiques...
Voila les sources
https://unece.org/sites/default/files/2025-09/GECES-21_2025_INF.2%20-%20Understanding%20the%20Full%20System%20Cost%20of%20the%20Electricity%20System.pdf
https://piebiem.webnode.fr/l/l-unece-alerte-sur-les-couts-complets-des-electricites-intermittentes-couts-complets-et-prix-de-capture-ou-pourquoi-les-investissements-dans-les-enr-electriques-ne-peuvent-pas-etre-rentables-sans-subventions-et-baissent/
Samuel Joab
Suite....
Les résultats montrent que les éoliennes modernes de grande taille génèrent des niveaux d'infrason nettement supérieurs à ceux mesurés pour les éoliennes plus anciennes et de plus petite taille. Ces résultats contribuent à la compréhension des propriétés acoustiques des éoliennes contemporaines et fournissent des informations importantes pour l'évaluation de leurs impacts environnementaux et sociétaux potentiels.
L’introduction de l’étude rend compte des expériences personnelles de l'auteur lors des mesures :
Pour donner suite à ces premières mesures d'infrasons, deux d'entre nous ont présenté des troubles du sommeil et des migraines. Ces symptômes sont apparus après une exposition à des niveaux d'infrasons légèrement supérieurs à 95 dB dans la bande de fréquence de 1 Hz pendant au moins 4 heures (voir Fig. 7 ). Des symptômes similaires lors de mesures d'infrasons ont été rapportés dans [26] . Il est connu des otoneurologues et des oto-rhino-laryngologistes que les infrasons inaudibles peuvent déclencher des migraines chez les personnes ayant un système nerveux plus sensible ; Une personne sur trois est sujette aux migraines et possède un système nerveux plus sensible. Le degré de sensibilité varie considérablement d'une personne à l'autre. Des études récentes suggèrent un lien entre les effets des infrasons inaudibles et l'activité cérébrale. Dès 1985, Danielsson et Landström [34] ont démontré qu'une exposition d'une heure aux infrasons d'un niveau de 95 dB entraînait une augmentation de la pression artérielle diastolique et une diminution de la pression artérielle systolique et du rythme cardiaque. Des études plus récentes montrent également que de nombreux animaux, notamment les cerfs et les oiseaux, s'éloignent à plus de 5 km des éoliennes.
Ces dangers et dommages causés par les éoliennes sont de plus en plus fréquents en Europe. Les centres de données sont actuellement construits principalement aux États-Unis, mais se développent également en Europe.
Non a ce parc éolien de la Plaine du Nutin !
Merci
Samuel Joab
Monsieur,
Je suis contre le projet éolien de la Plaine du Nutin.
Continuons à parler de santé !
Voila un article tout récent, 30 mars 2026 qui explique très bien l’impact sanitaire d’un parc éolien comme celui de la Plaine du Nutin sur la sante de notre canton.
Peut on arrêter les bêtises, ce scandale sanitaire ?
Les infrasons émis par les éoliennes ont été modélisés et confirmés par des mesures.
30 mars 2026 par le Dr Peter F. Mayer
LES EOLIENNES PRODUISENT DES ONDES DE PRESSION ACOUSTIQUE DANS LA GAMME DES BASSES FREQUENCES INAUDIBLES, APPELEES INFRASONS. LE PROFESSEUR KEN MATTSSON A PUBLIE UNE NOUVELLE ETUDE CONFIRMANT L'IMPACT SIGNIFICATIF DES GRANDES EOLIENNES.
Le professeur Ken Mattsson travaille à l'université d'Uppsala et se spécialise en analyse numérique et en informatique. Ses recherches portent sur la propagation du son et des ondes dans divers environnements. Tout au long de sa carrière, il a étudié la propagation des infrasons dans différents contextes, tels que le bruit des avions, les éruptions volcaniques et les ondes sismiques. Ces dernières années, il s'est concentré sur l'énergie éolienne et les ondes sonores de basse fréquence générées par ces centrales.
L' étude de Ken Mattsson et al. intitulée « Modélisation efficace par différences finies de la propagation des infrasons dans des domaines 3D réalistes : validation avec des mesures d'éoliennes » a été publiée dans Applied Acoustics .
Les infrasons nocifs ne sont pas seulement générés par les éoliennes, mais aussi, comme démontré ici, par les centres de données. Le son émis par ces sources est produit par des vibrations mécaniques qui, dans les éoliennes, sont amplifiées par des structures creuses de plusieurs mètres d'épaisseur et de plusieurs centaines de mètres de haut, voire plus, et transmises au sol par des fondations en béton pesant plus de 60 tonnes. Dans les centres de données, les vibrations générées par les systèmes de refroidissement, les ventilateurs, les pompes à eau et autres équipements similaires sont très nombreuses.
Contrairement aux sons audibles, les infrasons peuvent se propager sur des distances considérables. Bien que le niveau de pression acoustique diminue de façon logarithmique, cela ne renseigne pas sur la vitesse de cette diminution. Celle-ci dépend de l'atténuation, qui est proportionnelle au carré de la fréquence.
À 10 000 Hz – au milieu du spectre audible –, l’atténuation est donc un million de fois supérieure à celle à 10 Hz – au milieu du spectre infrasonore. Ceci s’applique à toutes les ondes, et pas seulement aux ondes de pression. C’est pourquoi les communications radio avec les sous-marins s’effectuent également par ondes longues, approximativement de l’ordre de 5 à 15 Hz. Cela permet de communiquer avec les sous-marins même à des distances de 10 000 ou 15 000 km. Une telle installation est située, par exemple, à Sagres, à l’extrémité sud-ouest de l’Europe, et ses antennes mesurent environ une centaine de mètres de long.
Les scientifiques qui travaillent avec le professeur Mattsson ont mis au point des modèles de propagation et de niveaux d'infrasons, qu'ils ont testés et validés lors d'essais sur le terrain. Ils décrivent leur méthode comme suit :
Nous présentons un outil de simulation de haute précision pour la modélisation acoustique précise dans un large éventail d'applications. La méthode numérique repose sur des opérateurs aux différences finies avec normes diagonales, selon la méthode de sommation par parties (SBP), garantissant la stabilité linéaire sur des maillages multi blocs courbes par morceaux. Des données atmosphériques et topographiques tridimensionnelles réalistes sont directement intégrées aux simulations, et le solveur est implémenté en CUDA pour une efficacité de calcul élevée. La vérification est effectuée par des études de convergence utilisant des problèmes de référence à haute résolution en deux et trois dimensions spatiales, tandis que la validation est réalisée à l'aide de mesures infrasonores de haute qualité provenant de deux parcs éoliens modernes en Suède. Suite apres.
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire,
Je suis opposée à ce projet de parct éolien de la Plaine du Nutin.
Ce parc isole va amener des dépenses couteuses que nous allons tous payer et je ne veux pas payer pr une électricité intermittente et aléatoire, de mauvaise qualité.
Cette fuite vers les énergies intermittentes impose un bouleversement colossal du réseau électrique lui-même. Pour compenser une production dispersée, instable et imprévisible, il faut reconstruire un maillage gigantesque de lignes, de postes et d’infrastructures.
RTE vient d’en donner une illustration saisissante : 85 000 pylônes à remplacer d’ici 2040, pour un coût de 24 milliards d’euros.
Et ce n’est qu’un début. Le plan global de transformation du réseau approche les 100 milliards d’euros.
Pour tenter d’adapter un système électrique conçu pour une production pilotable à une production chaotique. Autrement dit : on paie deux fois. Une première fois pour financer l’intermittence. Une seconde fois pour tenter d’en corriger les effets.
Non a ce parc.
Samuel Joab
Suite de ma contribution precedente:
Sur-rémunérations et tentatives avortées de rétablir l'équilibre
Le rapport est sévère sur la capacité de l'État à fixer le « juste » niveau de soutien. La Commission de régulation de l'énergie et l'administration manquent de visibilité sur l'économie réelle des filières, ce qui expose à des effets d'aubaine.
Deux modes d'attribution coexistent : les guichets ouverts, où tout candidat éligible touche un tarif fixé à l'avance, et les appels d'offres compétitifs. Les guichets ouverts pour le petit photovoltaïque et le biométhane ont connu des afflux de demandes dépassant largement les objectifs. Les appels d'offres, eux, ont souvent souffert d'une concurrence insuffisante, ce qui pousse les producteurs à demander des prix élevés.
Le législateur a tenté à plusieurs reprises de corriger les sur-rémunérations les plus criantes. La loi de finances pour 2021 avait ainsi prévu une révision des contrats photovoltaïques signés entre 2006 et 2010, aux tarifs notoirement surévalués. Le Conseil constitutionnel a validé le principe, mais le Conseil d'État a annulé l'arrêté d'application pour défaut de notification à la Commission européenne.
Plus récemment, une tentative de déplafonner les sommes reversées par les bénéficiaires de compléments de rémunération en cas de prix élevés a, elle aussi, été retoquée par le Conseil constitutionnel pour non-conformité au droit des contrats. La leçon que tire la Cour : il faut introduire dès le départ des clauses de révision dans les futurs contrats, plutôt que de batailler après coup.
Un contrôle des producteurs jugé défaillant
Le rapport épingle aussi la faiblesse du contrôle exercé sur les producteurs subventionnés. Les manquements relevés par les organismes agréés et les soupçons de fraude signalés par les acheteurs obligés, EDF OA en tête, font l'objet d'un traitement disparate et insuffisant par les services de l'État.
La direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) ne dispose d'aucun bilan consolidé, les sanctions sont quasi-inexistantes et il n'existe pas de doctrine claire sur les suites à donner aux signalements. La Cour appelle à l'élaboration immédiate d'un plan de lutte contre la fraude, accompagné d'outils permettant de détecter les anomalies et de récupérer les sommes indûment versées.
Au-delà du contrôle, c'est tout le pilotage budgétaire qui mériterait d'être réformé. La juridiction relève que deux exercices de prévision parallèles aboutissent à des montants différents, ce qui nuit à la lisibilité. Elle recommande un calcul annuel unique, assorti d'une fourchette de scénarios selon les prix de marché retenus.
Huit recommandations pour reprendre la main
La Cour formule au total huit recommandations, qui s'adressent principalement au ministère chargé de l'énergie et à la CRE, avec une échéance fixée à 2026. Parmi les plus structurantes :
• Élaborer un plan d'audit des filières et un tableau de bord de suivi de leur économie
• Renforcer la clause de compétitivité des appels d'offres, avec par exemple l'élimination systématique d'au moins 20 % des dossiers conformes déposés
• Introduire dans les futurs contrats une clause de révision des coefficients d'indexation tarifaire
• Établir un plan de lutte contre la fraude assorti d'outils de détection et de recouvrement
• Définir des conditions d'exercice claires pour les opérateurs chargés de la mission d'acheteur obligé
Pour limiter la variabilité des charges d'une année sur l'autre, la CRE a déjà autorisé EDF, en septembre 2025, à vendre une partie de l'électricité sous obligation d'achat jusqu'à trois ans avant sa livraison. Des réflexions sont également en cours sur des opérations de couverture à terme pour l'État, afin qu'une fraction de l'électricité sous complément de rémunération dépende des prix à terme et non plus uniquement du marché court.
La Cour précise enfin qu'elle ne porte pas d'appréciation sur les objectifs eux-mêmes de la politique de soutien aux énergies renouvelables, mais bien sur les modalités de leur mise en œuvre. Le débat reste donc ouvert sur le niveau d'ambition, pas sur la nécessité d'un meilleur pilotage du soutien public.
Non a ce projet sur Surin!
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire.
Je suis contre ce projet eolien à Surin.
Ce projet éolien de la Plaine du Nutin est mal choisi car Surin n’est pas riche, la Vienne ne l’est pas. Nous n’avons pas les moyens de continuer a financer, a payer une électricité si chère alors qu’ en plus elle est de mauvaise qualité, car oui toutes les électricités ne se valent pas.
Je ne peux payer le meme prix une électricité qui est aléatoire et intermittente et donc pilotable.
Lisez cet article qui explique bien ce que nous coute ces éoliennes du projet éolien de la Plaine du Nutin.
Victor Hugo disait : ouvrez une école, vous fermerez une prison.
Ouvrez un parc éolien, vous fermerez un atelier, une usine.
Non a ce parc.
Merci.
87 milliards d'euros : la facture que la France paie pour ses éoliennes et ses panneaux solaires Par Matias Perea
Analyste Énergie
Publié le26/05/2026
Alors que la facture publique de la transition énergétique s'alourdit à mesure que l'éolien et le solaire prennent une place croissante dans le mix électrique français, la Cour des comptes vient de quantifier l'effort budgétaire de l'État en faveur des énergies renouvelables. Entre 2016 et 2024, ces dispositifs de soutien ont représenté 26,3 milliards d'euros pour les finances publiques, avec une volatilité spectaculaire d'une année sur l'autre. Pour 2025, le coût prévisionnel atteint 7,3 milliards. Derrière ces chiffres, la juridiction financière pointe une mécanique opaque, des contrôles défaillants et des effets pervers sur le marché électrique. Que recommande-t-elle pour reprendre la main ?
Une facture publique qui suit la volatilité des marchés de l'énergie
Le rapport rendu public le 17 mars 2026 par la Cour des comptes dresse un bilan financier inédit de neuf années de soutien public aux producteurs d'électricité renouvelable et de biométhane en France métropolitaine. Sur la période 2016-2024, l'État a versé en moyenne 2,9 milliards d'euros par an au titre des charges de service public de l'énergie.
La trajectoire est tout sauf linéaire. Entre 2016 et 2020, la dépense est passée de 4,1 à 6 milliards d'euros, à mesure que les volumes d'énergies renouvelables soutenus progressaient. Puis tout a basculé pendant la crise énergétique : la flambée des prix de gros en 2022 et 2023 a inversé le mécanisme.
Les producteurs, qui touchent normalement un complément quand le prix de marché est inférieur au tarif garanti, ont alors dû reverser la différence à l'État. Résultat : des recettes nettes de 4,83 milliards d'euros sur ces deux exercices. Depuis 2024, le retour à la normale des prix replace les charges en territoire positif : 3,9 milliards cette année-là, puis 7,3 milliards attendus en 2025.
À fin 2024, l'ensemble des contrats en vigueur représente un engagement à long terme de 87 milliards d'euros pour l'État, comptabilisé hors bilan en raison de son imprévisibilité.
Des dispositifs efficaces, mais avec des effets pervers sur le réseau
La Cour reconnaît que le soutien public a tenu son rôle premier : faire émerger une filière renouvelable française. La production d'électricité verte est passée de moins de 100 TWh en 2016 (18 % du mix) à près de 150 TWh en 2024 (27 % du mix). Le biométhane injecté dans les réseaux gaziers a, lui, été multiplié par cinquante, dépassant 10 TWh en 2024.
Les filières solaire et biométhane ont même atteint dès 2023 ou 2024 les objectifs assignés par la programmation pluriannuelle de l'énergie. L'éolien terrestre et maritime reste en revanche en retard sur ses cibles.
Mais la juridiction pointe un effet pervers majeur des contrats d'obligation d'achat les plus anciens : les installations concernées produisent sans tenir compte du prix de marché. Quand le solaire ou l'éolien injectent massivement de l'électricité un jour de faible demande, cette production aveugle tire les prix en territoire négatif.
Un phénomène qui s'amplifie : la France a enregistré 352 heures à prix négatifs en 2024, contre seulement 4 en 2022. L'État a depuis modifié les conditions de rémunération pour inciter les producteurs à s'arrêter dans ces périodes de surproduction.
Samuel Joab
Monsieur,
J’en ai assez que l’on fiche en l’air d’argent des Français, des habitants de Surin.
On peut arrêter les gaspillages…avec notre fric ?
Les 55 centrales nucléaires construites en France entre 1973 et 1980, c'est environ 100 milliards de nos euros actuels pour 80 % de notre électricité. La facture éolienne elle, représente plus de 150 milliards pour en fournir 8% de manière aléatoire.
Sans compter : la durée de vie des installations /MW installé (25 ans éolienne, 50 à 80 ans nucléaire).
A Surin, on peut arreter les c….ries svp?
On n’en a plus les moyens, on veut nous ruiner ou quoi ?
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire,
Je suis oppose a ce projet éolien de la Plaine du Nutin. Ce canton est plat et donc des éoliennes de 180m-200m de H se voient et polluent sur des DIZAINDES de km a la ronde.
C’est le cas à Surin. La justice française reconnait enfin cette pollution et et impact.
Je vous conjure de refuser ce parc éolien.
La justice plus regardante sur l’impact visuel des éoliennes : deux projets devraient en faire les frais en Vendée
La justice est en passe d’enterrer deux projets, aux Pineaux et à Saint-Pierre-le-Vieux (Vendée). Ils porteraient « atteinte à la commodité du voisinage. »
L’impact visuel des éoliennes sur les riverains est davantage pris en compte par la justice administrative. Photo d’illustration sur le site de Bouin. | OUEST-FRANCE
Ouest-France
Bertrand Merloz
Publié le 12/04/2026 à 18h36
Vents contraires pour les promoteurs éoliens vendéens vendredi 10 avril 2026, à la barre de la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique). En deux heures à peine, deux projets distants d’une cinquantaine de kilomètres ont vu leurs chances d’aboutir, fondre comme neige au soleil. En grande partie pour la même raison : une prise en compte croissante par la justice administrative de l’impact visuel des éoliennes sur les riverains. Dans son jargon, on parle d’atteinte à la commodité du voisinage ». Le juge évalue un seuil d’alerte de perception du motif éolien dans le champ de vision des habitants. Un seuil qu’il a estimé dépassé dans les deux dossiers vendéens - hasard de l’audience - soumis à son examen.
Le projet de Saint-Pierre-le-Vieux (trois éoliennes de 165 m en bout de pales) avait déjà du plomb dans l’aide : il avait essuyé un refus préfectoral dès sa phase d’instruction, le 30 juin 2025. De nombreux motifs de rejet de la demande (un seul suffisait) avaient été retenus par le représentant de l’État : le projet s’implantait d’abord dans une zone d’exclusion du schéma éolien du parc naturel régional du Marais poitevin. Il était ensuite incompatible avec le schéma de cohérence territoriale du sud-est Vendée. Le promoteur aurait ensuite dû solliciter une dérogation espèces protégées au regard des risques pour les 76 espèces d’oiseaux et 20 de chiroptères (chauves-souris). Le parc s’ajoutait à un contexte éolien déjà saturé (80 éoliennes construites et treize autorisées, au nord du site retenu). Des griefs jugés parfaitement légitimes par le rapporteur public, qui y ajoute un effet d’écrasement visuel et de surplomb sur les hameaux les plus proches.
« Atteinte majeure au cadre de vie »
Dans l’autre dossier, à cheval entre Château-Guibert et Les Pineaux, il aura fallu la mobilisation d’une association (Vent de furie) et d’une vingtaine de riverains pour remettre en cause le projet du groupe WPD. Les quatre hélices de 180 m ont eu, aux yeux du rapporteur public, le tort de venir frayer sur le territoire du murin à oreilles échancrées, une des cinq espèces de chauves-souris menacées par le balayage des pales XXL. Le projet présente également une atteinte majeure au cadre de vie des habitants de trois hameaux (Le Pavillon, les Lèvries et la Batée), situés à 700 m des éoliennes. Le magistrat préconise l’annulation de l’autorisation préfectorale du 30 octobre 2024. Les deux décisions ont été mises en délibéré au 12 mai
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/la-justice-plus-regardante-sur-limpact-visuel-des-eoliennes-deux-projets-devraient-en-faire-les-frais-en-vendee-4f22e302-34db-11f1-ae75-c5ed14121965
Merci de ne dire non a ce n-ieme parc eolien ds un territoire deja devaste!
ANNIE LEONARD
Monsieur,
je tiens comme tant de personnes l'ont fait sur ce registre, à m'opposer à ce projet éolien.
en effet, les personnes qui ont choisi de vivre sur ce territoire, l'ont choisi pour la tranquillité, les paysages et toutes ces richesses de la nature qui permettent de vivre paisiblement.
or, depuis des années, les affairistes de l'éolien viennent détruire ce vivant pour y installer leurs machines démesurées.
non ! de quel droit peuvent ils ainsi industrialiser nos campagnes sous un faux prétexte d'écologie et d'énergie verte.
la population n'en veut pas comme le prouve cette enquête ! ces machines n'ont aucun intérêt autre que l'enrichissement d'une poignée d'individus sans scrupule.
La MRAE n'a pas donné son avis alors que c'est important pour l'information du public
Pourquoi une enquête pendant la période estivale ?
Non à l'éolien
merci de bien vouloir noter mon opposition
je vous prie d'agréer, mes très cordiales salutations
Gery Lepoutre
Messieurs
Voila des années que nous les habitants de Charenté des deux département de la Vienne nous nous opposons à l’installation de zone industrielle éolienne !
Au seul profit de financiers !
Ce système incontrôlable est néfaste pour tous ! Habitants’, patrimoine, valeurs immobilières, faunes et flore
Arrêtons ce saccage
Cordialement
Victoria Scarth
Monsieur le Commissaire-Enquêteur
Déjà votre enquête a évoqué pas mal de contributions, ce qui souligne l’opposition importante et croissante contre les projets éoliens dans notre territoire, comme ceci proposé sur la jolie commune de Surin.
Parce que ce dernier se trouverait encore une fois dans notre coin saturé du Sud-Vienne, je me permets – en tant que co-président de l’association Amis des Paysages et de l’Environnement du Sud-Vienne – de vous souligner que nous et tous nos adhérents nous opposons à l’inégalité de l’actuelle contribution vers la transition énergétique de la part de la Nouvelle-Aquitaine. En réalité les projets éoliens ne sont pas repartis sur l’ensemble de cette région (la plus grande de l’Hexagone) : au contraire, ils sont de plus en plus entassés dans un rayon circonscrit du Sud-Vienne/Nord Charente de petits hameaux avec de belles vues de grands ciels ouverts, bocage et bois agréables - dont la qualité de vie sous de ce surpoids industriel deviendra insupportable pour les habitants qui ont choisis (exprès) de vivre dans et soutenir la France rurale.
Nos arguments spécifiques contre le parc Plaine du Nutin sont des effets potentiels et négatifs bien exprimés dans ce registre par des autres, dont les plus indéfensibles sont :
- La façon par laquelle le promoteur ignore la décision du Conseil d’Etat que le calcul du niveau des bruits des projets doit prendre en compte l’effet cumulatif des projets avoisinants
- L’avis négatif du maire de Surin, dont le voix élu de ses riverains ne compte également pour rien
- La présentation des photomontages, qui encore une fois dissimulent même diminuent les vrais impacts derrière les habituels « masques végétaux » (c’est-à-dire, des arbres et des haies de proche et d’impermanence), des lentilles « wide-angle » qui baissent la vraie taille des éoliennes ; des points de vue et teints de ciel soigneusement choisis pour cacher le choc des éoliennes sur un beau paysage.
- L’existence d’une richesse des espèces avifaunes protégées, susceptibles à la destruction de leurs habitats et leurs vies.
- Absence encore une fois d’un avis de la MRAe, pour mieux aider/informer le grand public dans cette enquête.
Je vous prie, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, de prendre compte de ces manques et ces omissions, en croyant toujours à nos sentiments les plus respectueux pour votre avis de ce processus.
CLE
Monsieur,
veuillez noter mon opposition à ce projet pour la raison bien évidente d'une présence excessive et invasive de parcs éoliens dans les départements de la Vienne, La Charente et les Deux sèvres, transformant l'horizon de ces campagnes en une véritable forêt d'éoliennes.
il est important de prendre en compte les nuisances telles que le bruit des pâles, les infrasons et la dépréciation potentielle des habitations et l'atteinte à la biodiversité .
l'éolien n'a d'autre but que l'enrichissement de sociétés éphémères qui lorsque les subventions qui ruinent notre pays seront abandonnées, disparaitront, laissant leurs friches aux propriétaires fonciers qui ont cru les baratins et adulations des commerciaux en charge de ce projet
cordiales salutations
Sheila Firth
Objet : Opposition au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Veuillez m'excuser pour l'erreur d'adresse dans ma précédente intervention.
Par la présente, je formule un avis défavorable au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin.
Ce projet s’inscrit dans un territoire déjà fortement industrialisé par l’éolien. Près de 240 éoliennes sont construites ou autorisées dans un rayon de 20 km, créant une saturation visuelle majeure et un effet d’encerclement reconnu par le dossier lui-même. L’étude minimise cet impact au seul motif que le projet ne comporte que trois éoliennes supplémentaires, sans apprécier la saturation déjà existante. Les seuils habituellement retenus pour caractériser la saturation paysagère sont dépassés pour plusieurs lieux de vie.
L’information du public apparaît insuffisante. L’absence d’avis de la MRAE ainsi que l’absence de publication des avis des services de l’État (biodiversité, patrimoine, etc.) portent atteinte au droit à l’information et à la participation du public garanti par la Charte de l’environnement.
La commune de Surin s’est opposée au projet en raison de cette saturation visuelle et des nombreuses plaintes de riverains concernant les nuisances sonores des parcs existants. Cette position est cohérente avec la révision en cours du PLUi de la CCCP, dont le futur PADD prévoit de ne plus accueillir de nouvelles installations éoliennes. Elle est également conforme aux orientations du SCOT Sud Vienne, qui subordonne les projets à l’accord des communes concernées et à une prévention effective des nuisances.
L’étude acoustique est incomplète puisqu’elle n’analyse pas les effets cumulés avec l’ensemble des parcs existants de l’aire d’étude rapprochée, alors même que les nuisances sonores sont déjà documentées localement.
Les enjeux environnementaux sont également sous-estimés. Les recommandations EUROBATS relatives à la garde au sol ne sont pas respectées, aucune étude de l’activité des chauves-souris en altitude n’a été réalisée et les incidences sur l’avifaune, notamment la présence d’un nid de circaète à environ 3 km, apparaissent insuffisamment évaluées.
L’étude d’impact est enfin incomplète concernant le raccordement électrique. Le poste source n’existe pas encore et devra être créé à plus de 20 km du parc, sans que les impacts de cette infrastructure ni les pertes d’énergie liées au transport ne soient correctement évalués.
À cela s’ajoutent des interrogations sur la régularité du comité de projet, la démonstration de la maîtrise foncière et les garanties financières du porteur de projet.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, et en particulier de la saturation visuelle exceptionnelle du territoire, de l’effet d’encerclement, des insuffisances de l’étude d’impact et de l’opposition clairement exprimée par la commune de Surin, je demande que ce projet fasse l’objet d’un avis défavorable et ne soit pas autorisé.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
Sheila Firth
Tresoriere
Amis des Paysages et de l`Environnement du Sud-Vienne
Sheila Firth
Objet : Opposition au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin
Madame la Commissaire enquêtrice,
Par la présente, je formule un avis défavorable au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin.
Ce projet s’inscrit dans un territoire déjà fortement industrialisé par l’éolien. Près de 240 éoliennes sont construites ou autorisées dans un rayon de 20 km, créant une saturation visuelle majeure et un effet d’encerclement reconnu par le dossier lui-même. L’étude minimise cet impact au seul motif que le projet ne comporte que trois éoliennes supplémentaires, sans apprécier la saturation déjà existante. Les seuils habituellement retenus pour caractériser la saturation paysagère sont dépassés pour plusieurs lieux de vie.
L’information du public apparaît insuffisante. L’absence d’avis de la MRAE ainsi que l’absence de publication des avis des services de l’État (biodiversité, patrimoine, etc.) portent atteinte au droit à l’information et à la participation du public garanti par la Charte de l’environnement.
La commune de Surin s’est opposée au projet en raison de cette saturation visuelle et des nombreuses plaintes de riverains concernant les nuisances sonores des parcs existants. Cette position est cohérente avec la révision en cours du PLUi de la CCCP, dont le futur PADD prévoit de ne plus accueillir de nouvelles installations éoliennes. Elle est également conforme aux orientations du SCOT Sud Vienne, qui subordonne les projets à l’accord des communes concernées et à une prévention effective des nuisances.
L’étude acoustique est incomplète puisqu’elle n’analyse pas les effets cumulés avec l’ensemble des parcs existants de l’aire d’étude rapprochée, alors même que les nuisances sonores sont déjà documentées localement.
Les enjeux environnementaux sont également sous-estimés. Les recommandations EUROBATS relatives à la garde au sol ne sont pas respectées, aucune étude de l’activité des chauves-souris en altitude n’a été réalisée et les incidences sur l’avifaune, notamment la présence d’un nid de circaète à environ 3 km, apparaissent insuffisamment évaluées.
L’étude d’impact est enfin incomplète concernant le raccordement électrique. Le poste source n’existe pas encore et devra être créé à plus de 20 km du parc, sans que les impacts de cette infrastructure ni les pertes d’énergie liées au transport ne soient correctement évalués.
À cela s’ajoutent des interrogations sur la régularité du comité de projet, la démonstration de la maîtrise foncière et les garanties financières du porteur de projet.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, et en particulier de la saturation visuelle exceptionnelle du territoire, de l’effet d’encerclement, des insuffisances de l’étude d’impact et de l’opposition clairement exprimée par la commune de Surin, je demande que ce projet fasse l’objet d’un avis défavorable et ne soit pas autorisé.
Je vous prie d’agréer, Madame la Commissaire enquêtrice, l’expression de ma considération distinguée.
Sheila Firth
Tresoriere
Amis des Paysages et de l`Environnement du Sud-Vienne
Marc Darmigny
Monsieur le commissaire enquêteur,
La situation est de plus en plus préoccupante dans la zone comprise entre les latitudes de Poitiers et de Limoges pour les départements de Nouvelle-Aquitaine des Deux-Sèvres, Vienne, Charente-Maritime, Charente et Haute-Vienne.
Cette partie de la région abrite 70 % des éoliennes de Nouvelle-Aquitaine alors que la superficie représente 27 %. (carte jointe)
Le nord des Deux-Sèvres et de la Vienne ne sont guère plus épargnés.
La Carte de la Nouvelle Aquitaine renvoie visuellement ce phénomène de concentration des parcs éoliens dans notre région.
Nous sommes arrivés à un stade où chaque nouvelle implantation fait l’objet d’âpres discussion sur la saturation visuelle et géographique de l’espace.
Pour les habitants de Surin, et ceux au Sud de la commune, la boucle est bouclée ! Il ne leur restait qu’une seule direction inoccupée, c’est fini avec le parc de La Plaine du Nutin au Nord de la commune, ils sont maintenant complètement entourés avec des éoliennes à moins de 1600 mètres pour les plus proches. (carte jointe)
Quatre parcs sont également dans les esprits parce qu’ils sont en projets à différents niveaux d’avancement : Genouillé, Lizant Le Bouchage et Pleuville.
Comment ne pas penser que la campagne de Nouvelle-Aquitaine est délaissée.
On ne retenant que les effets visuels des projets, on jette de côté, les problèmes agricoles avec les élevages qui sont victimes des courants parasites (2500 Km de câbles à 20.000 Volts enterrés rien que pour la Nouvelle Aquitaine, des témoignages de riverain en NA), la santé des personnes (des personnes sont malades et aucune étude épidémiologique n’est envisagée comme le demande l'Académie de médecine) , …
Veuillez noter, Monsieur le commissaire enquêteur, que je suis opposé à ce projet éolien de la Plaine du Nutin.
Marc Darmigny
Pour l’association Horizon Naturel Pleuvillois
Samuel Joab
Monsieur,
Je suis oppose à ce projet éolien de la Plaine du Nutin.
L’écologie vous intéresse clairement. Moi aussi. Alors que pensez-vous si je vous disais que le parc de Surin va augmenter les volumes d’insecticides que les agriculteurs doivent épandre sur des centaines d’hectares à la ronde de Surin contribuant ainsi à une pollution supplémentaire dont vous ne voulez pas, moi non plus.
Savez-vous que les chiroptères se nourrissent d’insectes, en France du moins. Oui je pense.
Savez-vous qu’un chiroptère peut engloutir 50% de sa masse en insectes, ces mêmes insectes qui abiment les récoltes, les fruitiers etc.. et contre lesquels les agriculteurs dépensent des fortunes chez Monsanto et Bayer en achetant des tonnes d’insecticides chimiques ?
Et bien ce projet éolien de la Plaine du Nutin va non seulement détruire l’environnement des habitants de Surin et des villages voisins, ils ont aussi droit à une vie saine même si ce ne sont pas des animaux…, mais en plus détruire l’écosystème de Surin, renforcer le taux d’utilisation d’insecticide.
Très, très bonne idée …
Mais notre agriculture mérite mieux, notre santé mérite mieux, ce que l’on mange mérite mieux.
Et oui quand nos élus comprendront les effets secondaires de l’éolien sur l’agriculteur, notre santé….
On n’est pas obligé d’attendre tout de même et de ne voir pas plus loin que son bout de nez.
Non a ce parc.
Samuel Joab
Monsieur,
Je suis oppose à ce projet éolien de la Plaine du Nutin.
Ce promoteur n’a pas respecté la loi exigeant la demande de dérogation de destruction d’espèce protégée.
Un arrêt rendu de la Cour Administrative d'Appel de Marseille il y a 5 ans (CAA de MARSEILLE, 7ème chambre - formation à 3, 09/06/2015, 13MA00788) réfute en des termes très précis les réponses habituelles de promoteurs comme ici a Surin, selon lequel une demande de dérogation ne serait nécessaire que si l'impact résiduel subsistant était de nature à porter atteinte au statut de conservation d'une espèce.
L'article L 411-2 4° précise bien qu’au contraire qu'une dérogation NE PEUT ETRE ACCORDEE que si la destruction envisagé ne porte pas atteinte au statut de conservation.
Toute destruction d’espèces protégée par ce promoteur à Surin sera dénoncée, attaquée en justice.
Le mieux pour éviter que ce parc ne soit connu en France pour sa destruction d’espèces protégées est de le refuser.
Merci
Samuel Joab
Monsieur,
Je suis contre ce projet éolien de la Plaine du Nutin .
L’impact sur la santé des habitants de Surin et des environs n’est clairement pas bien même pas du tout analyse dans cette étude.
Vous êtes un être humain, sensible, normal. Laisseriez-vous un parc éolien de 3 systèmes électromagnétiques géants s’ériger a quelques centaines de mètres de l’habitation de vos parents, enfants, sœur etc… sachant ces expériences :
Je cite l’étude par M. Berger recemment :
« Loire Atlantique (44) : Elevage de Conquereuil, éoliennes à 1 km, effondrement de la production de lait et de sa qualité.
Puceul : Deux élevages, décès de plus de 300 vaches éoliennes à 720 mètres.
Aisne : (59) : Eoliennes à 800 mètres, troupeau décimé, les veaux meurent par dizaines, les vaches partent à l'équarrissage. Le phénomène a démarré avec la ligne à haute tension, et il s'est accentué avec la mise en route des aérogénérateurs. L'ensemble de ces éleveurs se plaignent, comme les riverains, également de maux de têtes, acouphènes...160 plaintes en cours.
Ardennes et Aisne : 250 éoliennes dans le secteur, les colombophiles (qui élèvent des pigeons voyageurs) perdent également leurs animaux depuis la mise en route des machines : ceux-ci se repèrent grâce à champs électromagnétiques dans l'air et dans le sol, sont totalement déboussolés, ils ne reviennent pas, et ils meurent.
Cantal (15) : Eoliennes à 700 mètres : les veaux ne veulent plus téter depuis le démarrage des aérogénérateurs, les bêtes refusent de rentrer dans les stabulations quand il y a du vent et que les machines tournent.
Allier : Eoliennes à 540 mètres Pour des raisons techniques, le parc a été arrêté pendant quelques mois et les vaches n'avaient plus aucun problème de santé.
Morbihan : 150 aérogénérateurs à 5 km, l'éleveur a perdu la totalité de ses bêtes. Autres élevages avec symptômes identiques : Nord / Bretagne/ Normandie/ Deux sèvres /Somme »
En 2005, en 2015, il y avait encore peu d’éoliennes en France. Il est normal que leur incidence sur la santé ne se révèle que maintenant.
Le laboratoire Toxseek a d’ailleurs constaté une augmentation du taux de terres rares dans les poils de vache et dans les cheveux à proximité des parcs éoliens, antennes relai, par rapport à la moyenne de la population. Le cheveu est un élément qui permet de donner une idée de la chronicité de l’exposition au fil des mois.
Personnellement, je ne souhaiterais pas être de ceux qui promeut l’éolien, qui sont alertes de ces dangers comme l’était les pro-tabac, les sociétés qui installaient l’amiante en son temps et qui quelques années plus tard se sont fait poursuivre en justice.
Le bon sens c’est simple.
Faut-il un médecin et des dizaines d’années d’analyses pour en déduire qu’être exposé a des fumées de cigarettes remplies de produits chimiques n’est pas bon ?
Non !
Faudra-t-il attendre l’avis des experts et attendre des années pour réaliser qu’installer des tours géantes émettrices de rayons électromagnétiques et composées de terres rares au beau milieu d’habitations, a 500- 700m ou meme 1000m d’une famille n’est pas une bonne idée ?
Je ne pense pas qu’on va devoir attendre autant.
La sante d’une famille, a Surin, des enfants mérite mieux. Il y a assez de cas d’impact sur la sante pour au moins être prudent et suspendre ce projet avec ces éoliennes si proches des familles.
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposé au nouveau projet de parc éolien de la Plaine du Nutin.
Le droit c’est le droit, même pour les promoteurs éolien.
Mais pas pour ce promoteur semble-t-il.
Le droit précise que des lors que l’impact résiduel est faible ou modéré, une demande de dérogation est requise.
Que dit l’étude d’impact ? Que ce soit pour les oiseaux, protégés et non protégés, des impacts brut et résiduels sont qualifié de faible a fort et que pour les chauves-souris, espèces protégées dans leur totalité, des impacts modéré a faible sont constatés.
Je rappelé que ces qualifications de faibles a modéré a fort sont des estimations des cabinets d’étude rémunérés à chaque fois par le promoteur. Il n’y a évidemment aucun conflit d’intérêt.
Est-ce que Surin est une zone de non-droit ?
Je ne le pense pas. Et vous?
Ce promoteur doit donc respecter le droit et demander une dérogation de DESTRUCTION d’ESPECES PROTEGEES (on se rend compte de l ‘horreur même de cette phrase et que cela soit possible même).
La demande de dérogation de destruction doit être IMPERATIVEMENT formulée avant l’autorisation du parc.
C’est la loi.
Il est très difficile, impossible légalement d’approuver un parc qui n’a pas fait les choses en règles et qui viole la loi.
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je suis contre ce projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Le volet santé de ce parc éolien est totalement bâclé. Voyez par vous-même :
Les effets vibratoires que ce soit optiques, sonores ou encore basses fréquences constituent des effets nocifs sur la santé. Les médecins déconseillent vivement aux malades cardiaques de vivre près de parcs éoliens comme vous le savez.
L'étude d'impact des vibrations bien que demandée par le Code de l'Environnement et le Guide de l'Eolien de décembre 2016 n'est pas réalisée. L'impact est en fait simplement qualifié de négligeable sans aucune justification.
Les effets électriques et vibratoires mécaniques dans le sol (courants vagabonds, études du comportement des sols non effectuées etc...qui sont nocifs pour les hommes et les animaux sont simplement ignorés.
En fait, le projet éolien de la Plaine du Nutin ne respecte pas du tout les recommandations du SRE et les directives européennes.
L'étude des sols est en fait quasi inexistante, elle est pourtant signalée à plusieurs reprises dans les documents mais vous aurez noté que cette étude n'est pas fournie tout simplement car non réalisée. En conséquence, il n'y a pas de solution proposée pour éviter la propagation des vibrations par le sol.
Merci de dire non.
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je suis contre ce projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Le nombre d’erreurs, de mensonges, de données erronées dans ce dossier est incroyable. Prenez cet exemple :
Ce promoteur affirme que les éoliennes sont recyclables à 98%.
En premier lieu, il y a plusieurs taux de recyclage dans les dossiers.
Actuellement seul le mât est recyclé, et le socle de béton ferraillé est laissé sur place ce qui ne reprennent que 95 % de la masse de l’éolienne me direz-vous !
Cette affirmation n’a aucun sens et ne correspond pas à la réalité. Même Vestas, Gamesa, Nordex, GE confirment que ce 98% est totalement inventé et farfelu.
Pour une éolienne, seulement 20% de la masse totale (mât, nacelle) est recyclée. Il n'y a toujours pas solution pour le recyclage des pales ni bien sûr pour le socle en béton armé sur 4m.
Non à ce projet qui n’a rien d’écologique ni d’économique !
Merci.
Marc Darmigny
Monsieur le commissaire enquêteur,
Une fois encore, l’avis de la MRAE est manquant.
Les dossiers d'autorisation environnementale comptent souvent plusieurs milliers de pages, ce qui est le cas dans le projet de SURIN. C’est un travail important que de s’imprégner d’un tel dossier.
Par ses remarques sur les points importants ou ses demandes de compléments d’information auprès du promoteur, l’intervention de la MRAE participe au débat public.
Il ne s’agit pas d’un avis administratif mais d’un avis indépendant qui contribue à l’analyse du dossier : Le public bénéficie ainsi d'une analyse qui ne provient ni du promoteur ni de l'autorité chargée de délivrer l'autorisation.
Sans l’avis de la MRAE, le dossier n’est que l’avis du promoteur sur le projet.
Pourquoi l’avis de la MRAE n’est-il pas dans le dossier ? Quelles raisons ont conduit la MRAE à émettre son avis « AVIS NA-2026-015567/GUNENV » indiquant succinctement « la Mission régionale d’autorité environnementale ne s’est pas prononcée dans le délai réglementaire prévu par l’article R.122-7 II du code de l’environnement ?
Il n’est pas question ici, de porter un regard critique sur l’activité de la MRAE, puisque souhaitée de ma part.
Nous constatons de plus en plus souvent ce genre de situation dans les dossiers « éoliens » en Nouvelle Aquitaine.
Merci de nous apporter les réponses au cas précis de SURIN.
Recevez, Monsieur le commissaire enquêteur l’expression de mes respectueuses salutations accompagnées de mon opposition au projet de SURIN.
Marc Darmigny
Pour l'association Horizon Naturel Pleuvillois
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons à ce projet aux graves conséquences financières.
DÉVALUATION DU PRIX DES HABITATIONS
Notre consternation face aux affirmations assénées dans les dossiers de cette enquête se confirme. Par exemple, page 43/60 (RNT EIE) : « Contrairement aux idées préconçues qui associeraient l'implantation d'un parc éolien à la dégradation du cadre de vie et à une baisse des valeurs immobilières dans le périmètre environnant, les résultats de plusieurs études scientifiques européennes et américaines relativisent les effets négatifs des parcs éoliens quant à la baisse des prix de l'immobilier. Dans la plupart des cas étudiés, il n'y a aucun effet sur le marché et le reste du temps, les effets négatifs s'équilibrent avec les effets positifs, puisque l’installation d’éoliennes est un revenu pour les collectivités, qui peuvent mettre en valeur et proposer de meilleurs services sur leur territoire."
Page 44/60 « Étant donné la qualité environnementale et paysagère du projet, l'attraction du territoire pourrait être accentuée par la présence du parc éolien. »
Non, Messieurs les promoteurs, de si grands désagréments , et le mot est faible, ne sont pas équilibrés par quelques compensations !
Ci-après la position de Mme Mémin, Maire de Surin,compte-rendu de la Réunion page 6/7, « - Une habitante aussi élue de la commune : Je voulais tout d’abord excuser Mme Mémin, maire de Surin, que je représente aujourd'hui, en tant que conseillère municipale. Elle m'a chargé de rappeler à tout le monde qu’elle n'était pas favorable à l'implantation des éoliennes. »
En outre, il est question d’études scientifiques européennes, lesquelles ne sont pas précisées….
Les résultats des actions en justice témoignent du peu de crédit que l’on peu apporter à ces propos :
- Les conclusions du tribunal dans l’article du Figaro du 4 mai 2021, « La justice reconnait la
dévalorisation foncière causée par les éoliennes »
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-justice-reconnait-la-devalorisation-fonciere-causee-par-les-eoliennes-20210504
- La Cour d’Appel de RENNES, le 12 mars 2024, qui a condamné un exploitant pour une perte de
valeur vénale de 30 à 40 % due au trouble anormal du voisinage causé par des nuisances Eoliennes. (document à cette adresse https://environnementdurable.org/documents/2.%20240327%20Communique-%20FED-1S.%20Echezar.pdf )
En conclusion à nos diverses contributions,
Compte tenu de l’absence d’avis de la MRAe,
de l’absence probable d’avis de la DRAC, du SDAGE, de la Chambre d’Agriculture…
De l’avis défavorable de Madame le Maire de Surin et de l’Avis négatif de l’association d’aéro-modélisme…
Pour toutes ces raisons, nous nous opposons très fermement à ce projet.
Nous souhaitons que la demande d'autorisation environnementale pour l'exploitation de cette usine éolienne soit refusée.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur
Conséquences financières désastreuses, suite ;
Page 39/60, un sentier de randonnée est mentionné, ce qui est la preuve de l’intérêt touristique de la zone d’implantation. Il est d’ailleurs « inscrit au PDIPR (Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée) ».
En tous cas, nous avons relevé cette remarque d’une propriétaire, page 7/7 :« on a repris le château il y a 3 ans maintenant. On a eu une visite du conservateur des monuments historiques de la Charente. Il a été dépité de voir que des éoliennes avaient été implantées. Mais, il n’a pas été mis au courant du projet et n’a pas pu s'opposer à ce projet. »
Nous n’avons pas croisé d’Avis de la DRAC, c’est très étonnant. Il nous a peut-être échappé.
Avec un tel patrimoine dans un endroit aux paysages déjà bien abimés par les nombreuses machines, l’installation de ces aérogénérateurs serait une catastrophe. Les visiteurs fuiront les lieux face à ces engins qui gâchent le paysage et qui sont de peu de rendement.
Dans ce sens, une enquête a été réalisée par une association d’hébergeurs du département de l’Indre http://www.association-hebergeurs-touristiques-indre.com/
Elle révèle que « les touristes disent non aux éoliennes industrielles géantes ». http://association-hebergeurs-touristiques-indre.com/PDF/Article_AHTI_Une_etude_et_un_sondage_edifiant.pdf :
«…. sur un corpus de 1280 touristes accueillis en Gîtes et chambre d'hôtes de
l'Indre ou visiteurs (âgés de plus de 18 ans).
Quel serait l'impact de l'implantation d'éoliennes industrielles sur votre choix de destination
touristique ?
o Si ces éoliennes sont visibles depuis votre lieu d'hébergement :
Dans un environnement proche (0 à 2 kms) : 97 % changent de destination
A moyenne distance (2 à 10 kms) : 95 % changent de destination
A l'horizon (> à 10 kms) : 72 % changent de destination
o Si ces éoliennes sont visibles lors de vos activités touristiques dans le PNR Brenne ou à proximité :
Dans un environnement proche (0 à 2 kms) : 71 % changent de destination
A moyenne distance (2 à 10 kms) : 56 % changent de destination
A l'horizon (> à 10 kms) : 34 % changent de destination
Les résultats obtenus montrent clairement que l'attractivité touristique d'un territoire et donc de son P.I.B peuvent être anéantis avec l'implantation d'éoliennes industrielles. »
Pour conclure à ce sujet, le Label « Gites de France » n’est pas délivré aux gîtes situés près d’usines éoliennes (courrier en annexe). Par ailleurs, les villages exposés à des aérogénérateurs ne peuvent plus déposer de candidature pour le concours "le plus beau village de France " (Stéphane Bern).
…….A suivre……
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur
Ce projet aurait des conséquences financières désastreuses ; nous nous y opposons fermement.
Les divers loyers ou produits de vente apportés aux propriétaires, outre les effets délétères sur les relations dans les villages, ne compenseraient pas les effets néfastes sur l’attrait de la zone d’implantation de cette industrie des aérogénérateurs.
Notons que l’éolien bénéficie de subventions. Lire à ce propos l’article de Reporterre « Les subventions aux énergies renouvelables sont trop élevées » https://reporterre.net/Les-subventions-aux-energies
Notamment, le prix payé au producteur interroge car l’on voit parfois des éoliennes à l’arrêt malgré le vent bien présent. Une habitante l’a d’ailleurs remarqué, page 2/7 du compte rendu de la réunion. Nous nous permettrons de compléter les réponses qui lui ont été faites. En effet, s’il y a surproduction, les prix deviennent négatifs sur le marché de l’électricité, ce qui concrètement, se traduirait par une baisse des revenus. Des arrêts des machines sont alors imposés afin de ne pas perdre de l’argent…..côté producteur, bien sûr. Le consommateur, lui, il n’a pas le choix.
Le communiqué de Vent de colère (https://www.ventdecolere.org/communique/Remuneration_prix_negatifs_26_mars_2026.pdf) apporte un précieux éclairage : ceci s’applique lorsque le producteur bénéficie d’un tarif garanti, l’une des clauses possibles du contrat.
Le propriétaire, rappelons-le, souvent des compagnies étrangères qui ont peu d’actifs en France*, est alors, de surcroît, indemnisé tandis que l’éolienne ne produit rien ; ceci afin qu'il ne soit pas pénalisé par ce manque de rentabilité.
Il semble qu’il soit plus simple d’arrêter un aérogénérateur plutôt que de mettre à l’arrêt une centrale photovoltaïque, d’où le choix de l’arrêt de l’éolien.
*Page 5/60 du Résumé Non Technique : « La société de projet ENERTRAG POITOU CHARENTES XIV I SAS est une société par actions simplifiée à capital de 3 000 euros ( démantèlement, plus de 100 000 € par éolienne), siège social 9, mail Gay Lussac, 95000 Neuville-sur-Oise. Le groupe familial allemand ENERTRAG SE, créé en 1998 à Dauerthal (Uckermark), est l’un des plus importants producteurs d’énergies renouvelables en Europe. Une recherche sur Internet a informé de son capital : 5 800 000 euros.
Quel est alors le sens de la poursuite de la construction d’éoliennes en France, de surcroît sur des terres agricoles ?
PATRIMOINE et TOURISME
L’environnement de Surin est riche de son patrimoine et l’impact des aérogénérateurs sous-estimé ; Par exemple, page 11/25 de la Note de présentation non technique
- « Dans l’aire d’étude rapprochée, la ville principale correspond à Charroux, au nord, présentant une sensibilité globalement faible du fait de la rareté des perceptions de la zone d’implantation potentielle, observées plutôt en périphérie du bourg et n’étant que partielles »
Notre souvenir de Charroux est encore vif, avec l’Abbaye St Sauveur et la Tour Charlemagne. Imaginer des aérogénérateurs au détour du chemin ne donne pas envie d’y retourner.
- « Parmi ces 35 monuments historiques, aucun ne présente de sensibilité forte, modérée ou même faible vis-à-vis de la zone d’implantation potentielle. Une dizaine présente une sensibilité très faible…………. »
La conclusion est consternante : « D’une manière générale, les sensibilités sont donc très peu importantes. »
Le Résumé Non Technique de l’EIE porte un regard tout aussi négatif, page 14/60
« Tourisme : le territoire ne présente pas d’attraits touristiques majeurs ; les activités proposées valorisent le patrimoine architectural, en particulier au sein du village remarquable de Charroux, mais également le patrimoine naturel ; les sites touristiques les plus proches concernent le château de Cibioux et l’église de Surin, tous deux à moins de 1 km du projet, et un club d’aéromodélisme est également présent sur la commune de Surin ; l’offre d’hébergement est peu développée, avec deux gîtes/chambres d’hôtes recensés sur la commune. ».......
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Le Bureau
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet a l'obligation légale de démontrer qu'il a recherché des solutions de substitution raisonnables avant de retenir le site d'implantation finalement présenté à l'enquête publique.
Or, aucune démonstration sérieuse de cette recherche n'apparaît dans le dossier.
On ne trouve aucune trace d'une analyse préalable visant à identifier, comparer et écarter d'éventuels sites alternatifs à l'échelle pertinente. Une telle démarche devrait pourtant constituer le point de départ de toute étude d'impact digne de ce nom, avant même l'examen des variantes d'implantation.
Le pétitionnaire semble entretenir une confusion commode entre deux notions pourtant distinctes :
• la recherche de sites alternatifs, qui consiste à comparer différents secteurs d'implantation possibles ;
• l'étude de variantes, qui consiste seulement à modifier la disposition des machines sur un même site déjà choisi.
Les développements figurant aux pages 25 et 28 du dossier relèvent manifestement de la seconde catégorie. Ils ne démontrent en rien que d'autres localisations ont été recherchées puis écartées sur la base d'une comparaison objective des enjeux environnementaux, paysagers, patrimoniaux ou humains.
Autrement dit, tout laisse penser que le site a été choisi d'abord, puis justifié ensuite.
Une telle méthode est contraire à l'esprit même de la démarche d'évitement qui doit conduire un maître d'ouvrage à retenir, parmi plusieurs possibilités, celle présentant le moindre impact.
En l'absence de démonstration de cette recherche préalable, le public est privé d'un élément essentiel lui permettant d'apprécier la pertinence du choix retenu.
Cette carence affecte directement la qualité de l'évaluation environnementale et ne peut être regardée comme un simple détail de procédure.
Faute d'avoir démontré que le site retenu constitue réellement la solution la moins impactante parmi les alternatives envisageables, le porteur de projet ne satisfait pas à une exigence fondamentale de l'évaluation environnementale.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse apportée par M. Boisson à la contribution n°11 relative à la jurisprudence Blanzay est particulièrement révélatrice du manque de transparence volontaire qui traverse ce dossier afin de noyer le public et que celui-ci n’y comprenne plus rien !
Pour tenter de neutraliser la portée de cette décision du Conseil d'État, M. Boisson soutient que le bruit des parcs éoliens voisins devrait être intégré à la fois au bruit ambiant et au bruit résiduel. Une telle affirmation est dépourvue de logique au regard même du calcul des émergences, lequel repose précisément sur la différence entre le bruit ambiant et le bruit résiduel.
Si le bruit des parcs voisins est comptabilisé des deux côtés de l'équation, la protection recherchée par la jurisprudence devient illusoire.
Or le Conseil d'État a justement censuré une approche qui conduisait à minorer artificiellement les nuisances sonores cumulées supportées par les riverains.
Le plus remarquable est qu'un autre développeur éolien, NEOEN, a adopté une lecture exactement inverse de celle d'ENERTRAG lors de l'enquête publique du projet des Grandes Brandes dans la Vienne.
NEOEN reconnaît expressément que la décision Blanzay :
« renforce la protection des riverains en imposant une prise en compte exhaustive des nuisances cumulées ».
L'entreprise s'est même engagée à intégrer cette jurisprudence dans les contrôles acoustiques postérieurs à la mise en service du parc.
Ainsi, tandis que NEOEN reconnaît que la décision du Conseil d'État renforce les exigences de protection des populations, ENERTRAG tente d'en réduire la portée jusqu'à la vider de tout effet utile.
Cette divergence est loin d'être anodine. Elle démontre que la réponse du pétitionnaire n'est pas une évidence technique ou juridique mais une interprétation opportuniste destinée à préserver les conclusions favorables de son étude acoustique.
La réalité est simple : la jurisprudence Blanzay impose une prise en compte plus rigoureuse des nuisances sonores cumulées. C'est précisément pour cette raison qu'elle dérange les porteurs de projets éoliens.
Plutôt que d'en tirer les conséquences, ENERTRAG préfère soutenir une interprétation qui aboutit exactement au résultat censuré par le Conseil d'État : minimiser l'exposition réelle des riverains au bruit éolien.
Une telle position ne peut qu'accroître les doutes sur la fiabilité de l'étude acoustique produite et sur la sincérité des réponses apportées au public.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Jupiter Sen
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je m'interroge sur la réelle utilité de ce projet pour le territoire. L'électricité produite localement est en grande partie exportée hors du secteur, parfois dans des conditions économiques peu favorables, tandis que les nuisances — visuelles, sonores et sur le foncier — restent, elles, entièrement supportées par les riverains de Surin et des communes voisines.
Je demande qu'une analyse coûts-bénéfices locale, incluant les aspects économiques et environnementaux, soit rendue publique avant toute autorisation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées. Jupiter Sen
Jupiter Sen
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je souhaite appeler l'attention du commissaire enquêteur sur plusieurs irrégularités procédurales relevées dans le dossier du projet « Plaine du Nutin » : absence d'avis de la MRAe, non-publication des avis des services de l'État, information insuffisante sur les délais de recours dans le résumé non technique, et manquements dans la conduite du comité de projet vis-à-vis des habitants.
Prises ensemble, ces défaillances procédurales me semblent de nature à entacher la régularité de l'enquête publique elle-même. Je demande qu'elles soient examinées avec la plus grande attention dans le rapport du commissaire enquêteur.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées. Jupiter Sen
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je suis contre ce projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Le choix de cette commune est erroné. En effet, le SRADDET préconise très clairement un rééquilibrage régional : l’égalité sociale devant l’éolien ça existe !
Ce n’est pas à l’ex-région Poitou-Charentes (qui accueille déjà la quasi-totalité des parcs éoliens de Nouvelle-Aquitaine, et particulièrement le département de la Vienne) de construire de nouveaux parcs.
La Vienne avec Civaux, c’est 50% de la production électrique de la Nouvelle Aquitaine à elle seule !
50% !!!!!!
Ca va la Vienne pr l’électricité décarbonée ! On a déjà donné ! En quoi Projet éolien de la Plaine du Nutin va-t-il aider ?
Autoriser ce parc à Surin, c’est contribuer à déséquilibrer encore plus l’expansion éolienne en Nouvelle aquitaine.
Bien sur les riches vivent au sud, dans le Bordelais etc…. Mais si l’éolien devient synonyme de lutte des classes entre riches et pauvres, il faut le dire plus clairement.
Je sais que Louis de Funes ds un de ses films disait que « les pauvres c’est fait pour être très pauvres et les riches, très riches » mais je ne savais pas qu’il parlait de ce projet éolien de la Plaine du Nutin a Surin!
Ce parc à Surin ne serait le meilleur symbole de cette inégalité devant l’éolien.
Merci.
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire,
Je suis oppose à ce parc de Projet éolien de la Plaine du Nutin,
Le point de départ de ce promoteur pour imaginer un parc éolien est qu’il participe à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, notamment le CO2. D’accord ?
Si ce postulat est faux, alors il n’y a pas de raison de construire ce parc. D’accord ?
Comme vous le savez déjà, le recours à l’éolien en France n’aura aucun impact sur le climat, mais au contraire risquera de faire remonter la part carbone par le recours nécessaire à des centrales à gaz. Même les partisans de l’éolien le reconnaissent : M. Millefer au congrès De France Énergie Éolienne a admis PUBLIQUEMENT que "... la transition énergétique. Elle n'est pas liée au climat. Elle n'est pas liée au CO2 car le mix français est déjà très décarboné …»
Ce projet de Projet éolien de la Plaine du Nutin ne va donc pas réduire nos émissions de C02, de gaz pour la production d’électricité. Zippo, nada, rien, nicht !
L’objectif même de ce promoteur est faux.
Quant au deuxième volet de la transition énergétique face au risque nucléaire, tant qu’il restera une seule centrale nucléaire en France, une seule, il existera un risque nucléaire pour la France.
Or il est prévu d’en construire encore plus.
Donc ce risque existera toujours et aucune éolienne nouvelle à Surin ne viendra réduire ce risque pour la France.
Pourquoi Surin, ses habitants, ceux comme moi qui vivent juste a cote devraient-ils payer pour les erreurs de ce promoteur dans ses objectifs?
Non à ce projet.
Merci.
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur
Depuis le point de vue de La Castouarde , là où j'habite je vois chaque semaine de nouvelles éoliennes qui se dressent, et elles dépassent de plusieurs dizaines de mètres celles déjà en place depuis une dizaine d'années...
Le repowering est d'actualité et notre paysage déjà défiguré est écrasé par les pales des nouvelles machines...
Il est loin le temps où l'ancien maire de St Secondin se plaisait à dire qu'il avait les éoliennes les plus hautes de France avec 150 m en bout de pale.
Donc laisser s'installer des machines de hauteur "acceptable" , c'est s'assurer d'un repowering d'éoliennes de grande voilure.
Ce n'est pas seulement la distance entre l'éolienne et votre lieu d'habitation qui compte mais aussi la prégnance de ces pales d'éoliennes dans notre horizon, si l'on considère les anciennes éoliennes avec des pales de 60 m et celles avec des pales de 80 m on a une occupation de l'espace balayé par les pales qui passe du simple pratiquement au double...
Le rapport Burette explique bien les incidences des tailles des éoliennes sur les impacts visuels et leurs effets exponentiels.
Raison de plus pour stopper ces installations dont on sait qu'un jour ou l'autre elles feront l'objet de "repowering" avec
les mauvaises surprises que cela génèrera pour les riverains proches et pour les citoyens jusqu'à des dizaines de kilomètres à la ronde...
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur ,
Je reviens vers vous pour vous informer que je ne peux pas consulter les contributions les plus récentes car le tableur en dessous est numéroté de 12 à 57, cela empêche l'accès aux contributions récentes...
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je suis formellement opposé à ce projet de parc éolien dit Projet éolien de la Plaine du Nutin sur la commune de Surin.
L’impact sur l’immobilier nié par le promoteur est considérable et pour 100% des habitants de Surin et des villages voisins, une maison, c’est ce qui va payer la retraite.
Vous retirez cela, vous ruinez les habitants.
Le promoteur nie l’impact sur les prix immobiliers. Amusant car l’Etat pourtant peu sympa à réduire les impôts admet une forte baisse des impôts fonciers en présence de parcs éoliens. Cf l'arrêt No. 1803960 du 18/12/2020 du TA de Nantes.
Notez que le Tribunal Administratif de Nantes par cette décision du 18 Décembre 2020, remarque:
- Les éoliennes sont bien un motif de déclassement fiscal.
- Les éoliennes ont un impact négatif sur la valeur des biens des riverains.
- Les nuisances environnementales des éoliennes sont reconnues pour les particuliers comme elles l’étaient déjà pour les collectivités locales
Bizarre aussi, avez-vous vu une seule fois une annonce immobilière, un agent immobilier vous dire : « superbe maison, TOUT proche d’un parc éolien qui tourne et clignote toute l’année, Attention l’affaire va partir vite et les prix grimpent ! » ? Une seule fois ? Rien qu’une fois ?
Ce promoteur n’en a rien à faire mais ruiner un village, la retraite de gens peu aisés comme à Surin et autour de Surin montre que le choix de cet emplacement est totalement inadéquate.
Non à ce projet.
Samuel Joab
Monsieur le CE
Le promoteur dit ds son étude que les éoliennes de Projet éolien de la Plaine du Nutin sont une énergie renouvelable.
Ce n’est pas vrai !
Elles ne sont ni gratuites d’ailleurs comme le disent les promoteurs. Le vent est gratuit oui, mais le transformer en énergie ne l’est pas vous le savez.
Renouvelables ? Bien sûr que non. Il faut 6000 kg de cuivre pour produire 1MW à partir d’une éolienne (4000 kg pour le solaire). Source : Leonardo Energy. Et la production de cuivre, la dernière fois que j’ai vérifié n’est pas renouvelable et est très polluante.
Ce qui est renouvelable ds ces éoliennes du Projet éolien de la Plaine du Nutin a Surin ? Ce sont les subventions, les tarifs de rachats garantis, et ces machines géantes avec de l’acier chinois, des terres rares asiatiques qu’il faut changer, oui renouveler tous les 15-20 ans !!!
Les pigeons ne sont pas que ds le ciel, il semble qu'ils volent en cercle autour de Surin!
Non a ce parc !
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire-enquêteur
Je suis opposé aux projets éoliens de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Dans mes cours d’histoire, J’ai appris la devise de la France….
L’un des mots, c’est égalité. Mais ce n’est pas vrai. Pas d’égalité devant l’éolien. Regardez la carte des implantations éoliennes. Pas la mienne, elle est officielle, vous la connaissez. Les éoliennes, ce n’est pas que chez les pauvres, les sans-dents ? Ah ben si, comme Ici à Surin.
Regardez cette carte : toutes les éoliennes de la nouvelle Aquitaine se trouvent en Poitou- Charentes ? Les riches du Bordelais, les bohemiens-bohemes du centre de Bordeaux sont-ils des « not in my backyard » supporters des éoliennes ?
Qu’est ce qui fait que Surin doit être puni ?
Voilà un extrait d’un article de la NR d’il y a à peine quelques temps : Surin? Hello ?
Éoliennes : mettre fin au grand n’importe quoi
« La scène peut paraître surprenante. Il y a là Alain Pichon, vice-président du conseil départemental en charge de l’environnement et président de l’association des maires de la Vienne qui s’emploie à dénoncer « le développement anarchique et déséquilibré » de l’éolien dans la Vienne.
À ses côtés, Jean-Pierre Lardeau, président par intérim du syndicat intercommunal Énergies Vienne (et candidat déclaré à la présidence) approuve ostensiblement, alors même que son syndicat, via sa filiale Sergies, est le principal porteur de projets éoliens du département ! »
Quel commissaire-enquêteur va approuver un projet a Surin alors même que le département, réalise que ce projet est mauvais depuis le départ ?
Samuel Joab
Monsieur le Commissaire enquêteur.
Je suis contre le projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Il est illégal au vue de la convention européenne du paysage.
Les éoliennes et leur impact sur le paysage relèvent de l'article 5 de la Convention Européenne du paysage selon lequel :
"Chaque Partie s'engage:
a) à reconnaître juridiquement le paysage en tant que composante essentielle du cadre de vie des populations, expression de la diversité de leur patrimoine commun culturel et naturel, et fondement de leur identité ;
b) à définir et à mettre en œuvre des politiques du paysage visant la protection, la gestion et l'aménagement des paysages par l'adoption des mesures particulières visées à l'article 6".
Cette convention européenne, qui reconnaît le paysage comme une donnée juridique protégée, s'applique directement en droit français. Les citoyens et justiciables peuvent l'invoquer devant les administrations (mairies, préfectures...), qui sont tenues de la respecter et devant les tribunaux, qui sont tenus de l'appliquer.
Notez que ce texte n'est pas une norme de droit communautaire mais une convention conclue dans le cadre du Conseil de l'Europe et que sa violation peut donc constituer un motif de saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg. Le texte intégral de la Convention Européenne du paysage est disponible sur le site internet du Conseil de l'Europe.
Merci.
anais vermotdesroches
suite.... L’industrie éolienne et sa clientèle s’étaient raccrochées à cette opinion malgré les nombreux témoignages des effets néfastes sur les animaux.
Les éoliennes n'ont cessées d'êtres plus grandes, plus grosses, plus, toujours plus ! Mais la distance en France entre ces machines et les habitations est restée la même !!
La santé mentale et physique des habitants sur la Plaine du Nutin, des villages voisins et de Surin en particulier est en jeu. Nous ne sommes pas des cobayes comme bcp le sont déjà dans d’autres parc éoliens en France et dans le monde.
Merci de dire non a ce projet a ce Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur,
Je suis contre le projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
L’aspect son et électromagnétique de l’étude est insuffisant. Ce projet ne peut être approuvé dans l’état actuel de sa présentation. Il existe un lien entre les infrasons émis par les éoliennes et les plaintes de "sensations insupportables" éprouvées par les riverains.
Dans une étude menée au parc éolien de Pacific Hydro à Cape Bridgewater, dans l’Etat de Victoria en Australie, l’éminent ingénieur en acoustique australien Steven Cooper a mis en évidence un patron unique d’infrasons, qu’il avait baptisé "Signature acoustique de l’éolienne" dans une étude précédente, et sa corrélation (par une "ligne de tendance") avec l’apparition et la gravité de symptômes chez les riverains qui s’étaient plaints de "sensations" souvent insupportables.
Il s’agit notamment de troubles du sommeil, de maux de tête, de tachycardie, de pressions dans la tête, les oreilles ou la poitrine, etc., tels que décrits par les résidents (symptômes généralement connus sous le nom de Syndrome Eolien (SE), ou encore sous l’euphémisme "nuisances sonores" ). L’acousticien a également identifié "des signaux discrets à basse fréquence modulés en amplitude" émis par les éoliennes, et a trouvé que les victimes y étaient également sensibles.
La Signature acoustique de l’éolienne ne peut être détectée en utilisant des indices de mesure traditionnels tels que dB (A) ou dB (C) et les bandes d’un tiers d’octave, conclut son étude. A leur place il faut utiliser l’analyse de bande étroite, avec des résultats exprimés en dB (WTS). Il suggère que l’on fasse des études médicales sur la base d’infrasons mesurés en dB (WTS) afin de déterminer le seuil de ce qui est inacceptable en termes de niveau de pression acoustique.
Les résultats sont cohérents avec les études officielles de Kelley publiées aux États-Unis il y a plus de 30 ans, qui ont montré que les infrasons émis par les premiers modèles, aux pales sous le vent, causaient des troubles du sommeil et autres symptômes du SE. Ces études ont été archivées, des modèles d’éoliennes avec les pales au vent ont été développées, et les autorités réglementaires ont tout simplement fait confiance à l’industrie éolienne qui leur affirmait que les nouveaux modèles n’émettaient pas d’infrasons dangereux.
Nuisances sonores : les nouvelles éoliennes aussi nocives que les anciennes
L’étude Cooper prouve aujourd’hui qu’elles ont eu tort. Une autre conclusion de son étude est que la méthode danoise pour mesurer les "nuisances sonores" de basse fréquence à proximité d’éoliennes est inappropriée. Le sont également les normes de bruit appliquées aux parcs éoliens dans l’Etat de Victoria, dans le reste de l’Australie et en Nouvelle-Zélande, connues comme la Norme 6808 de Nouvelle-Zélande. Tout comme sont inadéquates toutes les autres normes dans le monde qui réglementent "les nuisances" près de parcs éoliens. Elles ne prennent pas en compte les infrasons, tout simplement.
L’étude Cooper prouve qu’ont eu raison tous ces chercheurs ou médecins de par le monde, tout comme les résidents eux-mêmes qui ont décrit les symptômes dont ils souffraient, et qui pour beaucoup d’entre eux ont dû abandonner leurs maisons de façon périodique ou permanente.
En ce qui concerne l’avenir, Steven Cooper recommande que d’autres études soient faites afin d’établir "un seuil pour se protéger contre les effets néfastes". Il écrit aussi: "les pics de vibrations qualifiés par certains riverains de gênantes alors que les éoliennes sont à l’arrêt pourraient être dues à des rafales de vent provoquant des résonances dans les pales /tours et nécessitent une enquête plus poussée". Il s’agit d’une nouvelle donne. L’industrie éolienne ne peut plus prétendre que ses machines n’émettent pas assez d’infrasons pour affecter les riverains, ni que les professionnels de la santé qui tirent la sonnette d’alarme en exigeant de plus amples recherches sont à l’origine de leur souffrances, ni que les victimes des éoliennes sont à l’origine de leurs propres malheurs – cf. l’argument souvent utilisé que "tout ça c’est dans leur tête", ou encore "l’effet nocebo". Suite...
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur,
Je suis contre le projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
L’une des principales justifications de l’implantation de ce parc éolien est l’autonomie énergétique de ce canton ! A par le fait que ce concept est peu relevant –Paris, Lyon, Bordeaux sont-ils autonomes, leur demande-t-on d’ailleurs ?
Faut-il aussi que Surin soit autonome ds la fabrication de voitures, de production de viande etc…).
Ayant Civaux et Chinon, nous sommes déjà autonomes énergétiquement.
Et en plus, sans aucune émission de C02 !
Il n’y a donc aucune raison d’avoir choisi Surin pour ériger ces éoliennes ici.
Surin et surtout ses environs ont déjà donné et fait pour limiter les émissions de C02 en France.
S’il faut créer un parc éolien, ce n’est pas ici.
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur,
Je suis contre le projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
L’étude d’impact sur les effets sonores est bâclée et sous minimise les vrais impacts. Des procès sont à prévoir ce qui déchirera ce village, ses habitants.
Le projet générera l’émission d’infrasons et de basses fréquences sonores.
Ce n'est pas parce que la problématique infrasonore est peu présente dans ce dossier que les services de l’État doivent l'ignorer. Ces derniers ne doivent pas oublier la lourde responsabilité qui leur incombe à savoir impacter ou non la santé et le bien être des habitants et générer ou non une crise sanitaire.
Qui peut donner un avis favorable avec si peu d’analyses sur les impacts sonores alors que certaines éoliennes sont si proches des habitations !!!
Une habitation, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, ce n’est pas des pierres, du mortier, des fenêtres. Non une habitation, c’est une famille, de jeunes enfants, sensibles, un couple de retraites avec un pacemaker, cardiaques, une famille en vraie chair et en os.
Et cela, le promoteur n’a pas fourni assez d’éléments sur l’impact électromagnétique et sonore de ce parc.
En l’état de cette étude, ce parc doit être refusé.
Merci.
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le porteur de projet affirme que son projet serait compatible avec les documents d'urbanisme locaux. Cette affirmation est pour le moins trompeuse.
ENERTRAG se réfugie derrière le PLUi actuellement en vigueur mais omet soigneusement de signaler qu'une révision est en cours, que le nouveau PADD a été débattu, que le projet a été arrêté et transmis aux personnes publiques associées.
Or ce nouveau document est sans ambiguïté :
« En raison d’un grand nombre d’éoliennes présentes sur le territoire, les nouvelles implantations d’éoliennes seront évitées. »
Les élus du Civraisien en Poitou ont donc clairement pris acte de la saturation éolienne du territoire et ont exprimé leur volonté de mettre un terme à l'implantation de nouveaux parcs.
Le message ne souffre aucune interprétation : le territoire est déjà suffisamment équipé et ne souhaite plus accueillir de nouvelles éoliennes.
Face à cette réalité, ENERTRAG fait comme si cette évolution n'existait pas.
Cette omission est loin d'être anodine. Elle conduit le public à croire que le projet s'inscrit dans les orientations locales alors même que les élus compétents ont officiellement exprimé la position inverse.
Lorsque le préfet sera amené à statuer, il est d'ailleurs fort probable que ce nouveau PLUi soit devenu opposable. Le pétitionnaire ne pourra alors plus faire abstraction des choix démocratiquement exprimés par les collectivités concernées.
Mais au-delà même de la question juridique, une question de principe se pose : à quoi servent les documents de planification, les débats publics et les délibérations des élus si un opérateur privé peut simplement les ignorer lorsqu'ils contrarient ses intérêts ?
Le développement durable ne consiste pas seulement à produire de l'énergie. L'article L.110-1 du Code de l'environnement rappelle qu'il repose également sur la cohésion sociale et la participation des populations aux choix qui concernent leur territoire.
Or ici, les élus disent non. Une part importante de la population dit non. Les documents d'urbanisme en cours de révision disent non.
Malgré cela, ENERTRAG persiste à vouloir imposer son projet.
Cette logique de passage en force mérite d'être clairement dénoncée.
Je vous demande de relever dans votre rapport que le porteur de projet a présenté une vision incomplète et orientée de la situation urbanistique locale en passant sous silence l'évolution majeure du PLUi et la volonté désormais clairement exprimée par les élus du territoire d'éviter toute nouvelle implantation éolienne.
Dans ces conditions, ce projet apparaît en totale contradiction avec l'orientation que le territoire s'est librement choisie et ne pourra qu'être refusé.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les réponses apportées par M. Boisson à certaines contributions interrogent sérieusement sur leur rigueur tant juridique que scientifique.
Ainsi, concernant les infrasons, il écarte le sujet d'un revers de main, comme si le débat scientifique était clos. Pourtant, l'ANSES a recommandé la poursuite des recherches et des études de terrain sont toujours en cours. Une telle question méritait mieux qu'une réponse sommaire.
Mais le plus préoccupant est ailleurs.
M. Boisson affirme qu'il n'existerait aucune présomption de nocivité attachée aux éoliennes. Cette affirmation est en contradiction avec le Code de l'environnement.
L'article L.512-1 dispose en effet que sont soumises à autorisation les installations présentant de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts protégés par l'article L.511-1. Les éoliennes relèvent précisément de cette catégorie d'ICPE.
L'article L.181-3 rappelle en outre qu'une autorisation ne peut être délivrée que si les dangers ou inconvénients de l'installation sont prévenus par des mesures adaptées.
Autrement dit, le régime même de l'autorisation environnementale repose sur la reconnaissance préalable de risques potentiels qu'il appartient au pétitionnaire de démontrer pouvoir maîtriser.
Prétendre le contraire revient à dénaturer l'esprit et la lettre du Code de l'environnement.
Je vous remercie donc de relever dans votre rapport que le porteur de projet présente de manière inexacte le régime juridique applicable aux éoliennes et minimise les obligations qui découlent de leur classement parmi les installations classées pour la protection de l'environnement.
Une consultation publique ne peut reposer sur une présentation biaisée et fallacieuse des textes encadrant un projet, présentation qui en fait se propose de réécrire le Code de l’Environnement aux dépens des riverains des ICPE.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La réponse apportée par M. Boisson à la contribution n°16 relative à la norme NF S 31-114 illustre une nouvelle fois une présentation pour le moins orientée des faits.
Contrairement à ce qu'il laisse entendre, la fiche citée ne valide nullement la méthode invoquée par le porteur de projet. Elle rappelle au contraire que le projet NF S 31-114, initialement envisagé pour les contrôles post-implantation, a été abandonné.
Elle souligne également que les protocoles censés remédier aux insuffisances de cette méthode ont été annulés par le Conseil d'État. Ce point essentiel est soigneusement minimisé par le pétitionnaire.
Plus grave encore, ni la méthode initiale ni les protocoles ultérieurs n'ont fait l'objet d'une évaluation environnementale permettant de démontrer leur capacité à protéger efficacement les riverains. C'est précisément l'une des raisons ayant conduit à l'annulation des protocoles contestés.
Dans ces conditions, sur quoi repose exactement la prétendue démonstration de l'innocuité acoustique du projet ?
La réponse est simple : sur rien de scientifiquement et juridiquement solide.
Le groupe d'experts de l'AFNOR lui-même n'a jamais validé définitivement la norme NF S 31-114, notamment en raison de profondes divergences sur sa capacité réelle à mesurer les nuisances sonores des éoliennes et sur le recours aux médianes de bruit, susceptible de minorer artificiellement les émergences constatées.
Or le régime des installations classées repose sur un principe clair : il appartient au porteur de projet de démontrer que les dangers et inconvénients de son installation seront effectivement maîtrisés. Ce n'est pas au public de prouver l'existence d'un risque, mais au pétitionnaire d'apporter la preuve de son absence ou de sa maîtrise.
En l'espèce, M. Boisson tente de s'appuyer sur une méthode abandonnée, contestée, jamais pleinement validée et dont les évolutions ont été censurées par le Conseil d'État.
Une telle démonstration ne saurait sérieusement établir l'absence de nuisance acoustique pour les riverains.
Je vous remercie de relever dans votre rapport que le porteur de projet présente comme fiable et protecteur un dispositif méthodologique qui n'a jamais obtenu la validation scientifique, technique et juridique qu'il prétend lui attribuer.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette consultation est présentée comme un outil de participation du public. Pourtant, les conditions minimales d'une information complète et transparente ne sont manifestement pas réunies.
En effet, à ce jour, le dossier mis à disposition ne comporte ni l'avis de la MRAE, ni les avis et demandes de compléments formulés par les différents services de l'État. Rien n'est notamment produit concernant les impacts sur les milieux naturels, les paysages ou le patrimoine. Ces documents existent nécessairement et sont en possession du porteur de projet qui pourtant ne produit pas l'intégralité des avis et observations recueillis. Son attitude traduit un manque évident de transparence.
Dans ces conditions, comment le public pourrait-il se prononcer de manière éclairée ? L'absence de ces pièces essentielles porte directement atteinte à la qualité de la consultation et à l'exercice effectif de la participation du public.
Je constate également que la preuve de la notification du Résumé Non Technique aux communes concernées, ainsi que la réponse de la commune d'implantation, ne figurent pas au dossier. Cette omission est d'autant plus surprenante qu'elle contrevient aux pratiques habituellement observées dans ce type de procédure.
En l'état, cette consultation apparaît gravement insuffisante. Elle soulève même une question de régularité, dès lors que le public ne dispose pas des éléments indispensables à une appréciation objective du projet. Ses impacts ne sont ni correctement évalués ni correctement présentés au public.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Nathalie MAZOIN
Monsieur,
Je suis opposée à ce projet de parc éolien dans la commune de Surin.
En effet, ce territoire est déjà saturé d'éoliennes, il y en a partout. Lorsqu'on circule sur ces routes, il y aura bientôt plus d'éoliennes que d’arbres !!!
De plus, c'est une catastrophe pour l'environnement aussi bien en phase travaux qu'en phase d'exploitation (mortalité des chauves-souris, oiseaux, etc.) Il y un risque de pollution de l'atmosphère, de la terre et des nappes phréatiques par les PFAS qui recouvrent les pâles des éoliennes. Il y a également un risque de pollution des sols et des nappez phréatiques par l'huile des éoliennes qui se répand sur le sol !!
Il n'y a pas de décarbonation comme cela nous est présenté car pour construire et produire une éolienne, il faut beaucoup de pétrole. La phase de construction de l'éolienne émet énormément de gaz à effet de serre, on extrait des matériaux dans des pays étrangers sans respecter l'environnement, le droit du travail, les paysages, etc. Cet extractivisme nécessaire à la construction des EnRi augmente les émissions carbones dans certains pays, par conséquent, on déplace juste le problème mais ce n'est pas une solution !!
Les éoliennes sont une pollution visuelle énorme ; j'habite en face d'un parc éolien, par conséquent, il y a les lumières rouges clignotantes la nuit et les lumières blanches clignotantes le jour en cas de brouillard ; on ne peut plus observer sereinement le ciel, on pourrait se croire en périphérie urbaine alors que nous avons choisi de vivre à la campagne pour être justement éloigné du monde urbain. Ma grand-mère habitait dans la commune de Le Bouchage et j'y ai moi-même habité, tout près de Surin. Lorsque je vois le saccage du paysage réalisé par les promoteurs d'EnRi, je suis choquée et atteinte au plus profond de moi-même. Des espaces qui étaient fort agréables il y a encore une dizaine d'années sont maintenant complètement détériorés ; ce qui a pour conséquence qu'on en rajoute toujours plus ; c'est scandaleux !!
La région Nouvelle Aquitaine produit déjà beaucoup d'électricité dite "renouvelable" et particulièrement l'ancienne région Poitou Charente, or nous ne sommes pas très peuplés, par conséquent où part toute cette électricité (dont un gros pourcentage est perdu lors du transport filaire)? Nous n'avons pas envie de devenir un territoire servant qui alimente électriquement les mégalopoles.
La production d'électricité par les éoliennes n'est pas renouvelable, seul le vent est renouvelable !!
Ces projets de production d'EnRi ne sont pas du tout écologiques, ils sont même très polluants et dangereux pour l'environnement. Ce sont avant tout des projets financiers qui permettent aux entreprises polluantes d’investir de l'argent (et d'en gagner) par un système de compensation.
De plus, c'est un système qui est de moins en moins démocratique. Les droits de l'environnement sont de plus en plus bafoués alors qu'il y a une véritable urgence à stopper cette folie. Le système de contribution en ligne telle que celle-ci est aussi profondément anti démocratique. Tout d'abord, des avis qui sont rajoutés en cours de consultation, ce qui prive les gens d'informations car on ne peut pas être toujours devant son ordinateur à consulter l'évolution des dossiers. Ce système de consultation écarte un certain nombre de personnes de la consultation car il faut être équipé en informatique, gérer l'outil informatique, il faut pouvoir tout lire en ligne et c'est très rebutant et décourageant et, sinon c'est très cher d'imprimer les énormes dossiers souvent illisibles pour le commun des mortels.
De plus, on a beau faire une consultation du public, dans la plupart des cas, même s'il y a plus de contributions défavorables que de contributions favorables, l'issue est toujours la même : le permis de construire est délivré pour la construction de ces machines géantes
Pour toutes ces raisons et pour toutes celles que je n'ai pas le temps de développer, je suis fermement opposée à ce projet à Surin.
Je vous remercie, Monsieur, d'avoir pris le temps de lire cette contribution.
Mickaël MICHAUX
Objet : Des machines de 181 mètres à seulement 519 mètres d’une habitation
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je souhaite attirer l’attention sur la disproportion entre les dimensions des éoliennes envisagées et leur proximité avec certaines habitations.
Les aérogénérateurs pourront atteindre 181 mètres en bout de pale, avec un rotor de 150 mètres de diamètre.
L’étude indique parallèlement que l’habitation du Nutin se trouve à seulement 519 mètres de l’éolienne E3, le Petit Blanzac à 563 mètres et La Vigne à 644 mètres.
Respecter une distance réglementaire minimale ne suffit pas à démontrer l’absence de nuisance ni la bonne insertion d'un projet.
À 519 mètres, une éolienne de 181 mètres représente un ouvrage dont la hauteur approche le tiers de la distance séparant la machine de l’habitation.
Compte tenu du gigantisme des machines actuellement envisagées, je considère que la simple référence aux 500 mètres réglementaires est insuffisante. Par précaution et afin de préserver la qualité de vie des riverains les plus proches, je demande le refus du projet.
Bien cordialement,
Mickaël Michaux
Mickaël MICHAUX
Objet : Un territoire déjà fortement saturé en éoliennes
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je souhaite exprimer un avis défavorable au projet éolien de la Plaine du Nutin en raison de son implantation dans un territoire déjà très fortement marqué par l’éolien.
L’étude d’impact elle-même recense, dans un rayon d’environ 15 à 17 km, neuf parcs éoliens en exploitation, un parc en construction, huit autres projets autorisés mais non construits ainsi qu’un projet en cours d’instruction. Le parc de Bois Merle est situé à seulement 1,4 km et celui de Genouillé à environ 2,1 km.
Ce projet ne peut donc pas être examiné comme trois éoliennes isolées. Il constitue une nouvelle étape dans la densification d'un territoire qui supporte déjà une concentration exceptionnelle d'aérogénérateurs.
À un moment donné, l’accumulation doit devenir un critère déterminant. Le territoire de Surin et des communes voisines a déjà largement contribué au développement de l’éolien.
Je demande donc que le principe de saturation territoriale et les effets cumulés conduisent à un avis défavorable au projet.
Bien cordialement,
Mickaël Michaux
ISABELLE ROUYER
Bonjour,
Votre projet prévoit l'implantation d'éoliennes d'une hauteur avoisinant 200 mètres, qui risquent fort d'être visibles du château d'Ordière, monument historique des environs, dont je suis propriétaire. Pouvez-vous me confirmer ce point? il y a d'ailleurs d'autres châteaux dans cette zone.
Pour information, mon père et une association de propriétaires de monuments historiques ont déjà mené une action contre un projet similaire dont les éoliennes auraient été visibles depuis le château, procès gagné en conseil d'état le 27/12/2022 contre la société Enertrag Poitou Charentes VIII car le projet portait une atteinte à l'intérêt des lieux entourant le château.
Par ailleurs, il me semble qu'il y a déjà un certain nombre d'éoliennes dans le secteur, surtout dans une période où on prend conscience de l'efficacité de l'énergie nucléaire versus l'efficacité de l'énergie éolienne. Ne croyez-vous pas qu'il y en a déjà assez dans les environs? Au delà, cela nuit grandement au paysage et à l'intérêt des populations locales : visuel, son, faune, cadre de vie, valeur des terrains et constructions,...et nuit également à l'attractivité de ce territoire.
Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'accepter mes sincères salutations,
Mme Rouyer Isabelle, née Labussière
Samuel Joab
e. Il s’agit de pathologies dites vibro-accoustiques. "Toutes les études épidémiologiques transversales qui ont recherché une association entre l'exposition au bruit des éoliennes et la qualité du sommeil (sauf une) ont montré une relation significative".
f. Ces études épidémiologiques transversales relèvent principalement de l’émission des infrasons (>20Hz), des basses fréquences (>500Hz), des champs magnétiques et des effets stroboscopiques (lumière clignotant jour & nuit et de manière coordonnée). “Même en l’absence de tout bruit audible” donc.
g. L’INRS précise qu’ « À faible niveau, autour du seuil d'audition, des réactions de fatigue, de dépression, de stress, d'irritation, d'asthénie, de mal de tête, de troubles de la vigilance ou de l'équilibre et des nausées (mal de mer) ont été décrits. Ces réactions peuvent être dues à la mise en vibration de certains organes digestifs, cardio-vasculaires, respiratoires ou des globes oculaires. Au seuil d'audition, des expériences faites sur des sujets sourds et entendants ont montré que des changements de l'état de vigilance des sujets étaient bien dus à une stimulation cochléaire. »
h. Aucune étude épidémiologique n’a été encore effectuée en France alors que déjà 8 000 éoliennes sont érigées à proximité d’habitations et l’érection d’un total de 35 000 - dont entre 200 et 300 dans le seul Loudunais selon nos informations- est accélérée. Le principe de précaution n’est pas appliqué alors que la santé de vos patients va être impactée par une exposition diurne et nocturne à proximité de centaines d’émetteurs d’infrasons de 220 m de hauteur.
i. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour mesurer l’ampleur des effets nocifs du tabac et de l’amiante par ex. A l’époque, les pro-tabacs, amiantes etc disait: pas d’études qui prouvent un lien. Et pourtant! Il n’est pas judicieux de reproduire les mêmes erreurs ici. A la différence de ces deux maux qui ne concernent que les personnes en contact direct avec la source, l’impact de zones éoliennes se fait sentir à plus d’une dizaine de kilomètres à la ronde.
Sources: ANSES « Singularité française et vide réglementaire concernant la protection des personnes contre les vibrations environnementales et les bruits quotidiens émis dans l’environnement. Rapport : « Protection contre les vibrations environnementales : le cas français », INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité est un organisme généraliste en santé et sécurité au travail), Cabinet Hessler, Société Royale de médecine (Canada), Pacific Hydro, Académie de Médecine (France); Institut Max Planck, Groupe Permanent pour la Santé en Milieu Agricole, Ministère de la Santé – Finlande etc…
Ce parc à Surin est mal pensé, son endroit mal choisi.
Merci.
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
1 -Impact immobilier: juste quelques exemples, il y en a d’autres:
a. Cour d’appel de Rennes, 20 septembre 2007, St Coulitz : L’acheteur d’une maison avait demandé́ au vendeur, qui ne l’avait pas averti de l’existence d’un projet éolien, la restitution d’une partie du prix payé, égal à 300 000 euros. Les éoliennes se trouvaient au nombre de quatre, séparées de la maison par un distance de 500 m à 1 300 m seulement. Leur hauteur était de 115 m (couramment dépassée aujourd’hui). La cour d’appel (civile) a relevé que le notaire et l’agent immobilier estimaient la dépréciation causée par les éoliennes de 28 % à 46 %, et que le vendeur n’apportait pas la preuve contraire.
b. TGI de Bressuire, 3 mai 2010 : Projet à St Martin de Sanzay (79 290). Le TGI a estimé que l’immeuble avait perdu 15 % de sa valeur.
c. Cour d’appel d’Angers, 8 juin 2010, Tigné : La cour d’appel (civile) a relevé qu’à la suite de la progression du projet éolien, le vendeur avait abaissé son prix d’offre de 270 000 à 180 000 euros. La vente a été conclue à ce niveau. Ce fait révèle une dépréciation de 33 %, antérieure à l’implantation effective des engins. Mais ce n’est pas tout. L’arrêt relève des nuisances importantes provenant des éoliennes, qui auraient pu, si elles avaient été connues des acheteurs, empêcher leur consentement au prix de 180 000 euros. La dépréciation totale était donc substantiellement supérieure à 33 % de la valeur initiale du bien. Pourquoi la cour d’appel n’a-t-elle condamné le vendeur qu’à restituer 10 % du prix de 180 000 euros ? Parce que l’acte de vente était assorti d’une clause pénale de 10 %. En fin de compte, l’acheteur a bénéficié, sous deux formes successives, d’un « rabais » par rapport à la valeur initiale de 90 000 + 18 000 euros = 108 000 euros, soit 40 % de cette valeur. Cour de Cassation - chambre civile 3 – Audience publique du jeudi 29 juin 2017 – n° de pourvoi 16-19337. La Cour d'appel confirme la décision du TGI de Rennes : la vente est annulée et le vendeur condamné à restituer le prix de vente (Cour d’Appel de Rennes du 24 mars 2016). Pour la Cour de cassation, cette annulation est justifiée.
Il y en beaucoup d’autres bien sûr.
2-Santé
a. La distance minimale de sécurité entre une éolienne et une habitation est réglementairement de 500m en France. Dans tous les autres pays d’Europe, elle varie pourtant de 1000m à 1500m minimum. Pas en France. Vous devez savoir que le contrôle des émergences spectrales de 125 Hz à 4000 Hz, actuellement obligatoire dans le Code de la Santé Publique, a été supprimé de la réglementation concernant les éoliennes.
b. "Les éoliennes sont des sources de bruit dont la part des infrasons et basses fréquences sonores prédominent dans le spectre d'émission sonore". “Il n’y a pas que les oreilles qui perçoivent le son, tous les organes du corps aussi.”
c. De façon contre-intuitive, les infrasons peuvent se ressentir depuis 1 km de la source jusqu’à plus d’une dizaine de KM. Ce n’est donc pas uniquement à proximité ou au pied d’une éolienne que certains infrasons auront le plus d’impact. Certains phénomènes dépendent de la hauteur des mâts et n'existent pour les éoliennes qu'au-delà de 1 à 2 km.
d. Les infrasons agissent entre autre sur les otolithes de l’oreille interne et entrainent nausées, céphalées, acouphènes, vertiges, migraines, pression dans l’oreille et la poitrine. Les personnes jeunes et agées y sont tres sensibles.
Suite apres.
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé Commissaire-Enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
a) Oui à la transition énergétique mais à la vraie. Aucune réduction des émissions de C02 ou gaz à effet de serre (GES) en France n’est due à l’érection d’éoliennes puisque notre parc électrique est à 95% non émetteur de ces gaz. Jean-François Carenco, ex-président de la Commission de la Régulation de l’Energie CRE, dans son audition du 4 avril 2019, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire Julien Aubert sur les EnR a affirmé :
« Le développement des énergies renouvelables (EnR) électriques ne sert donc pas à réduire les émissions de CO2. Il faut le rappeler, car on dit beaucoup de mensonges à ce sujet, et encore récemment à la télévision. Cela n’a aucun sens et procède d’une forme de populisme idéologique. ».
b) Facture et fracture énergétique pour ceux qui ont de petits revenus : les tarifs de rachats de l’éolien sont actuellement 2, 5 fois ceux des prix du marché ; près de 9% des foyers en France et certainement à Surin , ne se sont pas chauffés autant qu’ils le souhaitaient en 2026 en raison des prix de l’énergie. L’électricité a déjà vu son prix exploser de +10% depuis 14 mois et va continuer en raison des taxes (+6% par an). Et en plus, tout ça pour ne RIEN réduire des émissions de C02 et autres gaz à effet de serre. Mais en revanche, grever la facture énergétique des personnes en situation précaire, notamment dans le secteur des trois communes autour du projet de Surin et creuser ainsi la fracture sociale.
c) Les pro-éoliens qui n’habitent pas a Surin accusent les habitants proches du projet éolien de la Plaine du Nutin de ne “pas vouloir d’éoliennes dans leur jardin” mais ces pro-éoliens dans leur majorité vivent en ville -80% de la population française est urbaine mais ce sont les 20% de la population rurale qui sont les victimes de l’éolien. Ce sont en fait véritablement les citadins qui ne veulent pas d’éoliennes dans leur jardin!
d) Division sociale dans les villages et a Surin en particulier: entre les deux ou trois agriculteurs qui vont toucher une rente et les centaines d’autres habitants dans nos communes qui vont souffrir et voir leur colère monter. Comment pensez-vous que cela va finir?
e) Les revenus pour Surin de ces parcs éoliens ne sont rien par rapport aux pertes immobilières, sanitaires: toucher quelques milliers d’euros par an pour perdre pour chaque habitations des dizaines de milliers d’euros est vraiment stupide financièrement. Par ailleurs, les chiffres de production des porteurs du projet sont typiquement gonflés. Ce qui restera pour Surin , après les sommes versées à la région Nouvelle Aquitaine, au département de la Vienne, à la communauté d’agglomération, aux agriculteurs-bailleurs, deviendra une peau de chagrin. Une analyse un peu fine de ces chiffres montre une présentation mensongère d’hypothétiques recettes et retombées financières pour les collectivités locales.
f) En plus, la baisse des impôts locaux sis sur la valeur des maisons va éliminer l’avantage de ces recettes! Qui calcule aussi mal a Surin ?
g) Quel est l’intérêt pour Surin de toucher qques milliers d’euros si cette commune se dépeuple? Faire une nouvelle piscine avec l’argent des Eoliennes si plus aucun jeune ménage ne veut s’installer dans nos communes, ou est l’intérêt?
Cdlt
Samuel Joab
Le reste de ma contribution ... Tres important.
L’INRS précise qu’ « À faible niveau, autour du seuil d'audition, des réactions de fatigue, de dépression, de stress, d'irritation, d'asthénie, de mal de tête, de troubles de la vigilance ou de l'équilibre et des nausées (mal de mer) ont été décrits. Ces réactions peuvent être dues à la mise en vibration de certains organes digestifs, cardio-vasculaires, respiratoires ou des globes oculaires. Au seuil d'audition, des expériences faites sur des sujets sourds et entendant ont montré que des changements de l'état de vigilance des sujets étaient bien dus à une stimulation cochléaire. »
h. Aucune étude épidémiologique n’a été encore effectuée en France alors que déjà 10 000 éoliennes sont érigées à proximité d’habitations et l’érection d’un total de 35 000 est accélérée. Le principe de précaution n’est pas appliqué alors que la santé de vos patients va être impactée par une exposition diurne et nocturne à proximité de centaines d’émetteurs d’infrasons de 220 m de hauteur.
i. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour mesurer l’ampleur des effets nocifs du tabac et de l’amiante par ex. A l’époque, les pro-tabacs, amiantes etc disait: pas d’études qui prouvent un lien. Et pourtant! Il n’est pas judicieux de reproduire les mêmes erreurs ici. A la différence de ces deux maux qui ne concernent que les personnes en contact direct avec la source, l’impact de zones éoliennes se fait sentir à plus d’une dizaine de kilomètres à la ronde.
Sources: ANSES « Singularité française et vide réglementaire concernant la protection des personnes contre les vibrations environnementales et les bruits quotidiens émis dans l’environnement. Rapport : « Protection contre les vibrations environnementales : le cas français », INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité est un organisme généraliste en santé et sécurité au travail), Cabinet Hessler, Société Royale de médecine (Canada), Pacific Hydro, Académie de Médecine (France); Institut Max Planck, Groupe Permanent pour la Santé en Milieu Agricole, Ministère de la Santé – Finlande etc
Cordialement et en vous remerciant pour votre implication.
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
L’un des points les plus importants selon moi est cependant le suivant:
Comment peut-on accorder l’autorisation d’ériger des machines électromagnétiques de 180m et plus de haut, arrosant sur plusieurs dizaines kms à la ronde, à proximité d’habitations de Surin alors qu’aucune étude sérieuse médicale n’a été effectuée pour prouver -ou pas d’ailleurs- l’impact de ces centrales électriques sur la santé de nos enfants, de nos seniors, des cardiaques etc…?
Je note que TOUS, je dis bien TOUS les pays occidentaux augmentent les distances minimales entre les éoliennes et les habitations. La France est le SEUL pays au monde ou les 500m sont maintenus et même réduits. Responsable, pas coupable? Cela ne va pas marcher cette fois-ci.
J’aimerais sincèrement rencontrer la personne pour Surin qui va prendre la responsabilité d'autoriser ces éoliennes ne sachant pas si dans 5 ou 10 ans, de nombreuses études sortiront démontrant que ces machines constituent en fait un réel danger comme l’était le tabac dans les années 70 (on disait alors aussi qu’aucune étude n’existait montrant que cela provoquait le cancer à l’époque, idem pour l’amiante, idem pour les DAS des téléphones portables dans les années 80 etc…). Les procès ont suivis. A la différence du tabac, qui n'empoisonne que ceux qui fument et ceux qui sont à quelques mètres, les éoliennes du Projet éolien de la Plaine du Nutin “inonderont”, arroseront” en même temps des milliers de personnes a des dizaines de kilomètres.
Prendre un risque pareil avec la santé des habitants, des enfants, des seniors de Surin alors que de plus en de retours d'expérience indique qu'il y a un réel danger relève du syndrome du sang contaminé.
Lisez svp les points suivants qui complètent mes propos:
a. La distance minimale de sécurité entre une éolienne et une habitation est réglementairement de 500m en France. Dans tous les autres pays d’Europe, elle varie pourtant de 1000m à 1500m minimum. Pas en France. Vous devez savoir que le contrôle des émergences spectrales de 125 Hz à 4000 Hz, actuellement obligatoire dans le Code de la Santé Publique, a été supprimé de la réglementation concernant les éoliennes.
b. "Les éoliennes sont des sources de bruit dont la part des infrasons et basses fréquences sonores prédominent dans le spectre d'émission sonore". “Il n’y a pas que les oreilles qui perçoivent le son, tous les organes du corps aussi.”
c. De façon contre-intuitive, les infrasons peuvent se ressentir depuis 1 km de la source jusqu’à plus d’une dizaine de KM. Ce n’est donc pas uniquement à proximité ou au pied d’une éolienne que certains infrasons auront le plus d’impact. Certains phénomènes dépendent de la hauteur des mâts et n'existent pour les éoliennes qu'au-delà de 1 à 2 km.
d. Les infrasons agissent entre autre sur les otolithes de l’oreille interne et entrainent nausées, céphalées, acouphènes, vertiges, migraines, pression dans l’oreille et la poitrine. Les personnes jeunes et âgées y sont très sensibles.
e. Il s’agit de pathologies dites vibro-accoustiques. "Toutes les études épidémiologiques transversales qui ont recherché une association entre l'exposition au bruit des éoliennes et la qualité du sommeil (sauf une) ont montré une relation significative".
f. Ces études épidémiologiques transversales relèvent principalement de l’émission des infrasons (>20Hz), des des champs magnétiques et des effets stroboscopiques (lumière clignotant jour & nuit et de manière coordonnée). “Même en l’absence de tout bruit audible” d
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
On se préoccupe de la préservation des espèces en dangers, des oiseaux, des chauves-souris et c’est très bien mais nous les humains ? Le principe de précaution ? Ça existe! Et ce n’est pas que chez les autres. Installer des équipements industriels de 200m de hauteurs en rase campagne, arrosant sur des dizaines de km à la ronde des dizaines de milliers d’habitants et émettant des ondes électromagnétiques SANS qu’AUCUNE étude sur long terme n’a été effectué relève du scandale sanitaire à venir. On n’est pas des cobayes à Surin.
Regardez cet article: “Le collectif s'oppose également à l'implantation de sept éoliennes dans une commune voisine, arguant de la présence déjà d'"une vingtaine" d'entre elles dans le secteur.
Selon le collectif, les premières éoliennes ont été mises en service peu avant 2015, année où se sont déclarés ces premiers cas de cancers pédiatriques.
"On ne peut pas se permettre de rajouter du risque au risque", a ajouté Marie Thibaud.
Cancers pédiatriques à Saint-Pazanne en Loire-Atlantique : un 22e enfant touché sur le secteur
Le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" a annoncé, ce mercredi 16 septembre, qu’un 22e enfant était touché par un cancer dans le secteur de Sainte-Pazanne dans le Pays de Retz. Il lance un appel au président Macron.
A Sainte-Pazanne dans le sud Loire, © France Televisions - Auberie Perreaut
Loire-Atlantique Nantes
Réuni mercredi 16 septembre, le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" a annoncé qu'un petit garçon de 4 ans, domicilié à Machecoul, dans le secteur de Sainte-Pazanne, dans le Pays de Retz, était atteint d'une leucémie.
Selon le collectif, avec ce nouveau cas, 22 enfants ont été atteints par un cancer à Sainte-Pazanne et dans ses environs depuis 2015 et, parmi eux, cinq sont décédés.
Le collectif a donc lancé mercredi un appel au président Emmanuel Macron après la découverte de ce nouveau cas de cancer qui vient renforcer l'inquiétude des familles.
"Nous en appelons au président Emmanuel Macron pour qu'il protège la santé de nos enfants", a déclaré Marie Thibaud, fondatrice du collectif, lors d'une conférence de presse organisée à Saint-Hilaire de Chaléons, près de Saint-Pazanne, "des enfants continuent à tomber malades, il faut que ça bouge", a poursuivi Mari Thibaud.
De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS) dénombre pour sa part 11 cas dans ce secteur entre 2015 et mars 2019, soit une incidence deux fois supérieure à la moyenne nationale.
"Ce différentiel s'explique par l'âge et la zone géographique retenus", précise Marie Thibaud, mère d'un petit garçon en rémission, qui avait été la première à alerter les autorités sur cette multiplication de cas dans cette zone. "Il ne se passe pas six mois sans qu'un enfant déclare un cancer autour de chez nous", a-t-elle insisté, évoquant également trois rechutes parmi les enfants atteints par ces cancers.
Formé en mars 2019, le collectif de parents avait obtenu le lancement d'une enquête épidémiologique par Santé Publique France et plusieurs autres investigations menées par l'ARS. Mais ces investigations n'ont pas permis de découvrir de "cause commune" à ces maladies.
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Ne par rajouter du risque au risque
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Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
“Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à la sante” “ Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement” Article 1 & 2 de la Charte de l’Environnement votée des en première lecture au Parlement en Juin 2004, adoptée le 28 Février 2005 et adosse a notre Constitution Française ! Cela ne peut être plus clair ?
Le parc éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin centre sur Surin est en totale contradiction avec ces deux articles. Pourquoi moi, citoyen français, je devrais ne pas être protégé par notre Constitution pour qu’une société privée érige un gros parc éolien a quelques centaines de mètres des habitations et ruiner cet environnement équilibré et justement favorable à ma santé ?
Pourquoi ?
Qu’est-ce qu’on fait à Surin pour ne pas être protégé ? Est-ce que les habitants de Surin sont des citoyens de deuxième classe, de seconde zone ?
Je sais que le député de la Vienne N. Turquois a dit que nous devions être sacrifiés lors d’une séance publique il n’y a pas longtemps (termes exacts a Loudun: "Il faut bien que certains territoires soient sacrifies") Il habite à Surin, lui ? Non…..Pas vraiment.
Merci.
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
L’agriculture de notre campagne ne va pas s‘en remettre.
L’impact des lignes haute-tension, des transformateurs électriques, des champs magnétiques des éoliennes.
Je mets en copie le lien (https://www.youtube.com/watch?v=WcYe2Ae89hM) vers un rapport très bien documente qui montre la détresse d’un agriculteur qui a tout perdu, sa ferme, son métier, son argent, ses vaches toujours maladies et stresses qui ne produisent plus de lait. Je ne veux pas que notre village devienne comme cela.
Quand je vois l’impact sur les animaux, je ne veux pas que moi-même, mes voisins ne subissent le même tort, le même sort. Ne pas rajouter un risque a un nouveau risque.
Qui veut prendre la responsabilité d’autoriser cela a Surin et va empoisonner notre vie quotidienne?
Regardez cela svp !
https://www.youtube.com/watch?v=WcYe2Ae89hM
Samuel Joab
J'ai oublie d'ajouter la carte avec ma derniere contribution. Mil excuses Monsieur.
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
L’écologie oui mais pour tout le monde et pas que chez nous les pauvres et les plus démunis. La Vienne à elle seule produit déjà 25% de l’électricité de la Nouvelle Aquitaine.
La Vienne compte plus de 45 parcs éoliens en fonctionnement et 90% de la puissance éolienne de Nouvelle Aquitaine est implantée sur les 4 départements de l’ex Région Poitou Charentes, bizarrement!!! Près d’1/3 dans les Deux-Sèvres, et ¼ dans la Vienne.
Et notre région produit déjà 132% de l’électricité consommée chez elle. Nous sommes déjà sur saturée en parc éoliens, c’est certain ce n’est pas aux abords de Bordeaux, de Pauillac, chez les riches, les aisés sont actuellement autorisées et installées des éoliennes!
Mais chez nous, oui, on peut les mettre chez nous même quand la population est contre… Bravo! Je suis vraiment contre ce projet. On peut arrêter cette inégalité devant l’éolien? L’éolien c’est juste chez les pauvres pour que les riches des villes se sentent bien? 90% des parcs de la Nouvelle Aquitaine en Poitou-Charentes, ça ne vous choque pas?
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m’oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s’agit de de 3 éoliennes géantes de 180m de hauteurs -parmi les plus hautes de France- avec des puissances allant de 12.6 MW a 17.7MW !
Je rappelle qu’il y a près de 240 éoliennes dans les 20 kms…. 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut faire ça a un autre être humain ?
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Je suis contre le projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin. Il y a beaucoup d’arguments pour s’y opposer mais la présence d’oiseaux rares et protégées, d’oiseaux migrateurs en est un. On ne peut vouloir l’écologie et la transition énergétique et détruire la faune.
On parle de ERC. Quand j’entends par exemple parler de technologie ProBird permettant l’évitement de “tout risque de collision” avec les oiseaux, je me demande si les pigeons, puisque on parle d’oiseaux, sont dans le ciel ou sont bien sur terre, dans les villages et mairies ? Histoire de bridage etc… Franchement, si les pales d’éoliennes qui en bout vont à plusieurs centaines de km/h vont être à chaque fois arrêtées soudainement par l’opérateur à chaque fois que passe un oiseau, qu’il aura le temps de reconnaitre s’il s’agit d’une espèce protégée ou pas etc…, franchement, c’est penser que nous avons des cervelles de moineaux.
Autoriser ce parc éolien, c’est juste autoriser la création d’un cimetière pour toute cette faune à Surin.
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Vous trouverez ci-après la suite et la fin des témoignages, liste hélas non exhaustive, preuves s’il en fallait encore, des effets des infrasons. Il faut ajouter aux désordres causés par ces derniers les impacts des champs électromagnétiques émis par les transformateurs et autres lignes électriques enterrées nécessaires au raccordement des éoliennes. La nature des sols, la présence d'eaux souterraines en est, semble-t-il, la cause.
L’élevage laitier de Philippe Marchandier, agriculteur à Mazinghien (Aisne). Il a une ferme de 40 vaches, une éolienne est à 800 mètres de sa ferme. C’est le parc éolien du Planty construit en 2019, malgré diverses oppositions dont celle du Préfet débouté au Tribunal administratif en 2018 par le constructeur. https://juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDEDOUAI-20180125-17DA00034
Cet agriculteur a connu une chute de lait de 50 000 litres entre avril et août, des avortements (7 dans l’été) et 40 veaux sont morts car ils refusaient de s’alimenter.
https://www.lavoixdunord.fr/530977/article/2019-02-03/epilogue-d-un-feuilleton-qui-dure-douze-ans-le-parc-eolien-du-planty-sort-de
D’autres articles encore évoquent ces problèmes
https://www.web-agri.fr/sante-animale/article/147371/un-champ-d-eoliennes-met-a-mal-notre-sante-et-celle-de-notre-troupeau-
https://www.la-croix.com/Economie/Sante-animale-rapport-preconise-larret-dun-parc-eolien-2021-02-10-1201140009
https://reporterre.net/Depuis-l-ouverture-du-parc-eolien-de-Nozay-les-vaches-meurent-et-les-humains ; https://www.actu-environnement.com/ae/news/impact-eolien-elevages-lien-fermes-nozay-38789.php4
Nous avons apporté de nombreux témoignages concernant les animaux de ferme, désordres de santé les plus connus. Les chevaux, bien sûr, sont affectés, mais aussi les volailles comme le montrent les documents en annexe.
Pourquoi continue-t-on à imposer des éoliennes malgré tous ces faits ?
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous sommes toujours fermement opposés à ce projet qui porte atteinte à la santé des animaux.
…..Ci-après, la suite des témoignages
A Leschères sur le Blaiseron, le GAEC du Deffaut a perdu 100 vaches en 8 ans. « Les vaches ne veulent pas rentrer dans la salle de traite, elles enjambent les portes et se blessent. Elles ont des problèmes d’immunité et des trayons esquintés. Une vache est morte d’une crise cardiaque dans le parc d’attente situé au-dessus d’une faille avec une éolienne au bout. Ce n’est pas la première à mourir à cet endroit. A l’autopsie le coeur était dur et la paroi beaucoup plus épaisse que la normale », témoigne Christophe Thiéblemont. « On a 15 jumeaux par an, c’est anormal sur un cheptel de 170 vaches. Je perds entre 70 et 80 veaux par an. On a eu des mammites gangraineuses alors qu’on n’en avait jamais eu. En période sèche ça va mieux, mais dès qu’il se met à pleuvoir les animaux ne sont pas bien. Economiquement c’est compliqué, en plus on a énormément de frais vétérinaires. Il faut qu’on arrive à démontrer qu’il y a des effets pour se faire entendre et qu’on nous écoute. On n’est pas contre les éoliennes, mais elles ne doivent pas être implantées n’importe comment ».
Le GAEC Chauffetet, à Belmont, est confronté à ces problèmes depuis 5 ans. « L’an dernier on a perdu 69 bêtes sur les 350 du cheptel, récemment on en a perdu 8 en 12 jours », déclare Johann Chauffetet. « Quand on emmène les vaches dans le bâtiment elles se dégradent petit à petit malgré les traitements. Comme le courant vient du sol les vaches se protègent en faisant plus de corne alors on doit faire du parage deux fois par an. On a 90 % du troupeau qui boite, les vaches ont des hématomes, certaines saignent du nez en permanence et on est obligé de les vendre avant qu’elles meurent, elles partent au prix d’un veau. Les vaches font 18 l de lait en moyenne au lieu de 28 l. Le vétérinaire ne sait pas quoi faire. On entend qu’on est des incapables et qu’on devrait changer de métier. Les gens ne nous croient pas, mais il faut le vivre ». L’éleveur ajoute qu’il n’arrivait plus à dormir dans sa maison lorsque des éoliennes situées à proximité ont été mises route. »
Mais, «Les agriculteurs ne veulent pas en parler »…….
Nous avons tenté de comprendre leur silence.
Il y a ceux, qui, alors jusque-là fiers de leur métier, sont désemparés et sont peut-être désespérés de voir leurs bêtes mourir.
Il y a aussi ceux qui ont loué leurs terres pour y mettre des éoliennes, croyant soulager leurs difficultés financières ou tout simplement par appât du gain et qui ne veulent ni voir, ni convenir de leur erreur…...
Fort heureusement, ils sont nombreux à admettre l’origine du mal chez les animaux, comme en février 2023, Jean-François Maquigny. agriculteur à Moreuil, dans la Somme
https://www.facebook.com/groups/726385984049733/posts/6112797315408546/?paipv=0&eav=Afb0Ia0d99Se00-oRhsqvyrPydZ18kNFI7NJdBuCn5FDadIh8XT3Y242E1omp0HTzuI&_rdr
Par ailleurs, en 2021
http://ventsetterritoires.blogspot.com/2021/11/quand-les-vaches-meurent-au-pays-du.html
https://www.francebleu.fr/emissions/zoom-info/pays-d-auvergne/152-vaches-sont-mortes-en-quatre-ans-chez-laurent-mege-a-tortebesse-la-faute-aux-eoliennes
https://www.lamontagne.fr/tortebesse-63470/actualites/un-eleveur-de-tortebesse-puy-de-dome-accuse-les-eoliennes-d-etre-a-l-origine-du-deces-d-une-partie-de-ses-vaches_14048682/
https://www.reussir.fr/lait/loire-atlantique-des-eleveurs-victimes-des-eoliennes-attendent-un-ultime-rapport
Les exemples sont encore nombreux………………..à suivre…..
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous sommes fermement opposés à ce projet qui porte atteinte à la santé des animaux.
Nous avons lu que les éoliennes seraient situées dans une zone de cultures.
Une recherche sur Internet nous a informés, entre autres, d’un élevage de bovins et d’un GAEC (Culture et élevage associés).
A-t-on averti les éleveurs potentiellement concernés des risques pour la santé de leurs animaux ?
En effet, tout comme les humains, les animaux sont soumis aux infrasons et autres désagréments qui, en tous cas chez les vaches provoquent avortements et autres effets sur leur santé.
En France, plusieurs élevages sont en difficulté. Il est scandaleux qu’aucune étude épidémiologique n’ait été faite. Fort heureusement, une étude a été réalisée dans l’hémisphère Sud, comme nous l’avons mentionné lors de notre précédente contribution : le rapport de l’université de Massey (Nouvelle Zélande), « Infrasons et bruit basse fréquence, un cauchemar pour la santé publique (Mariana Alves-Pereira, Bruce Rapley, Huub Bakker, Rachel Summer).
Les effets sur les animaux y sont clairement mentionnés, quelques captures d’écran sont en annexe.
Pour en revenir à notre pays, les exemples sont, hélas, nombreux.
Le communiqué du 11 octobre 2024 de la Fédération Environnement Durable , à cette adresse https://energiesnouvelles.info/energiesnouvellesinfo1/index.php/component/acym/archive/291-eolien-les-eleveurs-en-ont-assez-detre-les-dindons-de-la-farce?userid=210294-pMw617zjclKcwO&tmpl=component montre les conséquences des éoliennes sur la santé des hommes, comme sur celle des animaux, ce qui pose un problème pour la souveraineté alimentaire de notre pays. :« Des mesures réalisées sous contrôle d’huissier au GAEC de la Liez, à Lecey, et au GAEC de Stron, à Darmannes, révèlent un niveau de bruit bien souvent supérieur à ce que prescrit la législation du travail. « C’est compliqué de travailler tous les jours, on n’est pas bien à certains endroits, on a des maux de tête et des nausées, il faut se déplacer. En salle de traite ma fille prend du courant dans les bottes malgré les dalles en plastique », explique Sandra Varney, du GAEC de la Liez. « Lorsqu’on déplace un veau au mauvais endroit il devient tout mou et refuse de téter. On a des problèmes d’immunité, des boiteries, des mammites et énormément de mortalité. Les autopsies révèlent des coeurs très durs, les vétérinaires ne savent pas pourquoi. On a beaucoup d’amaigrissement sur des vaches à qui on donne des minéraux. On est passé de 34 l de lait par vache à 17 l en gardant la même ration. Economiquement c’est difficile, on a deux fois moins d’argent qui rentre alors qu’on donne la même nourriture. On ne veut pas nous croire alors qu’on est 30 000 agriculteurs en France à être impactés ». Au GAEC de Stron, les symptômes sont similaires sur les éleveurs et leurs animaux.
…………..à suivre…..
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Georges Longuet
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis totalement opposé à ce projet de parc éolien et demande le refus d'autorisation.
Le Sud-Vienne, le Nord-Charente et le Sud-Deux-Sèvres sont déjà saturés de générateurs.
Il est inadmissible de sacrifier un territoire à ce point, la production d'énergies renouvelables de la Nouvelle Aquitaine est quasi entièrement faite sur l'ancienne région Poitou-Charentes.
Il n'est plus possible de supporter les paysages défigurés, les nuisances sonores, la perte totale d'attractivité pour nos villages.
Il est temps d'arrêter le massacre organisé de nos campagnes.
Catherine Longuet
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis contre ce nouveau projet.
Ce que dit la PPE3 pour l’éolien terrestre
PPE3 2026/2035
3.4.1.2. L’éolien terrestre
« Pour atteindre l’objectif de maintenir le rythme de développement de l’éolien terrestre à environ + 1,3 GW/an avec une répartition plus équilibrée entre les territoires...»
SRADDET Nouvelle Aquitaine, ce qu'il constate, ce qu'il préconise :
Il constate un fort déséquilibre de la répartition de l'éolien sur la Région avec une forte concentration sur l'ancienne région Poitou-Charentes.
Il préconise "Les objectifs stratégiques visent à poursuivre le développement de cette filière sur les territoires qui disposent d'un potentiel connu en veillant au développement de projets mieux répartis sur le territoire régional."
L'énergie éolienne est inutile, destructrice et dévoreuse d'argent publique. Les arguments contre ce modèle sont connus de tout le monde. D'autres arguments de taille et surtout d'enjeu sanitaire apparaissent grâce à l'état actuel de la recherche scientifique sur les infrasons et leur conséquences sur la santé humaine et animale. Les effets cumulés générés par la prolifération des installations éoliennes sur notre territoire vont être catastrophiques, tant d'un point de vue environnemental que sanitaire ! Alors on peut raisonnablement se demander pourquoi un tel acharnement. Que doit-on comprendre ?
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous confirmons notre opposition à ce projet.
En effet, tandis que le droit du travail en France prend en compte les effets des infrasons http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/lutte-contre-le-bruit/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=43&dossid=521 , les plus hautes instances comme l’ANSES continuent de le nier* pour les riverains quand il s’agit d’autoriser l’installation d’éoliennes.
* « Par ailleurs, les effets potentiels sur la santé des infrasons et basses fréquences produits par les éoliennes n’ont fait l’objet que de peu d’études scientifiques. Cependant, l’ensemble des données expérimentales et épidémiologiques aujourd’hui disponibles ne met pas en évidence d’effets sanitaires liés à l’exposition au bruit des éoliennes, autres que la gêne liée au bruit audible ». https://www.anses.fr/fr/content/exposition-aux-basses-frequences-et-infrasons-des-parcs-eoliens-renforcer-linformation-des
LE BRUIT, UN AUTRE EFFET NÉGATIF SUR LA SANTÉ
Nous ajouterons donc aux nuisances causées par les infrasons, celles causées par le bruit ou encore les désagréments des flashes nocturnes.
Page 15/60 du RNT, « Le constat sonore a été déterminé dans les conditions homogènes suivantes :
période du 18/03/2024 au 05/04/2024
De jour, les niveaux sonores résiduels varient de 37,5 dB(A) à 52,0 dB(A) pour la classe de vitesse de vent centrée sur 3 m/s et de 50,0 à 61,5 dB(A) pour la classe de vitesse de vent centrée sur 10 m/s. »
- D’une part, les études nous semblent bien limitées, à une seule saison
- D’autre part, un niveau de 52 dB(A) représente un bruit fort, ce qui est inacceptable.
Nous avons cité le 10 août un article du CNRS, nous ajouterons les propos de l'institution, concernant les mesures des sons, « En France, le bruit environnemental est essentiellement mesuré en décibels “pondérés” A (dB A). Ce système de pondération permet de tenir compte de la plus grande sensibilité de l’oreille à certaines fréquences, en leur donnant un plus grand poids, afin d’évaluer la gêne réelle occasionnée par des bruits comme le trafic routier, la circulation des trains, un concert… Or cette pondération A n’est pas adaptée aux fréquences situées au-dessous de 125 Hz, car elle applique un filtre qui les atténue fortement », explique David Ecotière, directeur adjoint de l’Unité mixte de recherche en acoustique environnementale (Umrae) et spécialiste de la propagation du son en milieu extérieur. « Généralement, quand nous, chercheurs, faisons des mesures d’infrasons, nous présentons nos résultats en décibels non pondérés. » Le scientifique pointe également le matériel souvent inadapté des bureaux d’étude sollicités pour réaliser les études de bruit environnemental, qui n’a pas la sensibilité requise dans les très basses fréquences. »
Pour rappel, la règle fixant la limite du bruit des éoliennes était sortie du code de la santé publique en 2011, passant de 30 à 35 décibels, ce qui avait été contesté par Madame Loisier* dans sa question écrite, « Ces cinq décibels supplémentaires autorisés pour les éoliennes correspondent, en acoustique, au triplement de la source sonore. ». Le bruit est donc une nuisance qui a été aggravée par la modification de la législation. Dans ce contexte, imaginez ce que reprèsentent en facteur augmenté 52,0 dB(A) !
* Sénateur de Côte d’Or, a déposé une question écrite concernant le bruit et les infrasons produits par les éoliennes (https://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ151219322.html).
Que de dégâts autorisés sur les hommes et les animaux.
Ces machines ne doivent pas être installées, que ce soit ici ou ailleurs dans la France des campagnes et des villages !
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Président de la commission d'enquête, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
David Manson
Monsieur le commissaire enquêteur,
Dans son dossier de demande d'autorisation environnementale, le porteur du projet de la Plaine de Nutin déclare que son parc éolien n'émettra pas de pollution pendant son exploitation.
Je tiens à souligner deux éléments dans cette déclaration :
- vous remarquerez que le porteur du projet parle de la période de l'exploitation du parc. Or, les pales, tout comme le socle en béton, le rotor et d'autres éléments, sont fabriqués par l'homme et la pollution de la terre est lourdement présente lors de a) l'extraction des éléments (essentiellement en Chine) à mine ouverte, qui constitue une source importante de pollution, b) le transport de ces éléments par cargo aux usines, qui constitue une source importante de pollution de l'atmosphère due aux moteurs diesel des bateaux utilisés, c) les usines (essentiellement en Allemagne) produisent une pollution de l'atmosphère car en Allemagne, dépourvue de centrales nucléaires, font tourner les usines au gaz naturel, source de pollution, et c) à la fin de vie des éoliennes, les pales d’éoliennes, qui sont composées d’epoxy contenant du bisphénol, ne sont pas recyclables et sont donc enterrées. L’érosion des pales au fil des années provoque l’émission de microplastiques et de plastifiants tels que les PFAS dont le bisphénol, polluant l’eau et la chaîne alimentaire. Le PFAS sont communément appelés les "forever chemicals" (produits chimiques à durée sans fin), donc nous assurant d'une pollution des sols et de l'eau pendant des siècles et des siècles.
Ainsi, prétendre que "les éoliennes ici ne polluent pas pendant l'exploitation" néglige totalement le cycle total d'un parc éolien. L'avant et l'après exploitation compte autant que l'exploitation, tout comme pour un sac en plastique qui, pendant que l'on s'en sert pour transporter ses courses ne polluent pas mais une fois jeté dans la nature, pollue pendant de longs années.
Ainsi, je suis contre ce projet polluant.
Bien sincèrement,
David Manson
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur
Nous nous opposons fermement à ce projet qui porte préjudice à la santé humaine ; Une association, « Sos Danger Éolien », a déposé auprès de l'administration 359 réclamations de personnes malades. (https://www.facebook.com/photo/?fbid=198551705884026&set=a.198551712550692&locale=fr_FR) , a recueilli depuis 2021 des témoignages auprès d'habitants de l'Aisne : "les gens sont mal, mais ils ne comprennent pas pourquoi" https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/une-association-anti-eolien-recueille-359-temoignages-de-malades-les-gens-sont-mal-mais-ils-ne-comprennent-pas-pourquoi-2705082.html
LE SYNDROME ÉOLIEN
La compression de l’air produit des infrasons au moment où la pale passe devant le mât. Ceux-ci sont à l’origine du syndrome éolien, lequel est donc enfin reconnu par la justice.Les nazis avaient envisagé d’utiliser les infrasons, en1944. Ils sont en effet une arme redoutable. En Chine et aux Etats Unis, c’est une arme potentielle anti-manifestation ou antiémeute. https://www.capital.fr/economie-politique/cette-nouvelle-arme-chinoise-qui-faittrembler-les-manifestants-de-hong-kong-1351538n
En annexes,des captures d’écran du rapport de l’université de Massey "Infrasons et bruit basse fréquence, un cauchemar pour la santé publique".Nous rappellerons quelques symptômes,Témoignages de riverains:
« On ressent de la fatigue, c’est quelque chose que l’on ne voit pas ».
L’un ressent des douleurs dans le crâne, un autre a vu augmenter gravement les acouphènes dont il souffrait,
Un autre encore a des troubles du sommeil : il s’endort facilement mais se réveille une heure après, se sent énervé et ne peut se rendormir….
Tous ces troubles disparaissent lorsqu’ils séjournent dans un lieu sans éoliennes.
LES PROBLÈMES
Le Docteur Mariana Alves-Pereira Almera a mis en relief les divers problèmes induits par les infrasons.
Problèmes cardiaques : du fait des infrasons, le péricarde s’épaissit entraînant un « infarctus
silencieux» qui peut mener à la mort. Dans tous les cas, les soucis cardiaques sont aggravés.
Problèmes d’audition :L’accousie ainsi produite peut s’atténuer, voire disparaître si on s’éloigne, mais
elle persiste et s’aggrave dès que l’on est soumis à nouveau aux infrasons. Aujourd’hui, il n’y a pas de remèdes.
Problèmes pulmonaires : les infrasons ont les mêmes effets sur les poumons que le ciment ou la farine pour le boulanger. Ils produisent une fibrose pulmonaire très invalidante (présence d'un excès de tissu conjonctif fibreux).
Effets sur le développement du cerveau..
Les détails,traduits du rapport de Mariana Alves-Pereira sont donnés par l’association Morvent en colère https://morventencolere.org/acoustique-et-structures-biologiques/ : « 5. Conclusions
L’exposition aux ondes infrasoniques et aux ondes de pression atmosphériques de basse fréquence peut causer des dommages aux cellules et aux tissus en fonction de la fréquence, du niveau en dB et du temps d’exposition, tandis que les propriétés viscoélastiques inhérentes aux tissus biologiques confèrent une réponse non linéaire à ce type de stresseur acoustique...Une atteinte vasculaire généralisée (non limitée aux structures biologiques abordées ici) a été observée dans la conjonctive palpébrale et bulbaire et la rétine, la muqueuse gastrique, les structures hépatiques, les poumons, la plèvre et la trachée, les alvéoles, le péricarde et les artères coronaires. Sans surprise, cette réponse vasculaire pourrait être la cause sous-jacente de nombreuses plaintes symptomatiques. Les déficits cognitifs souvent documentés dans les laboratoires de terrain résidentiels peuvent ne pas être simplement dus à la privation de sommeil, mais également à des lésions neuronales de l’hippocampe. La morphogenèse de Fasciae témoigne de l’exigence d’intégrité structurelle du corps entier provoquée par ce type d’attaque mécanique externe, tandis que les excroissances collagènes et les événements hémorragiques de nature focale peuvent refléter des phénomènes de résonance concomitants. »
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses. Le Bureau
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur
Nous nous opposons fermement à ce projet qui porte préjudice à la santé humaine et animale.
Nous lisons, page 14/ 60 (RNT) « l’habitation la plus proche se trouve ainsi à 500 m au sud de la zone d’implantation, au lieu-dit La Bigauderie »
Pourquoi avoir choisi un tel endroit, si proche des habitations ?
L’Académie de médecine recommandait pour des éoliennes de moins de 100m(ht), les premières mesuraient 70 m, https://fdmf.fr/les-eoliennes-d-hier-et-de-demain/, une distance de 1500 mètres par rapport aux 1eres habitations. Pour ce projet, les éoliennes mesurent 181 mètres de haut et les 1ères habitations sont à 500 mètres.
Concernant les règles d'autres pays Européens, il est à noter qu’en juin 2015, le ministère de la Santé finlandais a rendu un rapport dans lequel il préconisait 2 km.
En novembre 2014, l'État libre de Bavière a imposé une distance aux habitations de 10 fois la hauteur de
l'éolienne afin de protéger la population des effets néfastes. Autre exemple en Allemagne, le législateur, à cette adresse https://www.senat.fr/lc/lc197/lc197_mono.html et dès 2009 indiquait, la distance entre habitations et éoliennes, « dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, est de 1 500 mètres». Ceci est confirmé dans l’article d’Economie Matin https://www.economiematin.fr/news-eolienne-nocivite-danger-milieu-rural-jugement-grangeon
Nous rappellerons que le syndrome éolien n’est pas une vue de l’esprit, cependant il est souvent nié, ce qui semble être le cas pour ce projet.
En effet, Page 44/60 du RNT : « Les éoliennes n’émettent pas plus d’infrasons que le reste de l’environnement. Ceux-ci sont d’ailleurs générés partout où le vent souffle sur des bâtiments, des arbres, etc. »
L’article du CNRS de 2025 (https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrasons-ces-ondes-sonores-que-rien-narrete) n’ignore pas les infrasons liés au vent. Concernant les éoliennes, l’institution pose la question des effets potentiels sur la santé humaine : "Il est aussi reconnu que « les infrasons sont aujourd’hui l’angle mort de la réglementation sur le bruit dans de nombreux pays dont la France"
Plusieurs études sérieuses existent :
-Une publication du College of Family Physicians of Canada rapporte divers effets négatifs dans le
document « Effets indésirables sur la santé des éoliennes industrielles » (Roy D Jeffery , Carmen Krogh , Brett Horner ), https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3653669/
-« Les infrasons affectent le cerveau », Infrasound Affects the Brain – Dr. Håkan Enbom, M.D.,
Ph.D., Copenhagen 2025 https://www.youtube.com/watch?v=emtKaQ5O1N8
-le rapport de l’université de Massey (Nouvelle Zélande« Infrasons et bruit basse fréquence, un
cauchemar pour la santé publique» (Mariana Alves-Pereira, Bruce Rapley, Huub Bakker, Rachel Summer https://www.intechopen.com/chapters/64982
Outre le dernier rapport cité largement dans une prochaine contribution, les effets néfastes sur la santé ont été reconnus en 2021 par la Cour d’Appel de Toulouse, ainsi qu’en novembre 2025, comme précisé ci-dessous
-https://coussyavocats.com/2021/11/15/reconnaissance-du-syndrome-eolien-indemnisation-du-prejudice-consecutif-a-limpact-nocif-sur-la-sante-de-riverains/
-le Tribunal judiciaire de Strasbourg a reconnu « le lien direct entre les troubles psychiques d’une plaignante de la Somme et sa proximité avec des éoliennes. « Une avancée essentielle » pour son avocat qui préserve l’anonymat de sa cliente « très malade ». https://www.courrier-picard.fr/id693967/article/2026-02-02/malade-des-eoliennes-dans-la-somme-et-reconnue-victime-par-la-justice ; https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-justice-fait-le-lien-entre-les-problemes-de-sante-d-une-habitante-de-la-somme-et-la-proximite-d-un-parc-eolien-20260122
Quelques compléments sont disponibles à cette adresse https://environnementdurable.org/les-eoliennes-emettent-des-infrasons-qui-nous-tapent-sur-le-systeme-vrai-ou-faux/
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le dossier présente une lacune majeure : l'absence d'étude sérieuse du raccordement électrique externe, pourtant indissociable du projet éolien.
L'article L.122-1 III du Code de l'environnement est pourtant parfaitement clair : lorsqu'un projet comprend plusieurs ouvrages ou fait intervenir plusieurs maîtres d'ouvrage, ses incidences doivent être évaluées globalement et non par morceaux.
Cette obligation est constamment rappelée par les autorités environnementales. Elle vise précisément à empêcher le fractionnement artificiel des projets afin de soustraire certains impacts à l'évaluation environnementale.
Or c'est exactement ce qui se produit ici.
Le porteur de projet reconnaît lui-même qu'il ne sait pas où le parc sera raccordé. Il se contente d'évoquer l'hypothèse d'un raccordement au futur poste source « Sud Vienne », situé à environ 21 kilomètres à vol d'oiseau, soit une distance considérable qui sera encore supérieure en suivant les voiries et emprises réellement utilisables.
Autrement dit, le projet est présenté au public alors que son raccordement réel demeure inconnu.
Cette situation est inacceptable.
Les impacts du raccordement ne sont pas accessoires : travaux de tranchées, traversées de parcelles, atteintes éventuelles aux milieux naturels, incidences paysagères, contraintes foncières, sans oublier les pertes d'énergie liées à une telle distance de transport.
Sur ce dernier point, le silence du pétitionnaire est particulièrement révélateur. Un raccordement de plusieurs dizaines de kilomètres génère nécessairement des pertes électriques significatives. Pourtant, aucune estimation du productible perdu ni du coût supporté par le réseau n'est fournie au public.
Là encore, il faudrait croire le porteur de projet sur parole.
Plus grave encore, le raccordement envisagé dépend d'un poste source qui n'existe pas aujourd'hui. Le dossier repose donc sur une infrastructure future, dont la réalisation demeure incertaine.
Comment évaluer sérieusement un projet dont l'exutoire électrique n'est ni identifié ni garanti ?
La réalité est simple : sans poste source disponible, il n'y a pas de raccordement ; sans raccordement, il n'y a pas de parc éolien exploitable.
Le projet présenté à l'enquête publique est donc incomplet. Ses impacts réels ne sont pas évalués dans leur globalité, contrairement aux exigences du Code de l'environnement.
Je vous remercie de relever expressément dans votre rapport cette insuffisance majeure du dossier et l'absence d'évaluation environnementale sérieuse du raccordement externe, pourtant indispensable au fonctionnement même du parc.
Le public ne peut être invité à se prononcer sur un projet dont une composante aussi essentielle demeure hypothétique.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les tableaux annexés au dossier, extraits des propres études du porteur de projet, recensent les parcs éoliens en activité ou autorisés dans un rayon de 20 kilomètres autour du site.
Le constat est saisissant : 44 parcs et 239 éoliennes déjà construites ou autorisées.
Dans ces conditions, voir ENERTRAG soutenir qu'il n'existerait pas d'effets cumulés significatifs relève davantage de l'affirmation gratuite que de la démonstration scientifique.
Mais le plus préoccupant est ailleurs.
L'étude naturaliste révèle une carence majeure dans l'analyse des effets cumulés. Le bureau d'études reconnaît n'avoir examiné que six suivis environnementaux de parcs situés dans l'aire d'étude éloignée. Il ne précise ni quels parcs ont été retenus, ni les raisons ayant conduit à écarter les nombreux parcs beaucoup plus proches du projet.
Cette omission est incompréhensible.
Les suivis de mortalité et de comportement réalisés sur les parcs en exploitation constituent pourtant la première source d'information permettant d'évaluer les impacts réels de l'éolien sur la faune. Ces documents sont accessibles auprès de l'inspection des installations classées et auraient dû constituer le socle de toute analyse sérieuse des effets cumulés.
Au lieu de cela, le bureau d'études demande au public de croire sur parole que six suivis non identifiés, concernant les parcs les plus éloignés, n'auraient révélé aucune difficulté particulière.
Une telle méthode n'est pas acceptable.
Comment prétendre évaluer les effets cumulés sur les oiseaux et les chiroptères sans examiner en priorité les résultats observés sur les parcs les plus proches, ceux qui exercent précisément les pressions les plus importantes sur les mêmes populations animales ?
Cette lacune prive nécessairement l'étude naturaliste de toute portée sérieuse sur la question des impacts cumulés.
Je vous remercie donc de relever dans votre rapport cette insuffisance majeure du dossier et d'inviter le porteur de projet à produire :
• la liste précise des six suivis consultés ;
• les critères ayant conduit à leur sélection ;
• les justificatifs des démarches entreprises pour obtenir les suivis des parcs situés dans les aires d'étude immédiate et rapprochée ;
• ainsi que l'ensemble des suivis de mortalité et de comportement disponibles pour les parcs voisins.
À défaut, le public est prié de se prononcer sur une analyse des effets cumulés dont les principales données de terrain ont manifestement été ignorées.
Une telle démarche ne répond ni aux exigences de rigueur scientifique ni aux impératifs d'information du public.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
DEVANT TANT DE MAUVAISE FOI DU PORTEUR DE PROJET, LA SEULE QUESTION VRAIMENT NON ENCORE ELUCIDEE EST LA SUIVANTE : LE PORTEUR DE PROJET NOUS PREND-IL POUR DES LAPINS DE 6, 8 OU 10 SEMAINES ?
En effet, la réponse apportée par M. Boisson à la contribution n°19 relative au SRADDET est particulièrement révélatrice de la méthode employée tout au long de cette enquête : ne retenir des textes que ce qui sert le projet et passer sous silence tout ce qui le contredit.
L'objectif 51 du SRADDET n'a aucune portée prescriptive. Il ne s'agit pas d'une règle opposable mais d'une simple orientation politique, dépourvue de toute règle contraignante permettant d'en imposer la mise en œuvre.
Plus grave encore, le porteur de projet omet soigneusement de rappeler que le développement éolien envisagé par le SRADDET était expressément conditionné à un rééquilibrage territorial à l'échelle régionale. Or ce rééquilibrage n'a jamais eu lieu. Le Sud-Vienne continue de supporter une concentration d'éoliennes que de nombreux élus et habitants dénoncent depuis des années.
Confronté à cette réalité, ENERTRAG n'apporte aucune réponse de fond. L'entreprise se contente d'invoquer le SRADDET lorsqu'il l'arrange et ignore purement et simplement les positions exprimées par les collectivités locales, notamment dans le cadre du SCOT Sud Vienne et du PLUi du Civraisien en Poitou.
Le message est finalement très clair : peu importe l'avis des élus, peu importe les documents locaux de planification, peu importe la saturation du territoire ; ENERTRAG entend s'implanter à Surin parce qu'elle l'a décidé.
Cette conception particulièrement arrogante de l'aménagement du territoire mérite d'être soulignée.
Il est d'ailleurs intéressant de constater qu'à Archigny, dans la Vienne, la même société a su entendre l'opposition locale et abandonner un projet éolien. Manifestement, l'écoute des territoires est une vertu à géométrie variable.
Je vous remercie de relever dans votre rapport cette présentation tronquée du SRADDET ainsi que le mépris affiché pour les orientations portées par les collectivités concernées.
Un projet fondé sur une lecture aussi opportuniste des documents de planification ne saurait être regardé comme acceptable.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
S'agissant de la réponse à la contribution 11 relative à la jurisprudence BLANZAY ( inclusion obligatoire dans le bruit ambiant du bruit des parcs voisins ), Mr BOISSON prétend tout et son contraire : si la jurisprudence demande d'inclure ce bruit dans le bruit ambiant, c'est pour le calcul des émergences qui se fait par différence avec le bruit résiduel sans éoliennes.
Prétendre comme le fait Mr BOISSON qu'on inclut le bruit des parcs voisins à la fois dans le calcul du bruit ambiant et dans le bruit résiduel n'a aucun sens au regard du calcul des émergences.
D'ailleurs, le promoteur NEOEN qui a répondu sur ce point lors de l'enquête publique des GRANDES BRANDES dans la VIENNE, reconnaît que cette jurisprudence BLANZAY apporte une protection supplémentaire pour la population, et s'engage à l'appliquer lors du contrôle acoustique post implantation, puisque ce jurisprudence n'était pas connue lors de la réalisation des études acoustiques. Voici un extrait de sa réponse, le document intégral étant consultable en ligne ( lien : https://www.registre-numerique.fr/centrale-eolienne-lesgrandesbrandes/documents#collapse160394 , consulter "documents publics" "réponse NEOEN" )
"Réponse maître d'ouvrage : ...2. Décision du Conseil d'État du 2 mai 2025 dans l'affaire Blanzay : contexte et portée Le Conseil d'État a rendu, le 2 mai 2025, un arrêt important concernant un projet éolien à Blanzay (Vienne). Cette décision a annulé la validation antérieure prononcée par la Cour administrative d'appel de Bordeaux,en raison d'une interprétation erronée de l'article 26 de l'arrêté du 26 août 2011, qui avait conduit à exclure de l'étude acoustique les bruits d'une installation ICPE voisine exploitée par un tiers (Décision du Conseil d'État du 2 mai 2025 dans l'affaire Blanzay). Le Conseil d'État a rappelé que, conformément à l'article R. 122-5 du Code de l'environnement (Code de l'environnement, article R. 122-5), toute étude d'impact doit intégrer le cumul des nuisances sonores provenant de toutes les installations existantes ou autorisées, sans distinction liée à l'identité des exploitants. Cette jurisprudence renforce la protection des riverains en imposant une prise en compte exhaustive des nuisances cumulées.Il est important de souligner que cette décision, bien que récente, ne remet pas en cause la validité des études acoustiques antérieures réalisées selon la réglementation alors en vigueur. Par ailleurs, elle ne remet pas en question la méthodologie générale des études acoustiques, mais souligne la nécessité d'une prise en compte complète des sources sonores dans les évaluations futures.3. Application au projet des Grandes Brandes et engagements de Neoen Le projet des Grandes Brandes, dont l'étude acoustique a été réalisée avant cette jurisprudence, a intégré les bruits résiduels disponibles conformément aux données et aux protocoles en vigueur. Dans un souci de conformité continue et de transparence,Neoen s'engage à :Réaliser un contrôle acoustique rigoureux dans un délai maximal de six mois après la mise en service industrielle, conformément aux prescriptions de l'arrêté du 26 août 2011 modifié (Arrêté ministériel du 26 août 2011 et modifications ultérieures), afin de vérifier la conformité des émissions sonores aux seuils réglementaires, en tenant compte des nuisances cumulées."
La seule critique que l'on peut faire à la réponse de NEOEN est qu'il importe peu que l'étude acoustique ait été faite avant la survenance de cette jurisprudence : elle s'applique à toutes les demandes en cours !
En toute hypothèse, cette réponse contredit celle d'ENERTRAG.
Dans ces conditions un avis négatif s'impose de plus fort
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
S'agissant de la réponse à la contribution 19 traitant du SRADDET, là encore Monsieur BOISSON déforme la réalité.
Le SRADDET n'est pas prescriptif car il n'a formulé aucune règle ( seul document pouvant avoir une valeur ) à l'appui de l'objectif 51 fixant des ambitions de développement éolien aux horizons 2030 et 2050.
L'objectif 51 est par nature un simple voeu qui ne s'impose à aucun document d'urbanisme.
De surcroît, avec une certaine mauvaise foi, le porteur de projet oublie que sa réalisation éventuelle est expressément subordonnée à un rééquilibrage infra-régional qui n'a jamais eu lieu.
En désespoir de cause, ENERTRAG croit pouvoir s'en tirer en évinçant le SRADDET.
Mais il ne répond rien à la position des élus manifestée notamment au travers des procédures de révision du SCOT SUD VIENNE et du PLUI de Civraisien en Poitou
Pour résumer sa position : nous nous fixons à Surin parce que nous le voulons bien !
Une telle arrogance ne saurait prospérer.
Il est curieux de noter qu'à ARCHIGNY dans la VIENNE, ENERTRAG a renoncé à son projet éolien pour tenir compte de l'avis des élus et de la population....mais il est vrai qu'il y ambitionne la création d'une parc photovoltaïque...
Dans ces conditions, ce projet ne saurait être accepté.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Sur la réponse à la contribution 16 relative à NFS 31-114, Monsieur BOISSON en déforme encore les termes.
Cette fiche note que le projet NFS 31-114 n'était prévu que pour le contrôle post implantation, et qu'il a été abandonné.
Elle explique que des protocoles apportant des progrès pour corriger les insuffisances dudit projet, ont été publiés et annulés par le Conseil d'Etat.
La FICHE recommande néanmoins de réaliser l'étude acoustique selon les deux méthodes, afin de vois la plus favorable.
Or, aucune des deux méthodes n'a été soumise à évaluation environnementale ( c'est pour cette raison que le Conseil d'Etat a annulé les protocoles ) et n'a ainsi pu faire preuve de sa viabilité pour établir l'innocuité acoustique du projet.
Rappelons qu'en vertu de la présomption de nocivité des articles L 512-1 et L 181-3, il appartient au porteur de projet d'apporter la preuve de la maîtrise des "graves dangers ou inconvénients "attachée à cette installation éolienne.
On peut donc conclure sans craindre l'erreur, qu'une telle méthode, abandonnée, jugée de protection moindre par les services de l'Etat, non soumise à évaluation environnementale, ne permet pas de réfuter la nocivité acoustique du projet.
N'oublions pas que le groupe d'experts de l'AFNOR a refusé de finaliser NFS 31-114 en raison d'un désaccord sur sa capacité à mesurer la nuisance acoustique, notamment en raison de l'utilisation des médianes de bruit.
Pour cette raison supplémentaire, ce projet ne saurait prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
J'ai eu droit à quatre réponses de Monsieur Max BOISSON qui m'ont laissé aux prises avec cette alternative : soit il ne connaît pas son sujet, soit il est de mauvaise foi.
Prenons par exemple sa réponse à la contribution 18 relative aux infrasons.
Ce Monsieur, fidèle à la position de la profession minimise les dangers, alors précisément que l'ANSES avait recommandé la réalisation d'études de terrain, actuellement en cours ( RIBEOLH ) et que le CNRS reconnaît leur propagation et leurs effets potentiels sur des dizaines de kilomètres.
Ce sujet méritait mieux qu'un démenti peu inspiré.
Mais il y a plus, Monsieur BOISSON conteste l'existence d'une présomption de nocivité attachée aux éoliennes !
Or, il ne semble pas avoir compris, ou feint de n'avoir pas compris, le texte de l'article L 512-1 du code de l'environnement qui concerne les ICPE soumises à autorisation, étant rappelé que les éoliennes font partie de cette catégorie.
Voilà un rappel dudit texte :
L512-1 :
"Sont soumises à autorisation les installations qui présentent de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1.
L'autorisation, dénommée autorisation environnementale, est délivrée dans les conditions prévues au chapitre unique du titre VIII du livre Ier."
Ainsi, il est clairement dit par ce texte que les ICPE soumises à autorisation ( dont les éoliennes ) sont des installations présentant de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts protégés !!!
Devant la clarté de ce texte, comment peut on oser affirmer le contraire ?
Il y a donc bien présomption de nocivité qui doit être réfutée pour que l'installation puisse être autorisée, comme le rappelle l'article L 181-3 du code de l'environnement :
"I.-L'autorisation environnementale ne peut être accordée que si les mesures qu'elle comporte assurent la prévention des dangers ou inconvénients pour les intérêts mentionnés aux articles L. 211-1 et L. 511-1 du code de l'environnement ainsi qu'à l'article L. 161-1 du code minier selon les cas."
Ce texte indique d'une manière tout aussi limpide que les dangers ou inconvénients de l'installation doivent être prévenus pour pouvoir bénéficier d'une autorisation.
Je vous demande donc de noter dans votre rapport que le porteur de projet déforme les termes du code de l'environnement, et de relever que les éoliennes font bien l'objet de par leur classement dans les ICPE soumises à autorisation, d'une présomption de nocivité.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
J'ignore si le Sieur Max Boisson gère ce projet depuis son transat, mais force est de constater qu'à ce jour :
1) nous n'avons que peu de réponses aux contributions
2) les rares réponses sont au mieux erronées, au pire de mauvaise foi
3) l'intéressé n'a pas encore trouvé le temps de nous communiquer toutes les correspondances échangées avec les services de l'Etat, et notamment les demandes de compléments, et les appréciations et avis des services en charge notamment de la nature et de la biodiversité, du patrimoine et autres intérêts protégés.
Un tel mépris du public est intolérable, d'autant que le fondement des consultations parallélisées est l'accélération des procédures mais également l'information du public.
Or l'information du public n'est pas assurée, puisqu'il n'est en possession ni d'un avis de la MRAE ni de l'avis et des demandes des principaux services préfectoraux concernés.
Je vous remercie de noter expressément dans votre rapport, cette atteinte portée aux droits du public qui vicie totalement la consultation.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Jacky Michaud
CONTRAIRE VENT
Monsieur le commissaire enquêteur,
Nous vous prions de trouver dans le fichier joint la contribution de notre association au projet éolien de la plaine du Nutin.
Bien cordialement,
ASSOCIATION VENT CONTRAIRE
Les membres du bureau
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Dans le compte rendu de la réunion d'ouverture il est écrit:
"- Les porteurs de projet :
En fait, il y a plein de raisons pour lesquelles ça peut ne pas tourner. En moyenne, une éolienne fonctionne 90 % du temps, et elle fonctionne à sa puissance maximale 30 % du temps.
Il y a aussi une autre explication. Aujourd'hui, il y a des prix qui sont négatifs sur l'électricité, c'est-àdire qu’on va produire de l'électricité à perte parce qu’on produit trop d'électricité en France.
Aujourd'hui, on en a beaucoup. On ne peut pas vendre de l'électricité à perte donc on coupe les
éoliennes et ça c'est une problématique qu'on a depuis quelques années."
"Cette installation produit de l’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent.
La puissance totale installée est de 12,6 MW (gabarit minimisant) à 17,7 MW (gabarit maximisant). La
production attendue est comprise entre 39,7 et 43,0 GWh/an."
Concernant donc le compe rendu, je pense qu'il y a une erreur d'interprétation concernant les chiffres de la production d'une éolienne, en effet si elle tourne 80 à 90 % du temps ( et encore ...), elle ne tourne pas à sa puissance nominale 30 % du temps puisqu'il est avéré que le coefficient de charge se situe entre 22 et 27 % selon les lieux les plus profitables, on est loin des 30 %...
Ainsi avec 17,7 MW installés il faut en équivalen pleine puissance 2429 heures pour atteindre les 43 GWh annoncés dans les documents de présentation du projet, l'année est de 8760 heures donc nous obtenons un coefficient de charge de 27,72% ( 43000MWh : 17,7 MH = 2429 h / 8760 h = 27,72 %) ce qui est des plus optimistes, en règle générale ce coefficient est inférieur à 25% et es fonction de la ressource en vent dont il s'avère qu'elle est en baisse depuis quelques années.
S'agissant de vendre à perte son électricité, cela ne concerne pas l'exploitant éolien, en effet il perçoit une indemnité lorsque ses éoliennes sont "contraintes " d'interrompre leur production, et cette indemnisation est quasiment plus profitable pour lui que de produire...
De toute façon production ou pas, ce sont les consommateurs et contribuables français finaux qui financent pendant ce temps là, et ce pour permettre à nos voisins de faire baisser leur taux de CO2 dégagé par leurs centrales thermiques.
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Contribution anonyme
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je vous prie de trouver dans le fichier joint une contribution au projet éolien de la plaine du Nutin qui fait état d'une absence préjudiciable d'un avis de la MRAe.
Bien cordialement.
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je ne peux pas accéder aux dernières pages des contributions, en effet le tableur sous les contributions est bloqué de la page 6 à 53...
Bien cordialement.
Alain pérochon
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Dans la suite de notre courrier du 10 courant, nous confirmons notre opposition à ce projet destructeur de la biodiversité.
Conséquences pour les animaux, suite :
- LES CHIROPTERES
Quant aux chauves-souris, la présence est avérée (page 24/60 du RNT EIE),«Au total, 23 espèces ont été identifiées de manière certaine sur le site de la Plaine du Nutin.
L'aire d'étude immédiate présente des enjeux liés aux chauves-souris allant de faible à très forts. »
La suite est stupéfiante : « Les mesures d'évitement mises en place (implantation en dehors des habitats favorables, etc.) et de réduction prévues (programmation préventive des éoliennes, etc.) permettront l'installation d'un parc éolien engendrant un impact limité sur ce groupe. »
Avec une telle présence et de tels enjeux, il n’y a donc aucun problème pour le promoteur.
Concernant les chiroptères, nous insisterons sur le désastre que constituent la présence d’aérogénérateurs.
En effet, le site de données européennes https://www.sfepm.org/sites/default/files/inline-files/Mortalite_Europe_02-2025.pdf indique, en février 2025, plus de 5000 chauves-souris tuées par des éoliennes en France, dont plus de 2000 pipistrelles. Quant aux noctules, plus de 500 ! Quels tristes records !
Par ailleurs, page 7/60 RNT EIE : « hauteur de moyeu maximale de 105 m et un rotor de 150 m maximum, pour des installations de 181 m de hauteur totale maximale en bout de pale.. », d’où une garde au sol de 31 mètres ; ces dimensions sont fatales aux chiroptères.
Comme vous ne l’ignorez pas, la société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) a publié en 2020 une note technique qui alerte sur les risques pour les chauves-souris sur les éoliennes à très faible garde au sol et sur les grands rotors. Elle recommande pour les éoliennes de rotor supérieur à 90 mètres, de proscrire les gardes au sol inférieures à 50 mètres.
Enfin, la directive Eurobats* ne semble pas mieux respectée que la recommandation de la SFEPM. *distance des éoliennes aux espaces boisés supérieure à 200 mètres, https://www.eurobats.org/sites/default/files/documents/publications/publication_series/EUROBATS_No6_Frz_2014_WEB_A4.pdf
Nous ne pouvons donc pas accepter un tel projet.
Après la chute de la population des oiseaux et des insectes due aux pesticides, nous n’allons pas finir de les exterminer en ajoutant de nouvelles éoliennes ! Notons que la France en compte déjà 12 000 (fin 2025, source https://www.ventdecolere.org/index.php?page=FR-2025 )
Pour terminer, rappelons l’étude de la LPO (Ligue Pour les Oiseaux), financée par l’Etat, qui montre que des espèces protégées et beaucoup de rapaces sont victimes des éoliennes. Elle est disponible à cette adresse https://eolien-biodiversite.com/IMG/pdf/eolien_lpo_2017.pdf .
Nous n’oublions pas, non plus, le gypaète barbu réintroduit dans la Drôme et tué par une pale d’éoliennes aux Pays-Bas, ainsi que dans l’Hérault, « un parc éolien accusé de tuer des oiseaux : la justice ordonne l’arrêt de l’activité, plusieurs filiales d’EDF ont été condamnées » https://vert.eco/rapports-de-force/dans-lherault-un-parc-eolien-accuse-de-tuer-des-oiseaux-la-justice-ordonne-larret-de-lactivite-plusieurs-filiales-dedf-condamnees/
Quant aux mesures compensatoires, lorsque la nature est détruite, il est trop tard ! Nous nous opposons donc fermement à ce projet du fait de l’impact très négatif sur l’avifaune et les chiroptères.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons fortement à ce projet destructeur de la biodiversité.
Tout d’abord, les éoliennes sont nombreuses : près de 240 éoliennes ont été construites ou autorisées dans un rayon de 20 kilomètres.
C’est dans ce même espace que « L’étude du zonage écologique révèle que le secteur est riche sur le plan écologique puisque vingt-quatre ZNIEFF de type 1, quatre ZNIEFF de type 2 et un site Natura 2000 sont recensés dans un rayon de 20 km » (page 12/25 de la Note de présentation non technique).
Comment les oiseaux, les chauves-souris, peuvent-ils évoluer sans danger ?
Conséquences sur l’environnement :
- L’EAU
L’avis de la DREAL mentionne « Le projet se situe en dehors de tout périmètre de protection de captage d’eau potable. »
Or, page 13/60 du Résumé non technique (RNT EIE) un captage agricole est recensé : « seuls un petit plan d’eau est recensé à l’extrémité nord-est et des fossés d’écoulement de l’eau sont recensés le long des routes qui traversent la zone d’implantation potentielle. Le projet se situe dans un contexte sédimentaire, avec un sous-sol poreux, karstique et fissuré ; l’entité hydrogéologique de surface est semi-perméable, et surmonte un aquifère. Aucun captage d’eau potable ou périmètre de protection n’est toutefois recensé à proximité. En revanche, un forage agricole ainsi qu’un réseau d’irrigation enterré mis en évidence sur site lors de la visite du 10/04/2024 attestent d’un usage agricole de l’eau. Le site est concerné par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) »
Un avis du SDAGE n’est-il pas nécessaire dans ces circonstances ? Il nous a peut-être échappé.
Nous nous attendrions aussi à un avis de la Chambre d’Agriculture. Une pollution ne serait acceptable ni pour des cultures, ni pour des animaux.
- LES ARBRES
Nous lisons avec effarement que plus de 300 mètres de haies seront détruits pour un projet soi-disant écologique ( page 18/25 de la Note de présentation) : « Au total, 318 mètres linéaires de haies et d’arbres isolés seront abattus pour permettre l’implantation et l’accès aux différents aménagements du parc éolien de la Plaine du Nutin. Et environ 2 238 mètres linéaires de haies, de lisières embroussaillées ainsi que des arbres isolés seront élagués »
Quant aux arbres isolés ou aux haies élagués, ils sont sans doute les refuges, les hôtes d’oiseaux, d’insectes...
Conséquences pour les animaux
- L’AVIFAUNE
Page 12/25 de la Note de présentation, diverses espèces sont mentionnées, l’avifaune est riche et les enjeux forts :« Parmi les enjeux forts en période de nidification, deux sites de reproduction potentiels de Bondrée apivore, espèce nicheuse « vulnérable » à l’échelle du Poitou-Charentes sont présents; la Pie-Grièche à tête rousse et le Pigeon colombin, espèces « en danger » à l’échelle du Poitou-Charentes, nichent possiblement pour l’une et probablement pour l’autre au sein de l’aire d’étude immédiate.
L’aire d’étude immédiate présente également un intérêt certain pour l’avifaune migratrice en halte, notamment dans les labours et les cultures, ainsi que dans les boisements et leurs lisières »
Ceci est confirmé, avec, de surcroît, la proximité de couloirs migratoires et des haltes associées : « Les enjeux forts concernent la présence en halte migratoire en effectifs importants du Pluvier doré et du Vanneau huppé, ainsi que la présence d’un rassemblement postnuptial d’Œdicnème criard.
Des enjeux modérés sont liés à la localisation de l’aire d’étude immédiate à l’intérieur du couloir de migration de la Grue cendrée, à la présence d’espèces listées à l’Annexe I de la Directive Oiseaux, et à celle de la Tourterelle des bois, classée « vulnérable » en Europe »
Pourquoi avoir choisi un tel emplacement ?
Ceci n’est qu’un préambule au désastre à venir concernant les chiroptères.
Nous le développerons dans une prochaine contribution.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS, Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
http://www.oikoskaibios.com/;
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Les extraits fonciers versés au dossier ne permettent pas d'identifier avec certitude à quel projet précis ils se rapportent, ni les conditions dans lesquelles la société de projet pourrait être substituée par une autre entité, en particulier au bénéfice de la maison mère, sans garantie claire pour les propriétaires et la collectivité. De même, aucun justificatif sérieux de financement n'est produit : seule figure une lettre d'intention peu explicite de la maison mère, insuffisante pour démontrer la solidité financière du projet, notamment au regard des garanties de démantèlement et de remise en état en fin d'exploitation. Je demande que ces éléments soient précisés et sécurisés avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
La notification du résumé non technique (RNT) aux riverains et parties prenantes a été faite à titre de simple information, sans attirer l'attention sur les délais légaux de réponse applicables dans le cadre de cette consultation. Or ces délais sont déterminants pour l'exercice effectif du droit de participation du public : nombre d'habitants découvrent tardivement qu'ils disposaient d'un temps limité pour se prononcer, faute d'avoir été correctement informés de l'enjeu de calendrier. Je demande qu'une nouvelle notification, mentionnant explicitement les délais légaux, soit adressée, et qu'un délai complémentaire de consultation soit accordé. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le comité de projet qui s'est réuni en amont de cette consultation ne semble pas avoir présenté l'ensemble des informations exigées par la réglementation applicable à ce type de réunion de concertation. Par ailleurs, aucune réponse écrite du porteur de projet à l'avis défavorable exprimé par la municipalité de Surin lors de cette réunion n'a été rendue publique. Le silence du porteur de projet face à une opposition municipale aussi clairement exprimée est révélateur d'un manque de dialogue réel avec le territoire. Je demande la publication du compte rendu complet de ce comité de projet ainsi que de la réponse du porteur de projet à la mairie. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le compteur de production, sur lequel est assis le soutien financier public versé au projet, est installé en sortie de parc, et non à l'arrivée au poste source après transport. Autrement dit, l'exploitant est rémunéré pour une production dont une partie non négligeable ne sera jamais réellement livrée au réseau utile, du fait des pertes en ligne évoquées précédemment. C'est donc la collectivité qui supporte financièrement cette perte, sans aucune contrepartie. Je demande que ce point soit clarifié et que le mode de comptage retenu soit justifié. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Selon une étude du Sénat, les pertes en ligne par effet Joule sur le réseau électrique s'élèvent à 2 à 3,5 %, et augmentent avec la distance parcourue. Avec un poste source à construire à plus de 20 km à vol d'oiseau, donc davantage encore par le tracé réel des câbles, ces pertes seront loin d'être négligeables. Elles ne sont pourtant mentionnées nulle part dans le dossier, alors qu'elles réduisent d'autant l'efficacité réelle du projet au regard des nuisances qu'il impose. Je demande qu'une estimation chiffrée de ces pertes soit intégrée à l'étude. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le poste source auquel le parc doit être raccordé n'existe pas à ce jour : il devra être construit à plus de 20 km à vol d'oiseau du site. Or le tracé de raccordement, ses tranchées, ses impacts sur les terres agricoles, les haies et les milieux traversés n'ont fait l'objet d'aucune étude d'impact conjointe avec le projet de parc lui-même. Cette segmentation artificielle du projet empêche une appréciation globale et sincère de ses conséquences réelles sur le territoire. Je demande que l'étude d'impact soit complétée par une analyse détaillée du tracé de raccordement dans son intégralité. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Une part significative de l'électricité éolienne exportée à prix négatif ou très bas bénéficie en réalité aux pays voisins, qui décarbonent ainsi leur mix électrique sans en supporter le coût, ni les nuisances paysagères, sonores et environnementales. Ce sont les riverains français, et notamment ceux de Surin, qui supportent ces nuisances, tandis que les factures d'électricité françaises continuent d'augmenter pour financer ce système. Ce déséquilibre entre bénéficiaires et payeurs doit être questionné avant d'ajouter un nouveau projet à un territoire déjà largement doté. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Les épisodes de prix de marché négatifs de l'électricité, pendant lesquels les producteurs sont payés pour injecter de l'électricité non désirée sur le réseau, se multiplient d'année en année et représentent désormais environ 10 % du temps selon la CRE. Ce phénomène traduit un système déjà en surcapacité structurelle sur certaines plages horaires. Ajouter 3 éoliennes géantes supplémentaires dans une zone déjà saturée en moyens de production intermittents ne fait qu'aggraver ce déséquilibre, sans bénéfice réel démontré pour la sécurité d'approvisionnement. Je demande que cet aspect soit intégré à l'analyse du besoin réel du projet. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Selon les données de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le coût de soutien public à l'éolien terrestre dépasse 80 €/MWh, alors que le prix de marché auquel cette électricité est vendue avoisine 60 €/MWh. C'est donc la collectivité qui finance l'écart, pendant que les riverains de Surin subissent seuls les nuisances visuelles et sonores. Ce déséquilibre entre qui paie, qui subit et qui profite mérite d'être clairement exposé dans le dossier, ce qui n'est pas le cas. Je demande que le bilan économique complet du projet, incluant le coût de soutien public, soit rendu public. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
La France exporte chaque année, en valeur, davantage d'électricité que ne représente l'intégralité de sa production éolienne et solaire annuelle, et ce à un prix bradé de l'ordre de 60 €/MWh. On peine à comprendre l'utilité, pour les riverains qui en subissent toutes les nuisances, d'ajouter encore des machines dont la production part, pour une large part, à l'export à prix cassé, pendant que le paysage et la qualité de vie locale sont durablement sacrifiés. Je demande que le dossier justifie précisément l'utilité marginale réelle de ce projet au regard de ces exportations massives. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le Civraisien mise, comme beaucoup de territoires ruraux, sur la qualité de ses paysages et de son patrimoine bâti pour développer un tourisme vert et un accueil résidentiel de qualité. Un territoire déjà hérissé de 240 éoliennes, auquel s'ajouteraient 3 machines parmi les plus hautes de France, perd chaque année un peu plus l'attrait paysager qui justifie ce positionnement touristique. Cette dimension économique, pourtant réelle pour les gîtes, chambres d'hôtes et commerces locaux, n'est absolument pas traitée dans le dossier. Je demande une évaluation sérieuse de l'impact cumulé sur l'attractivité touristique locale. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
De nombreux propriétaires riverains de parcs éoliens témoignent de difficultés accrues pour vendre leur bien, ou de décotes significatives lors de la vente, lorsque des éoliennes de grande taille sont visibles depuis leur propriété. Avec des machines de 180 m implantées à proximité d'un bourg déjà cerné par 240 éoliennes, ce risque concerne un nombre important d'habitations à Surin et dans les communes voisines. Le dossier ne comporte aucune analyse de cet impact socio-économique pourtant bien documenté dans la littérature. Je demande qu'une étude d'impact immobilier soit intégrée au dossier. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
La plaine du Nutin fait partie d'un paysage agricole ouvert et vallonné, typique du Sud Vienne, dont le caractère rural constitue une valeur en soi pour ceux qui y vivent. Des machines de 180 m, parmi les plus hautes de France, n'ont plus rien de commun avec l'échelle du bâti traditionnel ni avec celle des éoliennes de première génération : elles écrasent visuellement le paysage à des kilomètres à la ronde et changent durablement, pour des décennies, la perception du territoire. Ce basculement d'échelle mérite d'être questionné pour lui-même, indépendamment du nombre de machines déjà présentes. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Surin abrite l'église Saint-Hilaire, dont le portail du XIIe siècle est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1935, édifice dont l'origine remonte à la donation du domaine à l'abbaye de Charroux au VIIIe siècle. Le village compte également le château de Cibioux. L'implantation de 3 éoliennes de 180 m à proximité immédiate du bourg est susceptible de créer des covisibilités dommageables avec ce patrimoine ancien, sans qu'aucune étude de covisibilité sérieuse ne figure dans le dossier ni qu'aucun avis de l'architecte des Bâtiments de France n'ait été rendu public. Je demande une étude paysagère et patrimoniale spécifique intégrant l'église Saint-Hilaire avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Un nid de circaète Jean-le-Blanc, rapace protégé particulièrement sensible à la collision avec les éoliennes, est connu à environ 3 km du site du projet. Or cette espèce chasse habituellement sur un territoire pouvant s'étendre à 15-20 km autour de son nid, ce qui place l'intégralité de la zone du projet dans son rayon d'action habituel. Le dossier minimise, comme trop souvent, cet enjeu sans étude de suivi de la reproduction ni cartographie précise des zones de chasse de ce couple. Je demande une étude spécifique et un suivi de plusieurs saisons avant toute décision, conformément aux protocoles recommandés en la matière. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Compte tenu de la hauteur exceptionnelle des machines (180 m, pale en bout de course comprise), le risque pour les chiroptères et l'avifaune ne se limite plus à la couche basse habituellement étudiée : il concerne aussi les altitudes de vol plus élevées.
Or le dossier ne comporte aucune étude spécifique en altitude, alors que ce type de machine, parmi les plus hautes de France, sort du cadre des études standards habituellement menées pour des éoliennes de taille plus modeste. Je demande une étude complémentaire en altitude, adaptée au gabarit réel du projet, avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le projet prévoit une garde au sol de seulement 31 m pour un rotor de 150 m de diamètre. Or l'accord international EUROBATS et la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM) préconisent une garde au sol d'au moins 50 m dès lors que le rotor dépasse 90 m de diamètre, précisément pour limiter la mortalité des chiroptères par collision ou barotraumatisme. Avec un rotor de 150 m et une garde au sol de 31 m, le projet de la Plaine du Nutin se situe très en deçà des seuils de précaution recommandés par la communauté scientifique. Je demande que le porteur de projet justifie cet écart ou revoie la garde au sol à la hausse. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Par une décision du 2 mai 2025 rendue en faveur de l'association de défense de l'environnement de Blanzay, le Conseil d'État a jugé que le bruit émis par des installations classées voisines, même exploitées par des tiers, doit être pris en compte dans le volet acoustique de l'étude d'impact d'un nouveau parc éolien, au titre du bruit ambiant. L'étude acoustique du projet de la Plaine du Nutin méconnaît manifestement ce principe en ne tenant pas compte du bruit ambiant généré par les 240 éoliennes existantes dans le secteur. Je demande la mise en conformité de l'étude d'impact avec cette jurisprudence avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
L'étude acoustique du dossier évalue le bruit du seul projet de la Plaine du Nutin, sans intégrer les effets cumulés avec tous les parcs déjà en fonctionnement dans l'aire d'étude rapprochée. Or c'est bien le bruit total perçu par les riverains qui doit être apprécié, et non le bruit de chaque parc pris isolément. Avec 240 machines dans un rayon de 20 km, ignorer les effets cumulés revient à fausser complètement la réalité de l'exposition sonore des habitants de Surin. Je demande la reprise complète de l'étude acoustique en y intégrant l'ensemble des sources existantes. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur le commissaire enquêteur,
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Je suis opposé au projet éolien de Projet éolien de la Plaine du Nutin.
Le supplice chinois, vous connaissez ? Le bruit n’est pas qu’une question de db. Non, on compare le bruit des éoliennes à celui d’une conversation, d’une simple machine à laver …bien sur… Crédible, ma machine en appartement fait autant de bruit qu’une éolienne de 180m de hauteur ayant des pales brassant l’air a 300km/h en bout… Quel est le naïf pour ne pas user d’un autre mot qui peut croire ça.
Le bruit, c’est l’intensité, la fréquence et la durée ! Les trois !
Lisez svp ce témoignage d’une connaissance, agriculteur de son état : je ne veux pas de ça à Surin.
« Vous seriez venu un jour de grand vent, vous auriez constaté comme c’est invivable. » Jean-Noël Rainaud dispose d’une maison à 650 mètres du premier mât. L’éleveur l’a rénovée en vue de l’occuper à l’heure de la retraite. Il a gelé le chantier, il ne se voit plus y vivre. « Initialement, je n’étais pas opposé aux éoliennes. J’ai changé d’avis d’expérience. » Il est même devenu l’un des plus fervent opposant, racontant par le menu les bruyants brassages. « Au bout d’une heure, vous avez envie de mordre dedans tellement ça vous crispe. » Il dresse la comparaison avec le supplice chinois. « C’est la répétition du mouvement qui use. Vous finissez par ne penser qu’à ça. Que ça cesse ou que ça accélère, peu importe, pourvu que le rythme change. »
La sensibilité des chevaux
À son sens, l’ampleur de la gêne est moins une affaire de distance qu’une question de positionnement par rapport aux vents dominants et de géographie du terrain : « Certains à deux kilomètres vous diront qu’ils ne sont pas gênés, d’autres à trois kilomètres vous diront qu’ils le sont. Et tout ça sera vrai. »
La faune adopte des comportements très différents. Les chauves-souris qui nichaient sous sa toiture ont pris le large. Sangliers et chevreuils n’ont pas changé leurs habitudes. Le lièvre se fait rare mais c’était déjà le cas.
L’agriculteur a son élevage à deux kilomètres. Les limousines ne semblent pas souffrir des effets du parc éolien : « En revanche, les chevaux, plus sensibles, s’affolent quand ça souffle. On est obligé de les rentrer quand ça siffle vraiment. » Il s’agace de la multiplication des projets dans ce coin de campagne choisi, pense-t-il, « car il n’y a que les cimetières qui s’agrandissent » : « Une fois que le doigt est mis dans l’engrenage, on n’en sort pas. »
Ou encore celui de Guy Vagner récemment le 3/11/2024 :
"Au début, tout le monde était serein, 10 ans après nous subissons des nuisances sonores, un phénomène d'échos dans la cour, on les entend toujours, la nuit un bruit sourd, le bruit vous prend la tête, le supplice de la goutte d’eau.
Les promoteurs ont reconnu que les systèmes modélisés sont incapables de mesurer les écrans ou les phénomènes d'échos (le représentant d'Abo-wind ) ".
Autoriser ce parc à Surin, c’est nous condamner à un capharnaüm, un enfer. Je connais quelqu’un qui vit près d’un parc. Vous savez ce qu’elle m’a dit il y a une semaine ? « Quand je ferme les fenêtres et les volets, ça peut passer, ça peut devenir supportable, pas tous les jours bien sûr, mais parfois ».
C’est ça la vie que vous voulez pour les habitants de Surin ?
Merci,
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur le commissaire enquêteur,
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Ce parc éolien aura pour conséquence des troubles importants du voisinage et des dépréciations importants des patrimoines de chacun des habitants du village et de ses environs (une éolienne « arrose » sur plusieurs dizaines de km à la ronde comme vous le savez).
Et qui dit troubles anormaux du voisinage, dit procès entre voisins et détériorations du tissus social dans nos cantons ce dont nous n’avons pas besoin actuellement franchement.
Je rappelle ici ces faits : l’implantation d’un parc éolien à proximité de mon domicile peut constituer un trouble anormal de voisinage donnant lieu à indemnisation de mon préjudice. Juridiquement, une telle demande est recevable car elle est fondée sur la théorie des troubles anormaux de voisinage, principe établi en jurisprudence selon lequel « nul ne doit causer à autrui aucun trouble anormal de voisinage » (Civ. 2e, 23 octobre 2003, Elissondo et autres c/ SA Intercoop, n° 02-16.303).
Je vous rappelle également que ce trouble est caractérisé en fonction de son intensité et ce indépendamment du respect ou non de règlementations applicables (Cass. 3e civ., 9 mai 2001, n° 99-16.260). Autrement dit, une installation pourtant légale sur le plan administratif peut être source d’un trouble de voisinage qui justifie le versement de dommages et intérêts. L’illégalité, tout comme la faute de l’exploitant, n’ont donc pas véritablement de place dans le débat (en tant que condition d’action en tout cas).
Il est possible d’intenter une action sur ce fondement devant la juridiction judiciaire même lorsqu’est en cause une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) comme le sont les méthaniseurs, les scieries industrielles, les décharges, ou encore les éoliennes (T. confl., 13 octobre 2014, n° 3964 M ; CA Rennes, 7 mai 2019 / n° 17/03596).
Comme vous le savez, en matière d’exploitation de parc éolien, le trouble a pu être reconnu dans les cas suivants :
• Bien que la conservation d’un paysage de campagne intangible ne constitue pas un droit acquis, en cas de d’impact visuel permanent et dégradation de la qualité du paysage par la transformation de l’environnement par l’installation (CA Douai, 16 avril 2009, n° 08/09250 ; TGI Montpellier, 4 février 2010, n° 06/05229 ; TGI Montpellier, 17 septembre 2013, n° 11/04549)
• En cas de nuisance auditive altérant la vie quotidienne, même en l’absence d’infraction caractérisée à la règlementation, mais à condition de prouver le niveau sonore réel de l’ouvrage (CA Caen, 23 septembre 2014, n° 13/03426 ; TGI Montpellier, 4 février 2010, précité)
• En cas de trouble économique tel que perte d’exploitation ou dépréciation de la valeur du bien immobilier (TGI Montpellier, 4 février 2010, précité), notamment sur le fondement de la perte de chance (CA Rennes, 25 mars 2014) ;
• En cas de préjudice d’atteinte à la vue dû au balisage créant une tension nerveuse et des phénomènes stroboscopiques et de variation d’ombre (TGI Montpellier, 17 septembre 2013, précité).
Le dernier jugement de la Cour de cassation du 17 septembre 2020 est important : par cette décision la Cour de cassation n’a posé aucun principe d’exclusion des parcs éoliens du champ des troubles anormaux de voisinage. Elle s’est contentée, tout au plus, de confirmer une appréciation de l’espèce dont on peut au mieux tirer quelques conséquences pour l’avenir. En d’autres termes : un parc éolien peut toujours générer un trouble anormal de voisinage, ce qui s’apprécie en justice en fonction des circonstances propres à chaque dossier.
Le point important de ce jugement qui nous concerne le Projet éolien de la Plaine du Nutin a Surin est que la Justice reconnait des taux de dépréciations immobilières estimée de l’ordre de 10 à 40 %.
Est-ce que 10-40% pour des habitants pauvres comme bcp d’habitants de Surin est juste socialement ? Tout ça pour réduire de zéro les émissions de C02 en France en plus, mais pour faire plaisir aux citadins en recherche de bonne conscience écologique ?
Merci.
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur le commissaire enquêteur,
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Ce parc industriel éolien va tout ruiner la politique engagée depuis des années sur l’éco-tourisme et réduire à néant tout l’argent publique et prive dépensé pour attirer les touristes.
Regardez cette attestation par ex des gites de France et de la Vienne en particulier !
Il est en train de se créer un logo : Logis garanti sans éolienne…. Comment faire fuir les touristes, les habitants de notre canton ? Bravo…..
Non à ce parc.
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur le commissaire enquêteur,
Comme vs le savez, une éolienne de 180m de hauteur impacte non seulement le village de Surin ms les habitants de milliers d’habitants a des dizaines de kilomètres.
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant a ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Je suis sérieusement opposé au projet de parc éolien à Surin.
Juste une question svp : imaginez ou vous habitez actuellement Monsieur le Commissaire.
Maintenant imaginez qu’un projet de 3 éoliennes de 180m de haut s’installe en face de chez vous.
Clignotants, bruits, maux de tête etc… le classique.
Aucun impact pour limiter les émissions de C02 et autres gaz bien sûr.
Votre région est déjà largement productrice d’électricité sans carbone (Civaux).
Vous dites quoi de ce parc avec vos connaissances que vous avez accumulées depuis des années ?
Super ? J’ai hâte de vivre tous les jours avec ces machines ou bien….
N’importe quoi, évidemment mauvais projet ?
Moi aussi je fais la même réponse que vous !
Si ce parc est mauvais pour vous, vous voyez qu' il l’est aussi pour nous.
Non à ce parc si mal situé à Surin.
Merci
Anais Vermot Desroches vermotdesroches
Monsieur le commissaire enquêteur,
Comme vs le savez, une éolienne de 180m de hauteur impacte non seulement le village de Surin, de la Plaine du Nutin ms les habitants de milliers d’habitants a des dizaines de kilomètres.
Veuillez trouver ci-dessous une de mes observations quant à ce projet éolien qui n’est pas adapté à notre territoire.
Je m’intéresse ici à la santé des humains, des habitants de Surin et des villages aux alentours, de leurs voisins. De plus en plus de d’études montrent que des effets jusque-là indétectés des éoliennes nuisent à la santé.
Comme vous le savez ce ne sont pas les promoteurs éoliens qui vont financer des études montrant que leurs machines déstabilisent l’ état sanitaire d’un être humain, d’un enfant, d’un senior, ni l’Etat non plus qui ne va pas s’exposer à des poursuites judiciaires s’ il était découvert, comme pour le tabac après des décennies que “ben oui c’est pas très bon pour la santé” d’absorber volontairement du goudron ds ses poumons. Bien tout comme installer volontairement des éoliennes industrielles de 180m de H à quelques mètres des gens et après s’étonner qu’il y a des conséquences sanitaires et médicales….
En fait la santé des habitants de habitants de Surin et des villages aux alentours, de leurs voisins n’est pas importante.
Où est le principe de précaution pour les habitants de Surin et des villages aux alentours, de leurs voisins ? Où ? La santé, la vie d’un enfant de Surin, d’un senior de la Plaine du Nutin va être directement et rapidement impactée par votre recommandation ou pas d’ériger ces éoliennes.
Vous l’aurez deviné, je suis contre ce parc éolien à Surin: de combien de temps, de combien de preuves, de combien d’exemples a-t-on besoin avant de réaliser qu’on n’installe pas des familles, des enfants, des seniors au beau milieu d’une zone industrielle pour des raisons médicales évidentes, on ne fait pas l’inverse : on n’installe pas de zones industrielles électromagnétiques au beau milieu d’habitations ? Même les Allemands mettent 1km comme distance.
La France, et ce sera le cas ici, à Surin, est le seul pays au monde ou la distance entre une éolienne et une habitation peut être de 500m ! Le seul pays au monde, c’est la législation la plus libérale du monde.
La vie d’un Français de Surin veut-elle donc moins que celle d’un allemand ? Où est le principe de précaution qu’on sort à chaque instant MAIS pas pour une éolienne industrielle à Surin?
Merci,
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Les indices habituellement retenus pour caractériser la saturation visuelle (angle d'occupation de l'horizon, angle de respiration visuelle, densité sur les horizons) sont, pour plusieurs lieux de vie de la commune, déjà dépassés du seul fait des parcs existants. Ajouter 3 machines géantes de 180 m, visibles de très loin en raison de leur hauteur exceptionnelle, ne peut qu'aggraver ces dépassements. Le dossier ne présente pourtant aucune analyse sérieuse, lieu de vie par lieu de vie, de ces indices avec le projet intégré. Je demande une étude de saturation visuelle complète et actualisée pour chaque hameau et habitation exposée. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le Conseil d'État a précisé, dans plusieurs arrêts de 2023-2024, que le juge administratif doit apprécier l'effet d'encerclement résultant d'un projet au regard de l'ensemble des parcs installés ou autorisés et de la configuration des lieux, sans que l'absence de visibilité simultanée de toutes les éoliennes depuis un même point permette d'écarter cet effet. Le tribunal administratif d'Amiens a par ailleurs annulé une autorisation en raison de l'encerclement créé pour les bourgs alentours. Avec 240 éoliennes dans un rayon de 20 km, Surin se trouve exactement dans la situation que cette jurisprudence entend sanctionner. Je demande que cette grille d'analyse soit appliquée avec la plus grande rigueur au projet de la Plaine du Nutin. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le dossier reconnaît lui-même l'existence d'un effet d'encerclement autour de Surin, mais le minimise systématiquement au motif qu'il ne s'agirait « que » de 3 éoliennes supplémentaires. Ce raisonnement est fallacieux : c'est précisément l'accumulation de petits ajouts successifs, projet après projet, qui a produit la situation actuelle de 240 machines en 20 km. Chaque nouveau projet minimisé de la même façon a fini par créer un encerclement que plus personne ne conteste sur le terrain. Refuser de regarder l'effet cumulatif global revient à nier la réalité vécue par les habitants. Je demande que l'effet d'encerclement soit évalué au regard de l'ensemble des parcs existants et autorisés, et non projet par projet. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Au-delà de la validation municipale, le DOO du SCOT Sud Vienne exige des distances d'implantation propres à prévenir les nuisances acoustiques pour les riverains. Or des nuisances sonores sont déjà constatées et consignées au registre municipal du fait des parcs existants. Ajouter des machines de 180 m dans ce contexte, sans démonstration sérieuse que les distances retenues suffisent à prévenir une aggravation de ces nuisances, contrevient à l'esprit comme à la lettre du DOO. Je demande une expertise acoustique indépendante et contradictoire avant toute décision. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le Document d'orientation et d'objectifs (DOO) du SCOT Sud Vienne, dont Surin relève, conditionne l'implantation de nouveaux projets éoliens à une validation par la commune d'accueil. Or cette validation municipale n'existe pas en l'espèce : la mairie de Surin s'est au contraire prononcée contre le projet. Le projet de la Plaine du Nutin est donc, en l'état, incompatible avec les orientations du SCOT en vigueur. Je demande que cette incompatibilité soit expressément relevée dans votre rapport et que le porteur de projet justifie comment il entend s'y conformer avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) de la Communauté de communes du Civraisien en Poitou, dont dépend Surin, est actuellement en cours de révision générale. Le nouveau Projet d'aménagement et de développement durables (PADD), débattu en conseil communautaire, va dans le sens d'un encadrement strict, voire d'un frein aux nouvelles installations éoliennes sur le territoire, en raison précisément de la saturation déjà constatée. Autoriser aujourd'hui un projet qui ira à rebours de l'intention exprimée par les élus du territoire pour les années à venir serait incohérent et priverait la révision du PLUI d'une grande partie de sa portée. Je demande que l'autorité environnementale attende l'issue de cette révision avant de statuer. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le registre papier mis à disposition en mairie fait déjà état de plusieurs plaintes de riverains pour bruits excessifs liés aux parcs éoliens existants autour de Surin. Ajouter 3 machines supplémentaires de très grande hauteur, donc potentiellement plus bruyantes en haute altitude de rotor, ne peut qu'aggraver une situation déjà problématique pour les habitants les plus exposés. Le porteur de projet ne peut sérieusement soutenir que ces nuisances n'existent pas ou sont négligeables : elles sont documentées, datées et localisées. Je demande qu'une enquête de terrain contradictoire soit menée auprès des riverains plaignants avant toute autorisation. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Je souhaite appuyer et rappeler l'opposition officielle exprimée par Madame le Maire de Surin à ce projet, motivée en particulier par la saturation visuelle du territoire communal, déjà cerné par les parcs existants, et par les plaintes répétées de riverains concernant le bruit. Il est rare et significatif qu'une municipalité prenne une position aussi tranchée contre un projet qui rapporte pourtant des retombées fiscales. Cela traduit la gravité de la situation vécue sur le terrain, bien loin des cartes et simulations présentées par le porteur de projet. Je demande que cet avis municipal soit pleinement pris en compte dans vos conclusions. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
De la même manière, aucun avis de l'Unité départementale de l'architecture et du patrimoine (UDAP) ou du service régional de l'archéologie n'apparaît dans le dossier, alors que le secteur compte des monuments historiques (voir mon observation sur l'église Saint-Hilaire de Surin). Cette omission empêche le public d'apprécier l'impact du projet sur le patrimoine bâti et les paysages patrimoniaux du Civraisien. Je demande la communication de ces avis avant la fin de la consultation. À défaut, la procédure ne permet pas une participation éclairée du public, contrairement aux exigences de l'article 2 de la Charte de l'environnement. Avis défavorable.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
Le dossier mis à la consultation ne comporte aucune trace des avis rendus par les services de l'État compétents en matière de biodiversité (DREAL, OFB). Ces avis sont pourtant systématiquement sollicités dans ce type de procédure et conditionnent l'appréciation des enjeux faune-flore. Ne pas les publier revient à priver le public d'éléments déterminants pour se forger une opinion, en violation, là encore, du droit à l'information garanti par l'article 2 de la Charte de l'environnement. Je demande la publication intégrale de ces avis avant toute clôture de la consultation, faute de quoi la procédure serait entachée d'irrégularité. Avis défavorable en l'état.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Samuel Joab
Monsieur le commissaire enquêteur, M. Michaud,
Vous avez été nommé commissaire-enquêteur et je vous remercie de votre engagement.
Je m'oppose au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin. Il s'agit de 3 éoliennes géantes de 180 m de hauteur — parmi les plus hautes de France — avec des puissances allant de 12,6 MW à 17,7 MW !
Je rappelle qu'il y a déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 km… 240 éoliennes… Vous avez bien lu. Qui peut infliger cela à d'autres êtres humains ?
À ce jour, aucun avis de la Mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) n'a été mis à disposition du public dans le dossier de consultation. Or cet avis est une pièce centrale, censée éclairer le public sur la qualité de l'étude d'impact et sur les enjeux environnementaux réels du projet. Son absence prive les habitants de Surin d'une information essentielle et porte directement atteinte au droit à l'information et à la participation du public garanti par l'article 2 de la Charte de l'environnement, valeur constitutionnelle. Une consultation menée sans cet avis ne peut être regardée comme complète ni loyale. Je demande que la consultation soit suspendue jusqu'à la publication effective de l'avis de la MRAe, et qu'un délai supplémentaire soit accordé au public pour en tenir compte. En l'état, j'émets un avis défavorable à ce projet.
Merci de votre écoute.
Cordialement
Sam Joab
Jupiter Sen
Monsieur Michaud,
L'attractivité touristique repose largement sur la qualité du paysage rural, aujourd'hui, malheureusement déjà affectée par la présence dans le secteur de nombreux parcs éoliens dans un rayon de 20 kilomètres. Trois éoliennes supplémentaires de 180 mètres accentueraient cet effet d'encerclement et fragiliseraient davantage l'activité touristique locale.
Je demande qu'une étude d'impact paysager actualisée et une analyse des conséquences économiques sur l'activité touristique locale soient intégrées au dossier avant toute décision.
Respectueusement
Jupiter Sen
Jupiter Sen
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Après lecture attentive du dossier soumis à enquête publique, je considère que le projet « Plaine du Nutin » présente des lacunes trop importantes pour recevoir un avis favorable en l'état : absence d'avis MRAe et des services de l'État, non-conformité au SCOT Sud-Vienne et à la révision en cours du PLUi, effet d'encerclement non étudié, insuffisances des volets acoustique et naturaliste (chiroptères, circaète), absence d'étude sur le raccordement électrique, maîtrise foncière et garanties financières non démontrées.
Je demande au commissaire enquêteur de conclure à un avis défavorable, ou à tout le moins de subordonner toute autorisation à la production préalable de l'ensemble de ces éléments manquants.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées.
Jupiter Sen
de Vernelle nathanael de Vernelle
Monsieur,
Oui au projet de Projet éolien de la Plaine du Nutin, 100 fois oui !
Je passe par la Vienne quand je pars en vacances dans le sud-ouest au bord de la côte Atlantique.
Si on ne met pas les éoliennes dans des villages comme celui de Surin, où va-t-on les mettre ? Là où les gens prennent leurs vacances comme moi ? Là où l’immobilier vaut quelque chose ?
Bien sûr que non. Ce serait stupide. On est tous d’accord. Non?
Les habitants de Surin et plus generalement de la Plaine du Nutin et de toutes les communes avoisinantes doivent admettre que leurs villages doivent être sacrifiés pour le bien de la politique énergétique de la France. Ce n’est pas très compliqué à comprendre je pense.
Il doit y avoir des cantons, des villages en France ou l’on concentre les éoliennes. Et pourquoi Surin ne doit pas être un de ces villages ?
J’ai des amis qui vivent près d’un parc éolien et qui y vivent très bien : ils ferment les fenêtres et les fenêtres fermées, ça passe me disent-ils.
Au moins, sur la majeur partie de la côte atlantique à partir de l’ile de Ré, c’est à dire à partir de l’endroit où l’immobilier vaut cher, pas de parc ! Et pourtant il y a du vent !
Idem en Méditerranée ! Pas de parc éolien au large de Cassis, de Cannes, de Monaco !
Et aucun parc offshore prévu autour de la Corse, pourtant la région la plus ventée de France, et toute l’année !
Ça au moins c’est intelligent !
Dites oui à ce parc afin de protéger les ZPPA : les Zones de Protection des Personnes Aisées….
Merci aux habitants de Surin… Merci pour votre geste !
Cordialement,
Ndv
eric martinet
Je m'oppose à ce projet en raison de l’encerclement de Genouillé et la fermeture de la dernière ouverture paysagère
Le dossier indique que le projet éolien est implanté à l’ouest de la vallée de la Charente et forme une ligne courbe globalement perpendiculaire au fleuve. Il précise que son orientation s’inscrit dans le prolongement du projet de Genouillé et des parcs déjà construits de Grands Champs et des Rives Charentaises.
Cette présentation ne prend toutefois pas suffisamment en compte la situation de saturation éolienne déjà existante autour de Genouillé.
À titre de rappel, 94 éoliennes sont d’ores et déjà autorisées et/ou construites dans un rayon d’environ 10 kilomètres autour de Genouillé. Ce chiffre doit être apprécié non seulement quantitativement, mais surtout au regard de leur répartition géographique et de leur perception depuis les espaces habités et les axes de circulation.
Les éoliennes existantes ont progressivement créé une situation d’encerclement paysager de la commune. Les différentes implantations occupent désormais une grande partie des horizons perceptibles depuis Genouillé et ses hameaux, laissant aujourd’hui une ouverture paysagère encore relativement préservée vers le Nord.
C’est précisément dans cette dernière ouverture que le projet porté par Enertrag prévoit l’implantation de trois nouvelles éoliennes.
L’enjeu paysager ne réside donc pas seulement dans l’impact visuel propre de ces trois machines. Leur implantation intervient dans un contexte déjà fortement marqué par l’éolien et risque de produire un effet beaucoup plus important : celui de fermer la dernière ouverture visuelle restante et d’achever l’encerclement paysager de Genouillé.
La notion de saturation visuelle ne peut en effet être appréciée uniquement en examinant chaque parc séparément. Elle doit tenir compte de la perception globale du paysage par les habitants et les usagers, de la multiplication des machines et de la réduction progressive des secteurs d’horizon encore libres d’éoliennes.
L’argument selon lequel le projet « poursuit » l’orientation de parcs existants ne constitue donc pas nécessairement un élément favorable. Au contraire, dans un territoire déjà fortement équipé, prolonger une ligne éolienne peut accentuer un phénomène de continuité visuelle et de saturation, plutôt que contribuer à une meilleure insertion paysagère.
Il convient également de s’interroger sur la cohérence de cette implantation avec l’objectif généralement recherché d’éviter la multiplication des parcs et leur regroupement systématique autour des mêmes communes. Lorsque les paysages sont déjà fortement occupés, l’ajout de nouvelles machines dans une zone demeurée jusqu’alors relativement ouverte peut avoir un impact disproportionné par rapport au nombre d’éoliennes concernées.
Ainsi, les trois éoliennes supplémentaires ne doivent pas être considérées isolément. Elles doivent être appréciées dans le contexte des 94 éoliennes déjà autorisées ou construites dans un rayon d’environ 10 kilomètres et de l’encerclement progressif de Genouillé.
Le projet apparaît dès lors susceptible de franchir un seuil supplémentaire dans la saturation paysagère du secteur en supprimant la dernière ouverture significative vers le Nord et en « fermant la boucle » autour de la commune.
Je considère donc que l’impact paysager du projet doit être réévalué à l’échelle du paysage réellement perçu par les habitants, en intégrant l’ensemble des parcs existants et autorisés, et non au seul regard de l’impact isolé des trois machines projetées.
Merci donc de rendre un avis défavorable
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet en raison des effets sanitaires des nuisances sonores
Le promoteur indique que, selon l’AFSSET (2008), les niveaux sonores des éoliennes seraient « sans conséquence sur la santé ».
Cette présentation est toutefois trop catégorique et ne permet pas, à elle seule, d’écarter les préoccupations sanitaires liées au projet.
Tout d’abord, l’avis de l’AFSSET date de 2008, soit près de vingt ans avant le présent projet. Il ne saurait donc être présenté comme constituant, à lui seul, une réponse définitive à l’ensemble des questions relatives aux nuisances sonores des éoliennes, d’autant que les caractéristiques des installations ont considérablement évolué, notamment avec l’augmentation de leur hauteur et de leur puissance.
Surtout, l’absence de démonstration d’un effet sanitaire général ne signifie pas que les nuisances sonores soient sans conséquence pour les riverains. Le bruit peut notamment provoquer une gêne importante et perturber le sommeil, avec des conséquences possibles sur la qualité de vie et le bien-être des personnes exposées.
La question ne doit donc pas être limitée au respect d’une valeur réglementaire : elle doit également prendre en compte la situation concrète des habitations, la durée d’exposition, les conditions météorologiques, les effets cumulés avec les parcs existants et la perception réelle des nuisances par les riverains.
La jurisprudence récente montre d’ailleurs que les nuisances liées aux éoliennes peuvent être prises en considération dans l’appréciation des troubles subis par les riverains. On peut notamment citer l’arrêt de la cour d’appel de Toulouse du 7 novembre 2021 ainsi que le jugement du tribunal judiciaire de Strasbourg du 13 novembre 2025, qui illustrent la possibilité de reconnaître judiciairement des nuisances liées à la présence et au fonctionnement d’éoliennes.
Ces décisions ne signifient évidemment pas que toute éolienne présente nécessairement un risque sanitaire, mais elles démontrent qu’il serait excessif de reprendre sans nuance l’affirmation selon laquelle les nuisances sonores seraient « sans conséquence sur la santé ».
Enfin, le dossier doit être apprécié au regard de la situation particulière du projet : présence d’habitations à proximité, existence de parcs éoliens déjà autorisés ou en fonctionnement et risque d’effets cumulés. Le respect théorique des seuils réglementaires ne suffit donc pas à démontrer l’absence de gêne ou d’impact sur la qualité de vie des riverains.
Je considère ainsi que la référence à l’AFSSET de 2008 est insuffisante et trop générale pour permettre de conclure à l’absence de conséquences sanitaires ou de nuisances pour les riverains du projet. Une appréciation sérieuse doit intégrer les connaissances disponibles aujourd’hui, les caractéristiques précises du projet et surtout son environnement sonore réel et cumulatif.
Pour ces lacunes, merci de rendre un avis défavorable
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet en raison de retombées économiques fantaisistes annoncées dans ce dossier
Le promoteur présente comme un avantage du projet sa contribution à l’économie locale par la création d’emplois liés à l’exploitation et à la maintenance du parc, ainsi que par les revenus fiscaux et la location des terrains.
Cette présentation appelle plusieurs réserves.
Tout d’abord, le dossier ne fournit aucun élément permettant de démontrer qu’il y aura effectivement création d’emplois locaux. Il ne précise ni le nombre d’emplois concernés, ni leur nature, ni leur localisation, ni leur caractère permanent. Or l’exploitation d’un parc éolien fait largement appel à des entreprises spécialisées, qui peuvent être implantées à distance du site. L'affirmation d'une « création d'emplois » ne peut donc être assimilée sans démonstration à une création d'emplois au bénéfice de la commune de Surin.
La question est d’autant plus importante pour la maintenance que les interventions sur les éoliennes nécessitent des compétences, habilitations et garanties d’assurance spécifiques. Les entreprises artisanales locales ne sont donc pas nécessairement en mesure d’intervenir sur ces installations. Le promoteur devrait préciser quelles entreprises assureront la maintenance, où elles sont implantées et combien d’emplois seront réellement créés ou maintenus sur le territoire.
S’agissant ensuite des recettes fiscales, leur présentation mérite également d’être nuancée. Les montants annoncés dans le dossier reposent nécessairement sur des hypothèses concernant la production future du parc. Or la fiscalité effectivement perçue dépendra notamment de la production et des caractéristiques réelles des installations, et non d’une production théorique présentée dans le résumé non technique. Il serait donc nécessaire de distinguer clairement les recettes estimées des recettes effectivement garanties.
Par ailleurs, présenter les recettes fiscales comme un bénéfice direct pour la commune est susceptible d’induire le public en erreur. Une part importante de la fiscalité liée aux éoliennes, notamment l’IFER, est perçue au niveau intercommunal. La commune ne bénéficie donc pas directement de l’intégralité de cette recette. Le dossier devrait préciser clairement la répartition entre l’État, le département, la communauté de communes et la commune, ainsi que le montant réellement susceptible de revenir à cette dernière.
Enfin, l’arrivée de nouvelles recettes fiscales ne doit pas être présentée comme un gain net automatique pour le budget communal. L’évolution des recettes fiscales peut avoir des conséquences sur les mécanismes de répartition et de calcul des dotations versées aux collectivités. Le dossier devrait donc présenter une évaluation nette, tenant compte non seulement des recettes supplémentaires mais également de leurs éventuelles conséquences sur les dotations et ressources de la commune.
En définitive, les avantages économiques présentés par le promoteur apparaissent insuffisamment démontrés et potentiellement surestimés. La création d’emplois locaux n’est pas quantifiée, les recettes fiscales sont fondées sur des hypothèses de production et leur répartition entre les collectivités n’est pas clairement exposée.
Je considère donc que le bilan économique présenté au public devrait être complété par une évaluation transparente précisant le nombre réel d’emplois locaux créés, les entreprises susceptibles d’intervenir, les recettes fiscales réellement perçues par chaque collectivité et, surtout, le bénéfice net attendu pour la commune de Surin.
Merci donc de rendre un avis défavorable
Eric martinet
Je m'oppose à ce projet en raison de la destruction de 318 mètres de haies et les atteintes à la faune et à la flore
Le dossier qualifie de « modéré » l’impact lié à la coupe des haies et des arbres, tout en reconnaissant l’importance du linéaire détruit : 318 mètres de haies. Il indique que des mesures seront prises pour compenser cette destruction et protéger les arbres.
Cette présentation paraît toutefois insuffisante au regard des impacts reconnus par le promoteur lui-même.
En effet, page 41 du RNT, celui-ci précise que « les espèces se reproduisant dans les haies et/ou les arbres isolés bordant, ou situés sur les zones de travaux et les chemins d’accès sont susceptibles d’être détruites ».
Cette affirmation est particulièrement préoccupante. Le projet ne prévoit donc pas seulement une altération temporaire des milieux : les travaux sont susceptibles d'entraîner la destruction directe d'individus, de nids ou de sites de reproduction, ainsi que la disparition d'habitats utilisés pour l’alimentation, le refuge et les déplacements de la faune.
Or, face à ce risque, le dossier reste très imprécis sur les mesures effectivement prévues.
La seule indication selon laquelle les travaux les plus dérangeants seront réalisés hors période de nidification ne saurait suffire. Elle ne garantit pas l’absence de destruction d’espèces ou d’habitats lors du débroussaillage, de l’abattage des arbres, de la suppression des haies ou des travaux sur les chemins d’accès.
Le dossier devrait notamment préciser :
quelles haies et quels arbres seront effectivement détruits et leur localisation ;
quelles espèces sont susceptibles d’être affectées ;
quelles solutions d’évitement ont été étudiées afin de réduire les 318 mètres de haies supprimés ;
quelles vérifications seront réalisées avant l’abattage et le débroussaillage pour détecter d’éventuels nids ou individus ;
quelles mesures précises seront prises pour protéger la faune et la flore pendant les travaux ;
et enfin, quelles mesures de compensation seront réellement mises en œuvre, avec leur localisation, leur linéaire, les essences utilisées et leur suivi.
La simple affirmation selon laquelle des mesures permettront de « compenser » l’impact ne permet pas au public d’en apprécier la portée ni l’efficacité.
Il faut également souligner qu’une jeune haie replantée ne possède pas immédiatement les mêmes fonctionnalités écologiques qu’une haie mature détruite. Une compensation exprimée uniquement en mètres linéaires ne garantit donc pas une équivalence écologique : l’âge, la structure, la diversité végétale et le rôle de la haie pour la faune doivent également être pris en compte.
Ainsi, le dossier reconnaît lui-même un risque de destruction d’espèces et d’habitats, tout en apportant peu de précisions sur les mesures permettant d’éviter ou de réduire ces impacts.
Je considère donc que la destruction de 318 mètres de haies et des arbres associés constitue un impact écologique qui n’est pas suffisamment documenté ni correctement encadré. Avant toute autorisation, les mesures d’évitement, de réduction et de compensation devraient être précisément définies et leur efficacité démontrée.
Pour cela, merci de rendre un avis défavorable
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'étude écologique sous-estime manifestement les impacts du projet sur le Circaète Jean-le-Blanc, espèce protégée emblématique du Poitou dont les effectifs demeurent particulièrement faibles dans la Vienne.
Le bureau d'études reconnaît lui-même plusieurs éléments essentiels :
• un couple niche au sud du projet, à moins de 3 kilomètres de l'éolienne E1 ;
• l'espèce fréquente le secteur pour sa recherche alimentaire ;
• le Circaète est sensible au risque de collision avec les éoliennes, avec un niveau de sensibilité évalué à 3 sur 4 ;
• 74 cas de mortalité ont déjà été recensés en Europe selon les données citées dans l'étude.
Malgré ces constats, le bureau d'études conclut à un impact faible, considérant que l'espèce s'adaptera aux éoliennes et ne perdra pas son territoire de chasse.
Cette conclusion est PROPREMENT SCANDALEUSE ; DE QUI SE MOQUE-T-ON ?
Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace à faible dynamique de reproduction puisqu'un couple ne produit généralement qu'un seul jeune par an. Son territoire de chasse est vaste et l'espèce peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour se nourrir. La présence d'un couple nicheur à proximité immédiate du projet constitue donc un enjeu écologique majeur.
Le bureau d'études affirme également qu'aucune mortalité de Circaète n'a été observée sur les parcs éoliens pris en référence. Cette affirmation est peu convaincante dès lors que le dossier ne précise ni les parcs concernés, ni la présence éventuelle de couples nicheurs à proximité, ni l'intensité de fréquentation des sites par l'espèce.
Surtout, des cas de mortalité existent bel et bien.
La base officielle ARIA recense notamment la découverte, en mars 2024, d'un Circaète Jean-le-Blanc mort à proximité d'une éolienne sur un parc situé dans le Cantal. Le compte-rendu précise que l'espèce nichait à proximité du parc et utilisait le secteur comme zone de chasse, situation très comparable à celle observée ici.
Le risque de collision ne peut donc être écarté d'un simple revers de main.
Par ailleurs, le porteur de projet ne propose aucune mesure sérieuse d'évitement ou de réduction spécifique à cette espèce. Aucun dispositif de détection automatique, d'arrêt temporaire des machines ou d'effarouchement n'est envisagé.
Le dossier renvoie essentiellement à des mesures de suivi postérieures à la mise en service du parc. Or un suivi ne constitue pas une mesure d'évitement. Il permet seulement de constater les impacts après leur survenue.
Dans ces conditions, il est difficile de comprendre comment le bureau d'études peut conclure à un impact faible alors que l'espèce niche à proximité immédiate du projet, fréquente le secteur pour se nourrir et présente une vulnérabilité reconnue aux collisions.
Ces éléments auraient dû conduire soit à écarter ce secteur d'implantation dans le cadre de la démarche d'évitement, soit à examiner sérieusement la nécessité d'une demande de dérogation relative aux espèces protégées.
Pour ces raisons, l'évaluation présentée apparaît insuffisante et ne permet pas de garantir l'absence d'impact significatif sur cette espèce particulièrement sensible.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet en raison des nuisances du chantier et les risques de dispersion de l’ambroisie
Le dossier reconnaît que le chantier est susceptible de générer différentes nuisances pour le voisinage : bruit, émissions de poussières, pollution des sols et des eaux. Le promoteur indique que plusieurs mesures permettront de les limiter et met notamment en avant l’éloignement des premières habitations, le hameau de Peuraty se trouvant à environ 355 mètres d’une piste existante qui devra être renforcée.
Cette présentation appelle toutefois plusieurs observations.
Tout d’abord, la durée annoncée du chantier, de 10 à 12 mois, ne peut raisonnablement être qualifiée de « courte » lorsqu’elle est appréciée du point de vue des riverains directement exposés. Pendant près d’une année, ceux-ci pourront subir le passage répété d’engins lourds, des opérations de terrassement, des émissions de poussières, du bruit et des perturbations liées à la circulation des véhicules de chantier.
La distance de 355 mètres entre la piste concernée et les premières habitations ne saurait, à elle seule, permettre de minimiser ces nuisances. Elle doit être appréciée en tenant compte de la nature, de la fréquence et de la durée des travaux, ainsi que de la circulation des poids lourds et des engins nécessaires à la construction du parc.
Par ailleurs, le dossier décrit essentiellement des mesures destinées à réduire les nuisances, mais ne précise pas clairement quelles mesures seraient mises en œuvre pour compenser les préjudices subis par les riverains lorsque ces nuisances ne peuvent être évitées.
Cette distinction est importante : la mise en place de mesures de réduction ne signifie pas que les nuisances disparaîtront. Or, le dossier ne présente pas de dispositif spécifique destiné à prendre en compte les désagréments subis pendant cette période de travaux. La simple mise à disposition d’une « bourse aux végétaux » apparaît à cet égard très insuffisante au regard de l’ensemble des nuisances susceptibles d’être générées pendant près d’un an.
Le dossier devrait donc préciser de manière beaucoup plus concrète les mesures prévues : horaires de chantier, limitation des circulations, prévention des poussières, nettoyage des voies, gestion des boues, prévention des pollutions accidentelles, contrôle du bruit et modalités de traitement des réclamations des riverains. Il devrait également préciser les mesures prévues lorsque les nuisances constatées dépasseraient les niveaux annoncés.
Enfin, le promoteur indique avoir identifié la présence de l’ambroisie, plante particulièrement allergène et invasive. Cette identification est pertinente, mais elle appelle une question essentielle : quelles mesures précises seront prises pour empêcher sa dissémination pendant les travaux ?
Les opérations de terrassement, de décapage et de déplacement de terres peuvent en effet favoriser la propagation d’espèces végétales invasives lorsque les terres ou les engins contaminés sont déplacés d’un secteur à l’autre. La seule mention de la présence de l’ambroisie ne constitue donc pas une mesure de prévention.
Le dossier devrait notamment préciser les protocoles de surveillance et d’éradication, les modalités de gestion et de déplacement des terres susceptibles de contenir des graines, ainsi que les mesures de nettoyage des engins et de suivi des zones remaniées après le chantier.
En définitive, le dossier tend à minimiser les nuisances en les présentant comme temporaires et maîtrisables, alors que 10 à 12 mois constituent une période significative pour les riverains concernés. Les mesures annoncées doivent être davantage détaillées, tant pour prévenir les nuisances que pour en assurer le suivi et le traitement lorsqu’elles se produisent.
Je considère donc que les impacts du chantier sur le voisinage et le risque de dispersion de l’ambroisie ne sont pas suffisamment encadrés dans le dossier pour permettre d’apprécier correctement leur ampleur et l’efficacité réelle des mesures annoncées.
Ainsi, un avis défavorable s'impose.
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet en raison Sur les retombées économiques locales annoncées pendant la phase de construction
Le dossier présente comme un effet positif du projet le recours aux entreprises locales de génie civil et électrique, qui « permettra de contribuer au maintien voire à la création d’emplois ». Il indique également que les travailleurs du chantier pourraient se restaurer et être hébergés localement, générant ainsi des retombées pour les commerces, restaurants et hôtels du territoire.
Cette présentation appelle toutefois de sérieuses réserves.
Tout d’abord, le promoteur indique lui-même, page 14 du résumé non technique, que les activités économiques de Surin sont principalement orientées vers l’agriculture et l’industrie. La commune ne dispose donc pas, semble-t-il, d’une offre significative de commerces, restaurants ou hébergements susceptible de bénéficier directement de la présence temporaire des salariés du chantier.
Les éventuelles dépenses réalisées par les entreprises ou les travailleurs pourraient ainsi bénéficier principalement à des communes voisines ou à des pôles urbains extérieurs à Surin. Il existe donc une différence entre les retombées économiques potentielles pour un bassin de vie élargi et celles réellement générées au bénéfice de la commune d’implantation.
Ensuite, l’affirmation selon laquelle des entreprises locales seront sollicitées mériterait d’être précisément étayée. La construction d’un parc éolien est une opération spécialisée, soumise à des exigences techniques, réglementaires et assurantielles particulières. Les entreprises artisanales ou très locales ne disposent pas nécessairement des qualifications, moyens techniques ou garanties d’assurance leur permettant d’intervenir sur ce type d’ouvrage.
Le dossier devrait donc préciser quels travaux seront effectivement confiés à des entreprises locales, quelles entreprises du territoire sont susceptibles d’intervenir et quelle proportion du montant total du chantier leur serait attribuée. À défaut, l’affirmation d’un bénéfice économique local demeure largement théorique.
La formulation « voire à la création d’emplois » est également particulièrement hypothétique. Aucun élément chiffré ne semble permettre d’identifier le nombre d’emplois locaux susceptibles d’être maintenus ou créés, leur durée, leur qualification ou leur localisation. Il convient surtout de distinguer les emplois temporaires liés au chantier des emplois pérennes effectivement créés sur le territoire.
Enfin, les retombées liées à la restauration et à l’hébergement des travailleurs ne peuvent être considérées comme acquises. Le dossier ne démontre pas que ceux-ci seront effectivement hébergés ou restaurés à Surin. En l’absence d’une offre locale suffisante, une partie importante de ces dépenses sera nécessairement réalisée dans les communes disposant des infrastructures correspondantes.
Ainsi, les retombées économiques annoncées apparaissent temporaires, hypothétiques et insuffisamment quantifiées. Elles ne peuvent être présentées comme un avantage significatif et démontré du projet pour Surin sans éléments précis permettant d’en mesurer la réalité.
Je considère donc que le dossier aurait dû fournir une évaluation chiffrée et territorialisée des emplois concernés, de la part des marchés susceptible de revenir aux entreprises locales et des dépenses effectivement susceptibles d’être réalisées dans la commune.
En l’état, la présentation de ces retombées relève davantage de prévisions générales que d’engagements économiques locaux précisément démontrés et ne devrait donc pas être retenue comme un bénéfice certain du projet.
Pour ces insuffisances, un avis défavorable s'impose de votre part
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet notamment en raison de la destruction de haies et d’arbres et l’insuffisance d’une compensation par replantation
Le dossier reconnaît lui-même que la réalisation du projet nécessitera l’abattage de haies et d’arbres afin de permettre notamment l’acheminement des engins, la modification ou la création de voies d’accès et la réalisation des travaux.
Cette destruction appelle plusieurs observations.
En premier lieu, il est particulièrement préoccupant que certains des éléments végétaux appelés à être détruits soient identifiés dans le PLUi comme des éléments à préserver, notamment au titre des haies ou boisements protégés. La réalisation d’un projet éolien ne devrait pas conduire à remettre en cause, pour les seuls besoins de sa construction, des éléments que le document d’urbanisme local a précisément identifiés comme présentant un intérêt à préserver.
En deuxième lieu, le dossier présente la replantation comme une mesure permettant de « compenser » la destruction des haies et des arbres. Cette présentation ne saurait toutefois faire abstraction de la temporalité de l’impact.
Une haie ancienne ou un arbre mature ne peuvent en effet être considérés comme écologiquement équivalents, dès leur plantation, à la végétation qu’ils remplacent. Plusieurs années, voire davantage, seront nécessaires avant que les nouvelles plantations atteignent un développement comparable. Durant toute cette période, la perte de végétation sera bien réelle et directement observable.
Cette différence est particulièrement importante pour la faune qui utilise ces haies et ces arbres comme sites de nidification, de refuge, d’alimentation ou de déplacement. La destruction d'une haie mature entraîne la disparition immédiate des habitats et des fonctionnalités écologiques qui lui sont associés. Une jeune plantation ne peut offrir, dans les premières années, les mêmes capacités d'accueil qu'une haie ancienne présentant une structure végétale développée.
La mesure proposée ne permet donc pas de supprimer l’impact initial : elle vise seulement à le compenser à terme, et sous réserve naturellement de la bonne réalisation, de la reprise et du développement effectif des plantations.
Il convient également de s'interroger sur la cohérence de cette mesure avec la séquence « éviter, réduire, compenser ». La compensation ne devrait intervenir qu'après que toutes les possibilités d'évitement et de réduction des destructions ont été réellement recherchées. Or, lorsque les éléments détruits sont identifiés comme protégés par le PLUi, la question doit être posée de savoir si leur destruction est réellement nécessaire au projet ou si des solutions alternatives permettant de préserver ces éléments ont été suffisamment étudiées.
Enfin, la seule indication d’un linéaire ou d’une surface de replantation « au moins équivalente » ne permet pas, à elle seule, de garantir une équivalence écologique. Une équivalence en mètres linéaires ou en mètres carrés ne signifie pas nécessairement une équivalence en termes de fonctionnalité écologique, d’ancienneté, de diversité des essences, de capacité de nidification ou de rôle dans les continuités écologiques.
Ainsi, le projet entraînerait une perte immédiate d’éléments végétaux existants et fonctionnels, dont certains bénéficient en outre d’une protection au titre du PLUi, alors que leur remplacement par de jeunes plantations ne permettra pas de restaurer immédiatement les fonctionnalités écologiques perdues.
Ces impacts doivent donc être appréciés non pas uniquement au regard de la surface ou du linéaire finalement replanté, mais également au regard de la valeur écologique des haies et arbres détruits, de leur ancienneté, de leur rôle pour la faune et du délai nécessaire à la restauration effective de leurs fonctionnalités.
Pour ces raisons, je considère que les mesures annoncées ne permettent pas de considérer l’impact de ces destructions comme suffisamment évité ou réduit et qu’elles ne justifient pas, en l’état, l’autorisation du projet.
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les données les plus récentes publiées par RTE confirment une réalité désormais difficilement contestable : le système électrique français est confronté à une situation croissante de surproduction, dont les conséquences économiques et techniques sont préoccupantes.
Dans son bilan du premier semestre 2026, RTE indique que :
« Le nombre d’épisodes de prix négatifs a augmenté (407 heures en un semestre, soit 10 % du temps, contre 363 heures au premier semestre 2025 et 513 heures sur l’année). Cette hausse s’accompagne de l’apparition de prix fortement négatifs, avec l’atteinte le 26 avril et le 1er mai de niveaux très négatifs inédits (-478,8 €/MWh et -498,7 €/MWh). La volatilité des prix s’est ainsi accentuée. »
Ces chiffres traduisent un phénomène structurel : à certaines périodes, le système produit davantage d'électricité qu'il n'est capable d'en absorber ou d'en valoriser économiquement.
Cette analyse rejoint les alertes formulées par le Haut-Commissaire à l'énergie atomique dans sa note du 10 juillet 2025. Celui-ci relevait notamment :
« Depuis mars 2025, cette surcapacité de production électrique s’est manifestée de manière massive. »
et avertissait :
« Si cette surcapacité de production augmente encore, le coût pour le contribuable sera considérable pour une électricité qui ne sera ni produite, ni consommée. »
Il constatait également :
« Nous vivons dans une situation de surcapacité de production, qui se traduit par une explosion des épisodes de prix négatifs ou nuls. »
Ces observations émanent d'organismes publics dont la compétence ne saurait être contestée. Elles décrivent une situation dans laquelle l'accroissement des capacités de production intermittentes génère des déséquilibres de marché, des coûts supplémentaires pour la collectivité et des contraintes croissantes pour l'exploitation du système électrique.
Dans ce contexte, la question centrale est simple : quelle est l'utilité réelle de nouvelles capacités de production éolienne sur un territoire déjà fortement équipé alors même que les gestionnaires du système électrique et plusieurs autorités publiques alertent sur les conséquences de la surproduction actuelle ?
Le dossier soumis à enquête publique ne répond pas à cette interrogation fondamentale.
Il ne comporte aucune analyse sérieuse de la nécessité du projet au regard de l'état actuel du système électrique national. Il ne démontre pas davantage en quoi cette production supplémentaire répondrait à un besoin identifié de sécurité d'approvisionnement ou à une insuffisance de capacités existantes.
Plus grave encore, le principe de l'utilisation rationnelle de l'énergie semble absent du raisonnement du porteur de projet.
L'article L.121-1 du Code de l'énergie rappelle pourtant que la politique énergétique doit concilier sécurité d'approvisionnement, efficacité économique, maîtrise des coûts supportés par la collectivité et utilisation rationnelle de l'énergie.
De même, l'article L.511-1 du Code de l'environnement impose de prendre en considération l'ensemble des intérêts protégés par la législation des installations classées.
Or le dossier se borne à citer ce principe dans l'étude de dangers sans analyser les conséquences concrètes du projet au regard de la situation de surcapacité constatée par les organismes publics compétents.
Cette absence d'analyse constitue une lacune majeure.
Autoriser de nouvelles capacités de production sans démontrer leur utilité réelle, alors même que les épisodes de prix négatifs se multiplient et que les autorités compétentes alertent sur les conséquences financières de cette surproduction, apparaît difficilement conciliable avec les objectifs de bonne gestion des ressources énergétiques et des deniers publics.
Dans ces conditions, le présent projet ne répond à aucune nécessité énergétique démontrée. Il contribue au contraire à accentuer un phénomène de surcapacité déjà identifié par les autorités publiques.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
brigitte chupin
Bonjour ,
L'étude acoustique n'étudie pas les effets cumulés avec tous les parcs du rayon de l'aire d'étude rapprochée .Il n'y a pas de prise en compte dans le bruit ambiant du bruit des parcs existants
Gurt Sonja
Monsieur le commissaire enquêteur
Un autre projet de trois aérogénérateurs gigantesques en Sud Vienne !
C'est choquant de voir comment le paysage a changé depuis que des machines industrielles poussent comme des champignons autour de nous. Au lieu d'un paysage reposant et bucolique, nous voyons des pales mécaniques qui tournent le jour et qui clignotent agressivement pendant la nuit. Il y a la saturation avec trop d'aérogénérateurs en Sud Vienne et Nord Charente et on se sent de plus en plus encerclé.
Nous nous opposons fermement au projet éolien de la Plaine de Nutin d'Enertrag sur la commune de Surin, entre autres pour les raisons suivantes :
La hauteur et la puissance des aérogénérateurs ont augmenté énormément dans les dernières années mais la distance entre ceux et les habitations est toujours la même.
Comment peut-on proposer des aérogénérateurs d'une hauteur de 181 mètres et d'une puissance entre 4,2 et 5,9 MW par machine à une distance de la première habitation de seulement 519 mètres ?
A cause des machines industrielles infernales beaucoup trop près des habitations il y a déjà trop de victimes qui souffrent des nuisances sonores et visuelles et en plus beaucoup ont des problèmes de santé à cause des infrasons.
Comment peut-on prendre le risque que d'autres victimes s'ajoutent ?
Est-ce que la santé des humains et des animaux ne vaut rien ?
Ne faudrait-il pas d'abord se dévouer aux doléances des riverains et s'occuper sérieusement des plaintes avant de présenter d'autres projets dans un secteur qui est totalement saturé ?
Les aérogénérateurs créent des nuisances sonores et visuelles qui constituent un trouble du voisinage mais ont aussi un impact nocif sur la santé. ARRÊT N° 659/2021 Cour d'appel de Toulouse, 3ème chambre, 8 juillet 2021, n° 20/01384.
Les aérogénérateurs représentent un intérêt privé mais le patrimoine est commun pour toute la France.
Les aérogénérateurs défigurent le paysage et les monuments historiques.
Les aérogénérateurs gâchent l'attractivité du territoire et le cadre de vie.
Les aérogénérateurs impactent négativement la biodiversité, la faune, l'avifaune, les chiroptères et la flore.
Les aérogénérateurs ont un impact très négatif sur le tourisme. Nous offrons deux gîtes à Pleuville. Nos hôtes n'admirent plus le paysage dans la même façon depuis qu'il y a de plus en plus des machines qu'ils voient de partout quand ils font des promenades, des randonnées ou des visites à vélo.
Les aérogénérateurs diminuent la valeur des biens immobiliers.
Les aérogénérateurs créent la discorde et divisent la population.
Les aérogénérateurs ne diminuent pas le CO2 et la pollution mais les augmentent considérablement.
L'objectif des MW en Vienne et Charente est plus qu'atteint et couvre largement les besoins. On ne peut pas dire que les aérogénérateurs sont une énergie renouvelable et écologique puisque cette énergie est intermittente, pose un grand souci et n'est pas du tout rentable (hors subvention) dans une région avec si peu de vent.
Nous espérons vivement que vous allez donner un avis défavorable pour ne pas ajouter - entre autres - des problèmes sanitaires mais de respecter le principe de précaution inscrit dans la Constitution.
Bien cordialement
Sonja et Mark Gurt
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons fermement à ces usines éoliennes dont le bilan de pollution est loin d’être vertueux, contrairement à ce que mentionne le promoteur. En effet, toujours, dans le Résumé non technique, on peut lire : « En revanche, le projet éolien de la Plaine du Nutin n'émettra aucun polluant atmosphérique durant son exploitation. »
Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), composés chimiques fluorés contenus dans les revêtements anti-érosion, anti-givre, anti-UV des pales et nacelles, par exemple, sont présents sous quel état : gazeux, liquides, solides ?
En tous cas, la pollution des aérogénérateurs est avérée.
LES MACHINES :
- Les divers matériaux et l’énergie utilisés pour leur construction
Les terres rares utilisées pour le rotor de la nacelle (200kg, dont le néodyme), extraites en Chine, avec son lot de leucémies autour des mines.
https://www.courrierinternational.com/article/2013/01/24/un-poison-radioactif-dans-nos-smartphones)
L’acier pour les mâts, les résines pour les pales : autre coût carbone pour leur fabrication et pour leur recyclage, qui semble ne pas être encore au point.
- La pollution générée par les éoliennes et par leur nettoyage
Les huiles pour les moteurs, les détergents pour le nettoyage des pales* est aussi nécessaire pour l’efficacité de ces engins.
*Des milliards d’insectes s’écrasent sur les pales, autre destruction de la faune https://viapl.fr/des-milliards-dinsectes-secrasent-contre-les-eoliennes/ et https://www.lefigaro.fr/environnement/2012/04/04/01029-20120404ARTFIG00817-la-puissance-des-eoliennes-plombee-par-les-insectes.php
Les risques de chute d’éléments de l’éolienne ou de pales, comme à Montégut Lauragais, Saint-Félix Lauragais et Roumens https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/haute-garonne-une-pale-d-eolienne-se-brise-pres-d-une-maison-le-proprietaire-demande-l-arret-total-du-parc-2518148.html ? Nous rappellerons que « l’aléa retrait-gonflement des argiles est fort ».
- les risques d’incendie
En effet, concernant les produits inflammables, des accidents se produisent, comme en Loire Atlantique, le 28 mars 2024, avec l’incendie d’une éolienne. (Vidéo à cette adresse https://www.youtube.com/watch?v=AjwE8I7TObU).
ENFIN, LA POLLUTION LIÉE AU DÉMANTÈLEMENT, quand celui-ci a bien lieu….
Nous confirmons notre opposition à ce projet.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons fermement à ces usines éoliennes dont le bilan carbone est extrêmement négatif.
Tout d’abord, nous nous étonnons de l’absence d’avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe) ; c’est un point de vue précieux qui va manquer aux citoyens.
Pour en revenir au bilan carbone et à la pollution, nous rappellerons que le bilan carbone concernant la France est très positif. En témoigne le site https://app.electricitymaps.com/ ; celui-ci indique les émissions de CO2. En cliquant sur la carte, à 18h le 10 mai, 21 gCO2eq/kWh pour la France et 267 gCO2eq/kWh pour l’Allemagne, soit 12 fois plus. Ce jour, à 18h30, 33 gCO2eq/kWh pour la France et 367 gCO2eq/kWh pour l’Allemagne. Les proportions sont semblables.
Nous sommes donc surpris des termes du promoteur, page 8/60 du Résumé non technique de l’étude d’impact sur l’environnement et la santé humaine :
« Par comparaison avec les seules énergies thermiques, les émissions de CO2 évitées atteindraient chaque année jusqu’à 44 974 tonnes d'équivalent CO2 ». Pourquoi comparer aux énergies thermiques quand la part du nucléaire était, en France, ce jour à 18h30, de 65% ? N’y aurait-t-il pas confusion avec l’Allemagne ?
Comme nous allons le montrer, à toutes les étapes de construction et d’installation de ces monstres, les vertus écologiques des éoliennes sont loin d’être prouvées,
LE SUPPORT DES ÉOLIENNES
Le gigantisme des éoliennes (181 m) nécessiterait pour la semelle d’un seul pylône près de 1000 tonnes de béton et d’acier. Cette semelle serait enserrée dans une butte de plus de 20 m de diamètre.
Le coût pour la nature :
- Les matériaux et énergies nécessaires aux centaines de tonnes de béton
extraction du sable,
extraction du calcaire et de l’argile pour la fabrication du ciment et coût énergétique pour atteindre les 1450 °C https://www.lafarge.fr/fabrication-du-ciment
Pour sa part, le ciment Portland, un des composants du béton, émet 866 kg de CO2 / tonne de ciment. La production du ciment génère 5 à 6 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), selon la GCCA (Association mondiale du ciment et du béton https://unfccc.int/fr/news/l-association-mondiale-du-ciment-appelle-le-secteur-a-agir-d-urgence-en-faveur-du-climat), soit trois fois plus que le transport aérien.
Par ailleurs, la sécurité de ces engins ne serait-elle pas compromise du fait du risque fort de retrait-gonflement des argiles mentionné page 13/60 du Résumé non Technique : « l’aléa retrait-gonflement des argiles est fort ».
Nous confirmons, bien sûr, notre opposition à ce projet.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
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oikos.kai.bios@orange.fr
Brigitte Chupin
Bonjour .
je suis contre l'installation de nouvelles éoliennes car il y a déjà 240 éoliennes
dans un pourtour de 20 km: effets de saturation et d'encerclement
YVON LEONARD
messieurs,
non au projet de parc éolien sur la commune de SURIN ! trop c'est trop et il est urgent de faire un bilan de la situation et dénoncer la gravité d'une telle invasion sur notre territoire .
il est anormal que la MRAE n'ai pas donné son avis sur le sujet car il est très compliqué pour tout en chacun de prendre connaissance de la totalité du dossier et de faire le discernement des dangers même si maintenant on connait les risques de ces installations sur les riverains, la biodiversité et surtout nos paysages.
La MRAE aurait dû mettre un point fort sur l'encerclement des hameaux dans ce secteur, victime direct des lobbies de l'éolien.
il est totalement anormal que cette enquête soit prévue en période de vacances (juillet -août) ce qui expliquera forcément l'absence des commentaires de nombreuses personnes qui profitent de cette période pour relâcher la pression. ces dates ne seraient elles pas volontaires pour cette raison ?
je vous prie de noter mon opposition à ce projet et vous prie de croire, Messieurs, à l'assurance de mes cordiales salutations
CHARENTE LIMOUSINE ENVIRONNEMENT
messieurs,
nous vous prions de bien vouloir noter l'opposition des membres de notre association à ce projet d'implantations de 3 éoliennes sur la commune de SURIN. en effet, il serait enfin temps de prendre conscience de ce qui se passe sur notre territoire, sous prétexte d'une nécessité d'énergie dite "verte, alors qu'on laisse faire un mitage, sans aucune cohérence de parcs composés de machines de plus en plus hautes.
en tant que résidant dans ce beau territoire rural il y a quelques années, j'ai honte de voir ce qui se passe et notamment dans les départements de la Vienne, les Deux Sèvres, La Charente. Lorsque j'emprunte la route pour aller sur POITIERS la vue proche comme à l'horizon n'est qu'éoliennes, souvent à l'arrêt par manque de vent, mais bien présentes dans les paysages.
peut on encore continuer ce saccage irrémédiable ? peut on encore continuer à bétonner les sols pour une vingtaine d'années et recommencer à côté en fin de vie des machines. Mais l'homme est devenu fou pour en arriver à un tel niveau d'absurdité, tout ceci pour financer des fonds de pensions et des personnes qui échapperont aux nuisances terribles de ces installations pour aller vivre sur des endroits préservés . Non à l'éolien à SURIN le désastre de la région est suffisant ! Merci aux élus de la commune et à leur bon sens, de s'opposer à cette nouvelle destruction.
Nous vous prions donc de noter notre opposition totale et très réfléchi à ce projet
bien cordialement
ANIE GOURSAUD
monsieur le Commissaire Enquêteur, Monsieur Le Préfet, Mesdames et Messieurs les résidents du SURIN et des environs,
Je m'oppose totalement à ce projet d'installation de ce nouveau projet éolien sur le secteur de SURIN.
en effet, ce nouveau projet est une imposture d'un promoteur qui n'a d'autre intérêt que son enrichissement sous couvert d'une énergie verte et de faire espérer que les accepter est sauver le monde en période de canicule comme nous connaissons depuis plusieurs années.
la région est totalement mitée et les hameaux seront encerclés par les nombreux projets en cours ce qui sera n'aura d'autre but que de dévaster cette région.
comment encore croire les arguments fallacieux de ces vendeurs de rêves et de promesses financières pour les propriétaires fonciers face à l'impact catastrophique sur l'environnement, les sols, les zones humides, la biodiversité et bien évidemment le bien être humain qui est complètement sans intérêt pour les porteurs de projets.
arrêtons ce massacre qui ruine la France à cause des conventions de rachat de cette électricité dont nous n'avons absolument pas besoin et qui déstabilise le fonctionnement des centrales nucléaires !
l'état est responsable de cette destruction de nos territoires. Qui paiera le démantèlement le jour où des gouvernants sensés arrêteront de subventionner cette voyoucratie qui scrute la moindre parcelle de terrain pour construire ces machines ? Je suis très en colère de voir que notre pays complètement ruiné, continue à soutenir de telles actions totalement en contradiction d'une vie paisible des ruraux et de la protection de leurs terres. NON L'EOLIEN est une grande supercherie ruineuse pour la France dont le seul but est l'enrichissement de fonds de pensions et de personnes sans scrupule . Merci de noter mon opposition et ma violente colère de voir ce que devient notre pays dont la plupart des hameaux se trouvent encerclés par ces horreurs. une pensée pour ce que nous laissons aux générations futures !
cordialement
cordiales salutations
Jeannie Robert
Bonjour,
STOP, STOP
Non à la saturation de nos territoires.
Non a ce nouveau projet qui va encore une fois pollué nos terres avec ce béton qui restera à jamais dans nos sols.
Pollution des sols ainsi que l'environnement (animaux, flore etc) sans compter les problèmes touchant directement certaines personnes (santé, bruit etc).
Nos maisons vont devenir invendables, merci l'éolien de ruiner aussi bien nos vies que nos biens.
Trop c est trop.
Cordialement
Contribution anonyme
Nos arguments :
1) pas d'avis MRAE = atteinte au droit à l'information et la participation du public ( article 2 charte de l'environnement )
2) aucune publication des avis des services de l'Etat ( biodiversité, patrimoine..) = idem
3) opposition de la maire de SURIN en raison de la saturation visuelle et des plaintes de riverains ( bruit ) : près de 240 éoliennes construites et autorisées dans les 20 kms; plusieurs plaintes de riverains pour bruits excessifs sur le registre papier
4) PLUI de la CCCP : en cours de révision, le nouveau PADD veut empêcher les nouvelles installations éoliennes
5) SCOT SUD VIENNE en son état actuel : le DOO exige une validation municipale pour autoriser les projets ( inexistante en l'espèce, la mairie est contre ) + exige des distances d'implantation prévenant les nuisances acoustiques ( or nuisances existantes )
6) effets d'encerclement et de saturation visuelle ( près de 240 éoliennes dans les 20 kms ), encerclement reconnu ( mais minimisé car seulement 3 de plus !! ) + indices habituels dépassés pour plusieurs lieux de vie
7) étude acoustique n'étudiant pas les effets cumulés avec tous les parcs du rayon de l'aire d'étude rapprochée + méconnaissance de la jurisprudence de Blanzay ( pas de prise en compte dans le bruit ambiant du bruit des parcs existants )....
8) distance EUROBATS pas respectée, garde au sol de 31 m alors que le rotor est de 150 m ( préconisations SFEPM : garde au sol de 50 m en ce cas ), aucune étude en altitude
9) nid de circaète à 3 kms + minimisation habituelle des enjeux ( pas encore étudié par mes soins )
10) arguments habituels :
- la France exporte en valeur plus que la totalité de la production annuelle éolienne et solaire, et ce, à vil prix ( 60€ du Mw/h pour un coût de soutien de plus de 80 euros pour l'éolien terrestre selon la CRE ), et avec une augmentation des épisodes de prix négatifs ( 10% du temps )
- nous décarbonons à perte les pays étrangers, les factures d'électricité augmentent inutilement
11) le trajet du raccordement n'a pas fait l'objet d'une étude d'impact en même temps que le projet : le poste source n'existe pas, il faudra le construire à plus de 20 kms à vol d'oiseau. Or perte de production par effet joule de 2 à 3,5% ( selon une étude du Sénat ), d'autant plus importante que la distance est grande. De plus le compteur de production est en sortie de parc, pas à l'arrivée au poste source : la perte est pour la collectivité !
12) le comité de projet qui s'est monté ne semble pas avoir présenté les informations exigées par la réglementation, et on ne trouve aucune réponse à l'avis émis par la municipalité lors de cette réunion
13) la notification du RNT est faite à titre de simple information sans attirer l'attention sur le délai de réponse prévus par la loi
14) la maîtrise foncière n'est pas démontrée : les extraits ne montrent pas à quel projet elle se rapporte, ni les conditions d'un substitution par la société de projet ( accords fonciers au profit de la maison mère )
15) pas de justificatifs véritables du financement, lettre d'intention peu explicite de la maison mère....etc
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous terminerons sur le sujet de la faiblesse des énergies intermittentes en citant les propos d’Angela Merkel, laquelle était convaincue de la supériorité du nucléaire sur les « énergies vertes » :
« Génération Merkel » (2/5). La chancelière allemande, qui quittera le pouvoir après les élections fédérales du 26 septembre, a longtemps été favorable à l’atome……N’était-ce pas elle qui, jeune ministre de l’environnement d’Helmut Kohl, en 1995, avait déclaré : « Sans l’énergie nucléaire, nous ne pourrons pas atteindre nos objectifs en matière de réchauffement
climatique » ? source https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/14/angela-merkel-celle-qui-a-dit-non-au-nucleaire_6094545_3210.html
Monsieur Proglio a d’ailleurs confirmé ces témoignages lors de son audition* à l’Assemblée Nationale le 13 décembre 2022, dès 1h 22 de la vidéo à cette adresse https://www.youtube.com/watch?v=D3T0bAsUBXE .
* Commission d’enquête "Souveraineté et indépendance énergétique de la France".
Enfin, nous rappellerons l’interview de Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et auteur de “Eoliennes: la face noire de la transition écologique” ” et « Nucléaire, les vérités cachées », émission Ligne Droite « Nucléaire, Allemagne : retour sur 20 ans de saccage énergétique » (https://www.youtube.com/watch?v=6_1tyxrsmio )
Comme nous l'avons mentionné dans nos précédentes contributions, nous nous opposons donc fermement à ce projet qui n’a pas les vertus annoncées.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
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Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons fermement à ce projet d’usine éolienne
En effet, les aérogénérateurs sont nombreux dans un environnement relativement proche, soit 28 éoliennes dans un rayon de 5 km et 56 dans un rayon de 10 km.
Selon les riverains, autant de flashes rouges rendent les nuits infernales (c’est-à-dire proches de l’enfer).
En outre, lorsque l’on multiplie ces engins, l’effet de sillage peut venir perturber leur fonctionnement. En effet, la concentration des éoliennes a pour conséquence d’affaiblir le vent.
L’effet de sillage est une réalité, comme l’indique le site Internet Techniques de l’ingénieur https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/offshore-eolien-leffet-de-sillage-obligera-a-une-planification-transfrontaliere-76800/ « Le phénomène physique est bien connu et étudié depuis très longtemps : c’est « l’effet de sillage ». A l’arrière d’une éolienne, un sillage tourbillonnaire se développe, et la vitesse moyenne du vent après l’hélice est réduite puisque l’éolienne a capté une partie de l’énergie cinétique du vent.
L’effet de sillage signifie ainsi une diminution de la vitesse du vent derrière l’éolienne entraînant notamment une baisse de production des éoliennes situées après la première. D’où l’importance d’une distance ad hoc entre les éoliennes d’un parc.
Par ailleurs, une distance suffisante entre les sites est essentielle car les parcs éoliens réduisent la quantité d’énergie qui peut être fournie par le vent sur une vaste zone environnante. Si les études montrent qu’une baisse de productible peut-être observée dans un cas « classique » d’installations, dans les cas extrêmes, c’est-à-dire quand les parcs sont trop proches les uns des autres, cet effet peut réduire la productivité d’un parc voisin d’un quart ou plus, indiquent Agora Energiewende et Agora Verkehrswende. »
De plus, outre (ou peut-être à cause de) l’effet de sillage, l’activité éolienne a chuté en 2021, du fait de la faiblesse des vents en Europe
(https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/faute-de-vent-les-eoliennes-ont-tourne-au-ralenti-en-2021_AN-202204240067.html )
De surcroît, selon Transitions et Energies, « Pendant les canicules, le problème ce n’est pas le nucléaire, mais l’effondrement de la production des éoliennes »
(https://www.transitionsenergies.com/pendant-canicules-probleme-pas-nucleaire-effondrement-production-eoliennes/). Comme chacun peut le constater, plus il fait chaud, moins il y a de vent.
Nous rappellerons que l’éolien est une énergie intermittente laquelle, de surcroît, nécessite en complément l’utilisation de centrales au gaz ou au charbon très émettrices en CO2.
La centrale à charbon de St Avold (Moselle) a d’ailleurs repris ses fonctions le 9 janvier 2024 https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/info-franceinfo-episode-de-froid-la-centrale-a-charbon-de-saint-avold-produit-a-nouveau-de-l-electricite-depuis-mardi-matin_6292614.html
Remplacer le nucléaire par l’éolien est un leurre. Comme l’indique l’académie des sciences « La France produit une électricité décarbonée à 92%, assurée majoritairement par le nucléaire (71%), l’hydroélectricité (11%) et, dans une moindre mesure, par l’éolien (6%) et le photovoltaïque (2%). Cette production nationale est insuffisante dès que les températures hivernales sont basses et, sans vent, la France ne peut alors assurer ses besoins qu’en important de l’électricité provenant de sources fossiles. »
Source https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/quelle-place-pour-les-eoliennes-dans-le-mix-energetique-francais.html
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier dont la suite sera donnée dans la prochaine contribution.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
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David Manson
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je tiens à souligner que le SCOT du Sud Vienne, dans son Document d'Orientations et d'Objectifs, indique qu'il est impératif que chaque projet d'installation d'éoliennes soit acceptée et validée par la municipalité concernée. Or, pour ce projet "Plaine du Nutin" la municipalité n'a pas donné son aval. De plus, ledit SCOT exige que les projets d'éoliennes prévoient une distance d'implantation capables de prévenir les nuisances acoustiques, ce que n'est pas le cas ici.
Pour ces raisons, je m'oppose vivement à ce projet.
Bien sincèrement,
David Manson
David Manson
Je suis contre ce projet car il ne fait pas l'objet d'avis de la MRAE. Par conséquent, le public ne peut se prononcer en connaissance de cause, et en particulier avoir les éclairages des experts de la MRAE sur les dangers de cette ICPE.
Ainsi, la demande du pétitionnaire, en l'état actuel des choses, porte atteinte au droit à l'information et la participation du public (article 2 Charte de l'Environnement).
Bien sincèrement,
David Manson
un humain POPI
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Ci joint la carte (entre autres) des implantations d'aérogénérateurs... cela vous tente d'habiter dans cette région ?
NON à ce projet, ni ici, ni ailleurs !
Philippe Alphonse
Assez de moulins à vent , chers laids, bruyants et qui ne produisent quasiment rien (Kif < 20 %) . Il vaut mieux faire 2 nouvelles centrales nucléaires au Blayais ! Cela équivaudrait à 400 éoliennes, et en plus pilotables et avec charge inductive pour caler la fréquence et éviter les Black out comme en Espagne !
Donc non à ce projet, comme les autres, ça suffit , il y en à trop !
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car ce projet éolien est implanté à l’ouest de la vallée de la Charente et forme une ligne courbe globalement perpendiculaire au fleuve. Son orientation poursuit celle du projet de Genouillé ou des parcs construits de Grands Champs et des Rives Charentaises.
Pour mémoire, Genouillé est entouré de 94 éoliennes autorisées et/ou construites dans un rayon d’une dizaine de kilomètres…
Les éoliennes déjà installées cernent la commune, ne laissant aujourd'hui qu'une seule ouverture paysagère vers le Nord. Le projet d'Enertrag visant à implanter 3 machines supplémentaires dans cette unique trouée viendrait « fermer la boucle ».
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car il est écrit que "Selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire, de l’Environnement et du Travail (AFSSET, 2008), les niveaux sonores des éoliennes sont sans conséquence sur la santé".
Or, les conséquences du fonctionnement des éoliennes sont reconnues néfastes pour la santé par l’Académie des Sciences et la jurisprudence (Arrêt CA Toulouse, 7 novembre 2021, Jugement Tribunal Judiciaire de Strasbourg du 13 novembre 2025)…
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit "Ce site permettra la participation à l’économie locale par la création d’emplois liés à l’exploitation et à la maintenance du parc éolien, ainsi que par les revenus fiscaux et la location des terrains".
Or, le promoteur ne prouve pas qu’il y aura création d’emplois. Si tel est le cas, ces créations ne seront pas locales puisque les entreprises du secteur ne sont pas habilitées à intervenir sur ces chantiers pour des questions d’assurance.
De plus, les revenus fiscaux dépendent de la production produite et non de la production telle qu’elle est estimée dans le RNT.
En outre, le promoteur « oublie » de préciser que l’IFER est versé à la Communautés de Communes, laquelle ne reverse que 20% à la commune.
Enfin, le promoteur ne précise pas que cette recette fera baisser la dotation globale de fonctionnement de la commune.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que "L'impact de la coupe de haies/arbres est considéré comme modéré étant donné l’important linéaire de haies abattu (318 ml). Des mesures seront prises pour compenser l’impact lié à la destruction de linéaires de haies et protéger la santé des arbres".
Or, page 41 du RNT, il est écrit que "les espèces se reproduisant dans les haies et/ou les arbres isolés bordant, ou situés sur les zones de travaux et les chemins d’accès sont susceptibles d’être détruites".
Quelles mesures le promoteur présente-t-il ? Il ne les précise pas, ni pour la destruction de la flore, ni pour la destruction de la faune sauf à dire que les travaux les plus dérangeants seront effectués hors de la période de nidification.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur prend en compte la présence de l’ambroisie, plante allergène et très invasive.
Cependant, il ne précise pas les mesures qu’il prendra pour éviter sa dispersion.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que "Les nuisances de voisinage provoquées par le chantier peuvent être de plusieurs types : bruit, émission de poussières, pollution des sols et des eaux. Plusieurs mesures permettront de limiter ces nuisances. En raison de l’éloignement du chantier par rapport aux premières habitations (hameau de Peuraty, à 355 m d’une (piste existante à renforcer)".
10 à 12 mois n’est pas une « courte » durée pour les riverains qui subissent les nuisances.
Le promoteur ne présente pas les mesures de compensation des nuisances, sauf une bourse aux végétaux qui apparaît dérisoire (cf. précédente contribution).
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que "Durant la phase de construction du parc éolien, les entreprises de génie civil et électrique locales seront sollicitées. Cela permettra de contribuer au maintien voire à la création d’emplois. Par ailleurs, les travailleurs du chantier chercheront à se restaurer et à être hébergés sur place ce qui entraînera des retombées économiques pour les petits commerces, les restaurants et les hôtels du territoire".
Or, page 14 du RNT, le promoteur écrit que les activités économiques de Surin sont principalement orientées vers l’agriculture et l’industrie. La commune ne bénéficiera pas de retombées économiques, les petits commerces, restaurants et hôtels étant situés ailleurs.
De plus, écrire « voire à la création d’emplois » est trompeur : les entreprises ultra-locales ne pourront pas être sollicitées du fait de la spécificité de l’ouvrage, sachant qu’elles ne sont pas couvertes par leurs assurances pour de tels travaux.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car si la loi n°2023-175 du 10 mars 2023 (dite « Loi APER ») est relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, le territoire entier de la commune de Surin fait l’objet d'une zone d'accélération, mais uniquement pour la filière géothermie. La filière éolienne n’est à ce jour pas concernée.
Cela signifie donc que la municipalité ne veut pas d’éoliennes sur son territoire.
Le promoteur indique que le site de la Plaine du Nutin ne se situe pas à proximité d’une de ces zones [de protection].
Or, il existe une ZONE NATURA 2000 (étang de Combourg) située à Pressac à moins de 15 km. Cela prouve une méconnaissance du terrain.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car 35 monuments historiques sont impactés dont le château de Verteuil sur Charente, le château de Beauregard, le château de Cibioux, l’église Notre Dame de Genouillé, l’église Saint-Hilaire de Surin, église Saint Hilaire d’Asnois.
Cinq sites sont protégés, dont un est classé (Place et terrasse de Verteuil-sur-Charente dans l’aire d’étude éloignée, quatre sont inscrits (Place et Abbaye de Nanteuil-en-Vallée, Moulin des Âges et Grottes du Chaffaud), deux Sites Patrimoniaux Remarquables sont répertoriés (le SPR de Verteuil-en-Vallée dans et celui de Charroux).
Un sentier de randonnée inscrit au PDIPR (Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée) longe le site, notamment l’éolienne E1 (cf. page 39 du RNT).
L’intérêt touristique du secteur est donc avéré malgré les dires du promoteur, page 14 du RNT.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le constat sonore a été déterminé période du 18/03/2024 au 05/04/2024.
Trois semaines d’études acoustiques ne reflètent pas les bruits qui peuvent être relevés au cours d’une année entière.
De plus, il s'appuie sur la norme NFS 31-114 qui n'est plus en cours...
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrite que "le territoire ne présente pas d’attraits touristiques majeurs ; les activités proposées valorisent le patrimoine architectural, en particulier au sein du village remarquable de Charroux, mais également le patrimoine naturel ; les sites touristiques les plus proches concernent le château de Cibioux et l’église de Surin, tous deux à moins de 1 km du projet, et un club d’aéromodélisme présent sur la commune de Surin.
Ce n’est pas avec des éoliennes que la commune pourra attirer plus de touristes.
Quant au fait de dire qu’il n’y a pas d’attraits touristiques majeurs, le promoteur liste pourtant 35 monuments historiques impactés (cf. page 18 du RNT).
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que « l’aléa retrait-gonflement des argiles est fort ».
Or, le promoteur n’explique pas les mesures qu’il prend pour pallier cet aléa. Compte tenu des conditions climatiques (fortes pluies, sécheresses, canicules), il est fort probable que les sols bougent altérant la structure des éoliennes d'où un potentiel danger.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car "l’habitation la plus proche se trouve ainsi à 500 m au sud de la zone d’implantation, au lieu-dit La Bigauderie".
Si le promoteur respecte la réglementation, il est à noter que celle-ci n’a pas évolué alors que, dans le même temps, la hauteur et la puissance des éoliennes ont augmenté. Il y a donc lieu de revoir la distance entre une habitation et une éolienne.
En mesure de compensation, le promoteur propose une bourse aux végétaux. La solution apparaît comme dérisoire comparé aux nuisances subies. La hauteur maximale d'une haie est comprise entre 2 et 5 mètres, ce qui est largement pour masquer des éoliennes de 180 mètres !
Le promoteur note qu'une ICPE est présente à 1,1 km : le parc éolien du Bois Merle.
Il faut aussi tenir compte des autres parcs alentours et des projets qui sont encore au stade de l’étude. Outre le site du Bois Merle, le projet est situé dans la prolongation des parcs de Genouillé ou des parcs construits de Grands Champs et des Rives Charentaises, soit plus de 25 éoliennes.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car les mesures ERC (éviter – compenser – réduire) sont prises avant la construction des éoliennes car « certains impacts peuvent être ainsi évités ou réduits grâce à l'évitement d'un secteur sensible, ou bien grâce à la diminution du nombre d'aérogénérateurs ; pendant les phases de construction car certains impacts peuvent être ainsi évités ou réduits grâce à l'évitement d'un secteur sensible, ou bien grâce à la diminution du nombre d'aérogénérateurs ».
Le promoteur reconnaît donc que des nuisances existent. Il précise même que « En cas d’impact résiduel significatif, il sera alors étudié la mise en œuvre de mesures de compensation ».
Le promoteur reconnait que les mesures prises pour garantir la tranquillité des riverains pourront être insuffisantes puisque seront impactés les villages de Surin, Chatain, Lizant, Genouillé, Charroux, Asnois et le Bouchage – (impact très faible à modéré).
De plus, « Cinq hameaux de Surin présentent une sensibilité forte, principalement du fait de leur proximité à la zone d’implantation potentielle. Depuis ces hameaux, peu de filtres visuels liés aux boisements viennent limiter les perceptions très rapprochées. Treize hameaux présentent une sensibilité modérée ».
Le promoteur reconnaît donc que des nuisances existent, qu'elles soient sonores et/ou visuelles..
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que "le projet éolien de la Plaine du Nutin n'émettra aucun polluant atmosphérique durant son exploitation".
Pourtant, les pales d’éoliennes sont composées d’epoxy qui contient du bisphénol. L’érosion des pales provoque l’émission de microplastiques et de plastifiants tels que les PFAS dont le bisphénol dans l’air, l’eau et la chaîne alimentaire.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit que la production d’électricité annuelle du parc éolien de la Plaine du Nutin sera comprise entre 39 700 et 43 000 MWh/an. Cela correspond à la consommation domestique annuelle d’électricité de 7 821 à 8 471 ménages.
Ces chiffres correspondent au scenario selon lequel les éoliennes fournissent un rendement maximum. Ces données sont basées sur une production estimée et non réelle.
De plus, il n'informe pas la commune de Surin que cette recette sera prise en compte pour le calcul de la DGF (dotation globale de fonctionnement), laquelle baissera puisqu'elle est calculée en fonction des recettes de la collectivité.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet pour la sauvegarde de l'avifaune.
Parmi les oiseaux de proie, neuf espèces patrimoniales de rapaces ont été observées dont la Bondrée Apivore, l’Élanion, la Pie-Grièche à tête rousse, le Pigeon Colombin, le Busard Saint-Martin, le Martin-Pêcheur d’Europe, l’Alouette Lulu et le Vanneau Huppé
Il a été recensé 64 espèces migratrices en transit actif et/ou en halte migratoire, notamment la Cigogne blanche, plus de 300 Grues cendrées, l’ Oedicnème criad et la Tourterelle des bois.
Or, le promoteur n’évoque pas les mesures ERC pour éviter les risques de collision et de destruction des espèces.
Concernant les chiroptères, la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl, la Barbastelle d’Europe, la Noctule de Leisler et la Sérotine commune ont été recensées dans l’aire d’étude immédiate qui est une zone particulièrement sensible avec des enjeux allant de faible à très forts.
Or, le promoteur n’évoque pas les mesures ERC pour éviter les risques de barotraumastisme ou de collision.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet afin de sauvegarder les chiroptères.
Le promoteur indique que le site comporte plusieurs boisements ainsi que quelques haies.
Or, la SPEFM recommande de proscrire l’installation des modèles d’éoliennes dont le diamètre du rotor est supérieur à 90 m. Les résultats de Dürr 2019 montrent que pour les éoliennes à diamètre de rotor supérieur à 90 m, le nombre moyen de mortalités chute au-delà de 50 m de garde au sol, mais il reste supérieur au nombre moyen de mortalités pour les plus petits rotors. Si des éoliennes à diamètre de rotor supérieur à 90 m devaient tout de même être installées, il s’agit donc de proscrire celles dont la garde au sol est inférieure à 50 m.
Dans ce dossier, et sauf erreur de ma part, la garde au sol n’est que de 31 mètres.
Pour information, dans mon secteur qui n'est pas très éloigné de Surin, nous avons environ 70 éoliennes dans un rayon de 10 km. Ces dernières années, j'ai pu constater que la population des chauve-souris avait nettement baissé. Lorsque je pouvais en voir des dizaines, aujourd'hui, je n'en vois que cinq ou six.
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée à ce projet car le promoteur écrit dans le RNT que "le modèle d’éoliennes n’est, à ce stade, n’est pas figé".
Comment peut-on, dans ces conditions, se prononcer alors que le dossier est incomplet sans cette information ?
Florence LOUIS
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je suis opposée ce projet situé à 16 km de chez moi à vol d'oiseau.
En premier lieu, il est anormal que la MRAE n’ait pas rendu d’avis sur ce dossier : certains documents sont très complexes (par exemple, les études acoustiques). Il est donc difficile sinon impossible de pouvoir se prononcer sur des données nécessitant une qualification technique que l’on ne possède pas.
martinet
Je suis opposé à ce projet qui apparait illégal:
La prise en compte de la position des collectivités territoriales constitue un élément essentiel dans le développement des projets d'énergies renouvelables. La loi n°2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, dite « loi APER », a précisément renforcé le rôle des communes dans l'identification des zones susceptibles d'accueillir prioritairement des installations de production d'énergies renouvelables.
Dans ce cadre, la commune de Surin a délibéré afin d'identifier une zone d'accélération des énergies renouvelables couvrant l'intégralité de son territoire, mais uniquement pour la filière géothermie. La filière éolienne n'a pas été retenue parmi les filières pouvant bénéficier de cette orientation locale. Cette absence de classement de l'éolien parmi les zones d'accélération ne constitue pas juridiquement une interdiction automatique d'implantation, mais elle traduit néanmoins une position claire de la collectivité quant aux orientations énergétiques qu'elle souhaite privilégier sur son territoire. Elle démontre que la municipalité n'a pas souhaité accompagner le développement de nouveaux projets éoliens et qu'elle privilégie d'autres formes de production d'énergie renouvelable mieux adaptées, selon elle, aux caractéristiques locales.
Cette position doit être prise en considération dans l'appréciation globale du projet, conformément à l'esprit de la loi APER qui vise à associer davantage les élus locaux aux choix d'implantation des énergies renouvelables. Autoriser un projet éolien alors même que la commune concernée n'a pas identifié l'éolien comme une filière souhaitée dans ses zones d'accélération reviendrait à réduire la portée de la concertation territoriale voulue par le législateur.
Par ailleurs, le dossier affirme que le site de la Plaine du Nutin ne se situe pas à proximité de zones de protection particulières. Cette affirmation apparaît toutefois inexacte ou, à tout le moins, insuffisamment vérifiée. Il existe notamment une zone Natura 2000 située à Pressac, à moins de 15 kilomètres du projet, correspondant à un secteur reconnu pour ses enjeux écologiques. Les sites Natura 2000 constituent des espaces protégés au niveau européen en application de la directive « Habitats » 92/43/CEE et de la directive « Oiseaux » 2009/147/CE, transposées en droit français aux articles L.414-1 et suivants du Code de l'environnement.
La proximité d'un tel site impose une vigilance particulière quant aux incidences potentielles du projet, notamment pour les espèces susceptibles d'utiliser un territoire plus vaste que les seules limites du périmètre Natura 2000. Les oiseaux migrateurs, les rapaces et certaines espèces de chauves-souris peuvent en effet effectuer des déplacements importants entre leurs zones de reproduction, d'alimentation et de repos. L'analyse des impacts ne peut donc se limiter à une approche purement géographique fondée sur la seule distance au site protégé.
Le fait que le dossier ne mentionne pas cette zone Natura 2000 proche interroge sur la qualité des investigations réalisées et sur la connaissance réelle du contexte écologique local. Une telle omission est particulièrement regrettable dans un dossier où la biodiversité constitue un enjeu majeur et où plusieurs espèces protégées ou patrimoniales ont déjà été recensées. Elle est susceptible d'affecter la qualité de l'évaluation environnementale prévue par les articles L.122-1 et suivants du Code de l'environnement, laquelle doit permettre d'identifier, d'analyser et de réduire l'ensemble des incidences notables du projet sur l'environnement.
En conséquence, tant la prise en compte insuffisante de la volonté exprimée par la commune dans le cadre de la loi APER que les lacunes apparentes dans l'analyse du contexte écologique proche conduisent à s'interroger sur la compatibilité du projet avec les orientations locales et avec les exigences de protection de l'environnement.
Merci donc de rendre un avis défavorable
martinet
Je m'oppose à ce projet pour son impact sur les chiroptères: Les inventaires réalisés dans le cadre de l'étude d'impact mettent en évidence la présence de plusieurs espèces de chauves-souris présentant un enjeu de conservation significatif dans l'aire d'étude immédiate. Ont notamment été recensées la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl, la Barbastelle d'Europe, la Noctule de Leisler et la Sérotine commune. Ces espèces, dont certaines sont particulièrement sensibles aux infrastructures éoliennes, fréquentent des milieux susceptibles d'être affectés par l'implantation et le fonctionnement des aérogénérateurs.
Le dossier reconnaît d'ailleurs que l'aire d'étude immédiate présente des niveaux d'enjeux allant de faibles à très forts, ce qui démontre que le secteur n'est pas dépourvu d'intérêt écologique et qu'il constitue un espace utilisé par les chiroptères pour leurs déplacements, leur alimentation ou leurs cycles biologiques. Cette situation aurait dû conduire le maître d'ouvrage à mettre en œuvre une analyse particulièrement approfondie des risques liés au fonctionnement des éoliennes, notamment pour les espèces volant à hauteur de pales ou susceptibles de fréquenter les zones de rotation des rotors.
Or, le dossier ne présente pas de manière suffisamment précise les mesures relevant de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » destinées à prévenir les impacts sur les chauves-souris. En particulier, il n'est pas démontré que les mesures prévues permettent d'éviter ou de réduire efficacement les deux principales causes de mortalité liées aux éoliennes : les collisions directes avec les pales et le phénomène de barotraumatisme.
Le barotraumatisme, provoqué par les variations brutales de pression atmosphérique générées à proximité des pales en mouvement, peut entraîner des lésions internes graves chez les chauves-souris, y compris lorsque celles-ci ne sont pas directement percutées par les pales. Ce phénomène est particulièrement préoccupant pour certaines espèces migratrices ou à forte capacité de déplacement, comme la Noctule de Leisler, qui figure parmi les espèces régulièrement touchées par les parcs éoliens.
Conformément aux articles L.411-1 et suivants du Code de l'environnement, les chauves-souris bénéficient d'une protection stricte portant non seulement sur les individus mais également sur leurs habitats et leurs zones de déplacement. La séquence ERC, prévue notamment par les articles L.110-1 et L.163-1 du Code de l'environnement, impose que les risques soient prioritairement évités puis réduits avant toute éventuelle compensation. Cette obligation implique que le maître d'ouvrage démontre concrètement que l'implantation retenue, les caractéristiques des machines et les conditions d'exploitation permettent de limiter significativement les atteintes aux espèces protégées.
En l'espèce, la présence d'espèces sensibles dans l'aire d'étude immédiate, associée à des niveaux d'enjeux pouvant atteindre un niveau très fort, aurait dû conduire à la définition de mesures spécifiques et détaillées : éloignement suffisant des boisements et des haies, limitation des périodes de fonctionnement à risque, bridage nocturne adapté aux conditions météorologiques favorables à l'activité des chiroptères, voire arrêt temporaire des machines lors des périodes de forte activité. Or le dossier ne permet pas d'identifier clairement les mesures retenues ni de démontrer leur efficacité au regard des espèces effectivement recensées.
Cette insuffisance est particulièrement préoccupante dans un contexte où les recommandations scientifiques, notamment celles de la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM), insistent sur la nécessité d'une approche prudente pour les projets éoliens implantés à proximité de secteurs favorables aux chauves-souris. L'absence d'une véritable démonstration de la maîtrise des risques de collision et de barotraumatisme constitue donc une lacune de l'étude d'impact et ne permet pas au public d'apprécier pleinement les incidences du projet sur les espèces protégées présentes sur le site.
Merci donc de rendre un avis défavorable
martinet
Je m'oppose à ce projet pour son impact sur l'avifaune:
Les inventaires naturalistes réalisés dans le cadre de l'étude d'impact mettent en évidence une richesse ornithologique particulièrement importante sur le secteur d'implantation du projet. Le dossier recense notamment neuf espèces patrimoniales de rapaces et d'oiseaux à fort enjeu de conservation, parmi lesquelles la Bondrée apivore, l'Élanion blanc, le Busard Saint-Martin, la Pie-grièche à tête rousse, le Pigeon colombin, le Martin-pêcheur d'Europe, l'Alouette lulu ou encore le Vanneau huppé. La présence de ces espèces témoigne de la qualité écologique des milieux concernés et de leur intérêt pour l'alimentation, la reproduction ou les déplacements de nombreuses espèces protégées.
Les suivis migratoires confirment également l'importance du secteur comme zone de passage. L'étude fait état de soixante-quatre espèces migratrices observées en transit actif ou en halte migratoire. Parmi celles-ci figurent notamment la Cigogne blanche, des passages de plus de trois cents Grues cendrées, l'Œdicnème criard ainsi que la Tourterelle des bois, cette dernière faisant l'objet d'un statut de conservation particulièrement préoccupant à l'échelle européenne. Ces observations démontrent que le territoire constitue un espace fonctionnel pour les déplacements migratoires de nombreuses espèces, dont plusieurs présentent un intérêt patrimonial élevé ou bénéficient d'un régime de protection stricte.
Malgré ce constat, le dossier ne présente pas de manière suffisamment précise les mesures de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » destinées à prévenir les risques de collision, de dérangement ou de destruction de ces espèces. Les mesures envisagées demeurent générales et ne permettent pas d'apprécier comment le maître d'ouvrage entend éviter les principaux couloirs de déplacement, réduire le risque de collision avec les pales ou adapter le fonctionnement des éoliennes lors des périodes de migration les plus sensibles. Aucune démonstration n'est apportée quant à l'efficacité des dispositifs proposés au regard des espèces effectivement recensées sur le site.
Or, conformément aux articles L.411-1 et L.411-2 du Code de l'environnement, les espèces protégées ainsi que leurs habitats bénéficient d'un régime de protection particulièrement exigeant, impliquant notamment la prévention des destructions, perturbations intentionnelles ou dégradations susceptibles de leur porter atteinte. Par ailleurs, la séquence ERC, consacrée par les articles L.110-1 et L.163-1 du même code, impose que les impacts soient d'abord évités, puis réduits, avant que d'éventuelles mesures compensatoires ne puissent être envisagées. Cette hiérarchie suppose que les mesures d'évitement soient précisément définies et démontrées, ce qui n'apparaît pas être le cas en l'espèce.
Compte tenu de la diversité des espèces recensées, de la présence d'espèces patrimoniales et de l'importance du secteur pour les migrations, le dossier aurait dû comporter une analyse beaucoup plus approfondie des risques de collision et des mesures spécifiques destinées à les prévenir. En l'absence de telles démonstrations, il subsiste une incertitude sérieuse quant à la capacité du projet à assurer un niveau de protection compatible avec les exigences du droit de l'environnement et avec le principe de précaution consacré à l'article 5 de la Charte de l'environnement. Cette insuffisance affecte la qualité de l'évaluation environnementale et ne permet pas au public d'apprécier pleinement les conséquences du projet sur l'avifaune protégée.
Merci donc de rendre un avis défavorable
martinet
Je suis opposé à ce projet éolien pour l'impact sur le patrimoine;
L'analyse patrimoniale figurant dans le dossier met en évidence une richesse culturelle et paysagère particulièrement importante, qui contraste avec l'affirmation selon laquelle le territoire ne présenterait pas d'attraits touristiques majeurs. En effet, le résumé non technique recense pas moins de trente-cinq monuments historiques susceptibles d'être affectés par le projet. Parmi eux figurent notamment le château de Verteuil-sur-Charente, le château de Beauregard, le château de Cibioux, l'église Notre-Dame de Genouillé, l'église Saint-Hilaire de Surin ou encore l'église Saint-Hilaire d'Asnois. La concentration de monuments protégés dans l'environnement du projet démontre à elle seule la qualité patrimoniale du secteur et l'attention particulière qui doit être portée à la préservation de ses paysages.
Le dossier recense également plusieurs sites bénéficiant d'une protection spécifique au titre du patrimoine ou des paysages. Cinq sites protégés sont identifiés, dont un site classé – la place et les terrasses de Verteuil-sur-Charente – ainsi que plusieurs sites inscrits, parmi lesquels la place et l'abbaye de Nanteuil-en-Vallée, le Moulin des Âges et les grottes du Chaffaud. À cela s'ajoutent deux Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR), ceux de Verteuil-sur-Charente et de Charroux, qui témoignent de la valeur historique, architecturale et paysagère reconnue de ces communes. Ces protections ne sont pas anodines : elles traduisent la volonté des pouvoirs publics de préserver des ensembles patrimoniaux présentant un intérêt général au regard de leur histoire, de leur architecture ou de leurs paysages.
Le territoire est également parcouru par un itinéraire inscrit au Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR), lequel longe directement la zone de projet, notamment à proximité de l'éolienne E1. Ce sentier constitue un équipement touristique et de loisirs destiné à la découverte des paysages et du patrimoine local. Les usagers de cet itinéraire seront directement exposés aux nouvelles installations, ce qui est susceptible de modifier durablement la perception des paysages traversés. Or l'attractivité de ces chemins de randonnée repose précisément sur la qualité des espaces naturels et ruraux qu'ils permettent de découvrir.
L'ensemble de ces éléments démontre que le territoire présente un intérêt patrimonial, culturel, paysager et touristique bien réel. Il apparaît dès lors contradictoire que le maître d'ouvrage affirme, dans le résumé non technique, que le secteur ne présenterait pas d'attraits touristiques majeurs, tout en consacrant plusieurs dizaines de pages à inventorier les monuments historiques, les sites protégés, les Sites Patrimoniaux Remarquables et les itinéraires de randonnée susceptibles d'être affectés par le projet. Cette contradiction interne fragilise l'analyse présentée dans l'étude d'impact et tend à minimiser artificiellement les enjeux patrimoniaux afin de relativiser les incidences paysagères du projet.
Au regard de l'article L.350-1 du Code de l'environnement, qui reconnaît les paysages comme une composante essentielle du patrimoine commun de la Nation, ainsi que des objectifs de protection poursuivis par le Code du patrimoine et par la Convention européenne du paysage (Convention de Florence du 20 octobre 2000), ces éléments auraient dû conduire à une analyse particulièrement approfondie des effets du projet sur la perception et la mise en valeur du patrimoine local. En l'état, le dossier ne démontre pas que les atteintes portées au paysage et au patrimoine bâti seront compatibles avec les exigences de préservation qui s'attachent à ces espaces remarquables.
Merci donc de rendre un avis défavorable
martinet
Je suis opposé à ce projet éolien en raison des insuffisances de l'étude acoustique.
L'étude acoustique du projet repose sur une campagne de mesures réalisée sur une période comprise entre le 18 mars 2024 et le 5 avril 2024, soit environ trois semaines. Une telle durée apparaît particulièrement limitée au regard de la variabilité des conditions météorologiques et des ambiances sonores susceptibles d'être observées au cours d'une année entière. Les niveaux de bruit de fond en milieu rural évoluent en effet sensiblement selon les saisons, les régimes de vent, les activités agricoles, les conditions de végétation, les précipitations, ainsi que les périodes de présence ou d'absence de feuillage. Ces paramètres influencent directement l'appréciation des émergences sonores et, par conséquent, l'évaluation des nuisances susceptibles d'être générées par les éoliennes.
En limitant les mesures à une période de quelques semaines au début du printemps, le dossier ne permet pas de vérifier que l'ensemble des situations représentatives a été pris en compte. Certaines configurations météorologiques particulièrement défavorables à la propagation du bruit, susceptibles de se produire à d'autres périodes de l'année, peuvent ainsi ne pas avoir été observées. Or la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l'environnement impose que les nuisances acoustiques soient appréciées de manière représentative et permettent d'évaluer les conditions d'exposition réelles des riverains.
Cette limite méthodologique est d'autant plus préoccupante que le territoire est déjà concerné par plusieurs parcs éoliens existants et que des riverains ont fait état de nuisances sonores récurrentes. Dans un tel contexte, l'étude acoustique devrait reposer sur une caractérisation particulièrement robuste de l'ambiance sonore initiale afin d'apprécier correctement les effets cumulés du projet avec les installations déjà en service. Une campagne de mesures limitée à trois semaines ne paraît pas suffisante pour garantir une représentation fidèle des conditions acoustiques susceptibles d'être rencontrées tout au long de l'année.
Il en résulte une incertitude sur la fiabilité des résultats présentés et sur la capacité de l'étude à démontrer que les seuils réglementaires d'émergence sonore seront effectivement respectés en toutes circonstances. Cette insuffisance est de nature à affecter la qualité de l'évaluation environnementale et, par conséquent, la bonne information du public au sens des articles L.122-1, L.123-1 et suivants du Code de l'environnement.
Pour ce motif, merci de rendre un avis défavorable
martinet
Je m'oppose à ce projet pour la raison suivante:
L'étude d'impact consacre un développement aux enjeux touristiques du territoire en indiquant que celui-ci « ne présente pas d'attraits touristiques majeurs ». Cette affirmation apparaît particulièrement réductrice et ne reflète qu'imparfaitement la réalité du patrimoine local. Si le territoire ne constitue pas une destination touristique de masse, il possède néanmoins un patrimoine architectural, historique et naturel reconnu, qui participe à son identité et à son attractivité. Le dossier cite d'ailleurs lui-même plusieurs sites d'intérêt, notamment le village remarquable de Charroux, le château de Cibioux, l'église de Surin, situés à proximité immédiate du projet, ainsi que diverses activités de découverte du patrimoine naturel et des paysages. L'intérêt touristique d'un territoire ne se mesure pas uniquement à sa fréquentation ou à sa notoriété nationale ; il réside également dans la qualité de ses paysages, de son patrimoine bâti et de son environnement, qui constituent des facteurs essentiels d'attractivité pour un tourisme de proximité et un tourisme patrimonial en plein développement.
Il apparaît dès lors paradoxal que le maître d'ouvrage minimise les enjeux touristiques tout en reconnaissant, dans le résumé non technique, que pas moins de trente-cinq monuments historiques sont susceptibles d'être concernés par les impacts du projet. Ce seul chiffre démontre que le territoire présente une richesse patrimoniale loin d'être négligeable. Les monuments historiques ne constituent pas uniquement des éléments protégés au titre du Code du patrimoine ; ils participent également à l'identité culturelle et paysagère du territoire et représentent des pôles d'attractivité pour les visiteurs. Leur nombre, conjugué à la proximité de plusieurs d'entre eux avec la zone d'implantation du parc, aurait dû conduire à une analyse plus approfondie des conséquences paysagères du projet sur leur perception et leur mise en valeur.
Le dossier ne démontre par ailleurs à aucun moment que l'implantation de nouvelles éoliennes serait susceptible de favoriser le développement touristique du territoire. Bien au contraire, la transformation progressive des paysages ruraux en espaces fortement industrialisés par la multiplication des parcs éoliens est susceptible d'altérer l'image et l'attractivité des communes concernées. Les visiteurs recherchant un patrimoine préservé, des panoramas ouverts ou des itinéraires de découverte du bâti ancien peuvent être sensibles à cette évolution du paysage. Si les effets du développement éolien sur le tourisme varient selon les territoires, il appartient au maître d'ouvrage d'apporter la démonstration que son projet n'est pas de nature à porter atteinte aux ressources patrimoniales et paysagères qui fondent l'attractivité locale. En l'espèce, cette démonstration n'est pas apportée.
L'évaluation des incidences sur le tourisme apparaît ainsi insuffisamment étayée et procède davantage par affirmation que par une véritable analyse. Elle minimise les qualités patrimoniales du territoire tout en reconnaissant simultanément l'existence de nombreux monuments historiques concernés par les impacts paysagers. Cette contradiction interne affaiblit la crédibilité de l'étude d'impact et ne permet pas au public d'apprécier de manière objective les conséquences du projet sur l'attractivité touristique et patrimoniale du secteur.
l'article L. 350-1 du Code de l'environnement, qui reconnaît le paysage comme une composante essentielle du patrimoine commun de la Nation, ainsi que la Convention européenne du paysage (Florence, 2000, ratifiée par la France), qui impose de protéger, gérer et aménager les paysages, qu'ils soient remarquables ou ordinaires. Cette référence est particulièrement pertinente pour contester cette présentation du promoteur selon laquelle un territoire dépourvu d'« attraits touristiques majeurs » pourrait être considéré comme présentant un faible enjeu paysager.
Pour ces motifs, un avis défavorable s'impose
martinet
Je suis opposé à ce parc éolien pour les raisons suivantes:
Le dossier indique que le parc éolien du Bois Merle, installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), est implanté à seulement 1,1 kilomètre de la zone de projet. Cette proximité immédiate démontre que le projet ne s'inscrit pas dans un secteur vierge de toute installation éolienne, mais dans un territoire déjà largement occupé par ce type d'infrastructures. Pourtant, l'analyse des effets cumulés apparaît incomplète. En application des articles L.122-1 et R.122-5 du Code de l'environnement, l'étude d'impact doit apprécier les incidences du projet non seulement au regard de son environnement immédiat, mais également en tenant compte des effets cumulés avec les autres projets connus. Cette exigence résulte également de la directive 2011/92/UE concernant l'évaluation des incidences de certains projets sur l'environnement, telle que modifiée par la directive 2014/52/UE.
En l'espèce, l'analyse ne saurait se limiter au seul parc du Bois Merle. Le projet s'inscrit dans le prolongement immédiat des parcs de Genouillé, des Grands Champs et des Rives Charentaises, auxquels s'ajoutent plusieurs projets encore en cours d'instruction ou d'étude. L'appréciation des impacts cumulés doit intégrer l'ensemble de ces installations existantes, autorisées ou suffisamment avancées dans leur procédure pour être considérées comme des projets connus. Cette approche est indispensable pour évaluer de manière réaliste les incidences sur le paysage, les nuisances acoustiques, les effets d'encerclement, la biodiversité ainsi que la qualité de vie des riverains. Une analyse fragmentée, consistant à examiner chaque parc isolément, conduit nécessairement à sous-estimer les conséquences réelles de l'accumulation des installations éoliennes sur ce territoire.
Le dossier reconnaît par ailleurs que le secteur est concerné par un aléa fort de retrait-gonflement des argiles. Ce phénomène, désormais bien identifié sur une grande partie du territoire national, est susceptible d'entraîner des mouvements différentiels du sol pouvant affecter la stabilité des ouvrages et de leurs fondations. Or le maître d'ouvrage se borne à mentionner l'existence de cet aléa sans exposer de manière précise les dispositions techniques retenues pour en prévenir les conséquences. Aucune analyse détaillée ne permet au public de comprendre si des investigations géotechniques complémentaires ont été réalisées, quelles adaptations des fondations sont envisagées, ni comment sera assurée la stabilité des ouvrages pendant toute leur durée d'exploitation. Cette absence d'explication est d'autant plus regrettable que les éoliennes constituent des ouvrages de très grande hauteur exerçant des sollicitations mécaniques importantes sur leurs fondations.
L'étude d'impact devrait permettre au public d'apprécier si les caractéristiques géologiques du site sont compatibles avec le projet et si les risques identifiés sont effectivement maîtrisés. En l'absence d'informations suffisamment précises sur les mesures de prévention retenues, le dossier ne permet pas de vérifier que les exigences de sécurité et de prévention des risques ont été pleinement prises en compte. Cette insuffisance nuit à la qualité de l'information délivrée au public et ne répond qu'imparfaitement aux exigences de complétude de l'évaluation environnementale prévues par le Code de l'environnement.
Merci donc de rendre un avis défavprable
martinet
Je suis opposé à ce projet éolien pour les raisons suivantes:
Le dossier indique que l'habitation la plus proche est située à environ 500 mètres de la zone d'implantation, au lieu-dit La Bigauderie. Cette distance correspond au seuil minimal actuellement prévu par l'article L.515-44 du Code de l'environnement et par la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l'environnement. Toutefois, le simple respect de cette distance réglementaire ne saurait suffire à démontrer l'absence de nuisance. Cette règle des 500 mètres a été fixée à une époque où les éoliennes présentaient des dimensions et des puissances très inférieures à celles des modèles actuellement proposés. Depuis lors, la hauteur totale des machines, le diamètre des rotors et la puissance unitaire n'ont cessé d'augmenter, sans que la distance minimale d'implantation n'ait été réévaluée. Les effets visuels, acoustiques et lumineux des éoliennes contemporaines ne sont donc plus comparables à ceux des installations qui avaient justifié l'adoption de cette distance. Dans ce contexte, le respect du minimum réglementaire ne dispense pas l'autorité administrative d'apprécier concrètement les incidences du projet sur les habitations voisines, conformément au principe de prévention inscrit à l'article 3 de la Charte de l'environnement.
Par ailleurs, les mesures compensatoires proposées apparaissent particulièrement limitées au regard des nuisances identifiées. Le maître d'ouvrage envisage notamment la mise en place d'une « bourse aux végétaux » destinée à favoriser la plantation de haies ou d'arbres chez certains riverains. Une telle mesure peut certes contribuer à améliorer ponctuellement l'intégration paysagère de quelques habitations, mais elle demeure manifestement disproportionnée au regard de la nature et de l'intensité des impacts susceptibles d'être subis pendant plusieurs décennies. Elle ne permet ni de supprimer les nuisances sonores, ni de réduire les effets d'encerclement visuel, ni d'atténuer les impacts nocturnes liés au balisage lumineux, ni de restaurer la qualité paysagère d'un territoire déjà fortement industrialisé par le développement de l'éolien. Présentée comme une mesure de compensation, cette « bourse aux végétaux » apparaît davantage comme une mesure d'accompagnement symbolique que comme une réponse réellement adaptée aux atteintes reconnues par le maître d'ouvrage lui-même. Elle ne satisfait donc pas pleinement aux exigences de proportionnalité qui doivent guider la mise en œuvre de la séquence « Éviter – Réduire – Compenser ».
Merci donc de rendre un avis défavorable
martinet
Je suis opposé à ce projet éolien pour les raisons suivantes:
Le dossier d'étude d'impact comporte plusieurs affirmations qui conduisent à reconnaître, parfois implicitement, que le projet est susceptible de générer des nuisances significatives pour les populations riveraines. Ainsi, le maître d'ouvrage indique que « en cas d'impact résiduel significatif, il sera alors étudié la mise en œuvre de mesures de compensation ». Une telle formulation démontre que, malgré les mesures d'évitement et de réduction annoncées, le promoteur admet lui-même que certains impacts pourraient subsister à un niveau significatif. Cette reconnaissance est loin d'être anodine. Elle signifie que les mesures prévues ne garantissent pas, dès l'origine, un niveau de protection satisfaisant pour les habitants et que des nuisances résiduelles demeurent envisagées. Or, conformément à la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » consacrée par les articles L.110-1 et L.163-1 du Code de l'environnement, les atteintes à l'environnement et au cadre de vie doivent d'abord être évitées, puis réduites autant que possible, la compensation ne pouvant intervenir qu'en ultime recours lorsque les impacts résiduels ne peuvent être supprimés. Cette seule mention révèle donc que le projet n'est pas exempt d'effets négatifs significatifs.
L'étude paysagère confirme également que plusieurs communes et hameaux subiront les conséquences visuelles du projet. Les villages de Surin, Chatain, Lizant, Genouillé, Charroux, Asnois et Le Bouchage sont identifiés comme étant concernés par des impacts qualifiés de très faibles à modérés. Plus encore, le dossier précise que cinq hameaux de la commune de Surin présentent une sensibilité forte en raison de leur proximité avec la zone d'implantation et de l'absence de véritables écrans végétaux susceptibles de limiter les perceptions rapprochées des aérogénérateurs. Treize autres hameaux sont considérés comme présentant une sensibilité modérée. Ces appréciations, formulées par le maître d'ouvrage lui-même, constituent une reconnaissance explicite de l'existence d'atteintes au paysage et au cadre de vie des habitants. Elles viennent confirmer les inquiétudes exprimées par les riverains quant à la dégradation progressive de leur environnement quotidien dans un secteur déjà fortement marqué par la présence de nombreux parcs éoliens. La qualification retenue dans l'étude d'impact ne saurait faire disparaître la réalité des nuisances dès lors que leur existence est elle-même admise.
Pour ces motifs, merci de rendre un avis défavorable
martinet
Je m'oppose à ce projet éolien pour la raison suivante;
Le dossier met en avant une production annuelle estimée comprise entre 39 700 et 43 000 MWh, correspondant, selon le maître d'ouvrage, à la consommation domestique annuelle de 7 821 à 8 471 ménages. Une telle présentation appelle toutefois plusieurs observations. Ces chiffres reposent sur une production prévisionnelle issue de modèles de calcul fondés sur des hypothèses de vent et sur les performances attendues des machines. Ils ne correspondent pas à une production garantie ni à une production effectivement constatée. De nombreux facteurs, tels que les conditions météorologiques réelles, les arrêts pour maintenance, les limitations d'exploitation destinées à protéger les espèces ou à réduire les nuisances acoustiques, ainsi que les contraintes imposées par le gestionnaire du réseau électrique, sont susceptibles de diminuer sensiblement la production effectivement injectée sur le réseau. Présenter ces valeurs comme une équivalence de consommation sans rappeler leur caractère purement prévisionnel est de nature à donner une image excessivement optimiste des performances du projet.
Un avis défavorable de votre part s'impose
martinet
Je m'oppose à ce projet éolien pour les raison suivantes;
L'absence d'avis de la Mission Régionale d'Autorité environnementale constitue une carence particulièrement préjudiciable à la qualité de l'information délivrée au public. Les études versées au dossier présentent un niveau de technicité élevé, notamment l'étude acoustique, les études naturalistes ou encore les modélisations paysagères. Ces documents nécessitent des compétences spécialisées que la très grande majorité des citoyens ne possède pas. L'avis de la MRAe a précisément pour objet d'apporter une analyse indépendante, critique et accessible de la qualité de l'étude d'impact ainsi que de la prise en compte des enjeux environnementaux par le maître d'ouvrage. En son absence, le public est privé d'un élément essentiel lui permettant de comprendre les forces, les limites et les éventuelles insuffisances du dossier. Le droit à l'information et à la participation du public, garanti par l'article 7 de la Charte de l'environnement ainsi que par les articles L.123-1 et suivants du Code de l'environnement, s'en trouve directement affecté.
Le dossier présente également une incertitude majeure concernant les caractéristiques mêmes des installations projetées. Le maître d'ouvrage indique que le modèle d'éolienne n'est pas encore définitivement arrêté. Cette situation est particulièrement problématique, dès lors que les incidences environnementales d'un parc dépendent directement des caractéristiques techniques des machines retenues : hauteur totale, diamètre du rotor, garde au sol, puissance unitaire, niveau sonore, balisage lumineux, vitesse de rotation ou encore emprise au sol. Ces paramètres influencent l'ensemble des études produites, qu'elles concernent les paysages, les nuisances sonores, les effets sur l'avifaune et les chiroptères ou encore les servitudes aéronautiques. Dès lors que ces caractéristiques ne sont pas définitivement connues, il est permis de s'interroger sur la fiabilité des évaluations réalisées. Le public est ainsi invité à se prononcer sur un projet dont les caractéristiques essentielles demeurent susceptibles d'évoluer, ce qui ne répond pas aux exigences de complétude de l'étude d'impact prévues par les articles L.122-1 et R.122-5 du Code de l'environnement.
La protection des chauves-souris appelle également de sérieuses réserves. Le site est caractérisé par la présence de plusieurs boisements et d'un réseau de haies qui constituent des habitats et des corridors écologiques particulièrement favorables aux chiroptères. Dans ses recommandations les plus récentes, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM), s'appuyant notamment sur les travaux de Dürr (2019), préconise de proscrire l'implantation d'éoliennes dont le diamètre du rotor excède 90 mètres lorsque la garde au sol est inférieure à 50 mètres. Les données scientifiques montrent en effet que le risque de collision demeure significativement plus élevé pour les grands rotors lorsque cette distance n'est pas respectée. Or le projet prévoit une garde au sol de seulement 31 mètres pour des machines dont le rotor atteint environ 150 mètres de diamètre. Cette configuration s'écarte sensiblement des recommandations scientifiques reconnues et conduit à une augmentation prévisible du risque de mortalité des chiroptères. En l'absence de justification scientifique solide démontrant que cette dérogation aux recommandations est sans incidence sur les espèces protégées, l'évaluation environnementale apparaît insuffisante au regard des exigences des articles L.411-1 et suivants du Code de l'environnement.
Un avis défavorable s'impose
martinet
Je m'oppose à ce projet éolien dont l"étude d'impact présente de sérieuses lacunes:
Le maître d'ouvrage affirme que le parc n'émettra aucun polluant atmosphérique durant sa phase d'exploitation. Cette affirmation mérite d'être nuancée. Il est exact que les éoliennes ne produisent pas de gaz d'échappement lors de la production d'électricité. En revanche, les pales, généralement fabriquées à partir de matériaux composites contenant notamment des résines époxydes, sont soumises à une érosion progressive sous l'effet des intempéries, des particules en suspension et des contraintes mécaniques. Plusieurs travaux scientifiques récents mettent en évidence l'émission de particules issues de cette usure, notamment des microplastiques et différents composés chimiques provenant des matériaux constitutifs des pales. Les connaissances sur l'ampleur de ces émissions et leurs conséquences environnementales demeurent encore en cours d'acquisition, mais elles ne permettent plus d'affirmer de manière absolue que l'exploitation d'un parc éolien serait totalement dépourvue de toute émission de substances dans l'environnement. Une présentation plus nuancée aurait été conforme à l'état actuel des connaissances scientifiques.
D'autre part, la présentation des mesures destinées à éviter, réduire et compenser les impacts environnementaux (séquence ERC) apparaît particulièrement insuffisante. Le dossier rappelle le principe général selon lequel certains impacts peuvent être évités grâce au choix de secteurs moins sensibles ou à la réduction du nombre d'aérogénérateurs. Toutefois, cette présentation demeure essentiellement théorique et ne démontre pas que la séquence ERC a effectivement guidé la conception du projet. Les mesures d'évitement devraient être mises en œuvre en priorité dès les premières phases de définition du projet afin d'écarter les secteurs présentant les enjeux écologiques les plus forts. Les mesures de réduction ne peuvent intervenir qu'après cette phase d'évitement, tandis que les mesures compensatoires ne doivent être envisagées qu'en dernier recours, lorsqu'il subsiste des impacts résiduels significatifs. Cette hiérarchie est expressément consacrée par les articles L.110-1 et L.163-1 du Code de l'environnement. En l'espèce, le dossier ne démontre pas que les différentes variantes d'implantation ont été comparées de manière approfondie, ni que le choix retenu correspond effectivement à la solution présentant le moindre impact environnemental. Les mesures ERC apparaissent ainsi davantage comme un accompagnement du projet que comme une véritable démarche ayant conduit à éviter les atteintes à l'environnement chaque fois que cela était possible.
Un avis défavorable s'impose
martinet
Je m'oppose à ce projet éolien dont l'étude d'impact présente de sérieuses lacunes:
Le maître d'ouvrage affirme que le parc n'émettra aucun polluant atmosphérique durant sa phase d'exploitation. Cette affirmation mérite d'être nuancée. Il est exact que les éoliennes ne produisent pas de gaz de combustion lors de la production d'électricité. En revanche, il est désormais solidement établi que les pales d'éoliennes subissent, tout au long de leur durée de vie, une érosion provoquée par les intempéries, les précipitations, les particules en suspension et les contraintes mécaniques. Cette usure entraîne la libération de particules issues des matériaux composites constituant les pales, notamment des microplastiques et des fragments de résines polymères, qui sont dispersés dans l'environnement. Si les connaissances scientifiques restent encore incomplètes quant aux quantités émises et aux effets à long terme de ces particules sur les écosystèmes et la santé humaine, leur émission au cours de l'exploitation est aujourd'hui documentée par plusieurs travaux scientifiques. Dans ces conditions, il apparaît inexact d'affirmer que le parc n'émettra « aucun polluant atmosphérique » pendant son fonctionnement. Une présentation plus conforme à l'état actuel des connaissances aurait dû reconnaître l'existence de ces émissions tout en en discutant l'importance et les incertitudes scientifiques.
Pour ces mensonges de l'étude, merci de rendre un avis défavorable
martinet
Suite de ma contribution nmr 184:
Enfin, les conditions dans lesquelles s'est déroulée la réunion du comité de projet interrogent quant au respect des exigences fixées par les dispositions de l'article L.211-9 du Code de l'énergie et de ses textes d'application. Les documents accessibles ne permettent pas de vérifier que l'ensemble des informations devant être communiquées aux collectivités concernées a effectivement été présenté. En particulier, aucune réponse circonstanciée ne semble avoir été apportée aux observations et à l'avis défavorable exprimés par la municipalité lors de cette réunion. Cette absence de prise en compte des remarques formulées par la commune nourrit le sentiment d'une concertation incomplète, alors même que le législateur a entendu renforcer l'association des élus locaux à l'élaboration des projets de production d'énergie renouvelable.
Pour ces motifs incontestables, merci de rendre un avis défavorable
Contribution anonyme
Suite de ma contribution nmr 183
S'agissant de l'avifaune, la présence d'un nid de Circaète Jean-le-Blanc à environ trois kilomètres du projet constitue un enjeu écologique majeur. Cette espèce protégée, particulièrement sensible aux risques de collision et aux perturbations liées aux aménagements éoliens, nécessite une analyse approfondie de ses déplacements, de ses territoires de chasse et de ses habitudes de vol. Or les éléments présentés dans le dossier tendent une nouvelle fois à minimiser les enjeux sans démonstration réellement convaincante. Une telle approche ne satisfait pas aux exigences d'une évaluation environnementale complète et proportionnée, d'autant que le principe de précaution, consacré à l'article 5 de la Charte de l'environnement, impose que les incertitudes scientifiques ne conduisent pas à négliger les risques potentiels pesant sur les espèces protégées.
Au-delà des impacts locaux, le projet est également justifié par des arguments d'intérêt énergétique qui méritent d'être relativisés au regard de la situation actuelle du système électrique français. La France est aujourd'hui structurellement exportatrice d'électricité. En valeur annuelle, les exportations dépassent la totalité de la production éolienne et solaire réunie. Cette énergie est fréquemment vendue sur les marchés européens à des prix très inférieurs au coût du soutien public accordé aux installations éoliennes terrestres. Selon les données publiées par la Commission de régulation de l'énergie, le coût complet du soutien dépasse largement les prix moyens observés sur le marché de gros. Par ailleurs, la multiplication des épisodes de prix négatifs, qui représentent désormais une part significative des heures de fonctionnement du système électrique, traduit une surproduction ponctuelle d'électricité renouvelable par rapport aux capacités d'absorption du réseau. Dans ces conditions, le développement de nouvelles capacités de production ne répond pas nécessairement à un besoin national de sécurité d'approvisionnement mais contribue surtout à exporter à perte une électricité décarbonée vers les pays voisins, tandis que le coût du soutien demeure supporté par les consommateurs français au travers des mécanismes de financement du service public de l'énergie.
L'analyse des incidences du raccordement électrique est également lacunaire. Le dossier indique que le poste source destiné à accueillir la production du parc n'existe pas encore et devra être créé à une distance supérieure à vingt kilomètres à vol d'oiseau. Pourtant, le tracé du raccordement n'a fait l'objet d'aucune étude d'impact concomitante avec celle du parc éolien. Cette dissociation ne permet pas au public d'apprécier l'ensemble des incidences environnementales du projet dans sa globalité, alors que le raccordement constitue un élément indispensable à son fonctionnement. De plus, une telle distance entraîne nécessairement des pertes électriques par effet Joule, estimées selon différents travaux, notamment ceux du Sénat, entre 2 % et 3,5 % selon les caractéristiques des ouvrages et leur longueur. Plus le raccordement est éloigné, plus ces pertes augmentent. Or le compteur de production étant implanté à la sortie du parc et non au niveau du poste source, l'électricité effectivement injectée sur le réseau est inférieure à celle rémunérée. Les pertes de transport sont ainsi supportées par le gestionnaire du réseau, et in fine par la collectivité, sans que cette réalité technique et économique ne soit présentée dans le dossier soumis au public.
voir contribution suivante la suite
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien pour les motifs suivants, parfaitement recevables:
Le projet soumis à enquête publique s'inscrit dans un territoire déjà particulièrement marqué par le développement de l'énergie éolienne. Dans un rayon d'environ vingt kilomètres autour du site, près de 240 éoliennes sont aujourd'hui construites ou autorisées. Cette concentration exceptionnelle d'installations engendre un effet d'encerclement et une saturation visuelle dont l'étude d'impact reconnaît elle-même l'existence. Toutefois, cette reconnaissance est immédiatement relativisée au motif que le projet ne comporterait que trois éoliennes supplémentaires. Une telle analyse apparaît réductrice. En matière d'impact paysager, ce n'est pas le nombre d'éoliennes ajoutées qui doit être apprécié isolément, mais bien l'effet cumulatif produit sur un territoire déjà fortement anthropisé. Lorsqu'un paysage est déjà saturé, l'ajout de nouvelles machines contribue nécessairement à renforcer la pression visuelle. Les indicateurs paysagers présentés dans le dossier montrent d'ailleurs que, pour plusieurs lieux de vie, les seuils habituellement retenus pour caractériser un risque de saturation sont dépassés. Cette situation est incompatible avec les objectifs de préservation des paysages rappelés aux articles L.110-1 et L.350-1 du Code de l'environnement.
L'étude acoustique apparaît tout aussi insuffisante. Elle ne procède pas à une véritable analyse des effets cumulés avec l'ensemble des parcs éoliens présents dans l'aire d'étude rapprochée, alors même que ces installations participent déjà au niveau sonore perçu par les riverains. Cette méthode est d'autant plus contestable qu'elle méconnaît les enseignements de la jurisprudence administrative, notamment celle rendue à propos du parc éolien de Blanzay, selon laquelle le bruit généré par les parcs existants ne peut être ignoré dans l'appréciation du bruit ambiant servant de référence à l'étude des émergences. En retenant un niveau de bruit ambiant artificiellement faible ou ne reflétant pas la réalité acoustique du territoire, le dossier ne permet pas d'apprécier correctement les nuisances auxquelles les habitants seront effectivement exposés. Une telle lacune est de nature à fausser l'évaluation environnementale et à sous-estimer les incidences réelles du projet.
Les enjeux relatifs aux chiroptères sont également insuffisamment pris en compte. Les recommandations de l'accord EUROBATS, largement reconnues comme référence scientifique en matière de protection des chauves-souris, préconisent, pour des rotors de l'ordre de 150 mètres de diamètre, une garde au sol minimale d'environ 50 mètres afin de limiter les risques de collision. Or le projet prévoit une garde au sol de seulement 31 mètres, très inférieure à ces recommandations et également aux préconisations de la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM). En outre, aucune étude sérieuse de l'activité des chiroptères en altitude n'est présentée, alors que de nombreuses espèces exploitent préférentiellement ces niveaux de vol. L'absence de données concernant cette tranche altitudinale ne permet donc pas de caractériser correctement le risque de mortalité et conduit nécessairement à une sous-évaluation des impacts sur ces espèces strictement protégées au titre des articles L.411-1 et suivants du Code de l'environnement.
suite dans la contribution suivante....
eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien en raison de différentes insuffisances du dossier.
En effet, au regard :
des insuffisances importantes du dossier soumis à enquête publique ;
de l'atteinte portée au droit du public à une information complète ;
de l'absence d'avis essentiels permettant un débat éclairé ;
de la saturation manifeste du territoire par les installations éoliennes ;
des nuisances acoustiques déjà subies par les riverains ;
de l'opposition exprimée par la commune de Surin ;
des orientations du futur PLUi ;
et des prescriptions du SCoT Sud Vienne,
il apparaît que ce projet ne répond ni aux exigences d'une bonne information du public, ni aux objectifs de protection de l'environnement, du paysage et de la qualité de vie des habitants.
En conséquence, je demande que ces éléments soient pleinement pris en compte par la commission d'enquête et par l'autorité décisionnaire, et qu'une suite défavorable soit réservée à cette demande d'autorisation environnementale.
eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien en raison d'une incompatibilité avec les orientations du SCoT Sud Vienne
Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) Sud Vienne comporte plusieurs prescriptions directement applicables au développement de l'éolien.
Le Document d'Orientation et d'Objectifs (DOO) prévoit notamment :
que les projets doivent recueillir une validation ou un accord des communes concernées ;
que les implantations doivent être conçues de manière à prévenir les nuisances, notamment acoustiques, pour les riverains.
Or, dans le cas présent :
la commune concernée s'est prononcée défavorablement au projet ;
des nuisances sonores sont déjà constatées sur les parcs existants, comme en témoignent les observations des habitants.
Le projet apparaît ainsi en contradiction avec les orientations du SCoT.
Au-delà du respect formel des distances réglementaires, le DOO impose une véritable prise en compte de la qualité de vie des habitants et de la prévention des nuisances.
L'existence de plaintes récurrentes démontre que ces objectifs ne sont déjà plus atteints sur ce secteur.
L'autorisation d'un nouveau parc accentuerait cette situation et serait contraire à l'esprit même des prescriptions du SCoT.
Pour cette raison un avis défavorable s'impose
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien en raison d'une incompatibilité avec les orientations du futur PLUi de la Communauté de communes
Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de la Communauté de communes est actuellement en cours de révision.
Le nouveau Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD) affiche clairement la volonté politique de ne plus favoriser de nouvelles implantations éoliennes sur le territoire.
Même si le document n'est pas encore définitivement approuvé, il traduit une orientation stratégique forte des élus locaux quant à l'évolution du territoire.
Autoriser aujourd'hui un nouveau parc éolien reviendrait à compromettre les objectifs poursuivis par cette révision du document d'urbanisme et à méconnaître la cohérence de l'action publique en matière d'aménagement du territoire.
Il appartient au préfet de tenir compte de cette évolution, conformément au principe de bonne administration et à l'objectif de cohérence des politiques publiques.
Pour ce motif, un avis défavorable s'impose
eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien en raison d'une saturation éolienne manifeste du territoire et des nuisances déjà constatées
Le territoire concerné connaît déjà une densité exceptionnelle d'installations éoliennes.
Dans un rayon d'environ 20 kilomètres autour du projet, près de 240 éoliennes sont déjà construites ou autorisées, créant une saturation paysagère sans équivalent à l'échelle locale.
Cette situation est d'ailleurs reconnue par la commune de Surin.
Madame le Maire de Surin a exprimé son opposition au projet, en mettant notamment en avant :
la saturation visuelle du territoire ;
l'accumulation des parcs éoliens ;
les nombreuses plaintes des riverains relatives aux nuisances sonores.
Ces nuisances ne relèvent pas d'une simple crainte théorique.
Plusieurs habitants ont déjà consigné sur le registre papier de l'enquête publique des observations faisant état de bruits excessifs générés par les parcs existants.
Le présent projet viendrait aggraver une situation déjà fortement dégradée.
Or, selon le principe de prévention inscrit à l'article 3 de la Charte de l'environnement, les autorités publiques doivent prévenir les atteintes susceptibles d'être portées à l'environnement et à la qualité de vie.
L'administration ne peut apprécier un nouveau projet de manière isolée ; elle doit tenir compte des effets cumulés des installations existantes, conformément aux exigences de l'évaluation environnementale prévues par le Code de l'environnement.
Pour cette raison un avis défavorable s'impose
eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien dont la procédure est entachée d'insuffisances portant atteinte au droit à l'information et à la participation du public en raison de l'absence de publication des avis des services de l'État
Le dossier ne comporte pas non plus les avis des différents services de l'État susceptibles d'être consultés, notamment ceux compétents en matière :
de biodiversité ;
de patrimoine ;
de paysage ;
d'environnement ;
ou d'autres services spécialisés.
Ces avis sont pourtant susceptibles d'éclairer le public sur les enjeux environnementaux, patrimoniaux ou paysagers du projet.
Leur absence compromet également le droit du public à disposer d'une information complète, objective et contradictoire, en méconnaissance :
de l'article 7 de la Charte de l'environnement ;
des dispositions des articles L.123-1 et suivants du Code de l'environnement ;
ainsi que des exigences dégagées par la jurisprudence administrative selon laquelle le dossier soumis à enquête doit permettre au public d'apprécier l'ensemble des conséquences du projet.
Une enquête publique ne saurait être réduite à la seule présentation du dossier élaboré par le pétitionnaire ; elle doit également présenter les analyses et réserves formulées par les administrations compétentes.
Pour ces motifs un avis défavorable s'impose
Eric martinet
Je suis opposé à ce projet éolien dont la procédure est entachée d'insuffisances portant atteinte au droit à l'information et à la participation du public en raison de l'absence d'avis de la Mission Régionale d'Autorité environnementale (MRAe)
Le dossier soumis à enquête publique ne comporte aucun avis de la Mission Régionale d'Autorité environnementale (MRAe), alors même que cet avis constitue un élément essentiel de l'information du public lorsqu'une évaluation environnementale est requise.
L'absence de cet avis prive les citoyens d'une analyse indépendante des incidences environnementales du projet et ne leur permet pas de formuler des observations en parfaite connaissance de cause.
Cette situation apparaît contraire :
à l'article 7 de la Charte de l'environnement, qui garantit à toute personne le droit d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ;
aux articles L.122-1 et suivants ainsi que R.122-7 et suivants du Code de l'environnement relatifs à l'évaluation environnementale ;
aux articles L.123-1 et suivants du Code de l'environnement qui organisent la participation du public aux décisions ayant une incidence sur l'environnement.
Plus largement, cette carence porte atteinte aux principes consacrés par la Convention d'Aarhus du 25 juin 1998, ratifiée par la France, qui impose une information complète, transparente et effective du public.
Une enquête publique ne peut remplir pleinement son objet si le public est privé de l'analyse indépendante de l'autorité environnementale.
Un avis défavorabe de votre part s'impose donc
Jupiter Sen
M le commissaire enquêteur
Présence des circaètes Jean-le-Blanc
Un nid de circaète Jean-le-Blanc est présent à seulement 3 kilomètres du projet. Comme trop souvent dans ce type de dossier, cet enjeu me semble minimisé par le porteur de projet. Le circaète est une espèce particulièrement sensible au dérangement et aux collisions avec les pales. Je demande qu'une expertise naturaliste indépendante et approfondie soit menée sur ce point avant toute autorisation, et que ses conclusions soient rendues publiques.
Respectueusement
Jupiter Sen
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
À la lecture de certaines réponses apportées par le pétitionnaire aux observations du public, on retrouve malheureusement un discours bien connu dans le secteur éolien : multiplication des engagements, promesses de suivi exemplaire, garanties environnementales affichées et présentation rassurante des mesures prévues.
Mais au-delà des déclarations d'intention, il convient de s'interroger sur la réalité des pratiques constatées sur le terrain.
Le 26 septembre 2025, la DREAL Centre-Val de Loire a publié les résultats d'une vaste campagne de contrôle menée sur trente des cinquante-huit parcs éoliens exploités en Eure-et-Loir. Ces contrôles ont mis en évidence de nombreux manquements aux obligations environnementales pourtant présentées comme des garanties essentielles lors de l'instruction des projets.
Selon les informations rendues publiques, la DREAL a notamment constaté que :
• deux parcs n'avaient pas mis en œuvre les mesures de bridage prescrites pour la protection des chauves-souris ;
• l'ensemble des exploitants contrôlés présentait des insuffisances concernant les obligations de suivi environnemental ;
• un établissement sur six n'informait pas, ou tardivement, l'inspection des installations classées lors de la découverte de cadavres d'espèces protégées ou menacées ;
• un établissement sur quatre n'avait pas réalisé ou n'était pas en mesure de justifier les mesures d'évitement, de réduction ou de compensation présentées dans son dossier d'autorisation ou recommandées dans le cadre du suivi environnemental.
Ces constats sont particulièrement préoccupants. Ils démontrent que les engagements pris lors des procédures d'autorisation ne sont pas systématiquement respectés une fois les installations mises en service. Ils révèlent également les limites d'un système reposant largement sur des déclarations préalables dont la mise en œuvre effective n'est vérifiée que plusieurs années après l'autorisation.
Cette situation invite à la plus grande prudence lorsqu'un pétitionnaire affirme que les impacts seront parfaitement maîtrisés grâce à des mesures techniques ou environnementales présentées comme exemplaires.
L'expérience montre malheureusement que les engagements affichés dans les dossiers ne se traduisent pas toujours dans la réalité de l'exploitation.
Dès lors, il apparaît indispensable d'examiner avec un regard particulièrement critique les promesses formulées par le porteur de projet, notamment lorsqu'elles concernent la protection de la biodiversité, le respect des mesures de bridage, les suivis environnementaux ou les dispositifs de réduction des impacts.
Les contrôles réalisés par les services de l'État démontrent qu'une autorisation ne constitue nullement une garantie de respect effectif des prescriptions environnementales.
Ces éléments doivent donc être pleinement pris en considération dans l'appréciation de la crédibilité des engagements présentés dans le dossier soumis à enquête publique.
Tout ceci rappelle hélas le bon vieux dicton français : "LES PROMESSES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI Y CROIENT" !
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'examen du dossier fait apparaître une incohérence importante concernant les performances annoncées des éoliennes susceptibles d'être implantées sur le site.
Selon le modèle finalement retenu par le porteur de projet, les résultats affichés diffèrent très fortement :
• pour une machine d'une puissance unitaire de 4,2 MW, la production annuelle estimée est de 39,7 GWh, ce qui correspond à un facteur de charge de 35,97 % ;
• pour une machine d'une puissance unitaire de 5,9 MW, la production annuelle estimée est de 43,0 GWh, soit un facteur de charge de 27,73 %.
Un tel écart interpelle fortement.
Le premier facteur de charge annoncé apparaît particulièrement élevé pour de l'éolien terrestre et se rapproche davantage des performances habituellement observées sur certaines installations offshore. Le second, bien que plus crédible, demeure également supérieur à de nombreuses références constatées sur le territoire national.
Cette divergence est d'autant plus difficile à comprendre que les caractéristiques géométriques des deux modèles sont très proches : hauteur de nacelle de 105 mètres, diamètre de rotor de 150 mètres et hauteur totale en bout de pale de 181 mètres.
Dans ces conditions, le public est fondé à demander des explications précises sur la méthodologie utilisée et sur les hypothèses retenues pour aboutir à des résultats aussi différents.
Le dossier ne peut se contenter d'afficher des productions annuelles sans en démontrer rigoureusement le fondement.
Je demande donc que le porteur de projet fournisse le détail complet de ses calculs et des hypothèses ayant conduit à ces estimations de production.
Un facteur de charge n'est pas une hypothèse mais le résultat d'un calcul complexe ! Il correspond au rapport entre la production réellement estimée et la production théorique maximale de l'installation. Dès lors, la sincérité de cette donnée dépend directement de la qualité et de la transparence des hypothèses utilisées.
Le dossier devrait notamment préciser :
• les données anémométriques retenues et leur période de référence ;
• les hypothèses météorologiques utilisées pour l'évaluation de la ressource en vent ;
• les pertes techniques prises en compte ;
• les durées prévisionnelles d'entretien et de maintenance ;
• les arrêts liés aux dispositifs de protection de la biodiversité, notamment des chiroptères ;
• les indisponibilités pour panne ou incidents techniques ;
• les éventuelles limitations de fonctionnement imposées par le gestionnaire du réseau ;
• ainsi que l'ensemble des coefficients correcteurs appliqués dans le calcul de production.
Ces éléments constituent le minimum nécessaire pour permettre au public d'apprécier la crédibilité des performances annoncées et, par conséquent, l'intérêt réel du projet.
En l'absence de ces informations essentielles, les estimations de production figurant au dossier ne peuvent être considérées comme suffisamment démontrées.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Un élément particulièrement important doit être porté à votre connaissance : par un arrêt du 10 juillet 2026 (n° 24BX02604), la Cour administrative d'appel de Bordeaux a définitivement mis un terme au projet éolien voisin de Genouillé en raison notamment des effets de saturation visuelle qu'aurait engendrés son implantation.
Cette décision récente éclaire directement l'appréciation qui doit être portée sur le présent projet.
Conscient sans doute de la sensibilité du sujet, le porteur de projet évite soigneusement les termes de « saturation visuelle » ou d'« encerclement ». Il leur préfère des formulations plus euphémisées, évoquant un simple « risque de dominance » sur le bourg de Surin. Pourtant, la réalité décrite dans son propre dossier est sans équivoque.
Le promoteur reconnaît lui-même que cinq hameaux présentent une « sensibilité forte » en raison de leur proximité avec la zone d'implantation et de l'absence de protections visuelles significatives. Il admet également que treize autres hameaux présentent une « sensibilité modérée », liée à un recul limité et à la présence de simples masques partiels de boisement.
Autrement dit, le dossier confirme lui-même l'existence d'impacts paysagers importants sur un nombre considérable de lieux de vie.
Dans ces conditions, il est difficile de ne pas établir un parallèle avec les motifs qui ont conduit la Cour administrative d'appel de Bordeaux à censurer le projet de Genouillé. Les phénomènes de domination paysagère, d'accumulation visuelle et de saturation du cadre de vie apparaissent ici tout aussi préoccupants.
L'absence d'avis de la MRAE est d'ailleurs particulièrement regrettable. Une telle autorité indépendante n'aurait vraisemblablement pas manqué d'examiner avec la plus grande rigueur les conséquences de cette nouvelle implantation sur un territoire déjà fortement sollicité par le développement éolien. Au regard des éléments figurant au dossier, il est permis de penser qu'elle aurait exprimé de sérieuses réserves sur la compatibilité du projet avec les intérêts protégés par l'article L.511-1 du Code de l'environnement.
Pour justifier son choix d'implantation, le promoteur invoque essentiellement les nombreuses contraintes techniques auxquelles il serait confronté : distances réglementaires aux habitations, présence de boisements, hauteur des machines, servitudes aéronautiques ou militaires.
Un tel argument ne saurait toutefois être retenu.
Ces contraintes constituent des règles minimales à respecter ; elles ne dispensent en rien le porteur de projet de prendre en compte la qualité du cadre de vie des habitants ni de rechercher la solution présentant le moindre impact environnemental et paysager.
Or la réglementation impose précisément une démarche d'évitement en amont du projet. La recherche de sites alternatifs doit permettre d'identifier les implantations les moins dommageables pour les populations, les paysages et le patrimoine. La jurisprudence a d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises que cette recherche ne pouvait se limiter au seul périmètre retenu par le développeur mais devait être menée à une échelle pertinente, au minimum intercommunale et, selon les circonstances, départementale.
Le dossier ne démontre nullement qu'une telle démarche d'évitement a été conduite avec le sérieux requis. Il se contente de justifier a posteriori un choix d'implantation manifestement défavorable aux habitants concernés.
Au regard de la décision récente de la Cour administrative d'appel de Bordeaux, des impacts reconnus par le promoteur lui-même et de l'insuffisance manifeste de la démarche d'évitement, ce projet apparaît exposé à un risque juridique majeur.
Il ne peut raisonnablement conduire qu'à une décision de refus. Les réserves que vous serez amené à formuler devraient, à tout le moins, refléter cette réalité et anticiper les difficultés substantielles que soulève ce dossier.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je m'étonne de l'absence d'avis de l'Architecte des Bâtiments de France dans le dossier soumis à consultation, alors même que les enjeux patrimoniaux apparaissent particulièrement importants.
Deux monuments historiques se situent à proximité immédiate du projet : le château de Cibioux, à seulement 600 mètres des futures éoliennes, et l'église de Surin, à environ 900 mètres. À cela s'ajoutent dix autres monuments historiques recensés dans l'aire d'étude rapprochée. Le porteur de projet reconnaît lui-même une « sensibilité modérée » pour au moins deux d'entre eux : l'église de Genouillé et le château de Beauregard.
Malgré cette concentration patrimoniale remarquable, le dossier ne semble comporter aucune analyse approfondie de l'impact réel du projet sur ces édifices et leurs abords, ni aucun avis de l'autorité compétente en matière de protection du patrimoine.
Pour minimiser les effets du projet, le promoteur veut nous faire croire que l'existence d'un rideau végétal limiterait les covisibilités avec le château de Cibioux. Cet argument apparaît particulièrement fragile pour ne pas dire fallacieux. En effet, il omet de préciser que ces boisements font actuellement l'objet de coupes déjà engagées et que leur capacité à masquer durablement des aérogénérateurs de plusieurs centaines de mètres de hauteur est loin d'être garantie.
Le dossier repose ainsi sur une hypothèse paysagère dont la pérennité n'est nullement démontrée.
Au-delà de la seule question patrimoniale, c'est également l'attractivité touristique du territoire qui est en jeu. Le village de Surin dispose encore d'un patrimoine bâti et paysager susceptible de constituer un atout de développement local. L'ajout de trois nouvelles éoliennes dans un secteur déjà fortement marqué par leur présence risque de compromettre définitivement cette perspective.
Il convient également de rappeler que la visibilité d'éoliennes depuis certains hébergements touristiques peut avoir des conséquences concrètes sur leur attractivité et leur classement. Ces effets économiques potentiels sont insuffisamment étudiés, voire totalement ignorés par le dossier.
Dans ces conditions, les incidences du projet sur le patrimoine historique, les paysages et l'attractivité touristique apparaissent manifestement sous-évaluées.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Il convient de rappeler que votre collègue, M. Pierre Dolle, avait émis un avis défavorable concernant le projet éolien des Brandières à Lizant (cf quelques extrait de son rapport ci-dessous). Cet avis avait d'ailleurs été suivi par le préfet, qui avait finalement refusé l'autorisation sollicitée.
La motivation développée à cette occasion apparaît pleinement transposable au présent dossier. Les deux secteurs sont géographiquement proches et s'inscrivent dans un même territoire déjà fortement défiguré par la présence d'installations éoliennes.
Les problématiques qui avaient justifié l'avis défavorable rendu pour le projet de Lizant se retrouvent ici avec une acuité comparable : densité des équipements existants, pression croissante sur les paysages, effets de saturation visuelle et accumulation des impacts sur le cadre de vie des habitants.
Il serait pour le moins incohérent que des critères jugés déterminants dans le cadre du projet de Lizant soient aujourd'hui écartés ou relativisés alors que le contexte territorial demeure hélas identique.
Voici quelques extraits du rapport du Commissaire-Enquêteur Pierre Dolle :
"Le développement des parcs éoliens dans l'ex-Région Poitou-Charentes, plus particulièrement le Sud Vienne, le Nord Charente et le Sud Deux-Sèvres provoque des inquiétudes dans la population, mais également chez nombre d’élus de ces territoires.
« Implantations désordonnées, anarchiques et incontrôlées, pourquoi autant d’éoliennes dans le Sud Vienne et pas autour de Poitiers ni dans le Nord du département, surcharge de parcs éoliens, zone sinistrée, territoire saccagé, phénomène d’encerclement, mitage du territoire, pourquoi si peu de projet dans le Sud de la région Nouvelle Aquitaine… ».
"Des élus du Sud Vienne, de Charente et des Deux-Sèvres qui étaient, jusqu'alors, favorables au développement des énergies renouvelables, considèrent maintenant que « leur territoire ne doit pas être sacrifié par l’implantation non contrôlée de parcs éoliens ».
"Si l’on fait le constat que, dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour du projet « Des Brandières », plus d’une centaine d’aérogénérateurs sont construits, autorisés ou en projets, on peut aisément comprendre les inquiétudes qui cristallisent et mobilisent les oppositions.
"Si on ajoute à ce constat le fait que les aérogénérateurs ont une hauteur de plus en plus importante (200m pour le projet des Brandières), on comprend parfaitement ce rejet qui n’est pas le fait d’un projet en particulier, mais le résultat de la concentration sur le même territoire de nombres de projets éoliens.
"Le commissaire enquêteur considère qu’il est tout à fait légitime de s’interroger sur la poursuite des installations de parcs éoliens sur cette partie du territoire.
"Les différentes visites effectuées par le commissaire enquêteur sur site et au niveau des principaux hameaux présents localement, permettent de constater que le territoire du Civraisien et du nord Charente concentre déjà un nombre très élevé de parcs éoliens et confirme une saturation du paysage et des effets négatifs notables."
"Le commissaire enquêteur prendra en compte ce constat qui entrainera, pour le projet des Brandières , en raison de la saturation de ce territoire par le phénomène éolien, un AVIS DEFAVORABLE qui sera repris dans la rédaction des conclusions motivées ".
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les données publiées par RTE dans ses bilans électriques 2024 et 2025 conduisent à une conclusion simple : rien ne justifie aujourd'hui la multiplication de nouveaux projets éoliens sur le territoire national.
D'abord, la consommation d'électricité demeure globalement stable. Elle reste proche des niveaux observés il y a vingt ans et les hypothèses d'une forte croissance de la demande font l'objet de débats et d'incertitudes importantes parmi les spécialistes du secteur.
Ensuite, la France se trouve déjà dans une situation structurelle de surproduction. En 2025, les exportations nettes d'électricité ont atteint 92,3 TWh, soit davantage que la production cumulée de l'éolien et du solaire, qui s'est élevée à 82,5 TWh. Ces chiffres démontrent que le problème n'est pas un manque de capacités de production mais bien l'existence d'un excédent croissant.
Plus préoccupant encore, cette électricité est exportée dans des conditions économiques contestables. Rapportées aux volumes exportés, les recettes tirées des exportations apparaissent inférieures aux coûts de soutien supportés par la collectivité pour certaines filières de production intermittentes. Le contribuable et l'usager financent ainsi un système dont les bénéfices économiques sont loin d'être démontrés.
Une telle politique soulève une question fondamentale de bonne gestion des deniers publics. Chaque citoyen est légitime à s'interroger sur la pertinence d'investissements toujours plus importants dans des capacités supplémentaires alors même que le système électrique national produit déjà davantage qu'il ne consomme.
Par ailleurs, RTE reconnaît lui-même que cette abondance de production décarbonée conduit principalement à exporter de l'électricité vers des pays dont le mix énergétique est plus carboné que celui de la France. Les réductions d'émissions associées bénéficient donc essentiellement à des États voisins.
Or l'article L.100-4 du Code de l'énergie fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national. La priorité de la politique énergétique française doit être la décarbonation de la France et non la création d'excédents structurels destinés à être exportés.
Dans ce contexte, poursuivre l'implantation de nouveaux parcs éoliens relève d'une logique de fuite en avant. Cette stratégie accroît les coûts supportés par la collectivité, renforce les contraintes techniques pesant sur le réseau et impose à EDF des adaptations de plus en plus importantes de son parc nucléaire, avec les risques économiques et industriels que de nombreux experts ont déjà soulignés.
Ces préoccupations ne sont d'ailleurs pas marginales. Lors des débats relatifs à la PPE3, de nombreuses institutions et organismes publics ont alerté sur les conséquences financières, techniques et systémiques d'une poursuite incontrôlée de la croissance des capacités de production alors que les besoins réels ne sont pas démontrés.
Dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de dette publique élevée, il est légitime d'exiger que les investissements énergétiques répondent à un besoin réel, démontré et proportionné. Rien, dans le dossier présenté, ne permet d'établir qu'un nouveau parc éolien est nécessaire pour assurer la sécurité d'approvisionnement du pays ou atteindre les objectifs fixés par la loi.
Le stock considérable de projets déjà autorisés, les capacités existantes ainsi que les volumes actuellement exportés apparaissent largement suffisants pour répondre à une éventuelle hausse future de la demande.
Dans ces conditions, ce projet supplémentaire ne répond à aucune nécessité énergétique démontrée. Il participe au contraire à une logique de suréquipement dont les coûts sont supportés par la collectivité tandis que les bénéfices reviennent essentiellement aux opérateurs privés.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L'article 3 du décret n° 2026-76 du 12 février 2026 portant application de la PPE3 est parfaitement explicite : « Pour l'éolien terrestre, le renouvellement des parcs existants sera privilégié. »
Or cette orientation nationale ne semble avoir été ni prise en compte ni même sérieusement examinée par le porteur de projet.
ENERTRAG exploite déjà de nombreux parcs éoliens dans la Vienne et dans d'autres territoires français. Dès lors, conformément à l'esprit et à la lettre de la PPE3, l'entreprise aurait dû prioritairement étudier le renouvellement et l'optimisation de ses installations existantes plutôt que de chercher à implanter un nouveau parc dans un secteur déjà fortement sollicité par l'éolien.
Cette exigence s'inscrit également dans le cadre de l'analyse des solutions de substitution raisonnables prévue par l'article R.122-5 du Code de l'environnement. Le dossier ne démontre nullement qu'une telle alternative a été recherchée avec sérieux ni qu'elle aurait été écartée pour des motifs objectifs et justifiés.
Il est particulièrement regrettable que le porteur de projet fasse le choix de l'artificialisation de nouveaux espaces et de l'aggravation des impacts paysagers et environnementaux alors que des capacités de production existent déjà sur des sites équipés susceptibles d'être modernisés ou renforcés.
Cette approche est d'ailleurs en contradiction avec les orientations du SRADDET, qui privilégient clairement le renouvellement des installations existantes dans les territoires déjà densément équipés plutôt que la multiplication de nouveaux parcs.
Le projet apparaît ainsi en décalage avec les orientations nationales et régionales les plus récentes en matière de développement de l'éolien terrestre. Cette insuffisance dans l'étude des alternatives constitue une faiblesse majeure du dossier et justifie à elle seule un réexamen approfondi du projet.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
Frederic GAUTHEY
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette consultation est présentée comme un outil de participation du public. Pourtant, les conditions minimales d'une information complète et transparente ne sont manifestement pas réunies.
En effet, à ce jour, le dossier mis à disposition ne comporte ni l'avis de la MRAE, ni les avis et demandes de compléments formulés par les différents services de l'État. Rien n'est notamment produit concernant les impacts sur les milieux naturels, les paysages ou le patrimoine. Ces documents existent nécessairement et sont en possession du porteur de projet qui pourtant ne produit pas l'intégralité des avis et observations recueillis. Son attitude traduit un manque évident de transparence.
Dans ces conditions, comment le public pourrait-il se prononcer de manière éclairée ? L'absence de ces pièces essentielles porte directement atteinte à la qualité de la consultation et à l'exercice effectif de la participation du public.
Je constate également que la preuve de la notification du Résumé Non Technique aux communes concernées, ainsi que la réponse de la commune d'implantation, ne figurent pas au dossier. Cette omission est d'autant plus surprenante qu'elle contrevient aux pratiques habituellement observées dans ce type de procédure.
En l'état, cette consultation apparaît gravement insuffisante. Elle soulève même une question de régularité, dès lors que le public ne dispose pas des éléments indispensables à une appréciation objective du projet.
Au-delà de ces manquements procéduraux, ce projet se révèle inutile, coûteux et préjudiciable aux intérêts du territoire. Ses impacts ne sont ni correctement évalués ni correctement présentés au public.
Pour toutes ces raisons, je vous remercie d’émettre un avis défavorable.
Bien cordialement,
Frédéric GAUTHEY
charles de Batz
Madame, Monsieur le Maire, / Madame, Monsieur le Préfet, nous exprimons notre opposition ferme et unanime au projet d'installation de mâts éoliens sur la commune de Surin dans un secteur déjà surchargé d'engins éoliens. Cet industrialisme menace notre cadre de vie et notre environnement pour des gains énergétiques économiquement aberrants. Plusieurs impacts négatifs peuvent être avancés:
Impact paysager et patrimonial : Défiguration des horizons, perte d'attractivité touristique et dépréciation de la valeur immobilière des habitations proches.
Nuisances pour la santé : Bruit permanent des pales en rotation et émissions d'infrasons perturbant le sommeil et la tranquillité des riverains.
Atteinte à la biodiversité : Risques accrus de mortalité pour l'avifaune protégée et les chiroptères (chauves-souris), ainsi que fragmentation des habitats naturels.
Réalité industrielle et coût écologique : Faible facteur de charge (intermittence du vent), nécessité de centrales d'appoint fossiles, et opacité sur le bilan carbone réel et le recyclage des pales en résine et des ancrages de béton.
Stop à l'envahissement de notre secteur.
CHANTAL ROBIN
Monsieur le Préfet,
Il y a des moments où votre rôle de faire appliquer les décisions de l'Etat dans votre département doit ou devrait vous poser des cas de conscience phénoménaux... Ce n'est pas parce que nous sommes européens que nous devons mettre en application chez nous, n'importe où en France, des décisions pour lesquelles le peuple français n'a absolument pas été consulté, et contre lesquelles nos gouvernants, trop faibles sont incapables de dire NON.
La France est unique et magnifique sur l'ensemble de son territoire, et ce n'est pas la seule en Europe. Or l'éolien est une arnaque monstrueuse qui n'apporte que des inconvénients et aucun avantage. Vous le savez, des scientifiques le savent et l'expliquent, mais tout le monde "se couche" devant les intérêts financiers des fabricants, ces derniers manipulant et mentant aux élus et citoyens crédules comme ils respirent.
Vous avez le devoir de protéger les intérêts économiques, de santé et esthétiques des gens du pays, et de transmettre un patrimoine sacré et unique aux générations futures. N'oubliez pas cette responsabilité qui est la 1ère des vôtres.
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons fermement à ce projet qui, entre autres, porte préjudice à la sûreté du système électrique (dont le blackout).
En effet, dans le cadre de la PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l'Energie), l’Avis du haut‐commissaire* est sans appel, Nous lisons page 11/22 :
«… Le rapport 2024 de l’inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection du Groupe EDF, l’amiral Jean Casabianca, relève également que « l’arrivée massive de nouvelles sources d’électricité renouvelables (EnR), à la fois intermittentes et prioritaires sur le réseau, a multiplié les variations de charge. Elles ne sont pas sans risque sur la sûreté du système électrique (dont le blackout) ni sans contrainte sur le fonctionnement de nos installations. À long terme, elles remettent en cause le modèle économique ». Il ajoute que « le suivi de charge a forcément un impact sur la machine, plus fréquemment sollicitée par des cyclages profonds. L’augmentation des fortuits n’est pas flagrante mais c’est dans la durée que les effets seront appréciés ». On voit donc que le sujet n’est pas clos et méritera des analyses supplémentaires, notamment sur le désoptimisation économique d’un tel fonctionnement. L’Amiral Casabianca conclut : « la priorité donnée aux EnR, dans une complémentarité unilatérale nucléaire‐EnR, conduit à des variations de puissance dont il serait d’autant plus opportun de se dispenser qu’elles ne sont jamais anodines sur la sûreté, notamment la maîtrise de la réactivité, et sur la maintenabilité, la longévité et le coût d’exploitation de nos installations ».
* https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/14__avis_du_hcea_version_finale.pdf
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
Raymond Lebas
La Vienne et plus particulièrement l'environnement de Surin est saturé en éoliennes, la Vienne contribue par ailleurs largement à la production d'électricité pour la région avec notamment la centrale de Civaux. L'apport de ce nouveau parc est insignifiant par rapport à la production d'électricité mais très dommageable à l'environnement. Il ne bénéficie qu'à la société ENERTRAG , il contribue au dérèglement de la gestion de réseau d'électricité, à l'augmentation des factures des particuliers. Quand l'Allemagne abandonne le mythe des énergies renouvelables car trop couteuse, la France qui est ruinée accélère, cherchez l'erreur. Cette électricité achetée par EDF autour de 85€ sera exporté en Europe au prix de marché, aujourd'hui 6 aout 2026 11h15 au prix spot de 5.99€ la différence est payée par l'état ou le consommateur donc le contribuable. Pour 2026 cette contribution aux ENR est estimée à 9Mds, combien de canadair!
Ce que dit la presse spécialisée Transition et Energie: La surproduction incontrôlée d’électricité solaire en milieu de journée en France et en Europe fait se multiplier les longues périodes de prix négatifs de l’électricité sur le marché de gros. Elles sont devenues presque quotidiennes... Au premier semestre, les prix de l'électricité ont été négatifs durant 408 heures en France, un record. Et encore, si on prend en compte les heures avec des prix à zéro euro le mégawattheure, on en est à 570 heures. Cela a des conséquences particulièrement dommageables, pour les finances publiques qui garantissent le prix de vente des équipements renouvelables intermittents pendant des décennies, et pour le parc nucléaire. Ce dernier qui doit laisser la priorité aux renouvelables, une aberration, est contraint de moduler sa production ce qui a des conséquences lourdes économiques comme techniques. D’autant plus, que cette électricité qui n’est pas liée elle à la météorologie (soleil et vent) est indispensable quand le soleil se couche et quand les vents sont aux abonnés absents, fréquemment pendant les périodes de canicules. La politique énergétique de ce pays est une blague… Elle consiste à investir des dizaines de milliards d’euros d’argent public que le pays n’a pas dans des renouvelables intermittents dont le pays n’a nul besoin et tout cela revient à déstabiliser son système électrique.
Marie BERGER
Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur,
Nous nous opposons à ce projet dont l’intérêt écologique est contestable.
Il porte préjudice à l’environnement, à la biodiversité, ainsi qu’à la santé des hommes et des animaux, comme nous allons le montrer dans nos prochaines contributions.
En outre, cette industrialisation de la France représente une atteinte au pays quant à la pérennité de son réseau électrique et quant à ses paysages.
Dans ce sens, pour ce 2ème point, nous ferons référence au discours du 1 er octobre 2024 de Monsieur Barnier,
alors Premier Ministre : « la France est riche de ses paysages, de son patrimoine…. ». A propos des énergies renouvelables, « Résolument pour le développement du nucléaire, M. Barnier se montre plus mesuré sur l'éolien »
« Ensemble, nous allons agir sur l'offre énergétique, en poursuivant résolument, résolument le développement du nucléaire, et notamment des nouveaux réacteurs", a-t-il déclaré, "mais aussi en poursuivant le développement des énergies renouvelables, en mesurant mieux, dans certains cas, je pense aux éoliennes, tous leurs impacts", a-t-il ajouté dans la même phrase.
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/resolument-pour-le-developpement-du-nucleaire-michel-barnier-se-montre-plus-mesure-sur-l-eolien_AD-202410010771.html
Il a aussi contesté l’implantation d’éoliennes en baie de St Brieuc
https://www.ouestfrance.fr/politique/michel-barnier/quand-michel-barnier-estimait-que-le-projet-eolien-en-baie-de-saint-brieucetait-un-echec-ef873216-6bb1-11ef-87ff-6b83746dd621
Nous espérons que le nouveau gouvernement sera vigilant concernant ces destructions.
La mise en route de l’EPR de Flamanville suivie de son raccordement au réseau électrique
(https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/l-epr-de-flamanville-doit-etre-raccorde-au-reseau-electrique-national-ce-vendredi-1004351 ) complètent la production électrique de notre pays sans les inconvénients des énergies intermittentes que sont l’éolien et le photovoltaïque, notamment en milieu agricole ou naturel.
Concernant la première atteinte citée, le communiqué de la Fédération Environnement Durable https://environnementdurable.org à laquelle l’association adhère mentionne une fragilité accrue des réseaux électriques du fait de l’introduction d’énergies intermittentes. Ces conséquences sont sensibles tant au niveau financier qu’au plan technique. C’est l'analyse de Dominique Finon, directeur de recherche émérite au CNRS, le communiqué est disponible à cette adresse
https://energiesnouvelles.info/energiesnouvellesinfo1/index.php/component/acym/archive/288-intermittence-de-leolien-et-du-solaire-menace-sur-la-stabilite-des-reseaux-electriques-europeens?userid=210294-pMw617zjclKcwO&tmpl=component
Le rapport, accessible dans l’article, termine ainsi « Tous ces désordres sur les marchés de l’électricité résultent en effet d’une gouvernance énergétique contradictoire tant au niveau de l’UE que des Etats-membres. Elle est basée sur trop de partis-pris idéologiques en termes de croyances infondées dans les vertus du Marché, de rejet de la planification, de promotion irraisonnée des renouvelables, de bannissement du nucléaire, technologie pourtant pilotable et bas carbone, ce qui a conduit à cette désoptimisation aveugle des systèmes électriques. Rien n’assure aujourd’hui qu’on puisse s’en sortir… ». Sauf à refuser le présent projet
Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Commissaire enquêteur, nos salutations respectueuses.
Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices
Association OÏKOS KAÏ BIOS
http://www.oikoskaibios.com/;
https://www.facebook.com/OikosKaiBios ;
oikos.kai.bios@orange.fr
BOURREAU BOURREAU
Monsieur le commissaire-enquêteur
Si ce parc devait être autorisé malgré toutes ses lacunes et imperfections , on pourra comptabiliser le nombre de cadavres de chiroptères si on les compte, on pourra constater que le paysage est industriel , que la nuit clignote rouge,que le silence de la nuit est entaché des vibrations des pales contre le mât etc...
Ce qui ne sera jamais expertisé c'est la détresse profonde des habitants face à un avenir compromis pour soi et pour ses descendants ,par la perte d'une partie de son environnement .
Baptiste Morizot parle lui "d'un mal du pays sans exil" ," d'un deuil lié à la perte d'un environnement familier et sécurisant" .
La dégradation d'un environnement entraîne une modification dans les domaines sociaux et culturels : ce n'est pas rien.
Ce que l'on pensait être un continuum entre les souvenirs qui nous ont construits et un avenir trop sombre provoquera une anxiété intime durable .
Pour tous les habitants concernés par ce projet , je vous demande de donner un avis défavorable à ce projet .
Bien respectueusement
Françoise Bourreau
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin : garde au sol des éoliennes – tome 4.4, pages 204 et 260
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Dans le tome 4.4 Volet milieux naturels, faune et flore de l’étude d’impact du projet éolien de La Plaine du Nutin, sous le contrôle du promoteur ENERTRAG, le bureau d’études ENCIS indique en page 204, dans le Tableau 82 : Principales caractéristiques de la variante d’implantation retenue, les caractéristiques générales du projet.
En particulier, la garde au sol est égale à 31 m pour les deux modèles de machines envisagés, Nordex N149 et Vestas V150.
A propos de cette garde au sol, ENCIS développe en page 260 des considérations relatives à la dangerosité pour les chiroptères d’une garde au sol aussi faible.
Notamment, il rappelle les recommandations faites par la SFPEM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères – Coordination Nationale Chiroptères – Groupe de Travail Eolien) à la page 6 de la Note Technique de décembre 2020 - Alerte sur les éoliennes à très faible garde au sol et sur les grands rotors :
« Ainsi, en 2020, la SFPEM préconise :
- De proscrire les hauteurs de garde inférieures à 30 m.
- De limiter la taille des rotors à moins de 90 m ou si les rotors sont supérieurs à 90 m, de proscrire les gardes au sol inférieures à 50 m. »
Force est de constater, malgré ce rappel on ne peut plus clair, que ces recommandations destinées à réduire l’impact des éoliennes sur les chauves-souris ne sont pas en l’occurrence respectées !
Pour cette raison, je vous prie de noter ma vive opposition à ce projet.
Veuillez accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Françoise BOURREAU
Monsieur le commissaire-enquêteur
La statistique publique de l'énergie, des transports , du logement et de l'environnement (SDES) de la République française a fourni dans son n°798 de février2026 le tableau de bord éolien du 4ème trimestre 2025 .
Je me permets de vous citer quelques données éloquentes :
-l'éolien ne représente en 2025 que 10,9 % de la consommation électrique française , soit à peine 0,3point de plus qu'un an plus tôt .
- 25 ans de subventions pour une consommation qui stagne .
-Les projets en file d'attente de raccordement pour l'éolien terrestre représentent 13,6GW
A la lumière de ces chiffres , je veux partager avec vous ces questions:
Pour quelles raisons la consommation électrique stagne-t-elle?
A quoi va servir ce projet quand d'autres sont en attente d'un raccordement?
Peut-on raisonnablement continuer à subventionner l'industrie éolienne quand l'Etat est surendetté?
Le projet éolien de Surin ne va pas changer quoi que ce soit à la transition écologique .
Le projet éolien de Surin n' a présenté aucune étude d'impact sur la population et la biodiversité que provoquera le raccordement à un poste source situé à 21 kilomètres du poste source .Il n'évalue pas la perte de production au kilomètre
sur une si longue distance .
J'émets un avis défavorable au projet en l'état .
Françoise BOURREAU
Monsieur le commissaire-enquêteur
La Convention européenne du paysage de Florence entrée en vigueur il y a 10 ans (le 1er juillet 2006 °est un traité du Conseil de l'Europe issu d'une initiative du congrès des POUVOIRS LOCAUX et REGIONAUX de l'Europe visant à mieux protéger les paysages .
Le paysage est défini comme une partie du territoire telle que perçue PAR LES POPULATIONS ...
La qualité de vie est au coeur de la Convention que ce soit en milieu urbain ou rural ...
Il constitue un élément ESSENTIEL du bien -être individuel et collectif.
Les élus locaux concernés par le projet ont respecté par leur opposition au parc de Surin la Convention de Florence .
Les habitants des hameaux doivent être respectés au nom de la Convention de Florence :leur bien -être est largement hypothéqué par la présence de 239 éoliennes dans un rayon de 20 km aux impacts visuels , sonores ,sanitaires incontestables .
Qui voudrait habiter à Surin ou ses alentours?
Avis farouchement défavorable
Je vous remercie de votre attention
Françoise Bourreau
Françoise BOURREAU
Monsieur le commissaire-enquêteur
Le choix d'implantation du parc éolien de Surin mettra en danger la richesse et la variété des chauves-souris protégées par la loi dans tous les pays européens par la Directive Habitats qui oblige ses membres à une protection STRICTE dans leur aire naturelle .La plupart des espèces répertoriées dans le dossier sont inscrites sur la Liste Rouge de l'IUCN.
Par vent faible , l'activité des insectes et des chauves-souris se déroule à plus grande altitude et augmente la présence de ces dernières près des pales en rotation dont l'extrémité peur tourner jusqu'à 250-300km/h.
En ne proposant pas d'autre choix d'implantation moins mortifère , la société ne respecte pas la loi .
En ne procédant pas à un pré-diagnostic de l'activité des chauves-souris dans un rayon de 10 km autour des potentiels aérogénérateurs ,comme le recommande EUROBATS,la société Enertrag se défausse de toute contrainte .
En installant les machines à 137 ,65 et 99 mètres de toute lisière boisée ,au lieu des 200 mètres recommandés par EUROBATS, Enertrag se décrédibilise.
En détruisant les haies , en élaguant des arbres sur plus de 2km , Enertrag est dans la provocation .
En négligeant de s'appuyer sur les suivis de mortalité des nombreux parcs existants alentour , Enertrag cherche à évacuer les effets cumulatifs des parcs sur la mortalité des chiroptères ."Ainsi différents projets peuvent entrer en
contradiction quand l'un d'entre eux vient compromettre la réussite de mesures d'évitement ou de compensation envisagées par l'autre "(extrait du Schéma Régional éolien de 2012)
Pourquoi Enertrag n'a -t-il pas demandé une dérogation à l'interdiction des espèces protégées?
Avis défavorable à ce projet qui n'applique pas le principe de précaution .
Françoise Bourreau
Françoise BOURREAU
Monsieur le commissaire-enquêteur
Pendant les canicules , la production électrique éolienne s'est effondrée en France comme en Allemagne , parce que quand il fait très chaud , il n'y a pas de vent en général.11000éoliennes en France et 30000 éoliennes en Allemagne ont vu leur production s'effondrer .
C'est "le calme chaud",traduction littérale du Hitzeflaute allemand .
On peut multiplier le nombre de parcs : si le réchauffement climatique est durablement installé , le projet éolien de Surin sera lui aussi immobilisé par l'anticyclone .
Il me semble que toutes sociétés éoliennes confondues ,les chiffres avancés de production et de baisse de CO2 sont obsolètes et qu'elles devront changer de logiciel pour être crédibles auprès des populations .
Ce projet est inutile .
J'émets un avis défavorable
Cordialement
Françoise Bourreau
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je suis choqué par les termes employés pour décrire l’impact du projet sur l’environnement. Parler de sensibilité "forte "ou "modérée " quand il s’agit d’évoquer la covisibilité très préjudiciable avec des monuments historiques , les premiers étant situés à 600 mètres et à 900 mètres , et les 10 autres étant dans un rayon de 6 kilomètres. Parler de "risque de dominance " pour décrire la situation d’écrasement du bourg de Surin et des 5 hameaux situés à 1,5 kilomètres de ces éoliennes de 181 mètres de haut implantées à une altitude de 170-175 mètres et préciser qu’il n’existe pas "de filtres visuels " pour excuser l’atteinte intolérable portée au cadre de vie des habitants est véritablement scandaleux. On pourrait aussi relever les termes employés pour parler de haies "élaguées "ou de 21568 mètres carrés de "prairies et cultures décapées " . Enfin, on peut s’interroger sur le sérieux de tout ce verbiage quand on note en page 29 du résumé non technique que le "site retenu pour le projet est compatible avec les objectifs fixés par le SRE de la région Limousin " . Je vous remercie de tenir compte en priorité du cadre de vie des habitants de Surin et des environs, qui n’habitent pas le Limousin, mais risquent de subir un bouleversement insupportable de leur cadre de vie.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Ce projet éolien s’inscrit dans un environnement particulièrement saturé par "le motif éolien ". On ne compte pas moins de 239 éoliennes dans les 20 kilomètres autour du projet de la plaine du Nutin. Faut-il rappeler au promoteur éolien la méthode d’analyse de la saturation et de l’encerclement mise en place par la DREAL des Hauts de France et reprise par toutes les cours administratives d’appel . Le Conseil d’Etat dans un arrêt du 10 novembre 2023 a précisé qu’il s’imposait "de tenir compte de l’effet d’encerclement en évaluant, au regard de l’ensemble des parcs installés ou autorisés et de la configuration particulière des lieux notamment en termes de reliefs et d’écrans visuels, l’incidence du projet sur les angles d’occupation et de respiration, ce dernier s’entendant du plus grand angle continu sans eolienne depuis des points de vue pertinents ". Le même Conseil d’État, dans un arrêt du 24 juillet 2025 (N°489771) reprenait en des termes identiques cette nécessaire préoccupation de la saturation visuelle et ses inconvénients pour la commodité du voisinage ( intérêt protégé par l’article L 511-1 du code de l’environnement). Et il n’est pas acceptable de considérer que la saturation visuelle et l’encerclement sont antérieurs à ce projet pour excuser ces 3 éoliennes supplémentaires .
C’est une raison majeure pour exprimer votre opposition à ce projet.
Elodie Duc
Je suis opposée à ce projet polluant à long terme . Sous 10 mètres de terre dans une décharge du Wyoming dorment 1 124 pales d'éoliennes que personne n'a jamais su recycler https://share.google/icqPgdDaZYmMZZheb
Marc LANDROT
Notre avis est défavorable à ce projet éolien.
La multiplication des éoliennes dans le sud Vienne et Nord-Charentes devient visuellement insupportable. Nous avons remarqué qu'elles ne tournaient que très peu, que depuis leur présence l'observation de la migration des grues est modifiée et nous avons aussi la présence de cigognes noires (photos ) dans une commune voisine, pour lesquelles nous sommes inquiets.
Ma question est : Qui pour stopper ce mitage témoin de l'appétit féroce de ces investisseurs ?
Mon avis est celui d'une majorité silencieuse et accablée.
Merci pour votre lecture.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Les risques pour la biodiversité ne se limitent pas avec ce projet à l’avifaune puisque 23 espèces de chiroptères y sont répertoriées. Pourtant toutes les espèces de chauves-souris sont classées comme espèces protégées et sont parmi les espèces qui paient le plus lourd tribu aux implantations d’éoliennes que ce soit par collision ou barotraumatisme. Aussi, Eurobats a recommandé d’installer des eoliennes à une distance de 200 mètres entre le bout des pales et les boisements ou les haies. Ici cette distance est loin d’être respectée (137 mètres, 65 mètres et 99 mètres ) . De plus, la SFEPM (Société Française d’Etudes et de Protection des Mammifères ) ajoute à cette recommandation une autre disposition, fruit de ses observations, concernant la taille du rotor, ici de 150 mètres , qui balaie une surface considérable, et donc risque d’accroître la mortalité des chiroptères : la SFEPM préconise que, si le rotor dépasse 90 mètres, la garde au sol ( la distance entre le bout de pale et le sol) soit au moins de 50 mètres car de nombreuses variétés de chauves-souris volent à des hauteurs inférieures. Ici, la garde au sol n’est que de 31 mètres et donc un facteur aggravant de risque de mortalité. Décidément, le promoteur éolien n’a que faire de la biodiversité et d’ailleurs la perspective de destruction de 318 mètres de haies et d’"élagage " de 2238 mètres ainsi que l’"abattage d’arbres isolés " dont on ignore s’ils sont autant de gîtes ou d’habitats naturels pour les chiroptères montre l’insuffisance manifeste de prise en compte de ces enjeux. La diminution très grave de la population des chiroptères depuis 10 ans ( dénoncée par la SFEPM) qui touche notamment les espèces de haut vol (-50 à -80%) aurait dû conduire le promoteur éolien à renoncer à ce projet à cet endroit. C’est pourquoi je vous demande d’émettre vos expresses réserves à l’issue de cette enquête.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
La zone d’implantation du projet présente des enjeux très forts en matière de biodiversité. Y sont recensés 2 nids de bondrée apivore et un couple d’oedicnèmes criards à l’endroit même où doivent être construites ces eoliennes. Au plus près de cette zone, dans l’aire d’étude immédiate, à moins d’un kilomètre 500 de l’endroit où seront installées ces éoliennes, il est précisé que se trouve une halte importante pour l’avifaune migratrice ; il s’agit notamment de pluviers dorés et de vanneaux huppés vis à vis desquels l’enjeu est qualifié de fort. Est également recensé dans cette même zone un couloir de migrations de grues cendrées. Il faut réellement se poser la question de savoir si la démarche essentielle d’évitement a bien été accomplie ou si le promoteur éolien, après avoir arraché les promesses de baux emphytéotiques, s’est efforcé de présenter cet emplacement comme le résultat d’une vraie recherche parmi plusieurs emplacements possibles à l’échelle de l’intercommunalité . La vérité oblige à reconnaître que ce promoteur éolien , s’il avait fait ce travail, aurait renoncé tout simplement à envisager ce projet. Enfin, on voit bien l’embarras où il se trouve du fait de la richesse de la biodiversité car il conclut sur ce problème que ce projet est "vraisemblablement placé en dehors du champ d’application de la procédure de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées ". Ce "vraisemblablement " est révélateur de l’importance des enjeux minimisés par le promoteur et justifient très largement vos réserves à l’égard de ce projet.
Isabelle Lemaigre Dubreuil
Je suis formellement opposée à tout nouveau projet dans cette région, déjà saturée.
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin – tome 4.4 : page 274
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Par curiosité, j’ai décompté le nombre d’éoliennes figurant dans le Tableau 102 : Inventaire des projets éoliens dans l’aire d’étude éloignée de la page 274 du tome 4.4 du dossier du projet éolien de La Plaine du Nutin listant les projets dans un rayon de 20 km autour du projet d’ENERTRAG, positionnés dans la Carte 70 : Contexte éolien de l’aire d’étude éloignée.
On arrive à un nombre inimaginable égal à 239 éoliennes dans la zone d’étude éloignée !
Bien sûr, ce nombre total effrayant n’est pas indiqué dans le tableau.
Vu ce constat de saturation et d’encerclement indiscutable, comment peut-on oser imaginer l’insertion (avec un chausse-pieds) d’un nouveau projet de 3 éoliennes supplémentaires dans une zone sur-saturée ?
La réponse du promoteur est très simple, un peu plus, seulement 1,26% (3/239), ne change rien.
Peut-être pense-t-il comme l'affirme ouvertement Q Energy, promoteur du projet Mélusine à Jazeneuil (86), que la faute ne lui revient pas mais aux autres promoteurs des projets précédents installés avant lui ?
Un tel cynisme est inacceptable.
Je suis donc fortement opposé à ce projet éolien.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Martin DUCOTTET
Monsieur le commissaire enquêteur, je vous remercie d’avoir accepté cette mission de commissaire garant de l’ information complète au public et sa participation effective à l’élaboration de la décision publique d’autoriser ou non un projet éolien sur ce territoire. Je sollicite votre AVIS Défavorable sans réserve pour ce projet d'éoliennes industrielles de grande hauteur dont le pétitionnaire minimise les impacts en qualifiant la hauteur de "raisonnable"
Les informations manquantes, pour ce projet sont les suivantes :
- le nouvel arrêté du ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, du 18 novembre 2024 relatif aux caractéristiques techniques du site internet prévu à l'article R. 181-36 du code de l'environnement qui renforce votre rôle dans la mise en commun des informations, la mémoire des contributions et la transparence du processus décisionnel, en structurant davantage les échanges entre les acteurs et en permettant au commissaire lui-même de déposer sur le site dédié la décision préfectorale qui suivra son rapport. (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050663050) .
Pour une information complète et transparente (L 181.10.1 alinéa III) et la participation effective des citoyens au processus de décision, il manque aussi :
- le calendrier de la procédure d’autorisation : dates prévisionnelles de consultation du Coderst, de l’arrêté de décision préfectoral, et de votre propre rapport de commissaire,
- l’avis des services instructeurs (inspecteurs de l'environnement ou inspecteurs ICPE, « en parallèle de cette consultation, et au moins leur accusé réception du dossier « complet et régulier » et informations ICPE complémentaires à fournir sur les dangers et inconvénients (L 511.1) et mesures d’évitement, réduction compensation ;
- l’ avis de l’Autorité environnementale et les réponses du pétitionnaire ne sont pas communiquées non plus
- sur le mandat donné à Mme Stéphanie Charlat, ENCIS Environnement mandataire dépositaire de la demande d’autorisation de dépôt par son mandant M.Vincent, Mazureel ENERTAG Poitou-Charentes XIV : le document joint au dossier n'est pas signé par elle.
L’absence d’impact sur l’économie touristique locale n’est pas démontrée :
L'étudiant géographe Romain Garcia cité par le pétitionnaire pour sa recherche conduite il y a plus de 7 ans sur des critères d’acceptabilité des projets éoliens dans l’espace rural (thèse 2018) ne démontre pas qu’ils sont acceptés et acceptables ; il est a noté que ce travail a été produit en vue de l’obtention d’un emploi de chef de projet d’énergie renouvelable. De fait les nombreux contentieux montrent que le développement économique local du tourisme est fortement réduit par l’implantation de grandes éoliennes lorsqu'elle ne sont pas implantées dans des zones industrielles dédiées. Le déclin économique des zones rurales est accentué par la transformation des zones naturelles, agricoles et forestières en zones d'implantation d'Installations Classées pour la protection de l'Environnement.
Les éoliennes industrielles hors zone dédiée en complémentarité avec d'autres énergies ne sont pas d'intérêt public majeur.
Un exemple à suivre : le site multi-énergies de Bollène-Tricastin (CNR+ EDF) Hydroélectricité, Nucléaire, Solaire, Éolien
Julien ALGLAVE
Je m'oppose à ce projet pour les raisons suivantes :
1) pas d'avis MRAE = atteinte au droit à l'information et la participation du public ( article 2 charte de l'environnement )
2) aucune publication des avis des services de l'Etat ( biodiversité, patrimoine..) = idem
3) opposition de la maire de SURIN en raison de la saturation visuelle et des plaintes de riverains ( bruit ) : près de 240 éoliennes construites et autorisées dans les 20 kms; plusieurs plaintes de riverains pour bruits excessifs sur le registre papier
4) PLUI de la CCCP : en cours de révision, le nouveau PADD veut empêcher les nouvelles installations éoliennes
5) SCOT SUD VIENNE en son état actuel : le DOO exige une validation municipale pour autoriser les projets ( inexistante en l'espèce, la mairie est contre ) + exige des distances d'implantation prévenant les nuisances acoustiques ( or nuisances existantes )
6) effets d'encerclement et de saturation visuelle ( près de 240 éoliennes dans les 20 kms ), encerclement reconnu ( mais minimisé car seulement 3 de plus !! ) + indices habituels dépassés pour plusieurs lieux de vie
7) étude acoustique n'étudiant pas les effets cumulés avec tous les parcs du rayon de l'aire d'étude rapprochée + méconnaissance de la jurisprudence de Blanzay ( pas de prise en compte dans le bruit ambiant du bruit des parcs existants )....
8) distance EUROBATS pas respectée, garde au sol de 31 m alors que le rotor est de 150 m ( préconisations SFEPM : garde au sol de 50 m en ce cas ), aucune étude en altitude
9) nid de circaète à 3 kms + minimisation habituelle des enjeux ( pas encore étudié par mes soins )
10) arguments habituels :
- la France exporte en valeur plus que la totalité de la production annuelle éolienne et solaire, et ce, à vil prix ( 60€ du Mw/h pour un coût de soutien de plus de 80 euros pour l'éolien terrestre selon la CRE ), et avec une augmentation des épisodes de prix négatifs ( 10% du temps )
- nous décarbonons à perte les pays étrangers, les factures d'électricité augmentent inutilement
11) le trajet du raccordement n'a pas fait l'objet d'une étude d'impact en même temps que le projet : le poste source n'existe pas, il faudra le construire à plus de 20 kms à vol d'oiseau. Or perte de production par effet joule de 2 à 3,5% ( selon une étude du Sénat ), d'autant plus importante que la distance est grande. De plus le compteur de production est en sortie de parc, pas à l'arrivée au poste source : la perte est pour la collectivité !
12) le comité de projet qui s'est monté ne semble pas avoir présenté les informations exigées par la réglementation, et on ne trouve aucune réponse à l'avis émis par la municipalité lors de cette réunion
13) la notification du RNT est faite à titre de simple information sans attirer l'attention sur le délai de réponse prévus par la loi
14) la maîtrise foncière n'est pas démontrée : les extraits ne montrent pas à quel projet elle se rapporte, ni les conditions d'un substitution par la société de projet ( accords fonciers au profit de la maison mère )
15) pas de justificatifs véritables du financement, lettre d'intention peu explicite de la maison mère.
Jupiter Sen
M le commissaire enquêteur
Etude acoustique lacunaire et incomplète
L'étude acoustique jointe au dossier n'examine pas les effets cumulés du bruit avec l'ensemble des parcs éoliens situés dans l'aire d'étude rapprochée. Cette lacune est d'autant plus regrettable qu'elle ignore la jurisprudence de Blanzay, qui impose la prise en compte du bruit résiduel généré par les parcs existants dans l'évaluation du bruit ambiant. Sans cette analyse cumulée, l'étude acoustique ne peut être considérée comme représentative de la réalité sonore vécue par les riverains.
respectueusement
Jupiter Sen
Jupiter Sen
M le commissaire enquêteur
Recommandations Eurobats concernant la garde au sol
Je m'inquiète du non-respect des recommandations EUROBATS concernant la garde au sol des pales. Le projet prévoit une garde au sol de seulement 31 mètres alors que le rotor mesure 150 mètres de diamètre, quand la SFEPM préconise une garde au sol de 50 mètres dans ce cas de figure. Aucune étude en altitude du passage des chiroptères et de l'avifaune n'a par ailleurs été menée. Cette carence méthodologique fragilise gravement l'évaluation des impacts sur la biodiversité volante.
respectueusement
jean luc archimbault
Mr le commissaire enquêteur
Le projet du parc éolien "plaine du nutin" envisagé par la SAS ENERTRAG POITOU CHARENTES XIV sur la commune de Surin s'il était accepté participerai a l'aggravation de l'installation d'un vaste parc industriel éolien qui se déploie sur nos communes du sud vienne ,nord charente et du sud des deux sèvres .
Sont exploitées et autorisées par rapport au bourg de Surin ,28 éoliennes dans un rayon de 5 Kms et 56 dans un rayon de 10 Kms.
Si on considère tous les projets en cours d'instruction, il faut prendre en considération32 éoliennes dans un rayon de 5 kms et 65 dans un rayon de 10 kms
Tous les seuils d'alerte sont dèja dépassés par les parcs éoliens existants et en fonctionnement sur toutes les communes du sud vienne et nord charente .
Notre association Vent Funeste créée depuis 2006 s'oppose a tous les projets de la commune de Genouillé et aux communes limitrophes ,c'est en tant que président que j'apporte ma contribution suite a de nombreux appels de nos concitoyens (es) qui me font remonter leur "ras le bol " des éoliennes et de dire simplement trop c'est trop ,nous n'en voulons plus et refusent celui du nutin ,comme les autres a venir
En 2018 notre association avait demandée au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 25 avril 2018 par lequel la préfète de la vienne a délivré à la société Ferme éolienne de Genouillé une autorisation unique d'installer et d'exploiter un parc éolien sur la commune de Genouillé .Le 2 juillet 2020 le tribunal avait rejeté notre demande ,nous avons entamé une procédure devant la cour avant cassation afin d'annuler le jugement du TA de Poitiers .
L'audience du 30 juin 2026 la CAA de Bordeaux a annulée le jugement du 2 juillet 2020 du TA de Poitiers ainsi que l'arrêté de la préfète de la vienne du 25 avril 2018
La décision du 10 juillet 2026 est claire c'est l'encerclement de plusieurs villages qui a donné raison a notre association .
C'est pour les raisons suivantes que l'on s'oppose a ce nouveau projet sur Surin ,qui impactera les autres communes sur un encerclement de plus en plus prononcé:
Les atteintes provoquées par le projet sont :
"Encerclement de villages et de groupes d'habitations
"Saturation Visuelle
"Nuisances sonores
"Santé humaine voire animale
"Impact environnemental: paysage ,faune ,flore
" Dévalorisation des propriétés privées
"Principes de protection des zones agricoles et des espaces boisés classés au PLUI ( enfouissement de béton ,de câbles électriques d'incendie .....)
" Atteintes a des monuments historiques classés et inscrits
Voila Mr le commissaire enquêteur la contribution qui représente un nombre important de personnes de notre territoire que je voulais vous faire part ,en sachant que vous prendrez nos observations en considération afin de les faire remonter pour que se projet ne se réalise pas
Merci de votre compréhension
Contribution anonyme
Mr le commissaire enquêteur ,ce matin j'ai écris une contribution ,et je vois qu'elle n'est pas affichée
Contribution anonyme
L eolien est cher,alternatif et inutile.
Arrêtons ces projets dans un contexte de dette publique importante.
Je suis contre
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Parc éolien de La Plaine du Nutin - Etude de dangers : risque incendie – pages 64 à 66
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
A la page 60 de l’étude de dangers - 7.7 Conclusion de l’Analyse Préliminaire des Risques - on est très surpris de lire ce qui suit :
« Dans le cadre de l’Analyse Préliminaire des Risques générique, trois catégories de scénarios sont a priori exclues de l’étude détaillée, en raison de leur faible intensité ; il s’agit des incendies d’éoliennes, des incendies des postes de livraison et de l’infiltration d’huile dans le sol en raison du risque de pollution des nappes utilisées pour l’alimentation en eau potable : ». Cf. tableau 16.
Pour ce qui concerne l’éolienne elle-même (nacelle et mât) force est de constater que les moyens de lutte incendie sont absolument dérisoires : seulement 2 extincteurs, le premier dans la nacelle, le second au pied du mât.
C’est un véritable cautère sur une jambe de bois.
En effet, leur utilité se réduit éventuellement à stopper un départ de feu lors d’opérations de maintenance, sauf si la gravité oblige l’équipe d’intervention à privilégier la fuite immédiate, d’ailleurs par quels moyens ?
Les conséquences de chute d’éléments de la nacelle en feu dans le champ, sous ou à proximité immédiate de l’éolienne, ne sont pas considérés. Cet événement peut pourtant être initiateur de la propagation de l’incendie au sol et provoquer la perte totale ou partielle de la récolte aux alentours.
L’incendie d’un poste de livraison est peut-être le seul scénario « mineur » ?
Par contre, sous prétexte que les quantités d’huiles se retrouvant au sol seraient limitées, et par conséquent les volumes libérés dans le sol resteraient faibles, cette hypothèse n’est pas considérée.
C’est incompréhensible car l’infiltration de produits nocifs et dangereux peut provoquer une pollution des nappes phréatiques extrêmement difficile, voire impossible à circonscrire et pouvant durer des années.
De la même façon la diffusion possible dans l’atmosphère de produits toxiques et dangereux (PFAs) est totalement ignorée.
Il suffit de visionner quelques photographies d’éoliennes en feu pour être convaincu de l’inanité de ces exclusions a priori.
De ce fait, on ne peut que constater l’incomplétude de cette étude de dangers justifiant le rejet de ce projet.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de mon profond respect.
T. de SAINT VICTOR
PJ : incendies éoliennes et arrêté préfectoral du préfet d'Indre-et-Loir suite à l'incendie d'une éolienne le long de l'A10 du par les Chemins d'Ablis
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet de La Plaine du Nutin – tome 5 : étude de dangers – causes inconnues d’accidents, page 47
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La page 47 (jointe) du document Etude de dangers du parc éolien de la Plaine du Nutin, nouvel exemple de copier-coller personnalisé au minimum, me paraît très inquiétante.
Les promoteurs éoliens clament que la technologie de l’éolien est mûre et parfaitement maîtrisée.
La lecture de cette page 47 laisse planer quelques doutes sur cette affirmation répétée à l’envi dans toutes les études.
En effet, les graphiques des causes premières d’effondrement, de rupture de pales et d’incendie présentent une proportion substantielle de cause inconnues :
- environ 32% pour les effondrements,
- 44,5% pour les ruptures de pales (40% des accidents),
- 70% pour les causes d’incendie.
C’est énorme ! C’est totalement insatisfaisant !
Pour avoir dans ma carrière professionnelle, chez des armateurs, traité un certain nombre d’avaries et de pannes sur des navires marchands de plusieurs types (transport de colis lourds, navires rouliers, vraquiers, pétroliers, transports de produits raffinés, méthaniers…), de toutes tailles et fortement automatisés, et des sous-marins pendant mon service militaire, je sais par expérience qu’il est important de réparer des avaries.
Mais il est tout aussi important, voire plus, d’en déterminer la cause pour éviter leur renouvellement et prendre les mesures correctives qui s’imposent, matérielles, de conduite ou de formation.
La forte proportion de causes inconnues des accidents dans l’éolien m’interpelle !
Pour cette raison, je ne peux que répéter mon opposition à ce projet éolien de Surin, La Plaine du Nutin.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’assurance de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de la Plaine du Nutin – tome 5 : étude de de dangers - fonctions de sécurité, pages 56 à 59
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
ENCIS qui a réalisé l’étude de dangers pour le compte du promoteur ENERTRAG décrit 13 fonctions de sécurité, pages 56 à 59.
Comme toujours, ces études de dangers étant pour une grande part du copier-coller des études précédentes ou d’autres promoteurs éoliens, on retrouve ici le discours classique des 13 fonctions de sécurité, parfois seulement 12, avec une efficacité miraculeuse affirmée égale à 100% !!!
Ce n’est ni sérieux, ni crédible !!!!!!
Pour avoir conçu, construit, exploité et maintenu pendant près de 30 ans des navires hautement automatisés, dépassant plus de 300 m de long et de technologie de pointe (tels de nombreux méthaniers, transports de gaz naturel liquéfié, techniquement plus sophistiqués qu'une simple éolienne), une telle efficacité de 100 % n’existe pas.
Au mieux c’est un objectif.
Par ailleurs, les systèmes de redondance (« back up ») de ces fonctions de sécurité ne sont pas décrits dans cette étude. Ces systèmes de redondance sont pourtant un premier pas vers une efficacité renforcée des fonctions de sécurité.
Les diagrammes de ces fonctions ne sont pas non plus fournis, pas plus que la description, au moins sommaire, des capteurs de détection des anomalies déclenchant l’activation de la fonction de sécurité.
Un survol rapide des statistiques d’accidents, s’il en était besoin, montre par ailleurs qu’une telle efficacité de 100% n’existe pas.
D’ailleurs, comment cette efficacité de sécurité de 100% pourrait-elle exister au vu de la méconnaissance significative de la cause des accidents ?
Constatant ce manque de sérieux, et probablement l’inexpérience, hors copier-coller, du rédacteur de cette étude de dangers ainsi que de la correctrice qui l’a validée, je ne peux que confirmer mon opposition à ce projet de La Plaine du Nutin.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je reprends les termes du pétitionnaire ( contribution 6) concernant l'étude ADEME sur le prix de l'immobilier près des parcs éoliens:
"Pour ce qu’il s’agit de la question de l’impact de l’éolien sur le marché de l’immobilier, différentes études ont été menées en France depuis plus de 20 ans. Vous pouvez trouver une synthèse de celles-ci dans l’étude d’impact (pages 275 à 277). La plus récente est celle réalisée par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) en 2022, qui a analysé l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens entre 2015 et 2020. Il ressort de cette étude dans un rayon de 5km autour d’un parc éolien, les prix de l’immobilier ont baissé de l’ordre de 1,5 %, ce qui est comparable à l’impact d’autres infrastructures industrielles telles que des pylônes électriques ou des antennes de téléphonie mobile. L’impact est donc faible. D’autres études montrent qu’il existe également des régions où l’impact de l’éolien peut être positif sur l’immobilier. En effet, les investissements des retombées économiques d’un parc perçues par les collectivités territoriales pouvant être consacrés à l’amélioration de services publics et du cadre de vie des résidents comme mentionné précédemment, le développement de l’éolien peut favoriser le marché de l’immobilier."
L'étude a été réalisée sur des biens négociés à 5 kms et plus de parcs éoliens :
https://www.banquedesterritoires.fr/limpact-de-leolien-sur-limmobilier-est-nul-selon-lademe
Un impact "très difficilement observable"
L’étude ne manquera pas de susciter le débat, tant le sujet est sensible – l’Ademe souligne d’ailleurs qu’il émarge au rang de ceux pour lesquels il existe un écart "considérable" entre impact réel et impact perçu. Elle est fondée pour partie sur une enquête quantitative, établie à partir des données des ventes immobilières entre 2015 et 2020 de la base DVF de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), et non de la base de données des notaires, bien que plus précise. Comme toute étude, elle n’est pas exempte de biais. "Deux angles morts" sont notamment identifiés. D’une part, l’étude exclut les biens de caractère, "segment immobilier sur lequel les éoliennes sont susceptibles d’avoir l’impact négatif le plus fort", concède l’Ademe. D’autre part, et surtout, elle ne couvre pas les biens situés à moins de 2,5 km d’une éolienne, évidemment les plus affectés. L’étude admet également que "le faible nombre d’observations dans les fourchettes 0-5km ne permet pas de tirer d’observations robustes (…) sur un segment qui est pourtant celui où il serait logique d’observer les impacts les plus forts".
CQFD.
Cordialement.
Alain Pérochon
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique – projet éolien de La Plaine du Nutin : conclusion page 57
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Dans sa conclusion, à la page 7, ORFEA reconnaît que son étude est incomplète, au moins pour deux raisons principales :
- Vu les conditions météorologiques de la campagne de mesures du 18 mars au 5 avril 2024, seuls les bruits résiduels par vent de SSO (encore une fois avec un secteur effectivement centré sur cette direction, mais avec un angle d’ouverture de 90° trop important pour garantir que la classe de vent étudiée était bien une classe homogène, avec un bruit résiduel dépendant uniquement de la vitesse),
- L’absence complète de calcul d’erreurs de mesures et de calcul, qui interdit à l’administration de s’assurer que les résultats de mesures et prédiction du bruit par le logiciel CadnaA sont réglementairement acceptables et couvrent bien la situation la plus défavorable aux riverains du parc, l’incertitude des résultats étant inconnue.
Il faut bien admettre que malgré ces critiques majeurs, il y a une incohérence dans l’approche d’ORFEA qui conclut malgré tout positivement son étude !
Les mesures acoustiques après mise en service du parc n’ont pas pour objectif de combler les défauts majeurs de ces études.
Devant ce raisonnement biaisé, je manifeste à nouveau mon opposition à ce projet de La Plaine du Nutin.
Veuillez accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique – projet éolien de La Plaine de Nutin – effets cumulés avec les parcs voisins
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
A la page 53 de l’étude acoustique, ORFEA répète que « L’activité des parcs voisins en fonctionnement a été intégrée au bruit résiduel mesuré [de La Plaine du Nutin] étant donné que ces parcs sont indépendants du projet étudié ».
Cette intégration qui diminue l’émergence a déjà été dénoncée par Mr Patrick Kawala dans sa contribution n°11 du 25 juin 2026 à 18 :17, et la mienne, n°100 du 23 juillet 2026 à 18:22 à propos de la remarque identique de la page 9.
Malgré l’importance de cette erreur, sanctionnée par l’arrêt du Conseil d’Etat n°491871 du 2 mai 2025 se rapportant au parc éolien de Blanzay (86), il me semble inutile de la formuler à nouveau.
Je profite cependant de cette contribution pour signaler encore une fois l’absence d’échelle sur les cartes produites par ORFEA. Voir en particulier les pages 54 et 56.
De plus la carte de la page 54 est de taille insuffisante, autre défaut récurrent de cette étude ORFEA, pour intégrer les 8 éoliennes du Bois Merle. En l’occurrence cela permet à ORFEA et ENERTRAG de « masquer » visuellement la proximité des 3 parcs voisins : La Plaine de Nutin, Genouillé et Le Bois Merle.
La dernière phrase du dernier paragraphe de la page 55, « Cependant les bruits particuliers sont inférieurs aux bruits résiduels mesurés (supérieurs à 40 dB(A)) n’est pas très explicite et demande d’être développée ».
Pour ce faire, un tableau récapitulatif serait le bienvenu.
Pour toutes ces raisons, je m’oppose à ce projet de La Plaine du Nutin.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distnguée.
T. de SAINT VICTOR
Jupiter Sen
Monsieur,
Ce territoire compte déjà près de 240 éoliennes dans un rayon de 20 kilomètres. Le porteur de projet minimise l'effet d'encerclement en arguant qu'il ne s'agit « que » de trois machines supplémentaires, mais cet argument ne tient pas compte de la saturation déjà constatée. Pour plusieurs lieux de vie du secteur, les indices d'encerclement habituellement retenus sont déjà dépassés. Trois éoliennes de plus, ce sont trois éoliennes de trop dans un paysage qui a depuis longtemps atteint ses limites d'acceptabilité visuelle.
Un avis défavorable de votre part aidera protéger la Vienne de la continuation de la destruction de nos campagnes pour une production énergétique dérisoire et extrêmement chère. Respectueusement, Jupiter Sen
Joanna Sen
M le Commissaire enquêteur
Le SCOT Sud Vienne, dans son état actuel, exige une validation municipale pour tout projet éolien ainsi que le respect de distances d'implantation permettant de prévenir les nuisances acoustiques. Or la mairie concernée s'est prononcée contre ce projet, et des nuisances sonores sont déjà rapportées dans le secteur par plusieurs riverains. Le projet ne respecte donc pas les prescriptions du DOO. Je demande à ce que cette non-conformité soit examinée avec la plus grande attention par le commissaire enquêteur. Joanna Sen
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de La Plaine du Nutin – variante 2 : résultats avec Nordex N149
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les commentaires faits dans ma contribution précédente n°131 du 29 juillet 2026 à 18:12 sur les résultats de la campagne de mesures acoustiques appliqués aux éoliennes VESTAS V150 s’appliquent également aux éoliennes Nordex N149.
On peut toutefois ajouter que la définition de "l’écart" présenté par ORFEA montre bien que le but du bridage, quand il est nécessaire ce qui n’est pas ici le cas, consiste bien à rendre la gêne créée par le bruit réglementairement acceptable, non à réduire en soi le bruit !
Pour les mêmes raisons que ma contribution précédente, je m’oppose vivement à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de La Plaine de Surin – Variante 1 : éoliennes VESTAS V150 – niveaux sonores dans les ZER (Zones à Emergence Réglementée)
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les pages 39 à 42 indiquent le niveau sonore avec les éoliennes VESTAS V150, de jour comme de nuit, et la détermination de l’émergence, gêne acoustique créée par le fonctionnement des éoliennes.
Les tableaux de résultats détaillent :
- le bruit résiduel BR (bruit ambiant hors éoliennes en fonctionnement),
- le bruit particulier BP (bruit créé par le fonctionnement des éoliennes),
- le bruit ambiant résultant BA, addition logarithmique de BR et BP,
- l’émergence, différence arithmétique entre BA et BR.
Bien sûr, pour le calcul, ces tableaux se basent sur la synthétisation du bruit résiduel, de jour et de nuit, aux différents points de mesure figurant à la page 31.
Vu les vitesses de vent observées pendant la campagne de mesures acoustiques du 18 mars au 5 avril 2024, il est important de noter que ces vitesses de vent, pour le « secteur SSO », s’étalent de 3 à 7 m/s de jour, et seulement de 3 à 5 m/s de nuit.
La majorité des valeurs de bruit résiduel est donc le résultat d’extrapolations :
- de jour : 3 extrapolations pour 8 vitesses, simplement 5 « mesures »,
- de nuit : 5 extrapolations « acrobatiques » pour 8 vitesses, simplement 3 « mesures ».
Ceci est illustré par les nuages de points de bruit résiduel des pages 28 à 30.
Par conséquent, il y a une grande approximation de la valeur du bruit résiduel aux différents points de mesures, avec un vent de 3 à 10 m/s, même avec « une extrapolation linéaire bornée à 3 dB(A) ».
Dans ces conditions, comment peut-on s’assurer de la conformité réglementaire du résultat des mesures de bruit réalisés par ORFEA ?
ORFEA ne produit aucun calcul d’erreur qui aurait fourni à l’administration le degré de validité des résultats de cette campagne.
Fort de ce nouveau constat, je ne peux que m’opposer à ce projet.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique : projet de La Plaine du Nutin – page 38 : 5.2.6 Conditions météorologiques
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
ORFEA doit préciser la source de la Figure 15 : Rose des occurrences favorables utilisés pour les simulations acoustiques.
Est-ce la Figure 4 : Rose des vents annuelle du site de la page 10 de l’étude acoustique basée sur des prédictions (WRF – Europe + ERAS) ?
La somme des occurrences de la figure 15 n’est égale à qu’à 90%, non 100% comme on pourrait s’y attendre ? ORFEA doit justifier à quoi correspondent les 10% manquants.
A des périodes sans vent ?
Dans le dernier paragraphe de la page 38, ORFEA reconnaît tout d’abord l’incomplétude de son étude acoustique : « Les mesures n’ayant pu être réalisées, au vu des données météorologiques de l’hiver 2024, que sur une seule direction ».
Au lieu de conclure à la nécessité d’une campagne de mesures acoustiques complémentaire, il décide tout simplement d’appliquer les résultats (non « recommandations » ! Lesquelles ?) d’un secteur de vent de 90° d’angle d’ouverture, trop important, et centré sur la direction SSO, aux autres directions, en particulier celle du vent dominant de nord-est.
Il est inutile de dire que ce raisonnement, qui « sauve » la campagne de mesures acoustiques du 18 mars au 5 avril 2024, est inacceptable : le bruit résiduel qui aurait été mesuré par vents dominants de nord-est n’est pas celui pris en compte par ORFEA.
Dans ces conditions et approximations, je ne peux que manifester mon désaccord sur ce projet.
Je vous présente, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
PASCAL HERY
Je suis très défavorable à tout projet éolien car je pense que les éoliennes sont la peste de notre temps. Elles impactent défavorablement la biodiversité, l’environnement en général et elles ne sont pas pilotables (pas de vent, pas de courant). Ainsi, les trois quart du temps restant, il est nécessaire de faire fonctionner en relais des centrales à GAZ ou des usines à méthane ou à CHARBON comme l'exemple Allemand, ce qui provoque une explosion de la quantité de gaz à effet de serre et de CO², merci les écolos.
Seule l’énergie nucléaire répondrait à notre besoin de plus en plus important et heureusement, le gouvernant a enfin pris conscience de ce choix.
Aussi, elles renchérissent le prix de l’électricité et appauvries le patrimoine immobilier des habitants situés au plus prêt de ces machines sans compter tous les désagréments sur la santé et sur la faune sauvage volante, chauves souries, rapaces et bien d’autres oiseaux non considérés. Je réaffirme mon désapprobation à tout projet éolien.
Pascal H
May PRATE
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Ces nouvelles éoliennes vont augmenter encore l'effet d'encerclement et l'effet de saturation des riverains et des habitants des communes avoisinantes.
Les éoliennes ont un impact négatif sur la santé, un effet néfaste sur la biodiversité, nous sommes en surproduction électrique, et le coût pour l'Etat, donc pour les citoyens, est très lourd : on ne peut donc même pas dire que l'on choisit de sacrifier les riverains pour l'intérêt général ! Aucune justification !
Je vous exprime ma totale opposition à ce projet.
En vous remerciant de tenir compte de l'opposition massive,
May Prate
Nathalie Loubens
Les éoliennes quelles soient terrestres ou maritimes ne sont que des désastres écologique, sanitaire et financier, elles ne produisent RIEN !!! C'est un scandale depuis 25 ans !!! Nous n'en avons absolument pas besoin, c'est désespérant...
L'Allemagne qui a bêtement fermé ses centrales nucléaires, s'est couverte d'éoliennes et... de mines de lignite (massacrant son paysage, rasant des villages...) !!! L'Espagne idem mais au lieu de lignite (qu'elle n'a pas) de centrales à gaz !!! Non mais soyons sérieux... Ce greenwashing orchestré par Bruxelles est une HONTE !!! STOP, CA SUFFIT les milliards d'euros payés par les contribuables pour du RIEN (c'est fabuleux !), la France est sans doute suffisamment riche pour dilapider notre argent, la plupart des opérateurs allemands notamment ont été rachetés par des fonds de pensions suisse et tout en haut de la pyramide... Il y a BlackRock et autres Vangaard qui sont les vrais maîtres du monde (le président de BlackRock, ce cher M. Larrry Fink a déjà été reçu 2 fois à l'Elysée par M. Macron (tapis rouge déroulé...), pour information, un petit exemple, BlackRock a pris de contrôle du Mexique depuis des années déjà... Avec les éoliennes on paye les retraites des Mexicains... Renseignez-vous vraiment !!!
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique : projet de La Plaine du Nutin – puissance acoustique des éoliennes, pages 35 et 36
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les puissances acoustiques émises en dB(A) au niveau du moyeu (105 m) par les éoliennes potentiellement sélectionnées par le promoteur ENERTRAG sont données :
- page 35, pour les éoliennes VESTAS V150 4,5 MW STE, tableaux 5 et 6, ce dernier pour deux modes de bridage,
- page 36, pour les éoliennes NORDEX N149 5MW STE, tableaux 7 et 8, pour 17 modes de bridage.
Même si l’éolienne NORDEX N149 est plus puissante que la VESTAS V150, au bénéfice du promoteur, selon les tableaux, elle est plus bruyante surtout pour les basses vitesses de vent, y compris pour les modes de bridage non utiles selon ORFEA, au détriment des riverains.
Cette constatation devrait conduire le promoteur à minimiser la gêne acoustique, donc à sélectionner les éoliennes VESTAS V150.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de La Plaine du Nutin – 5.2.5 Les éoliennes, page 33
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Les caractéristiques des éoliennes envisagées par le promoteur ENERTRAG sont fournies à la page 33 de l’étude acoustique.
Ce point appelle de ma part quelques remarques :
- sauf erreur le mot « serration » est un mot anglais, banni des documents administratifs français depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 du roi François 1er,
- cela dit, tout le monde ne connaît pas la signification de ce mot en français,
- il s’agit de dentelures ou peignes fixés sur le bord de fuite des pales du rotor réduisant le bruit, système inspiré par les ailes des rapaces qui pour la chasse doivent être le moins bruyants possible. Il était facile pour ORFEA de décrire et d’insérer une photographie de cet équipement.
- Il semblerait qu’il y ait une confusion entre les modèles d’éoliennes, effectivement variantes, contrairement aux « variantes d’implantation » des éoliennes qui ne consiste pas à donner un seul jeu de coordonnés de positionnement des trois éoliennes PN1, PN2 et PN3. Une seule implantation a été étudiée acoustiquement.
De plus en plus surpris par ces manquements et approximations d’ORFEA, je confirme mon opposition à ce projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Silva Daniel
Bonjour,
Je ne suis pas contre les éoliens, mais là c'est trop! Asnois est encerclé des éoliens! C'est inquiétant pour la santé à cause du bruit et de la pollution lumineuse. Pour la faune sauvage, déjà le nombre d'oiseau a fortement diminué ici ces dernières années et l'implantation d'un parc d'éoliens aura un impact néfaste sur les oiseaux et les chauves-souris. De plus, l'artificialisation des sols pour les fondations en béton risque d'empirer le ruissèlement d'eau. Dans ce secteur en hiver les routes sont souvent inondées car les haies ont disparus. S'il vous plaît, ne nous imposez pas ce projet. Nous avons déjà à subir le grand nombre d'éoliens dans notre secteur.
Sincèrement,
Daniel Silva
rémi dupuis
Pourquoi continuer à implanter des éoliennes dans un secteur déjà très chargé, (crédité de 250 machines environ dans un rayon de 20 km) mais saturé en disponibilité de postes de raccordement au réseau, sans compter les projets photovoltaïques sur bâtiments et agri-voltaïques locaux.
Un autre projet est peut-être prévu en seconde partie, celui de la production d'hydrogène rendu indispensable pour valoriser une telle production d'énergie, permettant ainsi de la stocker et transporter plus facilement même si certains argumentent que ce n'est pas possible car il n'y a pas un rendement de 100% lors de la conversion mais ce serait mieux que de perdre tout ou partie de ce qui est produit quand on connait la perte qu'il y a lors du transport de l'électricité.
Dans les premier projets, les porteurs de projet argumentaient l'absence d'encerclement de la commune pour justifier leur site d'installation, avec ce projet, la commune de Surin sera vraiment encerclée si l'installation se réalise, occasionnant une gène auditive pour les personnes sensibles quel que soit le sens du vent.
Si on prend un rayon de 10 km autour du bourg, ce ne sera d'ailleurs pas la seule dans ce cas.
rémi dupuis
Dans ce projet du Nutin, je trouve inadmissible que seuls les habitants de la commune de Surin aient reçu les informations sur le projet, aucun habitant des villages de la commune de Asnois ou de Genouillé très proches du lieu d'implantation n'a reçu d'information, il en est de même pour les municipalités à qui il a pourtant été demandé de se positionné sur ce projet. Il est vrai, on l'a vu sur le projet du Bois Merle entre Châtain et Surin, que la réalisation est parfois loin du projet. Des accès qui devaient se faire en empruntant les chemins communaux, minimisant ainsi l'emprise sur les terre agricoles se sont transformés en la création d'accès en plein milieu de la parcelle, occasionnant une gène pour l'exploitation de la parcelle et n'ayant donc pas l'emprise annoncée sur les terrains considérés comme précieux puisqu'il est demandé aux communes de limité cet impact lors de la construction d'habitation et l'installation d'entreprises. Il en est de même pour les accès où un simple aménagement d'un carrefour déjà très ouvert est devenu l'ouverture d'un accès sur la parcelle voisine condamnant l'exploitation d'une parte de celle-ci et nécessitant l'arrachage d'arbres qui n'auraient pas gêné en passant sur le tracé initial. Certains poteaux téléphoniques d'une ligne qui venait d'être restaurée jugés gênants ont également fait les frais du sans gène des constructeurs quand ils ne dérangeaient pas pour le passage des éléments de la première partie des implantations passant au même endroit...
rémi dupuis
Je me demande pourquoi l'état continue à promouvoir l'installation d'éoliennes alors que c'est un gouffre financier à plusieurs niveaux :
- Les éoliennes sont produites à l'étranger, en les implantant en France, on contribue à développer l'économie des pays producteurs et de transport au lieu de chercher à les produire en France
- Lors de l'installation des premières éoliennes, un des arguments avancés par les promoteurs était la création d'emplois locaux, hors, ce sont des étrangers qui réalisent pour grande partie les travaux, il en est de même pour la maintenance des machines, il a été créé des filières de formation pour cela mais les marchés sont confiés ou sous-traités à des entreprises étrangères.
- Je n'ai jamais vu une entreprise digne de ce nom qui achetait des produits de base plus chers qu'elle les revendait, c'est pourtant ce qui est fait avec l'électricité produite par les éoliennes où l'état s'engage à payer aux promoteurs un prix plus élevé que le cours européen de l'électricité, et même à payer les KWs non produits si, pour sa stabilité, le réseau bloque la production de certaines machines pour revendre à l'Europe en dessous de ce prix. L'état qui a déjà de la peine à équilibrer son budget ne peut que creuser encore plus sa dette en procédant ainsi. Je pense qu'aucun jeune informé de cela continuerait à soutenir un projet qui contribuerait à l'obliger à payer toute sa vie et de plus en plus pour payer une dette ainsi constituée
- Il n'y a pas assez de postes de transfert de l'électricité produite dans le secteur pour la mettre à disposition du réseau, et pour preuve, dans ce projet, il n'est même pas fait mention du lieu de raccordement
Thierry de SAINT VICTOR
Surin - projet éolien de La Plaine du Nutin – page 32 : modélisation du projet ; logiciel de calcul de propagation du bruit ; calcul d’erreur
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
ORFEA à la page 32 de son étude acoustique précise qu’il a utilisé le logiciel de calcul de propagation du bruit CadnaA.
Devant l’absence presque totale d’informations sur ce logiciel et les hypothèses de calcul, il faut bien admettre qu’il s’agit d’une boîte noire.
Tous les lecteurs de cette étude ne sont pas des acousticiens chevronnés ni des utilisateurs expérimentés de ce logiciel CadnaA.
Il n’y a même pas une vue de la modélisation 3D ! C’est pourtant le B-A-BA de tout calcul.
A propos de calcul et de mesure, ORFEA n’a réalisé aucun calcul d’erreur qui aurait permis à l’administration de connaître la marge d’incertitude des résultats de cette étude d’acoustique.
Dans cette attente, je renouvelle mon opposition à ce projet et vous présente, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin – étude acoustique : tableau page 31, bruit résiduel au point 4
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
ORFEA suppose que le bruit résiduel au point de mesure 4 est égal à celui du point 5.
Sur quels critères, ORFEA se base-t-il pour estimer que les points 4 et 5 sont acoustiquement similaires ?
Est-ce une hypothèse techniquement fondée ou une simple facilité pour combler l’absence de mesures au point 4 ?
Dans l’attente d’une réponse satisfaisante, je vous prie de noter mon opposition à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma respectueuse considération.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet La Plaine du Nutin - Etude acoustique, valeurs du bruit résiduel aux points de mesure : pages 24 à 30
Monsieur le Commissaire-Acoustique,
Les pages 24 à 30 de l’étude acoustique d’ORFEA pour le compte d’ENERTRAG résument avec diagrammes vitesse du vent en m/s – niveau sonore en dB(A) et tableaux le résultat des mesures de bruit résiduel.
Ce résumé se rapporte à une étude incomplète car finalement, vu le secteur de vent observé pendant la campagne de mesures acoustiques du 18 mars au 5 avril 2024, soit 19 jours, il n’y a aucune mesure pour l’autre direction de vent dominant sur le site du projet : les vents dominants de nord-est, courants dans la région.
Sans le dire, mais sans le cacher, ORFEA suppose que les mesures acoustiques par vents de secteur centré sur la direction SSO et d’angle d’ouverture de 90° sont représentatives du site de La Plaine du Nutin.
Rien ne le prouve.
Une autre remarque concernant les résultats se rapporte aux diagrammes vitesse du vent en m/s – niveau sonore résiduel en dB(A).
En effet la taille de ces diagrammes est trop petite, mais surtout l’échelle (verticale) du niveau de bruit est aussi relativement trop petite par rapport à celle, horizontale, des vitesses du vent.
L’avantage pour ORFEA, et le promoteur, est de minimiser visuellement la dispersion des résultats en aplatissant les nuages de points.
Sans commenter chacun des points de mesures, on note une dispersion non négligeable, notamment de nuit, avec des nuages généralement beaucoup moins « plats » que ceux de jour.
La dispersion atteint 20 dB(A), même de jour au point 7.
Pour être complet, ORFEA n’indique pas en détail la méthode d’extrapolation utilisée pour calculer les valeurs des « médianes recentrées » au niveau des vitesses entières de vents, 1, 2, 3, 4… m/s ainsi que celles correspondants aux vitesses supérieures de vent, en particulier 7 m/s de jour, pour lesquelles l’opérateur d’ORFEA a toujours obtenu moins de 10 échantillons, ne permettant pas une analyse statistique. Nota * et ** de la page 31.
Pour ces raisons, veuillez noter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mon opposition à ce projet et accepter l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin – page 23 : 4.4.2 Analyse des points de mesure
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette prétendue analyse des points de mesure est laconique et quasiment sans intérêt.
Tout d’abord, il y a une faute orthographe au premier paragraphe, faute d’accord à « représentative » (sans « s ») car se rapportant à l’activité, non les activités humaine et agricole.
La description des points n’apporte aucun détail intéressant, si ce n’est que toutes les mesures ont été prises à l’extérieur des habitations, contrairement à la définition de la ZER (Zone à Emergence Réglementaire) qui indique clairement que les valeurs réglementaires de l’émergence, gêne acoustique produite par les éoliennes, de jour comme de nuit, sont définies à l’intérieur des habitations.
Contrairement à la définition des ZER (Zones à Emergence Réglementée) de l’article 2, section 1 - Généralités de l’Arrêté du 26 août 2011, aucune mesure n’a été réalisée à l’intérieur des habitations.
C’est pourtant un impératif, car les fenêtres, baies vitrées, cloisons et toits peuvent servir d’amplificateur. Il peut également apparaître un phénomène de résonance.
Les plaintes pour bruit excessif ou insupportable qui sont déposées par les riverains après la mise en service des parcs éoliens sont principalement le résultat de constatations réalisées à l’intérieur des habitations. C’est par nature un lieu de vie, en fait le principal, beaucoup plus fréquenté que les vérandas, terrasses, cours ou jardins utilisés pendant les beaux jours.
Pour chacun des points, la « description » spécifie la distance du point de mesure par apport au projet. Est-ce la distance par rapport à l’éolienne la plus proche ?
Ces « distances » sont comprises entre 500 et 553 m hormis le point 8, le plus éloigné, à 657 m !
Le manque de précisions dans l’analyse des points de mesure (§ 4.4.2, page 23) n’est même pas compensé par les fiches de ces points, pages 60 à 66 :
- Les photographies sont trop petites et ne permettent pas de visualiser suffisamment l’environnement (extrait de vue aérienne trop limité) et de l’analyser, de même que l’emplacement choisi pour le sonomètre,
- Encore une fois, la distance par rapport à l’éolienne la plus proche et son azimut ne sont pas mentionnés,
- La durée de la période de mesurage n’est pas 19 jours pour tous les points, du 18 mars au 5 avril 2024, vu les problèmes techniques rencontrés aux points 3 et 7 pour cause d’humidité, interruption, encore une fois, de durée non précisée.
Pour toutes ces raisons et une relecture très superficielle, cette étude acoustique n’est pas satisfaisante, les informations qu’elle contient erronées ou réduites au strict minimum, sans le moindre effort pédagogique.
Je m’oppose donc à ce projet et vous prie d’accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Josée Penot
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Trois éoliennes supplémentaires dans un rayon de 20km qui en compte déjà plus de 200 : il s'agit d'une atteinte au cadre de vie des habitants. La ruralité disparaît, le territoire est soumis à une pollution visuelle et auditive 24h sur 24. Je ne souhaite à personne ce genre d'emprisonnement et m'oppose à la mise en oeuvre du projet de la Plaine du Nutin.
Avec mes salutations respectueuses,
Josée Penot
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin - Etude acoustique, page 22
Complément à ma contribution n°113 du 26 juillet 2026 à 16:05 : secteur de vent pour mesure du bruit résiduel et nombre d’échantillons
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Ayant un peu l’esprit d’escalier, permettez-moi de compléter quelque peu ma contribution en référence, en particulier les questions relatives au secteur de vent « dominant » considéré pour la détermination du bruit résiduel.
En « tournant quelques pages » de l’étude acoustique d’ORFEA, j’ai trouvé la réponse à mes questions.
En effet, à la page 22, au paragraphe 4.4.1 Etat initial par vent de secteur majoritaire Sud-Sud-Ouest, il est précisé :
« Vent de direction majoritaire Sud-Sud-Ouest (centré sur 202,5°, largeur d’analyse 90°) ».
L’angle d’ouverture de la direction de vent dominant est donc de 90°.
Cet angle est beaucoup trop grand pour considérer sans la moindre démonstration qu’il s’agit là d’une classe de vent homogène dans laquelle le bruit résiduel ne dépend que de la vitesse du vent.
ORFEA devait soit considérer un angle d’ouverture plus réduit, par exemple de 60° environ, centré sur la direction SSO, soit apporter la preuve que sur le secteur de vent de 90° pris en compte le bruit résiduel ne dépendait strictement que de la vitesse du vent.
Pour cela, il suffisait de produire graphiquement le résultat des mesures sur cet angle de 90° avec une discrimination de couleur des points de mesure dans le diagramme vitesse de vent en m/s -bruit résiduel en dB(A) (nuage de points), par secteurs plus réduits, mettant visuellement en évidence cette dépendance unique du bruit résiduel à la vitesse du vent.
Cette démonstration n’existe pas. Cette méthode est pourtant fréquemment utilisée dans les études acoustiques pour justifier le choix des secteurs de mesure de bruit résiduel.
Une autre remarque majeure sur cette page 16 de l’étude acoustique se rapporte au nombre d’échantillons par période, durée de la campagne de mesures acoustiques du 18 mars au 5 avril 2024, soit 19 jours.
La Figure 14 : Histogramme présentant le nombre d’échantillons par période nécessite d’être mieux défini.
A quoi se rapporte-il exactement ?
Pour un vent de 4 m/s, on note approximativement 145 échantillons de jour et 115 de nuit.
Un coup d’œil sur le détail du nombre d’échantillons, de jour et de nuit, pour les points 1 à 3 et 5 à 8 est surprenant.
En effet, le nombre d’échantillons de l’histogramme 6 :
- approx. 145 échantillons de jour, est dépassé aux points 1 (153), 2 (150), 5 (158), 6 (156), 8 (147),
- approx. 115 échantillons de nuit, est dépassé aux points 1 (133), 5 (118), 6 (126), 8 (124) ?
Aucun dépassement du nombre d’échantillons n’et constaté aux points 3 et 7 ayant connu des problèmes techniques, humidité arrêtant les mesures pendant une durée d’ailleurs non précisée.
ORFEA doit expliquer les incohérences ci-dessus.
Pour ces raisons, je m’oppose à ce projet de La Plaine du Nutin.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
David Manson
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je me déclare opposé à ce projet car, comme indiqué dans d'autres contributions, il existe plus de 200 éoliennes autour de ce projet, avec les nuisances sonores que l'on connait. Or, l étude acoustique incluse dans la demande d'autorisation environnementale prend pas en compte les effets sonores qui seraient cumulés avec les autres parcs e l'aire d'étude rapprochée. Cela constitue un manquement majeur du dossier, d'autant que le Maire de la commune s'est exprimé contre le projet. Au minimum, le porteur du projet aurait dû prendre en compte ces effets cumulés.
Ce manquement est très important dans la mesure où cela démontre une méconnaissance de la jurisprudence récente concernant le bruit ambiant du bruit des parcs pré-existants (cf. la jurisprudence concernant le parc éolien de Blanzay).
Ce projet mérite un avis défavorable, clairement.
Bien sincèrement,
David MANSON
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique du projet de La Plaine du Nutin – classe de vitesses de vent, page 15
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Tout d’abord, avec toute mes excuses, permettez-moi de corriger ma contribution précédente relative notamment à l’indice fractile utilisé.
En « tournant la page » de cette étude, je viens de trouver la réponse à cette question. C’est l’indice fractile L50 qui a été retenu : seuls sont considérés les bruits durant au minimum 50% du temps des intervalles de mesure de 10 minutes.
Ce choix, associé à la détermination de la médiane du bruit ambiant sur chaque intervalle de vitesse du vent [V-0,5 m/s ; V+0,5 m/s], pour une classe de vent homogène, élimine les bruits les plus extrêmes donc les plus gênants.
A ce propos de « classe homogène », il faut signaler que le choix du secteur de mesure du bruit résiduel, secteur sud-sud-ouest (cf. la rose des vents pendant la campagne de mesure) n’est pas clairement défini.
Est-ce,
- au sens strict, un secteur de 45° d’ouverture, sud-sud-ouest (180° - 225°), centré sur la direction SSO avec élimination, en fait non prise en compte, des mesures de bruit résiduel correspondant aux vents qui soufflent de directions hors de ce secteur,
- ou, un secteur de plus grande ouverture angulaire, toujours centré sur la direction SSO,
- ou, une simple « appellation », sans élimination des mesures hors de ce secteur ?
Pour rappel, dans une classe homogène le bruit résiduel ne dépend que de la vitesse du vent, non de sa direction, ce qui limite la valeur de l'ouverture angulaire du secteur pris en compte..
Par ailleurs, le premier paragraphe de 3.1 Introduction, page 15, nécessite d’être explicité. Le sens du mot « ou », dans la phrase suivante, n’est pas évident : « La mesure doit être assurée pour les classes de vitesses de vent normalement rencontrées sur le site ou de 3 à 8 m/s à 10 m de hauteur. »
Pourquoi se limiter à des vitesses de vent de 8 m/s ?
Les roses de vent contenues dans cette étude (figure 4, page 10, et figure 10, page 19) se limitent aux fréquences de vent selon les directions, sans indication des plages de vitesses rencontrées !
Elles sont donc gravement incomplètes car une rose des vents digne de ce nom doit fournir pour chaque direction de vent l’occurrence (la fréquence), permettant de déterminer les vents dominants, avec les plages de vitesses de vent correspondant à ces directions.
Pour, entre autres, ce manque grave, je m’oppose à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
Jupiter Sen
M le commissaire enquêteur,
Le PLUi de la Communauté de communes est actuellement en cours de révision et le nouveau PADD affiche clairement la volonté de ne plus autoriser de nouvelles implantations éoliennes sur le territoire. Autoriser ce projet reviendrait à contredire une orientation politique locale en cours d'élaboration, avant même son adoption définitive. Je demande que ce contexte de révision soit pris en compte et que le projet soit ajourné dans l'attente de l'approbation du nouveau document d'urbanisme.
Respectueusement,
Jupiter Sen
SMF
Réponse aux observations du maître d’ouvrage à Contribution No. 6
Les réponses apportées par le maître d’ouvrage ne permettent pas de lever les réserves soulevées par le projet et appellent les observations suivantes.
1. Une information du public incomplète
La distribution d’une lettre d’information ne saurait tenir lieu d’une information complète et conforme aux exigences du Code de l’environnement. Le public n’a notamment pas pu disposer de l’avis de la MRAE, ni des avis des différents services de l’État (biodiversité, patrimoine, etc.), pourtant essentiels à l’exercice effectif du droit à l’information et à la participation du public garanti par l’article 7 de la Charte de l’environnement.
2. Une étude acoustique insuffisante
Le maître d’ouvrage se borne à rappeler les conclusions de sa propre étude acoustique sans répondre à la critique essentielle : l’étude n’intègre pas les effets cumulés de l’ensemble des parcs éoliens existants dans l’aire d’étude rapprochée. Les niveaux sonores annoncés ne peuvent donc être regardés comme représentatifs du bruit réellement perçu par les riverains.
En outre, plusieurs habitants ont déjà signalé sur le registre d’enquête des nuisances sonores importantes provenant des parcs existants. Ces témoignages démontrent que la situation actuelle est déjà dégradée. Le fait de prévoir des mesures après la mise en service ne dispense pas de démontrer, avant autorisation, l’absence de nuisances.
3. La saturation visuelle n’est pas sérieusement contestée
Le maître d’ouvrage reconnaît implicitement la forte concentration d’éoliennes dans le secteur mais se contente d’expliquer que le Sud-Vienne est favorable au développement de cette énergie. Cet argument ne répond nullement au problème soulevé.
La question n’est pas de savoir pourquoi les projets sont implantés dans cette région, mais de constater qu’environ 240 éoliennes sont déjà construites ou autorisées dans un rayon de 20 km, créant un paysage industriel d’une densité exceptionnelle.
L’étude paysagère reconnaît elle-même un effet d’encerclement, tout en le minimisant au motif que le projet n’ajoute que trois éoliennes. Ce raisonnement est erroné : une saturation préexistante ne cesse pas d’exister parce que l’augmentation paraît limitée. Les seuils habituellement retenus pour apprécier la saturation paysagère sont d’ailleurs dépassés pour plusieurs lieux de vie.
4. Les retombées économiques ne compensent pas les atteintes au cadre de vie
Les recettes fiscales annoncées ne constituent pas un critère de légalité d’une autorisation environnementale. Elles ne permettent ni de compenser les atteintes au paysage, ni les nuisances subies par les habitants, ni les incidences sur la biodiversité.
Par ailleurs, ces bénéfices doivent être mis en perspective avec le coût global du soutien public à l’éolien terrestre, les épisodes de prix négatifs de plus en plus fréquents sur le marché de l’électricité et les coûts induits par les raccordements et les adaptations du réseau.
5. Une présentation incomplète de l’impact immobilier
Le maître d’ouvrage cite exclusivement des études concluant à un impact limité sur les prix immobiliers, sans évoquer les nombreuses études internationales montrant que les effets varient fortement selon la proximité des habitations, la visibilité des éoliennes, la densité des parcs et le niveau de saturation du paysage.
Surtout, la situation de Surin est particulière. Il ne s’agit pas de l’implantation d’un premier parc mais d’un territoire déjà soumis à une concentration exceptionnelle d’éoliennes. Les conclusions générales de l’étude de l’ADEME ne permettent donc pas d’écarter tout impact sur le marché immobilier local.
Conclusion
La réponse du maître d’ouvrage reste largement descriptive et ne répond pas aux critiques de fond. Elle ne remet pas en cause les insuffisances de l’étude acoustique, ne réfute pas la réalité de la saturation visuelle et de l’encerclement, n’apporte aucune réponse à l’absence de certains avis administratifs essentiels et ne démontre pas que les impacts cumulés du projet ont été correctement évalués. Ces lacunes justifient le maintien d’un avis défavorable au projet.
un humain POPI
Veuillez consulter la carte des "projets cumulés" ci-joint.
J'ai parcouru "quelques dossiers", parfois redondants... on y trouve détaillés les impacts sur la faune, la flore, la migration,... je n'ai trouvé nulle part les impacts sur "l'humain" :
quel impact de la multiplication de ces machines dans notre région qui devient sans aucun doute une "zone industrielle",
quel impact sur l'humain de la saturation visuelle ?
quel impact sur l'immobilier ?
Serions nous devenus invisible ou "quantités négligeables" ?
NON à ce projet ! Ni ici, ni ailleurs !
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
https://territoiresdefrance.fr/pourquoi-de-plus-en-plus-de-francais-quittent-la-ville-pour-une-nouvelle-vie/
"Le besoin de nature et de calme
La recherche d’un environnement plus apaisé est devenue un facteur central dans les décisions de déménagement.
Vivre en dehors des grandes villes permet souvent de se rapprocher de la nature : forêts, littoral, campagne ou zones montagneuses. Ce changement d’environnement modifie profondément le rythme de vie.
Les trajets sont généralement plus courts, les nuisances sonores diminuent et le cadre global devient plus apaisant. De nombreux néo-ruraux évoquent une baisse notable du stress et une amélioration du bien-être général après leur départ des centres urbains."
Cruelles désillusions pour certains qui emménagent à la campagne pour quitter les villes...
Des désillusions qui se font nombreuses chez celles et ceux qui ont rêvé de vivre à la campagne et qui se retrouvent en plein cauchemar avec les bourdonnements des onduleurs photovoltaïques et les souffles éoliens des compressions du vent sur les mats par les pales, sans compter les effets stroboscopiques des ombres projetées des pales sur les habitats et les feux de position des éoliennes, clignotant jour et nuit.
En intégrant dans les bruits résiduels les sons produits par les autres parcs éoliens voisins on voit bien que le promoteur ne se soucie guère de la santé des riverains.
On en arrive à constater avec amertume que sacrifier les ruraux et néo-ruraux sur l'autel de la transition énergétique ne pose pas de problème de conscience à ceux qui, loin des parcs éoliens qu'ils développent, n'hésitent pas l'ombre d'un instant d'abonder les nuisances déjà existantes, c'est le cas rapporté par des contributeurs de Surin, et se justifier par le fait que puisque vous en subissez déjà ( nuisances ) on peut bien vous en coller quelques unes de plus.
Ce qui n'était il y a peu encore que des couloirs de nuisances devient des territoires de nuisances.
C'est la double , voir triple et plus punition pour celles et ceux qui ont choisi de vivre à la campagne.
Avec les parcs agrivoltaïques et les éoliennes , qui pour entretenir demain nos hameaux et villages ???
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Jupiter Association Cernay 86 Vent Debout
M le commissaire enquêteur
Nous soutenons sans réserve la position du maire de Surin, qui s'oppose au projet en raison de la saturation visuelle déjà largement atteinte dans le secteur. Avec près de 240 éoliennes construites ou autorisées dans un rayon de 20 km, leur horizon est saturé de toutes parts. Plusieurs contributeurs ont par ailleurs déposé des plaintes pour nuisances sonores sur le registre papier de l'enquête. Ajouter trois nouvelles machines de 180 mètres ne fera qu'aggraver à la pollution auditive et visuelle, déjà intenable pour les riverains. Merci d'émettre un avis fermement défavorable à ce projet.
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Il est surprenant , voir stupéfiant que des éoliennes de cette taille avec un garde au sol de 30 m , comme celles du Parc Le Vigeant, soient l'objet d'une demande d'autorisation environnementale sans même faire l'objet d'une demande de dérogation de destruction d'espèces protégées...
Si le projet venait à être mené à son terme, la probabilité est grande que nombre de nos amis aviens y laissent des plumes, dont la Bondrée Apivore qui est une aide précieuse dans notre lutte contre le frelon asiatique .
Quand cessera t'on de détruire sans état d'âme la biodiversité?
Il ne faudrait pas oublier que l'humain sera la dernière victime de cette destruction.
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Jupiter Sen
Monsieur Michaud, commissaire enquêteur,
Je m'oppose fermement à un autre projet d'éoliennes dans la Vienne. Je constate d'abord qu'aucun avis de la MRAe n'a été rendu public à ce stade du dossier. Or l'article 2 de la Charte de l'environnement garantit à toute personne le droit d'accéder aux informations relatives à l'environnement et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur celui-ci. L'absence de cet avis, comme celle des avis des services de l'État sur la biodiversité et le patrimoine, prive le public d'éléments essentiels pour se forger une opinion éclairée. Je demande que l'enquête soit suspendue jusqu'à la publication complète de ces avis. Respectueusement, Jupiter Sen
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique du projet de La Plaine du Nutin – calibration des sonomètres et appareils de la chaîne de mesure, page 14
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
A la page 14 de l’étude acoustique, on peut lire :
« Les appareils de mesure sont calibrés… et autocontrôlés, tous les 6 mois… ».
ORFEA doit fournir les preuves de ce qu’il avance.
Les certificats à jour de calibration et de contrôle des sonomètres et appareils de la chaîne de mesure doivent être fournis.
De la même façon, on aimerait connaître plus de détails sur les logiciels de traitement des mesures acoustiques : logique de traitement, notion de d’évènements acoustiques particuliers, élimination des bruits parasites, détermination de leur contribution effective au niveau de bruit global.
A ce stade de l’étude, on ignore quel est l’indice fractile pris en compte ? L50 ou autre ?
Dans cette incertitude, je ne peux que m’opposer à ce projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique – tableau incomplet et libellé figure 8 inexact, pages 13 et 14
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le Tableau 2 : Liste des appareils de mesure utilisés, outre les types différents, devrait préciser le point de mesure où chacun des 7 sonomètres a été utilisé.
Le paragraphe sous ce tableau 2 est complètement abscons pour les non-initiés (cf. ma contribution précédente).
Les notions suivantes devraient être explicitées : niveau de pression (du bruit), niveau équivalent, pondération A, analyses spectrales, durée d’intégration LAeq.
Celles-ci ne signifient rien pour le commun des mortels.
Le choix de pondération A, dB(A), n’est pas réellement justifié.
ORFEA ne considère que la pondération de type A (mesure de bruit en dBA, aussi noté dB (A)) qui correspond effectivement à la sensibilité de l’oreille humaine mais ne tient pas compte des infrasons et basses fréquences. Cf. arrêté du 26 août 2011.
C’est un véritable déni entretenu par le lobby éolien : « Tout ce que vous n’entendez pas ne peut pas vous nuire », aujourd’hui complètement démonté.
Si les infrasons ne sont pas audibles, ils sont cependant perceptibles par le corps humain, sans oublier les animaux, et induisent sur de nombreux sujets des troubles, caractéristiques du symptôme de l’éolien (en anglais, Wind Turbine Syndrome (WTS)), reconnu en mai 2017 par l’Académie Nationale de Médecine et aujourd’hui par l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse, 3ème chambre, du 8 juillet 2021, n° 20/0138.
Le promoteur ENERTRAG et ORFEA ayant réalisé l’étude acoustique ne peuvent plus ignorer cet arrêt et, comme le fait bon nombre de promoteurs éoliens, prétendre que les troubles constatés ne seraient dus qu’à un effet nocebo… développé aussi par les animaux !
Cette « élimination » des infrasons est d’autant plus surprenante et anormale qu’ils constituent une part prédominante des émissions sonores des éoliennes, ce d’autant plus qu’elles sont de grande taille.
Au Danemark, pays pionnier de l’éolien, ils sont pris en compte dans les études depuis 2011 !
L’atténuation des infrasons avec la distance (« divergence géométrique » ou encore, pour les physiciens, diminution avec la distance de l’angle solide de perception du bruit émis par la source sonore) est beaucoup moins importante que celle des sons de fréquences plus élevées. On peut retenir de façon simple 0,1 dB/km pour 10 Hz contre 10 dB/km pour 1.000 Hz (1kHz).
Des études et mesures réalisées récemment en Finlande (2016 et 2017) ont démontré que l’atténuation des infrasons n’est significative qu’à environ 15 km. Dans des conditions très favorables, on les « sent » encore à 90 km.
A ce sujet, on peut consulter l’étude de l’Association finlandaise pour la santé environnementale (Finnish Association for Environmental Health (SYTe)).
De ce fait, la prise en compte des infrasons dans les études acoustiques des projets éoliens est un impératif sociétal et sanitaire.
C’est justement l’objet de l’étude RIBEOLH, étude officielle en cours, suscitée par l’avis de l’ANSES de 2017, qui comprend les axes suivants :
- Etude épidémiologique des effets du bruit éolien sur la santé humaine
- Etude psychoacoustique et physiologique des infrasons et sons de basses fréquences
Or, s 'agissant des infrasons, ceux-ci ne sont ni mesurés ni évalués, en dépit du fait que les éoliennes sont présumées nocives pour la santé (présomption de nocivité L 512-1, pour les intérêts protégés par L 511-1 du code de l'environnement).
Nul promoteur ne peut ignorer l’arrêt de la Cour d’appel de Toulouse cité plus haut et l’existence de cette étude RIBEOLH en cours en continuant à clamer haut et fort l’innocuité des infrasons.
Pour être complet, le libellé de la Figure 8 : Photographie du mât installé sur site est incorrect : cet équipement est tout sauf un mât, contrairement au mât de la figure 7.
Pour toutes ces raisons, je ne peux que m’opposer à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet de La Plaine du Nutin – étude acoustique pages 11 et 12, tableau et figure incomplets
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le Tableau 1 : Emplacement des points de mesures e la figure 6 : Localisation des points de mesures des pages 11 et 12 de l’étude acoustique d’ORFEA pour le compte d’ENERTRAG sont incomplets et erronés.
Tout d’abord, la notion de distance des 7 points de mesure (sur 8 prévus) par rapport au « projet » n’a pas beaucoup de sens et est beaucoup trop vague, l’élément déterminant est la distance de chacun des points par rapport à l’éolienne la plus proche (à définir : E1, E2 ou E3 ainsi que la distance) et l’azimut de celle-ci.
Le tableau 1 est erroné : tous les points de mesure ne sont pas à « l’Est du projet ».
La figure 6 devrait indiquer la position des éoliennes. Encore une fois : elle est trop petite et sans échelle, pourtant B-A-BA de cartographie.
Le petit mât pour mesurer la vitesse du vent à 10 m de haut (Figure 7 : photographie du mât installé sur site) ne se trouve pas au centre du projet.
Ces approximations renforcent mon opposition à ce projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de La Plaine du Nutin – pas d’effort didactique réel sur l’acoustique
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Cette étude acoustique réalisée par ORFEA pour le compte du promoteur ENERTRAG offre la particularité d’une quasi-absence d’effort didactique, hormis la page 67 sur 68 : 11. GLOSSAIRE.
S’ils ont fait l’effort de la consulter jusqu’à la dernière page, déjà en soi une performance fort louable, les non-initiés ressortent de la lecture de cette étude aussi ignorants sur l’acoustique qu’ils l’étaient auparavant.
Les explications des notions élémentaires d’acoustique sont vraiment réduites au strict minimum si bien que cette étude apparaît, une nouvelle fois, pour la majorité des lecteurs comme une boîte noire.
Fort de ce constat regrettable, je renouvelle mon opposition à ce projet et vous prie d’accepter l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin – Etude acoustique : Rose des vents annuelle, page 10 sur 68
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
A la page 4 de l’étude acoustique d’ORFEA on trouve à la Figure 4 : Rose des vents annuelle du site (WRF – Europe + ERA5), une rose des vents annuelle.
Cette appellation « annuelle » n’étant pas courante dans les études de phénomènes météorologiques (vent, pluie, températures, neige… vagues, houle) il est indispensable que le promoteur qui a fourni à ORFEA cette « rose des vents annuelle » en dise un peu plus sur le logiciel WRF (Weather Research and Forecasting) semble-t-il consulté par ENERTRAG.
Quelle est précisément la période considérée (dates, durée) pour obtenir ce résultat, a priori, « rose des vents long terme » du site de La Plaine du Nutin, la zone exacte de calcul (coordonnées, dimensions) ?
Il faut savoir que la durée minimum pour déterminer des valeurs long terme pour ce type de données, le vent en l’occurrence, est de 3 ans.
En fait, s’il s’agit simplement de définir les vents dominants, tous les habitants de la région savent pertinemment que les deux directions dominantes sont le sud-ouest et le nord-est, sans bien sûr connaître le pourcentage de chacun des secteurs considérés.
A la page 19, la Figure 10 : Directions du vent sur site pendant la campagne de mesure du 18/03/2024 au 05/04/2024 montre que cette rose des vents, en pourcentage d’occurrence, n’est pas vraiment représentative de la rose des vents long terme du site. En effet, pendant la campagne de mesures acoustiques n’ont été principalement observés que des vents du secteur NO-SSE.
La quasi absence des autres secteurs, notamment le secteur de vent dominant de NE, est flagrante.
Stricto sensu il n’y a pas eu de mesures du bruit résiduel pour ce secteur dominant. C’est une lacune grave car, ainsi que je l’ai déjà signalé, le bruit résiduel n’est pas isotrope, c’est-à-dire indépendant de la direction.
Cette lacune ne permet pas de déterminer l’émergence du bruit par vent dominant de nord-est, l'émergence qualifiant justement la gêne acoustique imposée aux riverains.
La campagne acoustique est incomplète, trop courte, au vu des résultats obtenus.
Raison de plus pour s’opposer à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique – tome 4.2 : remarque, page 9 sur 68 – intégration du bruit des champs voisins dans le bruit résiduel du parc éolien de La Plaine du Nutin
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
A la page 9 sur 68 de son étude acoustique, ORFEA fait la remarque suivante :
« L’activité des parcs voisins (Cerisou, Grands Champs, Herbes Sauvages et Rives Charentaise)s a été intégrée au bruit résiduel mesuré étant donné que ces parcs sont indépendants du projet étudié ».
Le promoteur ENERTRAG, et surtout ORFEA, société spécialisée dans le « management acoustique », ne peuvent pas ignorer l’arrêt du Conseil d’Etat n°491871 du 2 mai 2025 se rapportant au parc éolien de Blanzay (86) (cf. pièce jointe).
Selon cet arrêt, le code de l’Environnement, article R 122-5, exige que les émergences acoustiques soient calculées de la façon suivante :
- pour le projet étudié, le bruit résiduel doit être vierge de toute activité des sources sonores voisines, parcs éoliens ou installations bruyantes,
- addition pour le calcul du bruit ambiant du projet considéré de toutes les contributions sonores des parcs voisins,
- sachant que l’émergence, mesure de la gêne acoustique pour les riverains, est le résultat de la soustraction arithmétique du bruit ambiant par le bruit résiduel, tout bruit éolien étant exclu.
La méthode suivie par ORFEA n’est pas conforme à cette jurisprudence et au code de l’Environnement article R 122-5, quand bien même elle suit les préconisations du Guide relatif à l’élaboration des études d’impacts des projets de parcs éoliens terrestres – Version révisée d’octobre 2020, point 7.6 Méthode d’analyse des effets cumulés, pages 142 et 143.
Par ailleurs, il faut être conscient que la méthode d’ORFEA minimise systématiquement l’émergence (bruit ambiant – bruit résiduel).
En outre, elle n’a pas grand sens physique car elle revient à différencier selon l’émetteur du bruit la gêne acoustique produite, ce que l’oreille des pauvres riverains impactés n’a cure.
Encore une fois, le promoteur et ses bureaux d’études doivent considérer la situation la plus défavorable pour les riverains, rappel maintes fois répété par la MRAe dans ses avis.
Les remarques précédentes me confortent dans mon opposition à ce projet.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de mon profond respect.
T. de SAINT VICTOR
Patrick Kawala
Je suis contraint d'adresser mes pièces en deux fois, en raison du refus qui m'a été notifié de les passer d'un seul jet... Ce registre est pénible d'utilisation !
Patrick Kawala
SUITE...
Le bureau d'études le sait fort bien et pourtant minimise les risques et ne conseille ni un évitement du site, ni le dépôt d'une demande de dérogation.
Je joins aux présentes contributions, une note adressée en 2020 par la LPO à propos du circaète dans la VIENNE : il est en danger d'extinction et on y recensait une dizaine de couples seulement.
Il est intéressant de noter que dans le cadre de cette note afférente à un autre projet, il était mentionné la hauteur de vol de ces rapaces, qui le rendrait tout à fait vulnérable par le présent projet :
●● "Par ailleurs nous avons affaire à une espèce qui vole généralement à des hauteurs comprises entre 20 et 100 mètres lorsqu’il recherche ses proies, presque exclusivement des reptiles. Les mâts prévus dans le projet faisant « 125 m de hauteur pour des rotors d’au plus 150 m de diamètre, soit une hauteur maximale des aérogénérateurs en bout de pale de 200 m », l’impact potentiel est indéniable."
Dans ces conditions, pour ce motif supplémentaire touchant à la biodiversité, ce projet ne saurait prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
SUITE...
" Risques de collision Le Circaète Jean-le-blanc, étant donné son caractère peu méfiant vis-à-vis des éoliennes peut être victime de collision lorsqu’il est moins vigilant (concentré sur une proie par exemple) ou lorsque les conditions climatiques sont difficiles (brouillard, vent fort). Des comportements à risque tels que des vols planés et des chasses ont déjà été observés à hauteur de pales (Yáñez et al., 2013). D’après les suivis espagnols, les vols « à risque » ne représentent que 8 % des contacts sur 139 données (Lekuona et Ursua, 2007). 74 cas de mortalité ont été recensés en Europe (Dürr, 2023), et le niveau de sensibilité est évalué à 3 sur une échelle de 4, grade relativement élevé. Le Circaète Jean-le-Blanc est listé à l’Annexe I de la Directive Oiseaux et est classé comme déterminant ZNIEFF en Poitou-Charentes.
Les résultats des suivis de mortalité disponibles concernant les parcs éoliens localisés dans l’AEE du projet n’ont pas mis en évidence de cas de mortalité pour cette espèce. Compte tenu de l’éloignement du site de reproduction vis-à-vis du site d’étude (environ 3 km), l’impact lié aux risques de collision est évalué comme faible pour la population locale de Circaète Jean-le-Blanc.
De plus, pendant toute la durée de l’exploitation, les plateformes localisées au pied des éoliennes seront entretenues de façon à les rendre non attractives pour les reptiles, proies potentielles du Circaète Jeanle-Blanc (mesure MN-E4). L’impact n’est pas de nature à remettre en cause l’état de conservation de la population locale ni sa dynamique. Il est à noter que le suivi de mortalité réglementaire du parc (Suivi réglementaire ICPE ; Mesure MN-S2) permettra de vérifier la bonne évaluation du niveau d’impact sur cette espèce"
Les conclusions que l'on peut tirer de cette étude sont :
1) un couple de circaètes niche à moins de 3 kilomètres d'une éolienne ( on ignore la distance exacte : est ce plus proche de 2 que de 3 kilomètres )
2) ils fréquentent le site pour se nourrir: un circaète a été vu en chasse en 2023 à 1200 mètres à l'est de l'aire d'étude immédiate
3) ils sont sensibles aux risque de collision, mais aucune trace dans les suivis de mortalité des six parcs que le bureau d'études a consulté ( lesquels ? y avait il des nids de circaète à proximité ? y a t'on vu des circaètes en chasse ? ). Il est bien clair qu'il s'agit là d'une affirmation sans emport destinée à endormir le public
4) ils ne perdront pas de territoire de chasse, ils s'adapteront aux éoliennes du projet ( !! )
En réalité, ces conclusions auraient dû conduire le bureau d'études à recommander d'éviter le secteur ou de déposer une demande de dérogation pour destruction/perturbation d'espèces protégées.
Sans avoir à chercher beaucoup, une coupure de presse relative à un événement de 2024 et une indication de la base officielle ARIA montrent que 2 circaètes ont été tués en France récemment sur des parcs éoliens.
En l'espèce, le risque ne passe pas ipso facto de MODERE à NUL, bien au contraire.
"Extrait base ARIA :
EXTRAIT BASE DE DONNEES OFFICIELLES ARIA
N° 63143 - 07/03/2024 - FRANCE - 15 - RAGEADE
D35.11 - Production d'électricité
Lors d’un suivi environnemental sur un parc éolien, le bureau d’études découvre au sol un cadavre de circaète Jean-le-Blanc, espèce vulnérable localement, à 76 m d’une éolienne. Les fragments d’os décomposés et secs ne permettent pas de déterminer si le décès est imputable aux turbines.
Le site se trouve sur une voie de passage d’oiseaux migrateurs aussi bien au printemps qu’en automne. Le circaète fait également partie des espèces qui nichent à proximité du parc éolien et qui chassent sur la zone du parc."
L'espèce nichant à proximité immédiate ( moins de 3 kilomètres ) et utilisant le site d'implantation comme territoire de chasse, le risque est majeur.
Le porteur de projet ne propose aucune mesure sérieuse d'évitement et de réduction. Aucun système de détection et d'effarouchement n'est proposé.
Il est fait référence aux mesures de suivi, qui toutefois ne sont pas des mesures d'évitement et de réduction et qui pourront intervenir après la réalisation d'un impact...
A SUIVRE
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
L'étude écologique minore volontairement les impacts.
En voici un premier exemple pour le circaète Jean le Blanc, surnommé l'aigle du Poitou, espèce protégée, dont la population est faible dans la VIENNE ( une trentaine de couples ).
Rappelons qu'une femelle ne produit qu'un seul oeuf par an, que son territoire de chasse avoisine les 60 kilomètres carrés, qu'il peut accomplir jusqu'à 30 kms pour se nourrir, qu'il se nourrit de reptiles, et qu'il est sensible aux risques de dérangement et de collisions.
Dans un premier temps, j'entends rapporter les conclusions de l'étude écologique le concernant, qui minimise manifestement les risques :
"Circaète Jean-le-Blanc Dans le cadre des inventaires avifaunistiques sur les aires d’étude, le Circaète Jean-le-Blanc a été observé une fois, le 5 septembre 2023, en chasse à environ 1 200 mètres à l’est de l’AEI, dans l’AEE.
Celui-ci n’a jamais été observé dans la ZIP. Il est à noter que le rapport de consultation des données de l’association Charente Nature signale la reproduction d’un couple au sud de l’AEI. Une fois les éoliennes installées, ce site de reproduction se trouvera à environ trois kilomètre du rotor de l’éolienne E1.
Perte d’habitat / Effet barrière
Le Circaète Jean-le-Blanc est une espèce qui semble peu farouche vis-à-vis des éoliennes. Plusieurs références bibliographiques témoignent d’observations d’individus exploitant des zones de chasse favorables à proximité d’éoliennes (Yáñez et al., 2013 ; Albouy, 2015). Malgré son caractère peu farouche vis-à-vis des éoliennes, ce rapace reste visiblement méfiant face à ces infrastructures. Dans l’Aude où un couple se reproduit à proximité des éoliennes, celui-ci n’a jamais été observé traversant un parc à hauteur de pales, préférant le survoler ou le contourner (Albouy, 2005). La présence d’un couple nicheur à trois kilomètres du parc et la grande taille du domaine vital (zones de chasse) chez cette espèce signifient que le Circaète Jean-le-Blanc est susceptible de fréquenter la zone d’implantation occasionnellement ou de la survoler lors de sa recherche alimentaire.
Compte tenu la capacité d’adaptation de ce rapace, il est probable que cette espèce n’exclue pas le site du projet pour sa recherche alimentaire. Ainsi, la perte d’habitats de chasse attendue pour cette espèce est estimée faible.
Aussi, sur le site du projet de la Plaine du Nutin, le faible nombre d’éoliennes ainsi que l’espace importants entre les éoliennes ne devrait pas générer d’effet barrière trop contraignant pour cette espèce. Dans le but de vérifier cette adaptation, le Circaète-Jean-le-Blanc fera partie des espèces ciblées par le suivi spécifique des rapaces qui sera mis en place durant les trois premières années suivant l’installation du parc (Suivi réglementaire ICPE ; Mesure MN-S2).
L’impact de la perte d’habitat et de l’effet barrière sur la population locale de Circaète Jean-le-Blanc est estimé faible. Ces impacts ne sont pas de nature à affecter de manière significative la population locale. Néanmoins, dans le but de s’assurer de l’adaptation du Circaète Jean-le-Blanc aux nouvelles structures, cette espèce fera partie des espèces ciblées par le suivi spécifique des rapaces fréquentant le site qui sera mis en place durant les trois années suivant l’installation du parc (Suivi réglementaire ICPE ; Mesure MN-S2). Ce suivi permettra d’étudier le comportement de l’espèce vis-à-vis du parc éolien.
..... A SUIVRE
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – étude acoustique – tome 4.2 : analyse du site : figures 1 et 2, page 8 sur 68
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Sans aller jusqu’à dire que la Figure 1 : Secteur d’étude, par sa taille, est une véritable miniature qui ressemble à une gravure chinoise sur grain de riz, je ne comprends pas pourquoi ORFEA a choisi de produire, tout au long de son étude acoustique pour le compte d’ENERTRAG, des figures, cartes et photographies si petites !
En outre sur cette figure 1 manque la position des trois éoliennes et du mât de mesures météorologiques de grande hauteur (s’il existe ? avoir plus loin ?).
De même quel est l’intérêt de la Figure 2 : Photographie de l’environnement, si ce n’est fournir une petite touche de verdure, espace de respiration (avec cependant visible, au moins, une éolienne sur la droite) que le promoteur ENERTRAG espère bien « combler » par son projet.
Je vous confirme mon opposition à ce projet et vous prie d’agréer, Monsieur le Commisaie-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien de La Plaine du Nutin – tome 4.2 : étude acoustique : article 28, page 6 sur 68
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Sauf erreur de ma part, l’arrêt du Conseil d’Etat du 8 mars 2024 a annulé les protocoles acoustiques 2021, 2022 et 2023 ainsi que l’article 28 de l’arrêté du 26 août 2011 (référence aux dispositions de la norme NFS 31-114 dans sa version de juillet 2011).
Pourquoi le bureau d’étude ORFEA, et le promoteur ENERTRAG, s’obstinent-ils à y faire référence ?
Comme souligné dans ma contribution précédente, ce projet ne peut pas prospérer.
Dans cette attente, je vous prie, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, d’accepter mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – Projet de La Plaine du Nutin – Tome 4.2 Etude acoustique – page 4 sur 68
Utilisation indue du projet de norme NFS 31-114 – Dernière minute
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
L’examen méticuleux de cette étude acoustique pour le projet La Plaine du Nutin met en évidence plusieurs anomalies de nature à tromper les autorités.
La plus grave concerne l’utilisation indue du projet de norme NF S31-114 qui est inapplicable, ce projet ayant été abandonné suite à la dissolution en juillet 2017 du groupe de travail AFNOR en particulier faute de consensus entre les experts.
Je dois avouer que je ne comprends pas très bien le sens de cette « dernière minute ».
Ce projet de norme (ou cet avant-projet, selon ORFEA) PR-S 31-114 utilise la méthode des médianes pour le calcul des valeurs de bruit résiduel L50.
Par son arrêt du 8 mars 2024 n°465036 des Sections du contentieux, 6ème et 5ème chambres, réunies le Conseil d’Etat a statué définitivement sur l’illégalité de cette méthode : le projet de norme NFS 31-114, bien que figurant dans l’arrêté du 26 août 2011, n’a pas valeur de norme.
Associée à l’usage de l’indice fractile L50,10 min (seuls sont retenus les bruits apparaissant plus de 50% du temps lors des intervalles de mesure de 10 minutes), cette méthode aboutit à une double élimination des bruits les plus extrêmes, donc les plus gênants pour les riverains.
Je pensais naïvement que le promoteur ENERTRAG, et ses bureaux d’étude tel qu’ORFEA, avait l’obligation de toujours se placer dans les hypothèses de calcul et mesures les plus défavorables pour les riverains ? Pour reprendre les termes de cette « dernière minute », c’est la seule « inspiration » que le promoteur devait suivre.
Ce n’est pas le cas. Il s’agit d’une grave lacune.
De ce fait, ce projet ne peut pas prospérer tel qu’il est aujourd’hui présenté.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
ÉLISABETH BONNIN
Mes observations contre le projet de PE SURIN sont formalisées en pièce jointe.
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien La Plaine du Nutin – Absence d’avis MRAe
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Comme vous le savez ce projet se caractérise, ente autres, par l’absence d’avis de la MRAe (Mission Régionale d’Autorité environnementale).
Comme beaucoup de contributeurs, quand je consulte les documents mis sur le site de la préfecture lors de consultations publiques, je me « précipite » sur l’avis de la MRAe qui, si l’on peut dire, sert de référence car provenant d’un organisme indépendant et compétent sur la qualité du dossier soumis.
C’est ordinairement un très bon résumé du projet.
A mon sens, cette absence d’avis constitue un défaut grave sur la « complétude » de l’information (cf. par exemple les contributions n°86 et 70).
Fort de ce constat regrettable, je ne peux que m’opposer à ce nouveau projet dans une zone déjà, non complètement saturée … mais en fait « sursaturée ».
Je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, à l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
David Manson
Je suis contre ce projet parce que la commune de Surin est encerclée d'éoliennes déjà.
En effet, on recense plus de 220 éoliennes dans un rayon de 20 kms autour. C'est invraisemblable de faire subir cela à un village, d'autant que le maire de celui-ce s'est prononcé contre le projet du fait des plaintes présentées par des riverains contre le bruit dans le registre papier.
Un avis défavorable est bien mérité.
Bien sincèrement,
David Manson
Annette Archimbault
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce jointe
Contribution reçue le 20/07/2026
Association Sud Vienne Aéro-Modélisme
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce jointe
Contribution reçue le 20/07/2026
Association Vent funeste Genouillé
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce jointe
Contribution reçue le 20/07/2026
HUBERT MOREAU
Monsieur le commissaire enquêteur
ce projet d'implantation d'éoliennes doit faire l'objet d'un avis défavorable de votre part pour plusieurs raisons :
- ce territoire est déjà saturé par ces machines soit le chiffre de 200 éoliennes dans un rayon de 20 kms. La jurisprudence administrative est très sensible à ce phénomène et retoque de nombreux projet sous le prétexte de saturation.
- l'information du public fait défaut du fait de l'absence d'avis de la MRAe.
- la mairie de Surin est opposée à ce projet. Il faut respecter les décisions des élus locaux.
Je vous remercie de prendre en compte ces éléments.
Respectueusement.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Comme nous aurons l'occasion de le montrer, l'étude écologique a minimisé les enjeux ainsi que les impacts pour la faune volante protégée.
En premier lieu, aucune étude en altitude n'a été réalisée pour les chiroptères, ce qui n'est pas conforme aux bonnes pratiques :
Extrait étude écologique :
"En l’absence d’écoute en hauteur dans l’étude d’impact, les modalités de la programmation des aérogénérateurs prévue sont établies d’après la bibliographie et selon les retours d’expérience sur plusieurs parcs éoliens. L’objectif est de couvrir au mieux l’activité chiroptérologique et de réduire la mortalité des chauves-souris fréquentant la zone du parc éolien de façon optimale."
Il est complètement inadmissible de prétendre sauvegarder des espèces protégées en se référant, sans étude de terrain en altitude, à la bibliographie
En second lieu, le projet prévoit trois éoliennes de 181 m avec rotor de 150 m, donc la garde au sol n'est que de 30 mètres.
Or la SFEPM recommande, lorsque le rotor dépasse les 90 m, de respecter une garde au sol de 50 mètres au minimum.
Extrait recommandations SFEPM
• De proscrire l’installation des modèles d’éoliennes dont le diamètre du rotor est supérieur à 90 m. Les résultats de Dürr 2019 montrent que pour les éoliennes à diamètre de rotor > 90 m, le nombre moyen de mortalités chute au-delà de 50 m de garde au sol, mais il reste supérieur au nombre moyen de mortalités pour les plus petits rotors. Si des éoliennes à diamètre de rotor > 90 m devaient tout de même être installées, il s’agit donc de proscrire celles dont la garde au sol est inférieure à 50 m.
Enfin, la distance de 200 mètres par rapports aux lisières, préconisée par EUROBATS n'est pas respectée.
ENCIS n'explique pas en quoi cette préconisation était impossible à respecter, ni en quoi elle serait inadaptée à la présente situation.
Dans ces conditions, il apparaît clairement que les fondamentaux n'ont pas été respectés pour les chiroptères au niveau de la réalisation de l'état initial ( absence d'études en altitude ) et des mesures d'évitement ( garde au sol et distance aux lisières ).
Un refus s'impose donc de plus fort
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Pour rebondir sur la dernière contribution de Mme de PONTFARCY, il apparaît effectivement que ce projet porte atteinte notamment au principe d'utilisation rationnelle ( au sens d'économe ) de l'énergie, qui est l'un des intérêts protégés par l'article L 511-1 du code de l'environnement :
- comme il a été démontré ( cf rapports du RTE ) la France exporte à vil prix ( environ 60 € du Mw/h ) une électricité qu'elle produit à prix d'or ( pour l'éolien terrestre, plus de 80 € ), quant elle n'exporte pas à prix négatif ( 10% selon le rapport semestriel 2026 du RTE )
- lorsqu'un porteur de projet imagine s'implanter, comme en l'espèce, à plus de 20 kms à vol d'oiseau ( donc au moins 25 ou 30 kms de tracé ), il s'expose à l'effet joule qui entraîne une perte de production en moyenne de 2 à 3,5% qui varie selon la distance parcourue ( cf annexe, extrait du rapport du Sénat ), cette perte étant à la charge du réseau puisque le compteur de production est situé en sortie de parc et non pas à l'arrivée au poste source.
En l'espèce, très clairement, ce projet porte atteinte au principe d'utilisation rationnelle de l'énergie.
Il ne peut donc être autorisé
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – projet éolien de La Plaine du Nutin – ma contribution n°78 du 21 juillet 2026 : complément
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
En complément de ma contribution n°78 du 21 juillet 2026 à 18h16, je me permets de vous signaler que la réponse à la question posée dans ma contribution précédente réside tout simplement par la fourniture par ORFEA qui a réalisé l’étude acoustique du projet, et le promoteur ENERTRAG, des données brutes obtenues pendant la campagne de mesures acoustiques du 18 mars au 5 avril 2024.
Avec ces données brutes, non fournies à ce jour, il est facile de s’assurer qu’ORFEA n’a pas fait d’amalgame des mesures de bruit résiduel du secteur Sud-Sud-Ouest, largement prépondérant pendant la campagne, et celles des autres secteurs, faisant peut-être ainsi, sans le dire, une mesure de bruit résiduel toutes directions ?
C’est la première question suggérée par la rose des vents observée pendant la campagne qui n’est pas représentative de la rose des vents long terme du site, cette dernière mettant en évidence deux directions de vents dominants, sud-sud-ouest (ou sud-ouest) et nord-est, typiques de la région.
Ces directions de vent dominants sont bien connues des (futurs) riverains du projet qui savent pertinemment que le bruit résiduel (bruit ambiant en l’absence de toute éolienne en fonctionnement, ou inexistantes) dépend fortement de la direction du vent.
Si ce n’était pas le cas, Surin serait le seul endroit au monde, hormis le désert en l’absence de relief et la pleine mer, où le bruit serait isotrope, c’est-à-dire indépendant de la direction du vent.
En l’absence de réponse à ma question, je ne peux que m’opposer à ce projet de La Plaine du Nutin.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Dans la foulée du dépôt de la contribution n° 79, sont enregistrées deux contributions anonymes non argumentées favorables à ce projet.
Comment pourraient-elles être argumentées face aux déclarations et constats de RTE et du Haut-commissaire à l'énergie atomique qui sont sans appel.
Aucun argument ne peut être en faveur du développement de ce projet.
Comment ce projet n'a-t-il pas été rejeté par la préfecture dans un territoire saturé d'éoliennes? Il n'aurait pas dû passer par la phase consultation du public.
Cette demande d'autorisation environnementale doit se voir opposer un arrêté de refus.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Contribution anonyme
Je pense que les projets de b ma commune pour des éoliennes sont très important et bien.
Contribution anonyme
Je suis pour la construction éoliennes
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Le RTE, dans son Bilan du premier semestre 2026, déclare que
« le nombre d’épisodes de prix négatifs a augmenté (407 heures en un semestre, soit 10% du temps, contre 363 heures au premier semestre 2025 et 513 heures sur l’année). Cette hausse s’accompagne de l’apparition de prix fortement négatifs, avec l’atteinte le 26 avril et le 1er mai de niveaux très négatifs inédits (- 478,8 €/MWh et -498,7 €/MWh). La volatilité des prix s’est ainsi accentuée. »
https://assets.rte-france.com/prod/public/2026-07/2026-07-16-bilan-semestre1-synthese.pdf
Cette déclaration du RTE confirme et conforte les AVERTISSEMENTS DU HAUT-COMMISSAIRE A L’ENERGIE ATOMIQUE dans sa Note du 10 juillet 2025 (en pièce jointe) :
Page 1 :
« Depuis mars 2025, cette SURCAPACITE DE PRODUCTION ELECTRIQUE s’est manifestée de manière massive : ces PRIX NEGATIFS OU NULS en milieu de journée, lorsque la production photovoltaïque (PV) est maximale, ont été constatés durant 23 jours sur 30 en avril 2025 et 29 jours sur 31 en mai 2025.
« SI CETTE SURCAPACITE DE PRODUCTION AUGMENTE ENCORE, LE COUT POUR LE CONTRIBUABLE SERA CONSIDERABLE POUR UNE ELECTRICITE QUI NE SERA NI PRODUITE, NI CONSOMMEE, L’ÉTAT INDEMNISANT LES PRODUCTEURS D’ELECTRICITE SOLAIRE ET EOLIENNE MEME LORSQU’ILS NE PRODUISENT PAS. »
Page 4 :
« NOUS VIVONS DANS UNE SITUATION DE SURCAPACITE DE PRODUCTION, QUI SE TRADUIT PAR UNE EXPLOSION DES EPISODES DE PRIX NEGATIFS OU NULS. »
« Les épisodes de prix spot négatifs ou nuls, rares jusqu’en 2023, ont explosé au cours des deux dernières années (voir figure 2 ci-dessous). Ils sont en passe de devenir la norme.
Ces prix nuls ou faibles, mais FORT COUTEUX POUR LA COLLECTIVITE, en journée, n’empêchent pas les prix de s’élever lorsque le soleil se couche (pendant la canicule – sans vent évidemment – les prix spot sont montés à 235 € / MWh en France, 476 € / MWh en Allemagne le 1er juillet dernier). »
Il est pure folie que de vouloir installer des parcs éoliens encore et encore, contrevenant au principe de l'utilisation rationnelle de l'énergie, principe qui suppose une utilisation économe de l'énergie et donc une bonne gestion des deniers publics.
Cet intérêt protégé de l’article L.511-1 du code de l’environnement est cité seulement l’étude dangers, tome 6, page 10 (pdf 11) mais sans être analysé. Le porteur de projet ne semble absolument pas concerné par la prescription de l’article L.121-1 du code de l’énergie.
Ce projet est absolument inutile en France.
Un arrêté de refus ne peut qu’être requis pour ce projet.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – Projet éolien La Plaine du Nutin – Volume 4.1, 3.3.2 Analyse des mesures de l’état sonore initial : « secteur de vent majoritaire » sud-sud-ouest, page 124
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Lors de la campagne de mesures acoustiques, du 18 mars au 5 avril 2024, soit 19 jours, les vents observés ont été majoritairement de secteur sud-sud-ouest.
On voudrait être sûr que la détermination du bruit résiduel a bien éliminé les mesures correspondant aux vents venant d’autres directions.
Dans le cas contraire, la classe de vent de secteur Sud-Sud-Ouest dont le bruit résiduel calculé, de jour et de nuit, est donné par le Tableau 44 : Synthèse des niveaux de bruit résiduel en période hivernale - Secteur sud-sud-ouest ne correspond pas à une classe de vent homogène.
Pour une classe homogène, le bruit résiduel (hors fonctionnement de toute éolienne) ne dépend que de la vitesse du vent, pas de sa direction.
Petite remarque : le printemps commence le 20 mars. La majeure partie de la campagne de mesure a donc été réalisée en période printanière (seulement 2 jours en hiver). Le terme « période Hivernale » n’est pas à 100% approprié.
Je vous prie de noter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mon opposition à ce projet et vous prie d’agréer mon respect distingué.
T. de SAINT VICTOR
Catherine Kawala
Monsieur,
Relisant ma contribution, je vois qu'elle est signée du nom de mon mari ! Désolée pour cette mauvais manipulation due à notre ordinateur commun et aux suggestions automatiques qu'il propose.
Cordialement
Catherine KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
J'observe que ce site semble vouloir faire un tri géographique des contributeurs puisque le formulaire comporte plusieurs cas de figure pour les communes d'origine des intervenants.
Or ce tri est totalement illégal et strictement sans emport : chaque citoyen français qui est contraint de participer au financement des mécanismes de soutien aux éoliennes, est fondé à donner son avis sur tous les projets qui émergent dans notre pays.
Par ailleurs, pour ce qui est des habitants soumis au SCOT SUD VIENNE ( communautés de communes CCVG et CCCP ), ils sont tous fondés à vouloir que soient respectées les prescriptions du SCOT relatives à l'éolien.
Enfin, quiconque connaît le secteur est aussi légitime à intervenir : les paysages et la biodiversité sont des biens communs comme le rappelle l'article 2 de la charte de l'environnement : "Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement ".
Un refus de ce projet s'impose de plus fort
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Catherine Kawala
Monsieur
Il n'est pas raisonnable d'avoir installé près de 240 éoliennes dans un périmètre de 20 kilomètres autour de SURIN.
Lorsque nous prenons la RN 10 pour nous rendre en Charente, c'est toujours un moment très pénible de passer au milieu de ces forêts de mâts gigantesques qui saccagent la qualité de vie de habitants et détruisent leur environnement.
Mais ce n'est jamais assez pour ces prédateurs qui utiliseront jusqu'au dernier mètre carré disponible.
Il est vrai que s'il n'y avait pas la rapacités de quelques propriétaires terriens, cette invasion n'aurait pas lieu.
Il n'y a strictement aucun retour vertueux de ces installations : l'IFER versée aux collectivités est le fruit des taxes payées par les Français pour soutenir les installations éoliennes et il en est de même des loyers payés aux propriétaires fonciers.
S'il n'y avait pas d'éoliennes, les besoins électriques du pays seraient néanmoins couverts ( la France exporte à vil prix plus d'électricité que n'en produisent annuellement le solaire et l'éolien ) et la facture d'électricité s'en trouverait allégée par une suppression des soutiens et donc des taxes prélevées.
Dans l'annonce récente de l'augmentation du tarif de l'électricité, on nous parle de la remise en état et du développement des réseaux.....pour s'adapter au déploiement anarchique des Enr, alors de surcroît que la consommations électrique stagne !
Pour toutes ces raisons, un refus s'impose
Cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Vous trouverez en annexe les tableaux, extraits des études du porteur de projet, qui recensent les parcs éoliens en activité et autorisés figurant dans un rayon de 20 kms autour du projet.
On dénombre rien moins que 44 parcs pour un total hallucinant ( si j'ai bien compté ) de ...239 éoliennes !
ENERTRAG se moque littéralement du monde lorsqu'elle conteste tout effet cumulé pour les intérêts protégés.
J'observe d'ailleurs un vice majeur au niveau de l'étude naturaliste : le bureau d'études n'a manifestement pas pris la peine d'étudier les relevés de suivis disponibles pour les parcs en exploitation les plus proches.
Il précise n'avoir étudié que six relevés de suivis pour des parcs situés dans l'aire d'étude éloignée.
Il n'indique pas de quels suivis il s'agit et il ne précise pas pourquoi il ne s'est pas procuré les relevés des parcs plus proches, sachant que tous les suivis sont disponibles et accessibles auprès de l'inspection des installations classées.
Il faudrait donc prendre pour parole d'évangile les affirmations du bureau d'étude selon lesquelles ces six relevés correspondant aux parcs les plus lointains, n'auraient rien révélé d'anormal.
C'est évidemment une insuffisance importante : on ne peut réaliser une étude des effets cumulés sur la faune sans se procurer les relevés de suivis des parcs en activité situés dans les aires d'études immédiate et rapprochée.
Dans ces conditions, l'étude naturaliste est insuffisante et les effets cumulés n'ont pu être appréhendés.
J'invite Mr Max BOISSON à nous communiquer les justificatifs de ses demandes de communication des relevés de suivis de mortalité et de comportement, auprès des services compétents, pour tous les parcs en activité des aires d'études immédiate et rapprochée, de nous indiquer quels ont été les 6 suivis consultés par le bureau d'étude et de les communiquer sur le présent registre afin de permettre l'information du public.
Ce projet ne pourra prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
La réponse apportée au désarroi de Madame TUGAUT (Observation N°2) par le pétitionnaire montre arrogance et mépris, ce qui est extrêmement choquant.
Cette contribution pourrait être intitulée : HYPOCRISIE DU PETITIONNAIRE OU COMMENT FAIRE AVALER LA PILULE.
Reportons-nous à un extrait de la réponse à l’observation N°2
« Par ailleurs, le projet éolien de la Plaine du Nutin aura bien des RETOMBEES BENEFICIANT AUX RESIDENTS DE LA COMMUNE DE SURIN. En effet, LES RETOMBEES ECONOMIQUES ANNUELLES PERÇUES PAR LA COMMUNE DE SURIN, estimées à 32 800 €, pourront FINANCER DIVERS PROJETS COMMUNAUX, permettant ainsi d’AMELIORER LE CADRE DE VIE OU ENCORE LA BIODIVERSITE LOCALE. La communauté de communes et le département de la Vienne bénéficieront également des RETOMBEES ECONOMIQUES du parc de la Plaine du Nutin, contribuant au financement des services publics locaux et aux capacités d’investissement du territoire. Le projet générera en outre une activité économique bénéficiant aux acteurs locaux (entreprises dans le domaine des travaux publics et du transport, restaurateurs, salariés d’hôtels, responsables de gîtes) lors de la phase travaux. Enfin, des mesures économiques concernant individuellement chaque riverain, comme le FINANCEMENT PARTICIPATIF, peuvent être mises en place. »
L’unique réponse : l’ARGENT !
Le projet avec ses trois aérogénérateurs industriels de 180 mètres de haut va intensifier le saccage du cadre de vie des habitants et les retombées économiques amélioreraient ce dernier ???
NON ! L’argent ne peut pas tout acheter, les nuisances subies, encerclement, saturation visuelle, surplomb, écrasement, bruit, effets sur la santé…
Ces critères qui sont des troubles anormaux de voisinage, reconnus comme tels par la jurisprudence, ne sont pas inventoriés dans les contraintes techniques et environnementales retenues pour implanter un projet dans la réponse à Monsieur GARDNER et Madame HURD (contribution N°5).
Un arrêté de refus ne peut que s’imposer.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
HELEN GALE
Vous avez demandé que ma contribution soit faite en français et non en anglais, et je la fournis donc.
1. Il y a beaucoup d'Anglais vivant dans cette région et un bouton de traduction n'est pas disponible sur votre site, et il devrait l'être. Nous sommes en 2026 et une telle technologie est facilement disponible.
2. Vous proposez un bouton 'Contactez-nous', mais il ne fonctionne pas, ce qui me semble être un échec de votre part.
3. La première chose que les gens veulent voir, c'est une carte montrant où ces éoliens proposés vont être. Pourquoi ne pas la rendre claire et accessible ?
4. J'ai reçu 6 e-mails de votre part, soi-disant avec une réponse, avec un bouton qui dit voir la réponse en cliquant ici. Ce bouton ne fonctionne pas
5.Je vis dans la commune d'Asnois et ces éoliens sont dans la commune de Surin, et pourtant c'est Asnois et ma propriété en particulier qui subissent l'impact visuel de ces éoliens.
6.Nous vivons ici depuis six ans et avant l'achat, j'avais spécifiquement posé la question à la fois à l'agent immobilier et au notaire au sujet des éoliennes et on m'avait dit qu'aucune n'était prévue alors qu'il y en avait. J'en ai quatre à la fin de ma propriété et ma propriété a été considérablement dévaluée à cause d'elles et est devenue moins vendable.
7.J'ai des chevaux et l'endroit où j'avais l'habitude de monter n'est plus accessible pour moi à cause des éoliennes qui effraient les chevaux et qui peuvent potentiellement me mettre dans des situations dangereuses.
8.La région est saturée d'éoliennes. On ne veut pas en voir d'autres gâcher la campagne. Mettez-les ailleurs pour que la charge soit répartie équitablement et pas seulement sur nous.
9.Je suis allé à l'événement de consultation à Surin aujourd'hui, et malgré tous les brochures brillantes, (qui contenaient d'ailleurs plusieurs photos non autorisées de ma propriété) il n'y avait toujours pas de carte concluante des sites proposés pour les éoliennes. Après des recherches approfondies chez moi, il est clair que le système de cartographie que vous utilisez ne correspond pas à Google Maps, ce qui rend difficile de localiser exactement où les propositions se situeront. Il semble qu'il y ait peut-être une ruse pour embrouiller le spectateur en rendant cela aussi difficile que possible.
10. En conclusion, je suis vraiment très en colère que davantage de ces éoliennes soient prévues dans une zone déjà saturée. Nous n’en voulons pas, mettez-les ailleurs. Celles que j’ai dans ma vue ont considérablement réduit le plaisir que je prends de ma propriété qui est à côté d’un château classé. Assez c’est assez. ...
Catherine Kawala
Monsieur
Je prolonge ma contribution j'ai enfin trouvé dans le dossier description de la demande, en pièces annexes, les justificatifs de notification du RNT.
Cependant, j'observe que la lettre de transmission présente cet envoi comme une simple information, alors que le texte légal dispose :
L181-28-2 du code de l'environnement :
"Sans préjudice des dispositions de l'article L. 181-5, le porteur d'un projet concernant une installation de production d'électricité à partir de l'énergie mécanique du vent adresse aux maires de la commune concernée et des communes limitrophes, un mois au moins avant le dépôt de la demande d'autorisation environnementale, le résumé non technique de l'étude d'impact prévu au e du 2° du II de l'article L. 122-3.
Dans un délai d'un mois à compter de l'envoi du résumé non technique et après délibération du conseil municipal, le maire de la commune d'implantation du projet adresse au porteur de projet ses observations sur le projet. En l'absence de réaction passé ce délai, le maire est réputé avoir renoncé à adresser ses observations.
Le porteur de projet adresse sous un mois une réponse aux observations formulées, en indiquant les évolutions du projet qui sont proposées pour en tenir compte.
Le présent article est uniquement applicable aux installations de production d'électricité à partir de l'énergie mécanique du vent relevant du 2° de l'article L. 181-1."
L'envoi déclenche un délai très bref au sein duquel la commune d'implantation peut faire valoir officiellement ses observations, avec obligation corrélative pesant sur le porteur de projet, de répondre en indiquant les évolutions du projet pour tenir compte de ses observations.
Or en présentant cette communication comme une banale information, le porteur de projet a manifestement cherché à endormir la municipalité afin qu'elle ne réagisse pas officiellement dans le délai, et qu'il n'ait pas à proposer une évolution de son projet.
Il s'agit là d'une manoeuvre inadmissible qui vicie la procédure, le dossier de demande ne pouvant être déposé si ce protocole n'est pas respecté.
Voilà encore un motif de refuser ce projet
Cordialement
Catherine KAWALA
Catherine Kawala
Monsieur
Ce type de consultation est présenté comme devant favoriser la participation du public.
Or nous ne disposons :
- ni d'un avis de la MRAE
- ni des avis et demandes de compléments émis par les différents services de l'état ( rien sur les milieux naturels, les paysages, le patrimoine ), alors pourtant que le porteur de projet est nécessairement en possession de ces documents.
Votre rôle étant de veiller à la bonne information du public, je vous remercie d'interpeller le porteur de projet qui jusqu'à présent ne fait pas preuve de transparence.
J'observe également que la preuve de la notification du RNT aux communes et la réponse de la commune d'implantation n'est pas non plus versée au dossier, contrairement aux usages
Cette consultation est donc pour le moment insatisfaisante, voire irrégulière faute d'une information suffisante du public.
Ce projet inutile, nocif et coûteux doit être refusé
Cordialement
Catherine KAWALA
La MRAe a été saisie par l’autorité administrative. En application du V. de l’article L. 122-1 et du II. de l’article R122-7, l’absence d’avis dans le délai de deux mois vaut absence d’avis de la MRAe. La notification d’absence d’avis a été mise en ligne sur cette plateforme dès sa réception.
Les avis réglementaires reçus ont été mis en ligne sur la plateforme également à leur réception : avis de l’Agence Régionale de la Santé du 14 avril, avis de l’armée du 27 avril, et avis de l’aviation civile du 5 juin. L’instruction du dossier étant encore en cours, aucun autre avis réglementaire n’a pour l’instant été partagé avec le porteur du projet.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
En annexe de l'étude d'impact figure le compte rendu de la réunion du comité de projet qui s'est tenue.
Son contenu montre de toute évidence que les règles ci après du code de l'énergie n'ont pas été respectées :
"R 211-9 du code de l'énergie :
"-Le comité de projet se réunit avant le dépôt de la première demande d'autorisation du projet afin de débattre de la faisabilité et des conditions d'intégration dans le territoire couvert par celui-ci, sur la base des éléments mentionnés à l'article R. 211-10.
« Le porteur de projet indique au comité de projet les conséquences qu'il entend tirer des observations émises dans ce cadre."
"R. 211-10 du code de l'énergie .
« Le porteur de projet indique au comité de projet les conséquences qu'il entend tirer des observations émises dans ce cadre.
« Art. R. 211-10.-Le porteur de projet présente au comité de projet :
« 1° Les objectifs du projet, ses principales caractéristiques, ses enjeux socio-économiques, son coût prévisionnel, sa puissance projetée et ses impacts potentiels significatifs sur l'environnement et l'aménagement du territoire ;
« 2° En outre, pour les projets d'installations mentionnées aux 1° à 6° de l'article R. 211-6 :
« a) Les principales caractéristiques des équipements créés ou aménagés en vue de sa desserte ;
« b) Les options de localisation envisagées, avec un plan parcellaire et des références cadastrales, une justification du choix du site et un extrait du zonage des documents d'urbanisme applicables ;
« c) Les options de raccordement envisagées ;
« d) Le cas échéant, la réponse aux observations formulées par le maire de la commune d'implantation du projet en application de l'article L. 181-28-2 du code de l'environnement.
« Ces éléments sont accessibles au public par voie électronique. »
Outre qu'on ne voit aucune trace de la présentation des informations requises, on ne trouve aucune réponse aux avis négatifs de la mairie.
Dans ces conditions, la procédure est irrégulière, ces formalités n'étant pas de pure convenance mais motivées par le fait que le projet se situe dans une zone non choisie comme zone d'accélération, la loi ayant voulu favoriser orienter les seuls projets vers les zones d'accélération.
Ce projet ne pourra donc qu'être refusé.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le dossier capacités financières ne contient aucun engagement bancaire relatif au financement.
La lettre d'intention de la maison mère ne contient aucun engagement ferme de prêter l'argent nécessaire à l'apport personnel de 15%. Les engagements sont vagues, conditionnés au maintien de la détention du capital ( un départ avant construction est donc possible !! ) et limités à la date de construction.
Dans ces conditions, la preuve des capacités financières n'est pas apportée.
Ce projet doit être refusé
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le dossier relatif à la maîtrise foncière n'établit nullement que le porteur de projet ait le droit de construire son projet.
Les extraits produits ne détaillent pas le projet auquel ils sont sensés se rapporter ( le document principal n'est pas communiqué ), et n'indiquent pas sous quelles conditions une société de projet pourrait s'y substituer.
Il est à noter que les prétendus accords fonciers ne sont pas consentis à la société de projet mais à la maison mère qui n'a pas la qualité de pétitionnaire.
Or c'est le pétitionnaire qui doit disposer de la maîtrise foncière.
Dans ces conditions, cette exigence réglementaire n'est pas satisfaite.
Ce projet ne peut qu'être refusé.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Conformément à l’article R. 181-13 du code de l’environnement, le dossier de demande d’autorisation environnementale doit uniquement comporter « un document attestant que le pétitionnaire est le propriétaire du terrain ou qu'il dispose du droit d'y réaliser son projet ou qu'une procédure est en cours ayant pour effet de lui conférer ce droit ».
Pour satisfaire à cette obligation, la jurisprudence administrative considère de manière constante que le porteur de projet n’est pas tenu de joindre à son dossier de demande la preuve de la maitrise foncière du projet, le code de l’environnement exigeant seulement la production d’un document suffisamment précis permettant d’en attester. Le dossier de demande n'a dès lors pas à comporter les titres et contrats fonciers requis pour la réalisation du projet (voir par exemple : CAA Douai, 01/02/2024, n° 22DA00707, §10 ; CAA Nantes, 21/05/2021, n° 20NT01557, §5).
Le dossier de demande d’autorisation environnementale du projet de la Plaine du Nutin comporte bien les éléments exigés par le code de l’environnement.
La pièce 3 présente la justification de la maîtrise foncière du projet. Les parcelles concernées par les ouvrages du projet sont décrites en page 2. Une lettre est également jointe au dossier et reprise en page 4, dans laquelle la société ENERTRAG Poitou Charentes XIV SAS « atteste sur l’honneur, conformément à l’article R. 181-13 du Code de l’environnement, être en possession de toutes les autorisations foncières permettant la réalisation du projet éolien de la Plaine du Nutin situé sur la commune de Surin, et notamment nécessaires au dépôt de la demande d’autorisation environnementale dudit projet ; ou qu’une procédure est en cours ayant pour effet de [conférer à la société] ces autorisations ».
La circonstance que les contrats fonciers aient été conclus par la société mère est sans incidence sur le respect des dispositions précitées, dès lors qu’ils comportent une clause autorisant le transfert des droits qu’ils confèrent à la société de projet, ce qui a d’ailleurs été mis en œuvre, comme indiqué en page 2 de la même pièce.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le porteur de projet a certifié que son projet était conforme aux documents d'urbanisme, notamment au PADD du PLUI de CIVRAISIEN en POITOU.
Il a simplement oublié un léger détail : ce PLUI est en cours de révision, le nouveau PADD et le projet ont été arrêtés et transmis aux personnes publiques.
Voici un extrait du nouveau PADD et les liens vers les documents ;
ORIENTATION 3 AXE 4 DU PADD
"• Conduire un développement raisonné des énergies renouvelables dans le respect du territoire et de ses habitants Le Civraisien en Poitou entend encourager et encadrer le développement volontaire de la transition énergétique dans le respect d’une politique globale concertée de gestion du territoire. Il s’agira de prioriser le développement des lieux de production des énergies renouvelables sur des sites ne portant pas atteinte à des espaces de qualité agronomique, environnementale, valeur paysagère, patrimoniale ou touristique. Dans ce sens, on privilégiera notamment les friches et les carrières à réhabiliter pour l’implantation de fermes solaires. Toutefois, en raison d’un grand nombre d’éoliennes présentes sur le territoire, les nouvelles implantations d’éoliennes seront évitées."
Délibération CCCP d’arrêt du projet de révision et approuvant la révision et le nouveau PADD
https://www.civraisienpoitou.fr/sites/default/files/2026-02-18_delib_visa_arret_projet_plui.pdf
https://www.civraisienpoitou.fr/sites/default/files/padd_plui_debattu_visa.pdf
On voit donc clairement que les élus ne veulent plus de nouvelles implantations d'éoliennes en raison du grand nombre déjà présent.
Lorsque le préfet se prononcera sur le présent projet, le nouveau PLUI sera certainement opposable et ENERTRAG sera contraint de s'y soumettre ( article L 514-6 du code de l'environnement ).
En toute hypothèse, la volonté des élus doit être respectée, aucun passage en force n'est tolérable.
Les éoliennes participent en effet du développement durable qui est défini par cinq objectifs énumérés à l'article L 110-1 du code de l'environnement, au rang desquelles figure "la cohésion sociale", ce qui suppose un respect de la volonté du peuple et de leurs élus.
Ce projet ne pourra qu'être refusé.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le raccordement externe au poste source, même s'il dépend de travaux ultérieurs et d'un autre maître d'ouvrage, doit être étudié en même temps que me projet éolien dont il fait partie.
C'est ce qu'indique clairement l'article L 122-1 III du code de l'environnement :
"Lorsqu'un projet est constitué de plusieurs travaux, installations, ouvrages ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, il doit être appréhendé dans son ensemble, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l'espace et en cas de multiplicité de maîtres d'ouvrage, afin que ses incidences sur l'environnement soient évaluées dans leur globalité."
Cette obligation est incontestable et maintes fois rappelée par la MRAE.
Or, le porteur de projet n'a pas déféré à cette obligation, se contentant de vagues affirmations.
Il considère qu'un raccordement serait possible sur le poste du Sud Vienne ( qui n'est pas encore créé ! ) distant de 21 kms à vol d'oiseau :
Extrait étude d'impact :
5.1.4.3.2 Hypothèses de raccordement D’après le site internet de Caparéseau23, les postes source les plus proches du parc éolien de la Plaine du Nutin sont ceux de : • Civray, situé à environ 10,5 km à vol d’oiseau au nord-ouest du projet ; sa capacité réservée au titre du S3REnR restant à affecter s’élève à 1,7 MW seulement ; • Saint-Saviol, à 12,9 km au nord-ouest, et Bodut, à 10,9 km à l’ouest sur la commune de Taizé-Aizie dont les capacités réservées au titre du S3REnR sont saturées. D’autres options concernent le poste de Ruffécois ou celui de Sud Vienne, postes dont la création est prévue par le S3REnR. Nota : Les distances indiquées ici s’entendent à vol d’oiseau ; le tracé de raccordement suivra la voirie et leur sera par conséquent supérieur.
Dans la mesure où la procédure de raccordement (SRD) n’est lancée réglementairement qu’une fois l’Autorisation Environnementale accordée, le tracé du raccordement externe n’est pas déterminé à ce stade du projet : seules des hypothèses peuvent être avancées, privilégiant le passage en domaine public. Une fois la demande d'Autorisation Environnementale déposée, SRD pourra proposer un poste source et un itinéraire de raccordement différent. Au vu des données disponibles dans le S3REnR de Nouvelle-Aquitaine, son adaptation n°2, et des informations disponibles sur Caparéseau, le porteur de projet ENERTRAG suppose que le parc éolien de la Plaine du Nutin sera raccordé sur le futur poste source de Sud Vienne (soit un raccordement de 21 km environ)."
Le raccordement pressenti est donc situé à 21 kms à vol d'oiseau, ce qui est complètement fou en raison :
- de l'effet joule qui entraîne une perte de production proportionnelle au kilométrage
- du fait que les pertes sont à la charge du réseau et non pas du producteur car le compteur de production est situé en sortie de par et non pas à l'arrivée. Je demande à Mr Max BOISSON de chiffrer la perte de productible et le préjudice pour le réseau
Les effets de ce raccordement externe ne sont pas étudiés avec ceux du reste du parc. S'ils ne le sont pas maintenant, ils ne le seront jamais.
De plus, la création du poste Sud Vienne est hypothétique de sorte que le présent projet est incomplet : sans poste source, il n'y a pas de projet éolien !
Dans ces conditions, ce projet ne peut qu'être refusé
Bien cordialement
Patrick KAWALA
La question du raccordement du parc au réseau électrique a fait l’objet d’une analyse attentive. Les démarches de raccordement, permettant notamment de déterminer le tracé précis de celui-ci et d’analyser ses impacts dans le respect du Code de l’Environnement, ne pourront être démarrées qu’une fois la délivrance de l’autorisation environnementale, conformément aux procédures en vigueur. Un raccordement le long du domaine public est priorisé, afin de limiter les impacts environnementaux : le raccordement privilégie une liaison électrique implantée en accotement des routes et entièrement souterraine, sans impacts paysagers et limitant ceux sur la biodiversité.
L’effet Joule est un phénomène physique par lequel une partie de l’énergie électrique est dissipée sous forme de chaleur lors du passage d’un courant dans un matériau conducteur. Cet effet est donc bien proportionnel à la distance parcourue par le courant électrique. Ainsi, les pertes par effet Joule sont une caractéristique intrinsèque aux réseaux de transport et de distribution d’électricité. A l’échelle nationale, ces pertes correspondent à environ 7 à 8 % de l’électricité injectée sur les réseaux.
Pour le projet de la Plaine du Nutin, les pertes pour 3 éoliennes de 5 MW situées à 21km d’un poste source représentent des pertes de l’ordre de 4 à 5% par rapport à la production du parc (environ 2 GWh/an de pertes). Les pertes exactes dépendront des caractéristiques précises du raccordement, inconnues à ce jour, ces valeurs constituent donc un ordre de grandeur prévisionnel.
Plus une centrale de production d’électricité est locale, moins les pertes sur les réseaux de transport et de distribution sont importantes. En favorisant une production décentralisée et plus locale, les parcs éoliens contribuent à la maîtrise des pertes électriques.
Enfin, les postes sources du Sud-Vienne et de Ruffécois sont inscrits au S3REnR de Nouvelle-Aquitaine, et ont une date de mise en service prévue à l’horizon 2027. Leur création fait partie prenante du développement du réseau électrique et ne peut donc pas être considérée comme hypothétique. Pour votre information, les travaux du poste source du Sud-Vienne ont démarré cet été.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
La révision générale du SCOT SUD VIENNE qui concerne les communautés de communes VIENNE et GARTEMPE et CIVRAISIEN EN POITOU, a été décidée en 2024.
En 2025, le Syndicat du Scot a établi le bilan du SCOT à 6 ans prescrit par la loi ( voir pièce annexe ).
S'agissant des énergies renouvelables et de l'éolien en particulier, voici des extraits de ce bilan ;
"Développement et gestion de l’énergie :
Le projet politique du SCoT retient le principe d’un développement maîtrisé des équipements de production d’énergie éolienne, cohérent avec les autres enjeux du territoire.
Les PCAET fixent les capacités maximales de développement de cette énergie sur le territoire. En lien avec les enjeux d’aménagement de présentation exposés dans l’ensemble du SCoT, les enjeux d’intégrité sanitaires des habitants et notamment des nuisances sonores et les enjeux climatiques nationaux et régionaux à la fois de production en énergie renouvelable, de limitation des consommations énergétiques et de diminution des gaz à effet de serre.
À l’heure du bilan, il est constaté que le territoire du Sud Vienne est quasiment autonome sur le plan énergétique. Bien que depuis 2015, la consommation d’énergie finale en Sud Vienne a augmenté de 2%, 51 % de sa consommation d’énergie finale reste produite à partir d’énergies renouvelables. L’éolien est la filière la plus utilisée sur le territoire du SCoT Sud Vienne (50 %), suivi du bois énergie (23 %), puis du photovoltaïque (12%).
Sur le territoire du SCoT, 39 parcs éoliens sont en fonctionnement ou autorisés (196 mâts au total). Cela représente une puissance de 531 GWh soit 50% des énergies renouvelables produites en 2021. L’éolien terrestre semble suffisamment développé sur le territoire au regard des objectifs du SRADDET. Dans ce cas, des zones favorables à l’éolien terrestre tout comme des zones d’exclusion sont à définir afin de préserver cette ressource énergétique, les milieux naturels et les paysages."
Il est particulièrement remarquable de noter qu'en 2025, 51% de la production d'énergie finale du territoire est d'origine renouvelable, pourcentage bien supérieur aux objectifs français ( 33 % en 2030 ) et européens ( 42,5% en 2030 !! )
Par conséquent, nul besoin d'accepter de nouveaux parcs éoliens, la contribution aux objectifs préconisés par le SRADDET étant suffisante de l'ais des élus ( étant rappelés que leur réalisation est conditionnée par un rééquilibrage infra-régional comme le prône l'objectif 51 ).
Les élus entendent donc maîtriser me développement éolien.
Dans l'attente de cette révision, le DOO du SCOT s'applique et s'oppose au présent projet.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Ce projet n'est pas compatible avec la prescription 72 du DOO du SCOT SUD VIENNE, notamment sur les points suivants :
Extraits DOO SCOT SUD VIENNE :
"Le SCoT retient le principe d’un développement maîtrisé des
équipements de production d’énergie éolienne, cohérent avec les
autres enjeux du territoire.
Les PCAET fixent les capacités maximales de développement de
cette énergie sur le territoire, en lien avec les enjeux d’aménagement
de présentation exposés dans l’ensemble du SCoT, les enjeux
d’intégrité sanitaires des habitants et notamment des nuisances
sonores et les enjeux climatiques nationaux et régionaux à la fois de
production en énergie renouvelable, de limitation des
consommations énergétiques et de diminution des gaz à effet de
serre, conforme aux engagements nationaux en vigueur.
Dans les PLUi, les capacités de développement de l’éolien devront
être justifiées en tenant compte des enjeux identifiés en matière
d’habitat, de patrimoine à protéger, de paysages à ménager, de
biodiversité à préserver, de sécurité et de santé publique.
De façon générale, la réalisation d’équipements de production
d’énergie éolienne est autorisée aux conditions suivantes :
.. - Les projets limitent les impacts visuels des infrastructures (mats et
pales) dans l’environnement et justifient d’une intégration paysagère
cohérente avec les enjeux paysagers et patrimoniaux du SCoT SUD
VIENNE ;
- La zone de déploiement des éoliennes respecte une distance
suffisante des habitations pour garantir sans équivoque l’absence
totale d’incidences sanitaires avérées ou potentielles sur les
habitants à proximité. Les nuisances sonores sont particulièrement
prises en compte dans le choix de cette distance."
Or, en premier lieu, comme il a été démontré, ce projet accentue les impacts visuels et d'encerclement de SURIN.
Par ailleurs, la population s'est déjà manifestée pour se plaindre des impacts acoustiques des parcs existants.
Le présent projet, qui ainsi qu'il a été exposé, considère que le bruit des installations voisines doit être intégré dans le bruit résiduel pour le calcul des émergences, accentue ainsi encore la nuisance sonore.
Dans ces conditions, il ne peut être autorisé.
Il est à noter qu'ENERTRAG s'est bien gardée dans son étude d'impact, de faire état de ces dispositions du DOO du SCOT SUD VIENNE qui contrarient son projet.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le présent projet est en infraction avec la prescription 71 du DOO du SCOT SUD VIENNE ( auquel est soumis la commune de SURIN ) :
"Le développement des projets d’éoliennes pourra se faire dans un exercice
de concertation participative renforcée à l’échelon communal. Les acteurs
du monde associatif, les associations locales de riverains ou de préservation
de l’environnement, les habitants, et bien entendu les élus locaux, doivent
être sollicités de façon régulière tout au long de l’élaboration du projet
d’éolien, qui doit retenir in fine l’assentiment positif des conseils municipaux
concernés."
Or il n'y a pas d'accord des conseils municipaux concernés.
J'observe que cela a été affirmé à plusieurs reprises par le maire et ses collègues, tant en réponse aux courriers d'ENERTRAG que dans le cadre du comité de projet mis en place et dans celui de la présente consultation.
Le projet ENERTRAG doit être compatible avec le PLUI qui doit lui même être compatible avec le DOO du SCOT.
Dès lors, en l'absence d'accord des municipalités concernées, ce projet ne peut qu'être refusé.
Il est à noter que les comités de projet sont mis en place dans les zones qui n'ont pas été choisies par les élus comme des zones d'accélération de l'éolien. La loi APER a entendu réserver aux municipalités le soin de déterminer s'ils entendent favoriser le développement de l'éolien ou d'autres Enr sur leur commune, ce qui n'est pas le cas et aurait dû arrêter les velléités d'ENERTRAG.
Pour cette raison supplémentaire, le projet ne peut prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
S'agissant de la saturation visuelle due aux effets cumulés, 9 lieux de vie ont été testés.
Six font état de la violation d'au moins deux indices ( l'indice d'occupation des horizons qui doit être inférieur à 120°; l'indice d'espace de respiration sans éoliennes qui doit être supérieur à 160° ), et le projet y apporte sa contribution malgré les contorsions sémantiques du bureau d'études, toujours prompt à minimiser ( de quoi se plaignent les malheureux riverains qui n'auront que trois malheureuses éoliennes de plus dans leur champ de vision ?! ).
La jurisprudence habituelle refuse de tels projets aussi impactants visuellement.
La colonisation de nos campagnes du Poitou Charentes doit cesser !
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je prolonge ma contribution relative à l'inutilité de l'éolien compte tenu de la stagnation de la consommation électrique et des exportations obligatoires à vil prix
En effet, le RTE vient de publier son rapport semestriel pour 2026, et force est de constater :
- que la consommation électrique est stable
- que le volume exporté a considérablement augmenté, de telle sorte que nous battrons probablement le record de 2025 ( rappelons qu'en valeur, le volume exporté était déjà largement supérieur à la totalité de la production éolienne et solaire )
- que le coût moyen du MWh exporté est de 61,2 €, chiffre à rapprocher du coût de soutien actuel pour l'éolien terrestre selon la CRE : 86,62€ du MWh. Ainsi, à chaque fois que nous exportons 1 MWh d'électricité, nous perdons plus de 25 euros par rapport au coût de soutien rappelé par la CRE.
- que les épisodes de prix négatifs représentent maintenant 10% du temps !!!
Extraits du rapport ( https://assets.rte-france.com/prod/public/2026-07/2026-07-16-bilan-semestre1-synthese.pdf) :
"La consommation d’électricité française, corrigée des effets météorologiques et calendaires, a montré au premier semestre 2026 des signes de très légère reprise, en s’établissant à 230,6 TWh, soit +1 % (+2,2 TWh) par rapport au 1er semestre 2025 (et +2,2 % d’effet cumulé depuis 2023, année où les effets de la crise énergétique avaient été les plus marqués). La pérennisation de cette légère hausse au cours du second semestre 2026 et audelà n’est pas encore acquise et ne permet pas à ce stade de conclure quant à l’engagement d’une véritable inflexion de la consommation d’électricité pour atteindre les objectifs publics.
La stabilité de la consommation électrique brute, combinée à l’abondance de la production décarbonée, a conduit à un nouveau record d’exportations nettes pour un premier semestre (solde exportateur de 51,0 TWh), très supérieur aux premiers semestres d’années ayant pourtant déjà établi de précédents records (solde exportateur de 92,3 TWh en 2025 sur toute l’année, mais 37,8 TWh au premier semestre). La France a été exportatrice nette vers toutes les frontières – Allemagne-Belgique (13,9 TWh), GrandeBretagne (12,4 TWh), Italie (14,4 TWh) et Suisse (11,3 TWh) – à l’exception de l’Espagne, frontière vers laquelle le solde a été proche de l’équilibre et légèrement importateur (-1,0 TWh), comme en 2025.
La valorisation nette totale des exportations d’électricité de la France durant le premier semestre 2026 s’est élevée à 3,0 Md€….Le prix moyen de l’électricité exportée s’est établi à 61,2 €/MWh en la valorisant au prix spot moyen français (méthode utilisée par les douanes)
En parallèle, le nombre d’épisodes de prix négatifs a augmenté (407 heures en un semestre, soit 10% du temps, contre 363 heures au premier semestre 2025 et 513 heures sur l’année). Cette hausse s’accompagne de l’apparition de prix fortement négatifs, avec l’atteinte le 26 avril et le 1er mai de niveaux très négatifs inédits (- 478,8 €/MWh et -498,7 €/MWh). La volatilité des prix s’est ainsi accentuée."
Il est donc totalement inutile et contraire au principe de bonne gestion des deniers publics, de continuer à mettre en place des surcapacités de production électrique qui devront être exportées à vil prix, de plus en plus souvent à prix négatifs, vers des pays européens ravis de notre aveuglement.
Ce projet est donc de ce point de vue totalement inutile localement et nationalement.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Je voudrais protester contre l'absence d'avis de la MRAE.
En effet, l'avis de la MRAE émane d'un organisme indépendant et a pour objet d'éclairer le public, l'administration et le commissaire enquêteur.
Manifestement, l'Etat ne met pas suffisamment de moyens humains à disposition de la MRAE ( il s'agit d'agents détachés de la DREAL ).
Il est ainsi porté atteinte à l'information et à la participation du public, qui est un droit reconnu par l'article 7 de la charte de l'environnement qui a valeur constitutionnelle.
Les bureaux d'étude ne sont pas des experts indépendants, leur lien économique avec le porteur de projet les oblige trop souvent à valider les désirs de celui ci sous peine de perdre sa clientèle.
Un article paru dans la revue écologique REPORTERRE le rappelle bien.
Or, il convient de rappeler que l'article L 512-1 du code de l'environnement pose une présomption de nocivité des ICPE soumises à autorisation ( les éoliennes en font partie ).
C'est au porteur de projet de réfuter cette présomption de nocivité pour les intérêts protégés, et il ne saurait se constituer sa propre preuve par le biais d'études complaisantes.
La preuve étant libre en la matière et les bureaux d'études n'ayant pas la qualité d'experts judiciaires impartiaux, les critiques documentées formulées par les participants ne peuvent pas disposer d'un statut inférieur à celui desdits bureaux.
J'observe que jusqu'à présent, le jeune ingénieur Max BOISSON qui dispose d'à peine un an d'expérience comme responsable de projet ( voir sa fiche Linkedin ) sélectionne les contributions auxquelles il apporte en guise de réponse, les éléments de langage du lobby éolien.
Enfin, j'observe que sur ce site, ne sont pas publiés les avis des services de l'Etat concernant :
- le patrimoine
- les enjeux naturels et paysagers.
Puisque Monsieur BOISSON nous lit, je lui demande de nous communiquer les avis et correspondances reçues de la préfecture à ce sujet.
En toute hypothèse, ce projet ne peut prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
L'enquête paysagère et patrimoniale reconnait des impacts visuels forts ou modérés sur plusieurs habitats et monuments historiques, impacts qui ne peuvent être prévenus par des mesures de la séquence ERC.
Extraits :
"Depuis l’intérieur du bourg de Surin, les relations visuelles sont limitées par les masques bâtis et le relief mais des visibilités importantes sont ponctuellement identifiées (impact faible, voire localement modéré). Parmi les hameaux, quatre sont sujets à un impact fort. Il s’agit des hameaux de La Bigauderie, La Vigne, Le Nutin et La Faye. Sept hameaux présentent un impact modéré . Il s’agit des hameaux du Petit Blanzac, Chez Coindeau, Le Grand Blanzac, Peuraty, Chez Barret, Fombel et Les Grandes Bornes.... Concernant les routes de l’AEI, les routes D35 et D35a, passant au plus proche de E1, ont un impact modéré, voire localement fort tandis que la route D109 présente un impact modéré. "
"......et enfin du château de Beauregard (MH45) qui est concerné, quant à lui, par une covisibilité ponctuelle depuis une route de desserte locale avec le projet dont la partie haute apparaît au-dessus du relief boisé en arrière-plan du monument (impact modéré). Un site protégé et un site patrimonial remarquable ont été recensés dans l’aire d’étude rapprochée, tous deux présentent des relations visuelles avec le projet éolien (visibilité partielle depuis le périmètre protégé ou covisibilité). Il s’agit du site inscrit de l’église et du cimetière d’Asnois (impact modéré) et du SPR de Charroux (impact très faible)..... Les deux monuments recensés dans l’AEI sont concernés par une relation visuelle avec le projet éolien (visibilité depuis l’élément ou covisibilité). L’église de Surin est concernée par un impact modéré tandis que le château de Cibioux est très faiblement impacté."
De même, elle conclut à une contribution du projet à l'encerclement de SURIN, mais la minimise en raison du nombre d'éoliennes existantes et du faible nombre de mâts du présent projet ! C'est évidemment se moquer du monde :
Extrait :
"6.4.5 Les effets cumulés avec les autres projets existants ou approuvés Le parc éolien de Bois Merle, le plus proche du projet (environ 1,4 km au sud-est), est souvent visible de manière simultanée, s’intercalant parfois de manière désordonnée avec le projet (Cf. PM9). Dans un rayon d’environ 7 km (AER), les parcs des Rives Charentaises, des Grands Champs et de Genouillé sont également prégnants et participent à un effet d’encerclement pour le bourg de Surin et les hameaux à proximité. Le projet contribue cependant peu à cet effet en raison du faible nombre d’éoliennes qui le composent, des interdistances qui les séparent et des nombreux masques ou filtres visuels qui limitent sa perception conjointe avec le contexte éolien alentour."
En premier lieu si le préfet et les commissaires enquêteurs avaient fait correctement leur travail, la commune de SURIN ne serait pas encerclée.
Le fait que le projet d'ENERTRAG ne ferait qu'accentuer modérément ( de son point de vue ) l'encerclement existant, est indifférent : si encerclement il y a, aucune augmentation même minime ne saurait intervenir.
Il résulte des propres constatations de l'étude paysagère que ce projet ne peut être autorisé puisqu'il contribue à l'encerclement de SURIN et qu'il impacte fortement ou modérément plusieurs lieux de vie, de passage et monuments historiques protégés.
Rappelons que le préfet de la VIENNE pour le projet de LIZANT et la Cour de BORDEAUX pour le projet de GENOUILLE ont considéré que les impacts visuels cumulés des différents projets et installations éoliennes sur secteur étaient rédhibitoires.
Il en est de même pour ce projet
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – projet de la Plaine de Nutin - Tome 4.1 de DDAE – longueur de rugosité, page 38
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Il n’est pas certain que la longueur de rugosité à prendre en compte dans les calculs de propagation de bruit soit la valeur standardisée de 0,05 m.
Les classes, longueurs de rugosité et types de surfaces sont les suivantes (site sur l’énergie éolienne en Suisse : www.wind-data.ch) :
- Classe 1.5 ; rugosité 0.055 m ; terrains agricoles avec quelques bâtiments et des haies de 8 m de hauteur distantes de plus de 1 km
- Classe 2 ; rugosité 0.1 m ; terrains agricoles avec quelques bâtiments et des haies de 8 m de hauteur distantes d’environ 500 m
ORFEA doit justifier que la valeur de rugosité adoptée pour l’étude acoustique du projet Mélusine est bien la plus pénalisante pour les riverains quelle que soit la saison.
NB : la valeur de la rugosité fait partie des hypothèses de base du calcul de propagation du bruit ambiant particulier généré par les éoliennes en fonctionnement par le logiciel Cadnaa utilisé par ORFEA.
Pour les « imprécisions » rappelées ci-avant, je suis opposé à ce projet La Plaine de Nutin.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
La valeur de longueur de rugosité de 0,05m prise en compte correspond à la valeur de référence pour les calculs de l’étude d’impact acoustique, et est recommandée par le projet de norme NFS 31-114 sur lequel repose le protocole utilisé par l’étude acoustique du projet de la Plaine du Nutin. La longueur de rugosité permet de comparer différents niveaux sonores sur une même échelle de vitesse. La valeur réelle de vent à hauteur de moyeu est ainsi ramenée à la valeur à une hauteur de 10m selon une longueur de rugosité standard de 0,05m.
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – projet de La Plaine du Nutin – tome 4.1 DDAE – tableau 12 page 38
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le Tableau 12 : Emplacement des points de mesures (Source : ORFEA Acoustique) définit la distance des 8 points de mesures acoustiques (le n°4 n’a pas été utilisé) par « rapport au projet ».
Il serait utile de connaître exactement ce que recouvre cette notion de « distance par rapport au projet » qui en soi n’a aucun sens physique.
L’élément déterminant en point donné l’intensité du bruit créé par les machines, donc mesuré par les sonomètres, est la distance de l’éolienne du projet la plus proche de ce point de mesure.
Cette indication doit figurer dans le tableau 12.
Dans cette attente, je vous confirme mon opposition à ce projet de La Plaine du Nutin, porté par ENERTRAG, et vous prie d’accepter mes salutations distinguées.
T. de SAINT VICTOR
Les distances indiquées sont la distance à la zone du projet. Les distances des points de mesures aux éoliennes sont donc plus importantes.
Thierry T. de SAINT VICTOR
Tome 4.1 DDAE – 2.5 Méthodologie utilisée pour l’étude acoustique : pages 37 et suivantes
Utilisation indue du projet de norme NFS 31-114
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Avant même l’examen méticuleux de cette étude acoustique réalisée par ORFEA pour le projet La Plaine du Nutin porté par ENERTRAG, permettez-moi de vous signaler une grave anomalie de l’étude acoustique de nature à tromper les autorités.
L’utilisation indue du projet de norme NFS 31-114. Il est inapplicable, ce projet ayant été abandonné suite à la dissolution en juillet 2017 du groupe de travail AFNOR en particulier faute de consensus entre les experts.
Ce projet de norme NFS 31-114 utilise la méthode des médianes pour le calcul des valeurs de bruit résiduel L50.
Par son arrêt du 8 mars 2024 n°465036 des Sections du contentieux, 6ème et 5ème chambres, réunies le Conseil d’Etat a statué définitivement sur l’illégalité de cette méthode : le projet de norme NFS 31-114, bien que figurant dans l’arrêté du 26 août 2011, n’a pas valeur de norme.
Associée à l’usage de l’indice fractile L50 (seuls sont retenus les bruits apparaissant plus de 50% du temps lors des intervalles de mesure de 10 minutes), cette méthode aboutit à une double élimination des bruits les plus extrêmes, donc les plus gênants pour les riverains.
De ce fait, ce projet ne peut pas prospérer tel qu’il est aujourd’hui présenté.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Comme indiqué dans l’étude d’ORFEA, l’objectif de l’étude acoustique est de « permettre de calculer le futur bruit induit dans le voisinage par la présence du parc éolien et d’en vérifier la conformité future par rapport à la réglementation en vigueur (arrêté du 26 août 2011 relatif aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent au sein d’une installation soumise à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement) » (page 4).
En application de l’article 28 de l’arrêté du 26 août 2011 modifié, « lorsque des mesures sont effectuées pour vérifier le respect des présentes dispositions, elles sont effectuées selon les dispositions de la norme NF 31-114 dans sa version en vigueur six mois après la publication du présent arrêté ou à défaut selon les dispositions de la norme NFS 31-114 dans sa version de juillet 2011 ».
Ainsi, l’étude acoustique peut valablement se référer à la norme NF S 31-114 dans sa version de juillet 2011, laquelle est d’ailleurs préconisée par le Guide de l'étude d'impact sur l'environnement des parcs éoliens dans sa version révisée d’octobre 2020, élaborée par le ministère chargé de l'environnement.
S’agissant de l’arrêt du Conseil d’Etat du 8 avril 2024, il n’a aucunement remis en cause son utilisation.
Cet arrêt ne porte effectivement pas sur la norme NF S 31-114, mais sur le Protocole de mesure de l’impact acoustique d’un parc éolien terrestre approuvé par la ministre chargée de l’environnement le 10 décembre 2021, ainsi que les versions ultérieures approuvées le 31 mars 2022 et le 11 juillet 2023.
Dans cette décision, le Conseil d’Etat a annulé les décisions approuvant les différentes versions du protocole ainsi que l’arrêté modificatif du 10 décembre 2021, en tant qu’il a inséré un II à l’article 28 de l’arrêté du 26 août 2011 susvisé, imposant que les réceptions acoustiques soient réalisées conformément à ce protocole.
Le juge administratif n’a toutefois nullement pas remis en cause la légalité du protocole sur le fond. Il a uniquement prononcé l’annulation de ces décisions pour vice de procédure, en jugeant que l’approbation du protocole aurait dû être précédée d’une procédure de participation du public, conformément aux dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement.
Ce faisant, l’annulation prononcée par le Conseil d’Etat n’a eu d’autre effet que de rétablir les dispositions antérieures de l’article 28 de l’arrêté du 26 août 2011 dans leur version faisant directement référence à la norme NF S 31-114 (voir CAA Douai, 24/06/2026, n° 23DA02061, §4).
La circonstance que cette norme ne soit demeurée qu’à l’état de projet n’est, en elle-même, pas de nature à remettre en cause sa pertinence ni la fiabilité des analyses réalisées sur son fondement, comme l’admet régulièrement le juge administratif (voir CAA Bordeaux, 30/01/2025, n° 23BX01910, §4 ; CAA Douai, 13/05/2026, n° 23DA00386, §4).
Thierry T. de SAINT VICTOR
Surin – La Plaine du Nutin – Tome 4.1 DDAE : Raisons du choix du site d’implantation du projet
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Le promoteur est tenu de prouver qu’il a cherché des alternatives au site finalement sélectionné.
Sauf erreur une telle recherche n’a pas eu lieu. Pour l’instant, au stade de lecture du dossier que j’ai atteint, je ne trouve aucune trace de cette recherche qui devrait en toute logique être décrite avant toute analyse de variantes.
Les considérations des pages 25 et 28 sur les variantes étudiées n’en tiennent pas lieu : il ne faut pas confondre étude de variantes (d’un seul et même site) avec recherche de sites alternatifs.
Fort de ce constat, un refus de ce projet est la seule alternative possible.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
L'article R. 122-5 du code de l'environnement impose que l'étude d'impact présente les solutions de substitution raisonnables examinées par le maître d'ouvrage et justifie le choix retenu au regard de leurs incidences respectives sur l'environnement et la santé humaine. Cette analyse doit toutefois être proportionnée aux caractéristiques du projet, à la sensibilité du milieu concerné et à l'importance de ses impacts prévisibles.
Il semble y avoir dans la contribution une confusion avec l’analyse exigée pour démontrer « l’absence de solution alternative satisfaisante » dans le cadre d’une demande de dérogation espèces protégées au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement, laquelle est distincte de l’analyse prévue par l’article R. 122-5 et n’est pas requise dans le cadre de l’étude d’impact du projet de la Plaine du Nutin.
S’agissant de la présentation des solutions de substitution raisonnables examinées et de la justification du choix retenu, le Guide relatif à l’élaboration des études d’impacts des projets de parcs éoliens terrestres, dans sa version révisée d’octobre 2020, préconise de présenter, dans un chapitre dédié, les variantes et les raisons du choix du projet.
D’après le guide, « ce chapitre doit :
- présenter les raisons du choix du site à une échelle suffisamment vaste (communauté de communes par exemple) ;
- présenter des variantes de projet éolien (il ne s’agit pas de présenter des variantes d’autres projets d’énergies renouvelables) ; ces variantes peuvent concerner le nombre, la taille (tour et rotor), la disposition des éoliennes et des aménagements connexes (pistes, poste de livraison, etc.) ;
- comparer les atouts et les contraintes de chaque variante, et expliquer les raisons du choix du projet » (pp. 24-25).
Dans le cadre du projet de la Plaine du Nutin, ces préconisations ont été suivies par le bureau d’études en charge de la rédaction de l’étude d’impact. Les étapes ainsi décrites reflètent la démarche effectivement mise en œuvre au cours du développement du projet, depuis le choix du site jusqu’à la définition de la variante retenue, afin de parvenir à un projet de moindre impact environnemental.
La page 28 de l’étude d’impact présente la méthodologie du choix de la variante d’implantation, qui a été réalisé en quatre étapes, allant du choix du site puis d’un scénario, au choix et à l’optimisation de la variante finale.
Le chapitre dédié à la présentation des variantes et les raisons du choix du projet est présenté aux pages 181 à 199 de l’étude d’impact.
Conformément à la méthodologie décrite, ce chapitre présente d’abord les raisons du choix du site. L’étude indique que : « ENERTRAG SE prospecte sur le territoire de la Vienne et plus particulièrement le sud du département depuis 2006. Ce territoire s’inscrit en effet dans une zone déterminée comme favorable à l’éolien par le SRE du Poitou-Charentes depuis 2006 ». Au terme d’une analyse multicritère du territoire, le porteur de projet a défini une zone d’implantation potentielle sur laquelle l’ensemble des études ont été menées dans le cadre du projet éolien, comme indiqué dans la synthèse présentée page 185.
L’étude d’impact présente ensuite les solutions envisagées et le choix de la variante finale au regard de plusieurs critères (du point de vue physique, humain, paysager, et du milieu naturel).
Cette analyse des variantes et des raisons du choix du projet répond ainsi parfaitement aux exigences fixées à l’article R. 122-5 du code de l’environnement, ainsi qu’aux préconisations du guide de l’étude d’impact des projets éoliens.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Comme l’a souligné le maire de Genouillé, le sujet des chemins d’accès n’est pas réellement abordé car les faits montrent qu’il se traduit par une dégradation complète des chemins et de l’aspect bocager des secteurs d’implantation. La taille des camions de transport et des engins de chantier imposent des chemins avec une largeur utile de 5,50 mètres et 1 mètre de dégagement de part et d’autre soit un total de 7,50 mètres de large. Par ailleurs, la longueur des camions de transport des pales, chacune des pales mesurant 75 mètres, impose un rayon de braquage équivalent à la longueur hors toute des véhicules soit près de 80 mètres. Évidemment les chemins d’accès ne sont pas en ligne droite et comportent des virages qui vont être rognés en empiétant largement sur les propriétés riveraines. Le dossier parle seulement de 3675 mètres de chemins "à renforcer " et 465 mètres de "pistes à créer ". On découvre plus loin dans ce dossier que 318 mètres de haies seront abattus et 2238 mètres de haies seront "élagués ". Évidemment, tout cela est véritablement incomplet si on ajoute l’élargissement des chemins et la suppression des haies qui empêchent d’atteindre la largeur nécessaire. Évidemment, tout cela est manifestement insuffisant en l’absence de toute autorisation des propriétaires riverains d’empiétement sur leurs parcelles. Évidemment, il manque aussi une convention passée avec la commune pour l’utilisation et la transformation de ses chemins ruraux et communaux. On ne peut dans ces conditions considérer que le public et la collectivité bénéficient de l’information complète et sincère qui leur est due.
Ce dossier ne remplit donc pas les conditions de complétude et de régularité que la loi imposent. Votre appréciation doit nécessairement en tenir compte.
Thierry T. de SAINT VICTOR
Parc éolien de La Plaine du Nutin – Tome 2 DDAE : photographie 2, page 17
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La photographie 2, de la page 17, Large perception du projet aux abord de La Bigauderie – photomontage 18 (Source : ENCIS Environnement) est particulièrement instructive car elle illustre parfaitement l’un des trucs des bureaux d’études, paraît-il indépendants et objectifs, pour amoindrir la perception de l’impact des éoliennes sur le paysage.
Si les trois éoliennes du projet - de gauche à droite E1, E2 et E3 (d’ailleurs non repérées) - sont visibles sur ce photomontage 18, il faut redoubler d’attention pour les découvrir :
- E1 est en partie masquée par les deux arbres au centre de la photographie (a priori 2 chênes, sans feuilles), le masque sera encore plus efficace en été,
- E2 est beaucoup plus visible et domine le masque végétal à droite, même en été avec des feuilles,
- E3 est par contre beaucoup plus difficile à trouver, car la position du rotor, non verticale, laisse penser que l’une des pales (celle de droite) serait une branche d’arbre !
Pour le promoteur, le point de prise de vue de la photographie est particulièrement bien sélectionné ainsi que l’azimut qui met en exergue sur la gauche un espace vierge de toute éolienne et fausse l’impression générale produite par ce photomontage.
En avançant quelque peu sur la route, le résultat serait totalement différent et l’éolienne E1 entièrement visible en toutes saisons.
Constatant une fois de plus, sous le contrôle du promoteur ENERTRAG, le biais des photomontages produits par le bureau d’étude ENCIS, je ne peux que manifester mon opposition à ce projet.
Recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de mon profond respect.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Parc éolien de La Plaine du Nutin – Tome 2 DDAE : photographies 1 et 4
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Lors d’un premier coup d’œil rapide sur le tome 2 DDAE du dossier de la consultation publique, mon attention a été attirée par les photographies n° 1 et 4 qui représentent la vue de Surin depuis la D35 entrée sud du bourg.
Sur la photographie n°1, à la page 11, la mention « Eglise de Surin (MH n°46) » ne peut pas échapper au regard.
La légende de la photographie 4, de la page 17, n’a pas manqué d’attirer mon attention : Photographie 4 : Photomontage (PM15) depuis la D35a en entrée sud de Surin (église de Surin à l’extrême gauche) - impact modéré (Source : ENCIS Environnement).
Pas de doute possible : il s’agit bien d’un « impact modéré » !
Comment, le bureau d’études ENCIS, bien sûr indépendant, qui a très probablement pris cette photographie et formulé ce verdict, peut-il qualifier d’impact modéré la présence de deux éoliennes voisinant l’église de Surin, monument historique, avec une telle prégnance sur cette vue charmante et bucolique du bourg ?
Dans la légende de la seconde photographie, la mention « monument historique » a d’ailleurs été supprimée !
Contestant ce manque absolu d’objectivité d’ENCIS, et du promoteur ENERTRAG, je vous prie de noter mon opposition totale à ce projet.
Veuillez recevoir, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Thierry T. de SAINT VICTOR
Avis Agence Régionale de Santé (ARS) – Nouvelle Aquitaine du 14 avril 2026
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Dans l’avis de l’ARS du 14 avril 2026, j’ai noté les termes du premier paragraphe relatif aux valeurs de l’émergence, notamment celles qui dépasseraient la valeur admissible de nuit de 3 dB(A) avec cependant un niveau de bruit ambiant inférieur à 35 dB(A), seuil déclenchant le calcul des émergences :
« Concernant le bruit, en cas de dépassement des valeurs réglementaires pendant la phase d’exploitation, des mesures de bridage devront être prises. De nouvelles mesures sonométriques seront nécessaires après mise en service des éoliennes, afin de vérifier le respect permanent des émergences réglementaires et, éventuellement, de mettre en œuvre des mesures compensatoires complémentaires. Ces mesures compensatoires pourraient également s’étendre aux cas non pris en compte par la
réglementation (bruit ambiant inférieur à 35 dB(A)) et où l’émergence dépasse, de nuit, les 3 dB(A) réglementaires (émergences non calculées dans l’étude). Ces situations peuvent en effet constituer une gêne pour les habitants, et être reconnues comme telle par les tribunaux civils. »
Cet avis de l’ARS rappelle avec justesse que l’émergence caractérise la gêne apportée aux riverains par l’augmentation du bruit due à la présence des éoliennes.
Il faut à ce sujet noter qu’en droit commun, la valeur limite de l’émergence de nuit est 3 dB(A) quelle que soit la valeur du bruit ambiant.
Il s’agit bien de trouble de voisinage sanctionnable par les tribunaux civils.
Se cacher, comme le fait le promoteur derrière des mesures sonométriques après mise en service des éoliennes, ne sert à rien !
Je vous prie de noter ma totale opposition à ce projet de La Plaine du Nutin et d’accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Valérie Roure
Et voilà, avec ce projet ma maison sera encerclée ; Surin, Genouillé, Nanteuil, et de nouveau Genouillé, la boucle est bouclée.
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
A la lecture des huit contributions directement adressées à la mairie, je constate que les doléances des riverains du parc VOLTALIA existant portent essentiellement sur le bruit .
Comment se fait il que les riverains de ce parc n'agissent pas contre ces bruits qui sont des troubles du voisinage et doivent à ce titre faire l'objet de recours auprès des tribunaux compétents...
Il est évident que d'autres éoliennes viendraient perturber plus encore la quiétude des néo-ruraux.
Bien cordialement.
Alain Pérochon
Germain Perrot
Je suis contre tout projet éolien qui defigure nos campagnes!
Bernard-Marie et Evelyne Boyer
Le nouveau projet localisé à Surin accroît l'effet d'encerclement de la commune d'Asnois.
Il accroît également l'effet de saturation dans cette mini région et ne correspond pas à un esprit de justice géographique qui devrait commander la politique de création d'éoliennes.
Cette concentration exagérée constitue un handicap pour une région déjà défavorisée économiquement et dont le développement touristique constitue un de ses rares espoirs.
En effet, la variété des paysages vallonnés du Sud-Vienne est son atout positif.
L'esthétique certaine de cette partie de la vallée de la Charente justifierait de ne pas s'acharner à la grignoter sinon même la détruire.
Au- delà de ces considérations générales, nous souffrons personnellement de cet encerclement.
Nous sommes propriétaires d'une vieille maison de famille dont l'essentiel de la valeur immobilière réside dans sa situation élevée dans la vallée de la Charente, à Asnois, pour tout dire, dans son panorama.
Déjà 7 éoliennes sont apparues dans le quart sud-ouest du paysage.
Est-il raisonnable de continuer ce grignotage et de "couronner" cette si jolie vallée d'un diadème de béton à hélices?
Nous croyons, au-delà de notre problème personnel que l'écologie qui veut la sauvegarde de la nature ne peut se désintéresser de son esthétique sans trahir l'idée même de nature.
Bernard et Evelyne Boyer
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Avec les réponses du pétitionnaire à certaines observations, le public se trouve face à la logorrhée habituelle de la profession et affidés qui n’ait que contorsions et lavage de cerveau sémantiques, et à laquelle il est impossible d’apporter un quelconque crédit !
ILS DISENT ET NE FONT PAS !!!
Le 26 septembre 2025, Actu-Chartres rapporte que la DREAL Centre-Val de Loire a CONTROLE TRENTE PARCS EOLIENS SUR LES CINQUANTE-HUIT DU DEPARTEMENT D’EURE-ET-LOIR. Elle met en évidence que les exploitants éoliens ne respectent pas la réglementation.
https://actu.fr/planete/energies/est-ce-que-les-parcs-eoliens-en-eure-et-loir-respectent-bien-la-biodiversite-des-controles-tout-cet-ete_63206496.html
La DREAL détaille le retour des contrôles effectués :
- Deux parcs n’ont pas mis en œuvre le bridage préconisé pour la protection des chauves-souris;
- TOUS LES EXPLOITANTS N’ONT PAS REALISE LE SUIVI ENVIRONNEMENTAL DU PARC EOLIEN;
- UN ETABLISSEMENT SUR SIX N’INFORME PAS, ou trop tardivement, l’inspection des installations classées à la suite de la DECOUVERTE D’UN CADAVRE D’ESPECE MENACEE OU PROTEGEE;
- UN ETABLISSEMENT SUR QUATRE N’A PAS REALISE OU JUSTIFIE LES MESURES D’EVITEMENT, DE REDUCTION OU DE COMPENSATION présentées dans son dossier de demande d’autorisation ou préconisées par le bureau d’étude dans le cadre du suivi environnemental.
MORALITE : PAS VU, PAS PRIS !!!
Force est de constater qu’il est impossible de faire confiance aux porteurs de projets dans leurs engagements.
Eh bien, non, tout ne va pas très bien Madame la Marquise comme le laisseraient supposer les pseudo-réponses apportées à certains contributeurs.
Un arrêté de refus est requis.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
Suite et fin du contenu du document joint dans ma contribution précédente:
"Pourquoi cette étude est-elle passée sous silence ?
Parce qu'elle ne s'inscrit pas dans le discours dominant. La transition énergétique est souvent présentée comme une priorité incontestable. Les éoliennes sont perçues comme une énergie « verte », une « technologie d'avenir » ou encore un « moyen de lutter contre le changement climatique ». Le fait qu'elles génèrent des infrasons de basse fréquence, capables de traverser les murs, de se propager sur plusieurs kilomètres et d'endommager directement le tissu musculaire cardiaque, ne correspond pas à cette image.
Depuis des années, des habitants vivant à proximité de parcs éoliens rapportent des troubles du sommeil, des palpitations, des vertiges et un état d'épuisement. Jusqu'à présent, ces témoignages ont souvent été attribués à de « l'hystérie » ou à un « effet nocebo ».
Des données chiffrées sont désormais disponibles. Et elles proviennent précisément du groupe de recherche qui avait déjà mis en évidence, lors d'expériences en laboratoire, des lésions au niveau moléculaire.
Les conséquences pour les responsables politiques
Il ne suffit plus d'exiger une distance minimale de 1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations – le professeur Vahl lui-même recommandait auparavant une distance de 2 000 mètres.
Il ne suffit plus d'écarter les préoccupations des personnes qui s'estiment victimes de la transition énergétique en se limitant à des réglementations portant sur les « effets d'ombre portée » — shadow flicker, et le « bruit », tout en ignorant les infrasons.
Les populations vivant à proximité des installations éoliennes doivent être informées. Les valeurs limites d'exposition doivent être redéfinies, tout nouveau développement de l'énergie éolienne doit être interrompu et, si nécessaire, les éoliennes existantes doivent être démantelées.
Au lieu de cela, le gouvernement allemand prévoit l'installation d'un nombre encore plus important d'éoliennes, au cœur des forêts, à proximité des zones résidentielles, au détriment de la santé, des paysages et du prix de l'électricité. Selon les auteurs, l'idéologie l'emporte sur la science.
L'étude menée à Mayence constitue un signal d'alarme. Selon le texte, quiconque continue d'affirmer que l'énergie éolienne est « saine et propre » ment sciemment ou n'a pas pris connaissance des données.
Sources
Poster P-15-07, téléchargeable sous le titre : « Augmentation significative de l'incidence de l'insuffisance cardiaque et des arythmies dans les communes ayant connu un développement important de l'énergie éolienne », présenté lors du 132ᵉ Congrès de la Société allemande de médecine interne — DGIM, en avril 2026, résumé — Abstract ID 85384, Centre hospitalier universitaire de Mayence – Groupe de travail sur les infrasons.
Groupe de travail sur les infrasons de l'Université de Mayence
Les données complètes du poster sont publiques depuis le 14 avril 2026 et sont actuellement largement diffusées par des initiatives citoyennes ainsi que sur des plateformes telles que Gegenwind Deutschland.
La réalité rattrape le rêve d'un monde entièrement « vert ». Les infrasons produits par les éoliennes ne sont pas un simple bruit de fond inoffensif : ils constituent, selon le texte, un danger pour la santé. Les chercheurs de Mayence l'ont démontré noir sur blanc. Il appartient désormais aux responsables politiques d'agir. Faute de quoi, ils risqueraient, littéralement, de briser encore davantage de cœurs au nom de la protection du climat.
Traduction initiale en français : ChatGPT. "
Source: https://augustinmassin.blogspot.com/2026/07/eoliennes-une-nouvelle-etude-allemande.html
Tout cela n'est pas nouveau pour moi et depuis plus d'une décennie j'en atteste au travers des nombreuses contributions versées lors d'enquêtes ou contributions publiques, espérant qu'un jour il en sera tenu compote pour le bien-être des ruraux vivant près de parcs éoliens...
Bien cordialement.
Alain Pérochon
St Laurent de Jourdes
Alain PEROCHON
Monsieur le commissaire enquêteur,
En complet accord avec les contenus, et leur autrice, des contributions 39 et 40 , je vous adresse le résumé de l'étude épidémiologique réalisée en Allemagne, concluant aux effets catastrophiques des éoliennes sur la santé humaine:
"Nouvelle étude : l'énergie éolienne « significativement » augmente l'insuffisance cardiaque
L'étude est intitulée « Augmentation significative de l'incidence de l'insuffisance cardiaque et des arythmies dans les communes ayant connu un développement important de l'énergie éolienne » — Poster P-15-07, résumé n° 85384 . Les auteurs sont le professeur Christian-Friedrich Vahl, responsable du groupe de travail sur les infrasons à l'Université Johannes Gutenberg de Mayence, et Oliver Dietz.
Contexte de l'étude
Des travaux expérimentaux antérieurs menés par l'équipe de Mayence avaient déjà mis ce phénomène en évidence sur des tissus isolés de muscle cardiaque humain : les infrasons entraînent une diminution de la contractilité et une perturbation du métabolisme intracellulaire du calcium, précisément les mécanismes qui favorisent l'insuffisance cardiaque et les troubles du rythme — arythmies. La nouvelle étude a désormais examiné si ces effets étaient également observables dans des conditions réelles.
Méthodologie – propre, rétrospective et aveugle
Les chercheurs ont sélectionné quatre communes comparables du district de Paderborn :
Groupe exposé — Borchen et Lichtenau : 25 550 habitants, développement massif de l'énergie éolienne — en 2024 : 533 MW, 224 éoliennes → exposition élevée aux infrasons.
Groupe témoin — Delbrück et Hövelhof : 49 700 habitants, seulement 14 MW et 8 éoliennes → exposition négligeable aux infrasons.
Les conditions climatiques, la direction des vents, la répartition par âge et par sexe, les paramètres socio-économiques ainsi que l'absence d'autres facteurs de risque cardiovasculaire — absence de centrale nucléaire, d'installations chimiques, de bruit aérien, etc., étaient comparables entre les deux groupes.
Les données concernant les nouveaux cas diagnostiqués — codes CIM-10 I50 : insuffisance cardiaque, et I49 : troubles du rythme cardiaque potentiellement graves, ont été fournies par l'Association des médecins conventionnés de Westphalie-Lippe — Westphalia-Lippe Association of Statutory Health Insurance Physicians, dans le cadre de la loi sur la liberté d'information du Land de Rhénanie-du-Nord–Westphalie — NRW Freedom of Information Act. Les données ont été transmises de manière neutre et les diagnostics ont été analysés en aveugle.
Résultats – d'une inquiétante clarté
Dans les communes exposées, l'incidence des nouveaux cas d'insuffisance cardiaque a augmenté de manière hautement significative — p < 0,0001. À Borchen, l'augmentation annuelle moyenne observée entre 2021 et 2024 était comprise entre 21 % et 51 %, tandis qu'à Lichtenau elle variait entre 20 % et 68 %.
En ce qui concerne les troubles graves du rythme cardiaque — code CIM-10 I49, leur incidence était également significativement plus élevée, avec un niveau de signification statistique de p < 0,0001.
Les communes du groupe témoin ont servi de référence — 100 %, et la différence est présentée de manière très nette dans les illustrations du poster.
La structure par âge des populations était pratiquement identique en 2024, ce qui permet d'écarter l'hypothèse d'un biais lié aux différences démographiques.
Conclusion des auteurs
« En prenant l'exemple de la région de Paderborn, les données montrent un risque significativement accru de survenue de nouvelles maladies cardiovasculaires dans les communes ayant connu un développement massif de l'énergie éolienne. Il convient donc de mettre immédiatement en œuvre des mesures visant à informer systématiquement la population exposée du risque d'arythmie et d'insuffisance cardiaque, afin que des prises en charge thérapeutiques appropriées puissent être instaurées sans délai. Des financements de recherche devraient être alloués à des études approfondies afin de déterminer avec précision les seuils d'exposition aux infrasons à partir desquels une information de la population est nécessaire. »
Frédéric TEXIER
Observations relatives au projet de parc éolien de la Plaine du Nutin
Après examen du dossier soumis à l'enquête publique, je souhaite formuler les observations suivantes.
1. Absence d'avis de la MRAE
Il est regrettable que la Mission Régionale d'Autorité Environnementale (MRAE) n'ait pas rendu d'avis sur ce projet.
Le dossier comporte des documents particulièrement techniques, notamment les études acoustiques, environnementales et paysagères, dont l'analyse dépasse les compétences d'un citoyen non spécialiste. L'absence d'un avis indépendant prive le public d'un éclairage essentiel pour apprécier objectivement les incidences environnementales du projet.
2. Un projet insuffisamment défini
Le pétitionnaire indique que le modèle d'éolienne n'est pas arrêté à ce stade.
Cette absence d'information est problématique puisque les caractéristiques des machines (hauteur totale, diamètre du rotor, garde au sol, puissance, balisage, émissions sonores) conditionnent directement les impacts du projet.
Le public est ainsi invité à se prononcer sur un projet dont les caractéristiques essentielles ne sont pas définitivement connues.
3. Une garde au sol insuffisante
Le dossier prévoit une garde au sol de seulement 31 mètres.
Or, les recommandations de la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM), fondées notamment sur les travaux de Dürr (2019), préconisent, pour les éoliennes dont le diamètre du rotor dépasse 90 mètres, une garde au sol minimale de 50 mètres afin de limiter la mortalité des chauves-souris.
Le dossier ne démontre pas que cette recommandation est respectée.
4. Production électrique annoncée
Le dossier annonce une production comprise entre 39 700 et 43 000 MWh par an, correspondant à la consommation électrique annuelle de 7 821 à 8 471 ménages.
Ces chiffres constituent des estimations reposant sur des hypothèses de vent et de disponibilité des machines. Ils ne correspondent pas à une production garantie. Le dossier gagnerait à présenter les incertitudes associées à ces prévisions.
5. Pollution liée aux pales
Le dossier affirme que le parc n'émettra aucun polluant atmosphérique durant son exploitation.
Si les éoliennes ne produisent effectivement aucune émission liée à une combustion, le dossier ne traite pas de l'usure des pales en matériaux composites, dont certaines études évoquent la dispersion de microplastiques et d'autres substances dans l'environnement.
Cette question mériterait d'être abordée.
6. Mesures ERC
Le dossier prévoit des mesures d'évitement, de réduction et, si nécessaire, de compensation.
Le recours même à ces mesures démontre que le projet est susceptible d'engendrer des impacts sur l'environnement.
Par ailleurs, plusieurs mesures restent insuffisamment détaillées, notamment celles concernant la protection des chauves-souris, de l'avifaune, des haies, des arbres, de la flore et des espèces protégées.
Les compensations proposées, telles qu'une bourse aux végétaux, apparaissent très limitées au regard des impacts annoncés.
7. Impacts paysagers
Le dossier reconnaît que plusieurs hameaux de la commune de Surin présentent une sensibilité forte en raison de leur proximité avec les futures éoliennes.
Treize autres hameaux présentent une sensibilité modérée.
Ces constats confirment que le projet modifiera sensiblement le paysage et le cadre de vie des habitants.
8. Distance aux habitations
L'habitation la plus proche est située à 500 mètres.
Cette distance respecte la réglementation actuelle.
Toutefois, celle-ci n'a pas évolué alors que les éoliennes sont aujourd'hui beaucoup plus hautes et plus puissantes qu'au moment où cette règle a été fixée.
Le dossier ne traite pas de cette évolution.
9. Effets cumulés
Le projet ne peut être examiné isolément.
Il s'inscrit dans un secteur déjà fortement concerné par les installations éoliennes, notamment les parcs du Bois Merle, de Genouillé, des Grands Champs et des Rives Charentaises.
L'analyse des effets cumulés apparaît insuffisamment développée alors qu'elle constitue un élément essentiel de l'évaluation environnementale.
La commune de Brux s'inscrit donc en opposition a ce projet
Vous trouverez dans le document ci-joint les éléments de réponse aux différents points présentés.
HELEN GALE
I received an email today from project La Plaine MAX BOISSON. VOIR LE REPONSE with a blue button. Press the Blue Button, nothing happens. Trawl through to my original submission, no response attached. More waste of time. You have my email, send me a response and send me answers.
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Même un paysage qui serait dénué d’intérêt ou dit « du quotidien » mérite d’être protégé.
La Convention européenne du Paysage du Conseil de l'Europe, adoptée le 20 octobre 2000 à Florence, dans son Préambule (https://rm.coe.int/16807b6bc8 )
- considère que « LE PAYSAGE PARTICIPE DE MANIÈRE IMPORTANTE À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL »
- CONTRIBUE « À L'ÉPANOUISSEMENT DES ÊTRES HUMAINS »
- reconnaît que « LE PAYSAGE EST PARTOUT UN ÉLÉMENT IMPORTANT DE LA QUALITÉ DE VIE DES POPULATIONS : dans les milieux urbains et dans les campagnes, dans les territoires dégradés comme dans ceux de grande qualité, dans les espaces remarquables comme dans ceux du quotidien ; »
- est persuadée que « LE PAYSAGE CONSTITUE UN ÉLÉMENT ESSENTIEL DU BIEN-ÊTRE INDIVIDUEL ET SOCIAL, et que sa protection, sa gestion et son aménagement impliquent des DROITS ET DES RESPONSABILITÉS POUR CHACUN. »
- désigne le paysage comme « UNE PARTIE DE TERRITOIRE TELLE QUE PERÇUE PAR LES POPULATIONS, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ».
Cette définition générale ne couvre donc pas seulement les « aspects visuels » du paysage, mais bien le territoire « tel que perçu par les populations ».
La Convention européenne du Paysage s’applique
« à tout le territoire des Parties et porte sur les espaces naturels, ruraux, urbains et périurbains. Elle inclut les espaces terrestres, les eaux intérieures et maritimes. ELLE CONCERNE, TANT LES PAYSAGES POUVANT ÊTRE CONSIDÉRÉS COMME REMARQUABLES, QUE LES PAYSAGES DU QUOTIDIEN ET LES PAYSAGES DÉGRADÉS. »
Les signataires de la Convention de FLORENCE étaient « SOUCIEUX DE PARVENIR À UN DÉVELOPPEMENT DURABLE FONDÉ SUR UN ÉQUILIBRE HARMONIEUX ENTRE LES BESOINS SOCIAUX, L'ÉCONOMIE ET L'ENVIRONNEMENT ».
Force est de constater que le projet de la Plaine du Nutin contrevient aux dispositions de la Convention Européenne du Paysage de Florence 2000 car le pétitionnaire est très loin de la recherche d’un équilibre harmonieux entre les besoins sociaux, l’économie et l’environnement dans un secteur saturé d’éoliennes.
A ce titre-là aussi, ce projet doit être refusé.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire- enquêteur,
La multiplication des éoliennes industrielles ne peut qu’inquiéter des conséquences gravissimes sur la santé de nos contemporains.
Un article publié dans The Conversation, le 6 mai 2018, vient d’être republié sur Epoch times le 15 juillet 2026 par Alix COSQUER, chercheuse en psychologie environnementale psychologie de la conservation, docteure en biologie de la conservation du Muséum national d’histoire naturelle, en accueil au laboratoire CEFE (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive), à Montpellier.
« Sa thématique de recherche porte sur les représentations et les comportements des individus vis-à-vis de la nature et s’inscrit dans le contexte contemporain des CHANGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX, CARACTERISE NOTAMMENT PAR LA PERTE DE BIODIVERSITE. »
https://www.epochtimes.fr/pourquoi-la-nature-nous-fait-du-bien-les-scientifiques-expliquent-3307353.html?utm_source=fr_etfnoe&src_src=fr_etfnoe&utm_campaign=fr_etf-2026-07-17&src_cmp=fr_etf-2026-07-17&utm_medium=email&est=HCNAsKqDN6W59%2FQnF2eDOSOvMEYCGm8I4UhYH%2FG3sM8qO6hxdZiACOiX0CheCXTUtcyse8cr
Voici quelques extraits de cet article :
POURQUOI LA NATURE NOUS FAIT DU BIEN, les scientifiques expliquent
https://theconversation.com/pourquoi-la-nature-nous-fait-du-bien-les-scientifiques-expliquent-92959
« En 2015, un sondage réalisé dans le cadre de la Fête de la nature révélait que 96 % des Français interrogés percevaient la nature comme un « lieu de bien-être et de ressourcement ». »
« Alors que L’HYPOTHESE D’UN LIEN ENTRE LE BIEN-ETRE HUMAIN ET LA NATURE EST DEPUIS LONGTEMPS ADMISE »
« Récemment, des chercheurs ont dressé un panorama des différents axes de recherche explorés et des résultats autour de la thématique du bien-être humain et de la nature. La notion de bien-être, telle qu’entendue ici, ne se rapporte pas seulement à la santé, en tant qu’absence de maladie, mais désigne plus généralement un état physique, mental et social de bien-être. »
« ÊTRE AU CONTACT DE LA NATURE FAVORISE NOTRE BIEN-ETRE PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE.
LA NATURE SOIGNE NOS MAUX et, plus que cela, elle améliore aussi nos capacités et nos fonctions cognitives, en réduisant la fatigue et en restaurant notre capacité d’attention, si sollicitée par la vie quotidienne. ELLE PARTICIPE EGALEMENT A NOTRE BIEN-ETRE PHYSIQUE : réduction de la douleur, de la pression artérielle, de l’obésité ou encore accélération de la guérison et prévention de certaines maladies. »
« LES ETUDES CONVERGENT VERS L’IDEE QU’UNE NATURE EN BONNE SANTE, C’EST-A-DIRE RICHE EN BIODIVERSITE ET FONCTIONNELLE, ASSURE UNE BONNE SANTE HUMAINE. »
« LA DIMINUTION RAPIDE DES HABITATS NATURELS ET L’EFFONDREMENT DE LA DIVERSITE DES ESPECES ANIMALES ET VEGETALES RENVOIENT A UN INQUIETANT SCENARIO CONCERNANT LE BIEN-ETRE HUMAIN. »
Rappelons la définition de la santé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) :
« LA SANTE EST UN ÉTAT DE COMPLET BIEN-ÊTRE PHYSIQUE, MENTAL ET SOCIAL, ET NE CONSISTE PAS SEULEMENT EN UNE ABSENCE DE MALADIE OU D’INFIRMITÉ ».
(Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946 ; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946 (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n° 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948)
Enfin, l’Assemblée générale des Nations Unies du 12 août 1992, a énoncé dans sa DÉCLARATION DE RIO SUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT, un premier principe qui est inscrit dans notre constitution :
« LES ETRES HUMAINS SONT AU CENTRE DES PREOCCUPATIONS RELATIVES AU DEVELOPPEMENT DURABLE. ILS ONT DROIT A UNE VIE SAINE ET PRODUCTIVE EN HARMONIE AVEC LA NATURE. »
C’est un des arguments pour lesquels il est raisonnable de s’opposer au projet de la Plaine du Nutin développé dans un secteur saturé d’éoliennes, transformant ainsi les paysages en territoires industrialisés.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Contribution anonyme
Déjà bien trop d'éoliennes autour de Surin !
Luc Téqui
Le paysage et l’environnement sonore sont déjà dénaturés à Surin avec des éoliennes bien trop proches.
Hormis les concessionnaires et quelques bénéficiaires intéressés financièrement, tout le monde y perd. Qualité de l’environnement, impact sonore déjà très sensible avec les éoliennes posées récemment, impact sur la faune dont une partie fragile et protégée, visuel catastrophique. Nuits étoilées parasitées également. Sans parler de l’impact touristique lié au patrimoine dans la région. Il serait intéressant pour les défenseurs de ce genre de projet qu’ils fassent preuve de discernement et prise en compte des intérêts COMMUNS... Merci pour votre attention !
Marc Téqui
Nos paysages sont saturés d'éoliennes.
Si ce projet voit le jour, il ne sera plus possible de tourner la tête à Surin sans voir d'éoliennes ni même de se promener sans constater comme aujourd'hui autour de chez nous la multiplication de ces projets.
Pollution visuelle le jour, destructrice de nos paysages, pollution visuelle la nuit.
Contrairement aux réponses méprisantes qui nous sont données, il ne suffit pas de planter des arbres pour cacher ces monstres.
Il n'est même plus possible de dormir fenêtre ouverte la nuit à cause du ronflement de ces engins, dans un contexte où les canicules se multiplient.
Le paisible calme du soir a disparu. Il serait pourtant bien nécessaire après de dures journées.
Apprenez à faire confiance à nos oreilles humaines, elles sont plus efficaces que vos micros. Une mesure ne sera jamais un impact. Des chiffres ne sont pas une perception.
Baisse de la qualité de vie.
Je ne parle pas du ballet continu des camions et engins des installateurs qui ne respectent ni les règles de circulation ni nos routes. Et ce ne sont pas les 3 gravillons rajoutés régulièrement qui modifient les problèmes structurels causés.
Dégâts écologiques considérables , les migrateurs sont perdus, artificialisation des sols en profondeur et en étendue alors qu'aujourd'hui la renaturation des sols est une nécessité officiellement reconnue.
Destruction de terres agricoles.
Destruction de sites archéologiques. Prospections a minima avant quand il y en a et silence complet lorsque des vestiges imprévus sont trouvés lors des travaux. Rien ne doit perturber ces chantiers dont on nous interdit l'accès, et pour cause.
Baisse réelle quoi qu'on en dise, de la valeur de l'immobilier.
Diminution de l'attractivité de nos régions.
Mépris pour les communes que l'on prive de leurs derniers atouts comme le club d'aéromodélisme de Surin, malgré les promesses faites. Et ce, uniquement pour installer deux éoliennes de plus face aux maisons du bourg et des villages alentours.
Tous ces inconvénients réels nous sont imposés au nom de prétendus bénéfices, ils restent à prouver, pour la société.
Une assurance d'apprentis sorciers qui sans aucun recul et au mépris de toute prudence, affirment à qui veut les entendre qu'il n'y a de conséquences ni pour la santé ni pour l'environnement, ni pour ces paysages reflets de notre histoire, patiemment bâtis par nos prédécesseurs au fil des siècles.
Et tout cela au bénéfice d'entreprises extérieures qui par ricochet fragilisent nos entreprises nationales par la production d'une énergie intermittente et coûteuse. Et je ne parle ni des problèmes de surproduction, ni de la remise en cause de ce soit-disant modèle éolien chez nos voisins, modèle éprouvé à l'envie, en Allemagne en particulier.
Nous avons déjà une électricité décarbonnée et peu chère.
Ces investissements fous dans l'éolien se retrouvent sur la facture d'un peuple exsangue financièrement, qui se retrouve à devoir payer contre son gré la facture d'installations dont il ne veut pas, au bénéfice d'entreprises étrangères et de ceux qui sur place, parfois contraints, louent leurs terres à cette entreprise de destruction écologique et patrimoniale massive.
De ce que j'ai vu jusqu'à présent, les consultations citoyennes n'existent que pour mieux s'asseoir dessus, et accompagner les populations vers une acceptation résignée d'un choix stratégique présenté comme inéluctable.
Alors non, je ne soutiens pas ce projet qui va détruire l'un des rares endroits autour de Surin où il est encore possible de se promener au cœur d'une nature préservée.
Je ne soutiens pas ce projet parce qu'il s'oppose à toute perspective écologique qu'il s'agisse de l'écosystèmes humain ou des écosystèmes naturels.
Je ne soutiens pas ce projet car il réduit durablement la qualité de vie de femmes et d'hommes qui ont choisi la campagne pour ce qu'elle est et non pour se retrouver au cœur d'une foret de moulins à vents inesthétiques, perturbants et bruyants.
Je ne soutiens pas ce projet car il risque d'être imposé de manière antidémocratique, au mépris de l'avis des habitants et des communes.
Je ne soutiens pas ce projet d'éoliennes car une fois installées, elles ne seront pas démontées.
charles de Batz
Il me parait primordial de sauvegarder le patrimoine paysager, naturel, forestier et architectural du secteur. Ce que je refuse : le mitage, la banalisation et la détérioration du territoire, les nuisances pour la santé, l’impact négatif sur le tourisme vert, la baisse de la valeur immobilière des biens, les clivages dans la population, l’augmentation de la mortalité des chauves-souris et des oiseaux, le mauvais usage de l’argent public dans une zone peu ventée. Je m'oppose fermement à l'implantation de toute éolienne dans le secteur nord Charente déjà saturé de parcs éoliens. Les éoliennes produisent une énergie non pilotable, elles ne peuvent donc se substituer à l'énergie pilotable produite par le nucléaire ou l'hydraulique. Elles sont donc inutiles. La plupart des composants ne sont pas recyclables et leur installation pollue durablement les sols.
Edith de PONTFARCY
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Par suite de la loi APER, le dernier alinéa de l’article L. 515-44 du code de l’environnement a été complété ainsi :
« L’autorisation environnementale tient également compte, le cas échéant, du nombre d’installations terrestres de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent déjà existantes dans le territoire concerné, afin de prévenir les effets de saturation visuelle en vue de protéger les intérêts mentionnés à l’article L. 511-1. »
Enfin, la saturation du paysage est sanctionnée par la jurisprudence.
Ce projet aurait dû être rejeté sans passer par la case consultation.
Il doit se voir opposer un arrêté de refus.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
Edith de PONTFARCY
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le samedi 21 juin 2026, à CIVRAY, plus de vingt élus, le sénateur Bruno BELIN, le vice-président de la communauté de communes du civraisien en Poitou Frédéric TEXIER et nombreux maires et conseillers municipaux, sont venus manifester avec un peu moins de 200 personnes leur ras-le-bol face au déferlement éolien sur le secteur situé aux confins du sud-Vienne, des Deux-Sèvres, du nord-Charente.
Le 21 juin 2026, la Nouvelle République dans un article en pièce jointe titrait :
« IL N’EST PLUS QUESTION DE CONSENSUS MAIS D’OPPOSITION » : LE RAS-LE-BOL DES ELUS FACE AUX EOLIENNES A CIVRAY :
Le « MAIRE de Bernac, à deux pas de Ruffec, a présenté la réalité des implantations devant un GRAND NOMBRE D’ÉLUS, SOUTENUS PAR LA PRÉSENCE DU SÉNATEUR BRUNO BELIN. « UN BOUTON SUR LE VISAGE, C’EST UN GRAIN DE BEAUTÉ, CENT BOUTONS, C’EST UNE MALADIE », image-t-il.
Le Civraisien compte 110 éoliennes. Le territoire va compter près de 500 machines dans peu de temps. « ALORS, NOS VILLAGES, HAMEAUX ET LIEUX-DITS SERONT MÉTASTASÉS PAR LES ÉOLIENNES », n’hésite pas à affirmer la représentante du Pays mellois."
Arrêtons la prolifération anarchique et à tout va dans le pays civraisien.
Le projet de la Plaine du Nutin ne pourra voir le jour.
Avec mes salutations distinguées,
Edith de PONTFARCY
T. de SAINT VICTOR
Ma contribution précédente n'a pas pour des raisons incompréhensibles été enregistrée. La voici de nouveau.
Surin – Plaine du Nutin – facteur de charge des éoliennes
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Selon le type d’éolienne finalement sélectionné par le promoteur les facteurs de charge de celles-ci sont drastiquement différents :
- puissance unitaire de 4,2 MW, production estimée 39,7 GWh/an, facteur de charge 35,97% ce qui est énorme pour l’éolien terrestre et ressemble plutôt à ceux des installations offshore,
- puissance unitaire 5,9 MW, production attendue 43,0 GWh/an, facteur de charge 27,73%, plus raisonnable quoique aussi élevé ???????
Je souhaite que le promoteur m’explique pourquoi avec deux types d’éoliennes de géométrie très proche (hauteur de nacelle 105 m, diamètre du rotor 150 m, hauteur à bout de pale 181 m) on puisse trouver des résultats aussi différents ?
Dans tous les cas, le promoteur doit impérativement fournir le détail de son calcul sachant que le facteur de charge n’est pas une hypothèse de calcul, mais le résultat de la production estimée divisé par la production théorique. Dans tout calcul, les hypothèses doivent être produites, c’est le B-A-BA : conditions météorologiques (vent), durée des entretiens, temps d’arrêt pour présence de chiroptères… panne…
Dans cette attente, je vous confirme mon opposition totale à ce projet et vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
T. de SAINT VICTOR
Surin – Plaine du Nutin – facteur de charge des éoliennes
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Selon le type d’éolienne finalement sélectionné par le promoteur les facteurs de charge de celles-ci sont drastiquement différents :
- puissance unitaire de 4,2 MW, production estimée 39,7 GWh/an, facteur de charge 35,97% ce qui est énorme pour l’éolien terrestre et ressemble plutôt à ceux des installations offshore,
- puissance unitaire 5,9 MW, production attendue 43,0 GWh/an, facteur de charge 27,73%, plus raisonnable quoique aussi élevé ???????
Je souhaite que le promoteur m’explique pourquoi avec deux types d’éoliennes de géométrie très proche (hauteur de nacelle 105 m, diamètre du rotor 150 m, hauteur à bout de pale 181 m) on puisse trouver des résultats aussi différents ?
Dans tous les cas, le promoteur doit impérativement fournir le détail de son calcul sachant que le facteur de charge n’est pas une hypothèse de calcul comme le font certains promoteurs , mais le résultat de la production estimée divisé par la production théorique.
Dans tout calcul, les hypothèses doivent être produites, c’est le B-A-BA : conditions météorologiques (vent), programmation et durée des entretiens, temps d’arrêt pour présence de chiroptères… panne…perte de rendement par usure et encrassement des pales...
Dans cette attente, je vous confirme mon opposition totale à ce projet et vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
T. de SAINT VICTOR
Projet Plaine du Nutin – Surin – tome 4.1 du dossier de Demande d’Autorisation Environnementale – carte 6, page 38
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
La carte 6 page 38 donnant la localisation des points de mesures acoustiques est incomplète car ne figure pas l’échelle, élément indispensable pour apprécier la pertinence du choix des points de mesure, donc l’éloignement des sources (éoliennes qui n’y figurent pas non plus) ainsi que la présence des habitations à au moins 500 m de celles-ci, distance insuffisante.
Avec mon opposition à ce nouveau projet, recevez, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de m considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je m’interroge sur l’absence d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France dans ce dossier. On trouve pourtant 2 monuments historiques très proches des futures éoliennes, le château de Cibioux à 600 mètres et l’église de Surin à 900 mètres. Et dans l’aire d’études rapprochée on compte 10 monuments historiques supplémentaires dont 2 présentent "une sensibilité modérée " selon le promoteur éolien, l’église de Genouillé et le château de Beauregard. L’argument, le seul qui est invoqué par le promoteur, c’est le rideau d’arbres qui protège le château de Cibioux situé à 600 mètres de toute covisibilité en omettant de préciser que ces arbres font l’objet d’une coupe déjà commencée. Si ce pauvre village de Surin pouvait encore faire valoir ces atouts touristiques, l’installation de 3 éoliennes en plus de toutes celles qui entourent le village va mettre un terme définitif à cette espérance. Il faut ajouter que la fédération des gîtes ruraux retire les labels 3 épis et au dessus à tous les gîtes qui présentent une covisibilité avec des éoliennes. Et si la MRAE avait pu émettre un avis, elle n’aurait pas manqué de remettre en cause la pertinence du site d’implantation retenu pour ce motif également.
Là encore vos réserves s’imposent à l’issue de cette consultation.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Un arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux vient d’être rendu ce 10 juillet 2026 (24BX02604) qui vient mettre un point final au projet voisin de Genouillé en raison de la saturation visuelle que généreraient l’implantation des éoliennes de ce projet . Ici, à Surin, le promoteur éolien ne prononce pas les mots de saturation visuelle ou d’encerclement mais il préfère évoquer "le risque de dominance " sur le bourg. Il souligne que 5 hameaux présentent "une sensibilité forte " du fait de leur proximité avec la zone d’implantation et du peu de filtres visuels. Et il ajoute que 13 hameaux présentent une "sensibilité modérée" ayant "un peu de recul et des masques partiels de boisements." Si la MRAE avait pu rendre un avis, nul doute qu’elle aurait clairement exprimé son opposition à un tel envahissement contraire aux intérêts protégés par l’article L 511-1 du code de l’environnement. Et le promoteur invoque comme seule excuse le fait qu’il existe beaucoup de contraintes techniques qui restreignent les possibilités d’implantation d’éoliennes comme les distances aux habitations ou aux boisements, les hauteurs des machines ou les réglementations militaires. Toutes ces règles ne les exonèrent pas de respecter les habitants et leur cadre de vie. Et de surcroît la loi leur fait obligation de commencer la recherche d’un site d’implantation par une démarche d’évitement pour retenir un emplacement de moindre impact et les magistrats ont même précisé que cette recherche devait être effectuée à minima à l’échelon intercommunal voire départemental. Pour cette raison, ce projet ne peut conduire qu’à un refus préfectoral que vos réserves ne manqueront pas d’anticiper.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le promoteur éolien feignait d’ignorer les conséquences désastreuses découlant de l’implantation des eoliennes. Il est bon de lui rappeler les termes de l’arrêt rendu par la cour d’appel de Rennes le 12 mars 2024:"le juge judiciaire peut connaître des actions en responsabilité résultant de troubles anormaux de voisinage et se prononcer sur les réparations de nuisances anormales engendrées par ces ICPE"…"l’impact visuel est imposant et permanent, le bruit est perpétuel, les effets négatifs sur la santé sont médicalement attestés et le dérèglement électromagnétique d’internet, de la télévision et du téléphone portable établi…l’implantation et l’exploitation du parc éolien sont à l’origine des troubles anormaux de voisinage et constituent des atteintes à l’habitabilité des propriétés situées dans le périmètre critique et ont pour conséquence une dépréciation immobilière des biens dont la destination précise est l’habitation… en raison des impacts visuels importants, de la dégradation du paysage et du cadre de vie, des nuisances acoustiques quasi permanentes, des préjudices constants de vue et des clignotements causés par les éoliennes, ces facteurs qui ont une incidence actuelle, directe et certaine sur l’habitabilité des biens immobiliers entraînent une moins value de la valeur vénale de 40% pour les propriétés situées entre 500 et 600 mètres et de 35% pour celles qui sont situées entre 600 et 1500 mètres des éoliennes ". Pour cette raison, qui résulte d’un contentieux portant sur 3 éoliennes de 118 mètres, les habitants comme les collectivités attendent de votre part d’extrêmes réserves à l’égard de ce projet.
Dominique De Pontfarcy
Monsieur le commissaire enquêteur,
Après avoir pris connaissance de ce dossier, il me semble utile de sensibiliser la commune d’implantation et les communes limitrophes sur la nécessité de délibérer et d’exprimer publiquement leur opposition très légitime à cet envahissement éolien sans mesure. Il faut aussi leur rappeler que l’IFER est partagé entre la commune d’implantation qui perçoit 20% du montant, la communauté de communes 40% et le département 40% ( et non pas 33000 pour la commune d’implantation,65000 pour la communauté de communes et 39000 pour le département). Cette répartition permet de montrer l’affirmation mensongère du promoteur éolien au cours de la réunion publique. Quant au chèque énergie, l’expérience de Plaisance montre qu’il a servi à empêcher les contentieux avec les habitants vivant à proximité des éoliennes et pas les autres et ce « chèque » ne correspond en rien au préjudice subi par ces riverains et les communes concernées, préjudice économique, préjudice écologique, préjudice environnemental que rien ne pourra compenser et qui appellent vos plus expresses réserves.
Pascale CHEVALIER
A l'attention du commissaire enquêteur,
Je suis une habitante duBouchage, village riverain à la commune de SURIN.
Je vous remercie de noter mon opposition complète à ce projet éolien, pour les raisons suivantes :
- saturation totale du paysage (plus de 221 eoliennes en fonctionnement dans un rayon de 20 kms, sans compter les projets en instruction) , avec une densité très importante de machines de très grande hauteur
- pollution sonore supplémentaire pour les riverains de la ZIP (qui va venir se cumuler à celles des parcs déjà en fonctionnement) . Contrairement à ce qu'affirme le promoteur dans le RNT, les éoliennes émettent des infrasons (non mesurés par les études d'impact) qui sont bien plus problématiques que ceux produits par l'environnement .
Je vous renvoie sur ce point à la conférence du 24/03/2026 au Parlement Européen sur "les infrasons éoliens : inaudibles mais non inoffensifs " pour lequels les dernières études acoustiques et médicales confirment les impacts très négatifs sur toutes cellules vivantes, y compris bien sûr sur le corps humain. Nier ces études récentes est un manquement grave qui induit en erreur les impacts acoustiques ressentis et met en danger la santé publique.
- A la lecture du RNT, aucune précision sur les impacts cumulés sur la mortalité de l'avifaune et des chiroptères, du fait de la présence des parcs éoliens présents dans un rayon de 20 kms. Pourtant, le parc des Rives Charentaises (Genouillé-Lizan-Nanteuil-Le Bouchage), ainsi que le parc des Herbes sauvages (LE BOUCHAGE) ont des rapports de suivis post implantations alarmants : impacts significatifs pour le premier, parc très mortifère pour le second. Le service inspection de la DREAL a demandé pour les 2 parcs, des mesures ERC supplémentaires pour tenter de réduire cette destruction environnementale avérée. Il est évident que rajouter le parc du Nutin sera un facteur supplémentaire de risques de collision , augmentera effet barrière pour les espèces migratrices et participera activement pendant 20 ou 30 ans, au déclin de la biodiversité déjà grandement entamé. Je rajouterai que le promoteur se contente de façon sordide, "de vanter les bénéfices d'une réduction des émissions de CO2 en phase d'exploitation" en faveur de la biodiversité, mais oublie de préciser que parallèlement il va engendrer une destruction massive des populations de chauve souris (au passage toutes protégées par le Droit international), ainsi que de certains oiseaux et insectes.
- devaluation immobilière des biens situés dans un périmètre de moins de 2 kms du projet . Inutile d'aller chercher des pseudos études (ADEME) , ll suffit d'interroger les agents immobiliers du secteur qui vous confirmeront que peu de clientèle accepte de visiter des biens avec vue privilégiée sur une ou plusieurs éoliennes, et que ceux qui s'en fichent négocient le prix à la baisse car c'est une nuisance indiscutable.
- les éoliennes sont sources de discorde entre les habitants, car seuls les propriétaires fonciers en tirent des bénéfices alors que tous les riverains n'en n'ont que des inconvénients.
- discours et stratégie mensongère des développeurs éoliens, qui surfent sur la vague de la "transition énergétique" pour envahir des territoires ruraux jusqu'ici préservés, pour implanter des zones industrielles à moindre coût (ignorance des populations locales sur la technologie éolienne, difficultés financières des agriculteurs qui voient là une source de revenus présentant peu de contraintes pour eux, opacité des procedures d'implantation, deni de l'acceptabilité locale et méthodes qui ne respectent pas la démocratie (meme avec un avis négatif de la Mairie d'implantation, le projet industriel est mené à son terme)
Voilà les raisons principales de mon refus de voir d'autres turbines s'insérer dans le paysage de SURIN, et de ma formelle opposition à tout autre projet sur cette commune.
Fait à le Bouchage, le 11/07/2026
CLAUDIE ESNAULT
Bonjour ,je suis désolée de constater que notre belle vallée de la CHARENTE est défigurée par une invasion d'éoliennes qui ne fonctionnent pas à plein temps ,notre région touristique avec un patrimoine important se trouve amputée de son intérêt premier .Je suis donc CONTRE l'implantation de nouvelles éoliennes ,dans notre région ,merci de faire passer le message.
Fabrice Martin
Je suis contre ce nouveau projet de parc éolien, avec les parcs déjà existants nous sommes saturés d'éoliennes, le paysage est lourdement impacté. Non à l'industrialisation de la vallée de la Charente .
HELEN GALE
1. There is no english translation.
2. You offer a 'contact us' button which DOES NOT WORK. I find that obstructive on your behalf.
3. Where is the map that shows where these Eoileons are planned? I can't find one. Surely its the first thing people want? Please forward me one. Again, poor and obstructive on your behalf.
4. Even though these are erected in SURIN it is ASNOIS that bears the visual brunt and my property in particular. I object in the strongest possible terms to more Eoliens in Surin.
5. Vienne has far more than its fair share of Eoliens. Find somewhere else for them.
Après vérification avec l’administrateur de la plateforme, les éléments suivants nous ont été communiqués.
« Le bouton « Nous contacter » fonctionne correctement : il ouvre automatiquement un nouveau courriel lorsqu'une application de messagerie est configurée sur l'appareil de l'utilisateur. En l'absence d'une telle configuration, il peut toutefois sembler inactif. Dans un souci d'amélioration continue de l'expérience utilisateur, l'adresse électronique de contact sera désormais affichée directement sur ce bouton. Elle est également mentionnée sur la page « Contact et assistance », notamment dans plusieurs questions-réponses de la FAQ. »
Par ailleurs, les cartes sont inclues dans les différentes pièces du dossier, de demande d'autorisation environnementale mis en ligne et consultable sur cette plateforme. Vous pouvez par exemple en trouver une dans :
1. Dossier de Demande d’Autorisation Environnementale »
1.2. NOTE DE PRESENTATION
« note-presentation_plaine_du_nutin_20260223 », page 5
[English translation]
After checking with the platform administrator, we have been informed of the following.
“The ‘Contact us’ button is working correctly: it automatically opens a new email when an email application is set up on the user’s device. However, if no such app is set up, it may appear to be inactive. As part of our commitment to continuously improving the user experience, the contact email address will now be displayed directly on this button. It is also listed on the ‘Contact et assistance’ page, including in several FAQs.”
Furthermore, the maps are included in the various files of the environmental authorization request, which has been uploaded and is available to view on this platform. For example, you can find one in:
1. Dossier de Demande d’Autorisation Environnementale »
1.2. NOTE DE PRESENTATION
« note-presentation_plaine_du_nutin_20260223 », on the 5th page
CLAUDIE MEMIN
Objet : Opposition ferme au projet éolien de la « Plaine du Nutin » – Commune de Surin
Monsieur Le Commissaire enquêteur,
En ma qualité de Maire de la commune de Surin, et me faisant le relais de la délibération du Conseil Municipal réuni le 28 mai 2026 ainsi que des vives inquiétudes de nombreux administrés, je formule par la présente une opposition ferme et définitive au projet éolien de la Plaine du Nutin porté par la société Enertrag.
Notre position repose sur des motifs objectifs de saturation visuelle, de protection du cadre de vie et de cohérence des politiques publiques territoriales :
• Un effort de transition déjà largement consenti : La commune de Surin est pleinement consciente des enjeux de la transition écologique. Elle a déjà pris ses responsabilités en acceptant l'implantation de 4 éoliennes (potentiellement 6) sur son territoire, participant ainsi activement à l'effort national de production d'énergies renouvelables.
• Un risque avéré d'encerclement total de la commune : Les installations existantes ceignent déjà le territoire communal, ne laissant aujourd'hui qu'une seule ouverture paysagère vers le Nord. Le projet d'Enertrag visant à implanter 3 machines supplémentaires dans cette unique trouée viendrait « fermer la boucle ». Cet encerclement disproportionné créera un effet d'enclave étouffant pour le bourg et ses habitants.
• Des nuisances de proximité majeures : L'impact visuel et acoustique de ces structures imposantes, implantées à proximité immédiate des zones habitées, dégradera durablement la qualité de vie.
• Une opposition partagée à l'échelle intercommunale : Cette saturation est également reconnue par la Communauté de Communes du Civraisien en Poitou. Ses élus ont voté une motion spécifique et inscrit des orientations strictes dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) en cours de révision afin de freiner cette prolifération.
• Une contradiction avec les orientations gouvernementales : Le présent projet s'oppose directement aux directives nationales récentes, qui prônent désormais « un développement plus encadré de l’éolien terrestre » afin de limiter l'impact paysager et d'éviter la saturation des territoires déjà fortement mis à contribution.
L'avis des élus locaux, qui connaissent parfaitement les réalités et les équilibres de leur bassin de vie, ne peut être balayé au profit d'intérêts purement privés.
Pour l'ensemble de ces raisons, je vous demande de respecter l'intégrité de notre territoire, de ne pas surcharger davantage le paysage de Surin et de rejeter le projet de la Plaine du Nutin.
Je vous prie d'agréer, Monsieur Le Commissaire enquêteur, l'expression de ma haute considération.
Le Maire de Surin,
C. MÉMIN
Patrick Kawala
Je rencontre toujours un problème d'agrégation de pièces : ce site n'accepte qu'une seule pièce à la fois ( et non pas 5 limitées au total à 5 MO ) ! Ce n'est pas normal, il est porté atteinte au droit à participation du public !
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Après vérification auprès de l'administrateur de la plateforme, les éléments suivants nous ont été communiqués.
Comme indiqué sur le formulaire de contribution, la plateforme permet le dépôt de jusqu'à 5 pièces jointes de 5 Mo chacune. Les vérifications réalisées ont confirmé que le mode de dépôt prévu par la plateforme, consistant à sélectionner les différentes pièces jointes avant leur téléversement, permettait bien le dépôt de plusieurs fichiers.
Afin de faciliter l'utilisation de la plateforme et d'éviter toute ambiguïté sur les modalités de dépôt des pièces jointes, l'administrateur de la plateforme a fait évoluer celle-ci. Les pièces jointes peuvent désormais être ajoutées soit simultanément, soit successivement, sans remplacement des fichiers déjà téléversés.
Les contributions sont limitées à 4 200 caractères afin de garantir leur lisibilité pour l'ensemble des participants. Lorsqu'un contributeur souhaite transmettre un document plus conséquent, il peut le joindre en pièce jointe (solution recommandée) ou déposer plusieurs contributions successives.
Enfin, l'administrateur de la plateforme nous indique qu'une adresse de contact ainsi qu'une FAQ sont accessibles tout au long de la consultation sur cette plateforme afin d'accompagner les utilisateurs en cas de difficulté. Aucune demande d'assistance relative à ce point ne lui est parvenue, ne lui permettant pas de vous accompagner au moment où vous avez rencontré cette difficulté.
N’hésitez pas à solliciter cette aide si vous veniez à rencontrer une difficulté lors d’une utilisation future de la plateforme.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Le porteur de projet se moque du monde lorsqu'il invoque le SRADDET pour justifier son projet :
1) les chiffres de puissance installée et de production pour 2030 et 2050 sont des OBJECTIFS contenus dans "l'objectif 51". Ils n'ont aucune valeur réglementaire
2) le tribunal de BORDEAUX a jugé définitivement qu'aucun territoire ne pouvait se voir imposer des éoliennes en vertu du SRADDET ( jgt TA BORDEAUX 28 avril 2021 extrait : "3. D’autre part, aucune disposition du SRADDET ne comporte une quelconque règle contraignante en matière d’implantation d’éoliennes ni n’impose, au niveau local correspondant au champ d’action territorial des associations requérantes, la détermination de zones
préférentielles d’implantation d’éoliennes"
3) il oublie de préciser que la réalisation de ces "objectifs" ( et non pas de ces obligations ! ) est expressément subordonnée par "l'objectif 51"à un rééquilibrage volontariste vers le sud Aquitaine et d'une solidarité avec les territoires infra-régionaux denses en éoliennes.
Quant à la levée des diverses contraintes en sud Aquitaine, elle n'est invoquée que pour dépasser les objectifs initiaux, et non pas pour leur réalisation.
La VIENNE quant à elle a "explosé" ses objectifs 2030, tels que définis dans l'exercice cartographique mené par les services de l'Etat en 2022, et se trouve très proche des objectifs 2050 en l'état des projets installés et autorisés.
le SRADDET recommande également la valorisation maximale des capacités de repowering pour éviter les nouveaux mâts en zones densément équipées.
Le projet de SURIN ne peut donc être justifié par le SRADDET de Nouvelle Aquitaine.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
S’il est vrai que le SRADDET avance des « objectifs » régionaux en matière de développement des énergies renouvelables, ces objectifs ne sont pas dépourvus de portée réglementaire. En effet, l’article L. 4251-3 du code général des collectivités territoriales dispose que « les schémas de cohérence territoriale et, à défaut, les plans locaux d'urbanisme, les cartes communales ou les documents en tenant lieu, […] : 1° Prennent en compte les objectifs du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires ; […] ». Cette exigence est reprise aux articles L. 131-1 et L. 131-5 du code de l’urbanisme s’agissant du fascicule du SRADDET, qui détermine les règles générales définies afin d’atteindre les objectifs fixés.
De plus, la décision du Tribunal Administratif de Bordeaux du 28 avril 2021 mentionnée ne remet pas en cause cette analyse. Le jugement porte sur une requête d’associations, qui a été jugée irrecevable, contre l’approbation du SRADDET lui-même et non sur l’appréciation de la compatibilité d’un projet éolien avec les objectifs régionaux. L’extrait du jugement cité rappelle simplement que le SRADDET n’impose pas de zone prédéfinie pour le développement de l’éolien, de sorte que les associations requérantes ne démontraient aucun intérêt à agir pour le contester. Ainsi, le développement d’un projet éolien peut bien être regardé comme contribuant à la réalisation des objectifs énergétiques régionaux.
Par ailleurs, vous soulignez à juste titre que l’objectif 51 évoque une volonté d’équilibrage territorial du développement de l’éolien à l’échelle régionale. Toutefois, la présence de cette orientation ne saurait amener à considérer qu’un projet situé dans un département présentant déjà un développement éolien serait par principe incompatible avec le SRADDET. Également, les données issues de l’exercice cartographique de l’Etat en 2022 sont à caractère indicatif et ne constituent pas un seuil réglementaire opposable à un projet.
En outre, comme le montrent les objectifs avancés dans le SRADDET (4500 GW installés dont 200MW de repowering), le repowering ne se substitue pas au développement de nouveaux parcs.
Enfin, l’étude d’impact n’avance pas une justification exclusive du projet par le SRADDET de Nouvelle-Aquitaine, mais une compatibilité du projet avec le SRADDET, qui s’inscrit dans les objectifs définis par celui-ci. Ainsi, le projet de la Plaine du Nutin peut bien être développé dans le cadre de ces objectifs.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
L'étude acoustique fait l'impasse sur les infrasons, alors qu'une étude de grande ampleur menée par l'Université de Grenoble est en cours :
Cette étude RIBEOLH ( https://ribeolh.univ-gustave-eiffel.fr/ ) étude officielle, résulte de l'avis rendu par l'ANSES en 2017, invitant à la réalisation de diverses études sur les incidences du bruit éolien et les infrasons.
Je crois utile de citer les paragraphes suivants, montrant que les effets sur la santé sont pris au sérieux par les autorités sanitaires :
"Axe 1 : Etude épidémiologique des effets du bruit éolien sur la santé humaine
L'axe 1 correspond à la mise en place de l’étude épidémiologique, à son déroulement et à l’analyse des données recueillies afin d’évaluer les effets sur la santé du bruit audible, en particulier des sons basses fréquences, mais aussi des infrasons, émis par les éoliennes. Son protocole s’appuie en particulier sur les résultats de l’étude de faisabilité Cibélius dont l’objectif était d'évaluer la faisabilité, à l'échelle du territoire national, d’une étude épidémiologique concernant les effets sur la santé du bruit émis par les éoliennes. Ce projet a abouti à une méthodologie permettant d’estimer le nombre de personnes potentiellement exposées au bruit émis par les éoliennes (publication), ainsi que les niveaux d’exposition de ces populations.
L’étude épidémiologique inclura environ 1200 riverains de parcs éoliens en France. L'information concernant l’état de santé des participants sera obtenue par questionnaire (perturbations du sommeil, hypertension, troubles psychologiques, stress et gêne ressentie notamment) et par des mesures de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et de la concentration de cortisol (marqueur des états de stress). L’exposition des participants au bruit audible, en particulier aux SBF, et aux IF, émis par les éoliennes sera estimée grâce à des modèles d’ingénierie de prévision du bruit. Des mesures acoustiques seront effectuées pour valider le modèle utilisé."
"Axe 2 : Etude psychoacoustique et physiologique des infrasons et sons basses fréquence
L'axe 2 correspond à une étude psychoacoustique et physiologique qui consistera en la réalisation en laboratoire de mesures psychoacoustiques et physiologiques dans un environnement maîtrisé à l’aide de sons mesurés ou synthétisés par un modèle physique pour différentes conditions de fonctionnement des éoliennes. Cette approche permet la synthèse de sons basés sur des paramètres physiques bien identifiés et contrôlés, ce qui permettra de déterminer précisément les paramètres qui ont un rôle important dans les effets du bruit émis par les éoliennes sur la sonie et la gêne. Les travaux psychoacoustiques menés en laboratoire concentreront leurs efforts sur la sonie et les sensations auditives liées aux modulations d’amplitude afin de comprendre leur relation avec la gêne exprimée.Un indicateur de gêne basé sur des variables acoustiques et non acoustique (la sensibilité au bruit) sera proposé. Cet indicateur sera confronté aux données de gêne mesurées lors de l’étude épidémiologique. Enfin, des mesures physiologiques des réponses cochléovestibulaires (otoémissions, électrocochléographie, vidéonystagmographie) seront réalisées chez des participants soumis à des IF pour tester l’hypothèse de la littérature selon laquelle des IF non audibles peuvent affecter l'audition et/ou l'équilibre."
Or, s 'agissant des infrasons, ceux ci ne sont ni mesurés ni évalués, en dépit du fait que les éoliennes sont présumées nocives pour la santé ( présomption de nocivité L 512-1, pour les intérêts protégés par L 511-1 du code de l'environnement )
Par ailleurs, le journal du CNRS a publié une étude montrant la propagation des infrasons au delà des distances généralement admises, ainsi que leur perception potentielle par le corps humain, et fait référence à l'étude en cours RIBEOH
Dans ces conditions, la preuve de l'innocuité au regard des infrasons n'a pas été apportée: il en résulte que l'autorisation ne peut être accordée puisque les dangers ou inconvénients pour la santé ne sont pas prévenus pas des mesures appropriées
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Il n’existe aucune présomption de nocivité des éoliennes pour la santé due aux infrasons.
Les éoliennes sont effectivement des installations classées pour la protection de l'environnement (articles L. 512-1 et L. 511-1 du code de l'environnement), et à ce titre, elles sont soumises à un régime strict d'autorisation. Toutefois elles doivent être autorisées, sous réserve du respect des autres dispositions concernées, dès lors que l'étude d'impact et l'étude de dangers permettent de conclure que le projet garantit les intérêts protégés de l'article L. 511-1 du code de l'environnement. Or aucune étude ne conclue à la nocivité des éoliennes due aux infrasons et l’étude des infrasons n’est pas une étude demandée dans le cadre d’une demande d’autorisation de parc éolien :
- L’ANSES « conclut que les connaissances actuelles en matière d’effets potentiels sur la santé liés à l’exposition aux infrasons et basses fréquences sonores ne justifient ni de modifier les valeurs limites d’exposition au bruit existantes, ni d’introduire des limites spécifiques aux infrasons et basses fréquences sonores. » dans son rapport du 30/03/2017 sur l’exposition aux basses fréquences et infrasons des parcs éolien.
- Le juge administratif a en outre considéré que l’absence d’analyse des infrasons dans l’étude d’impact ne constitue pas une omission ayant eu pour effet de nuire à l’information complète de la population ou de nature à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative (voir CAA Nantes, 21/05/2021, n° 19NT04020).
De plus l’étude RIBEOLH n’a pour l’instant pas donné de conclusion car est encore en cours.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Ce site internet est totalement bancal.
Outre la limitation du nombre de mots, contrairement à ce qu'il affirme, il ne permet pas d'envoyer plus d'une pièce.
Je viens d'en faire l'expérience en tentant en vain d'envoyer 2 pièces d'une taille inférieure aux préconisations.
Je vous remercie de vérifier ce point et d'inviter le porteur de projet à y remédier rapidement
Voici la seconde pièce attachée à ma contribution passée en deux envois.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
SUITE..
La Cour omet plusieurs points reconnus par le gouvernement ( voir note AIDA émanant du gouvernement en pièce jointe ) :
- le projet NFS 31-114 n'était destiné qu'au contrôle acoustique post implantation, et non pas aux études initiales ( même si c'était effectivement recommandé par le guide de l'étude d'impact )
- il est clairement exprimé dans la note AIDA que le projet NFS 31-114 comportait des insuffisances et que les protocoles acoustiques ( annulés par le Conseil d'Etat en 2024 ) étaient plus protecteurs.
La Cour se place ensuite sur le terrain de la preuve : ce serait aux opposants de prouver que les résultats de l'étude acoustique auraient été autres sans NFS 31-114.
Or sur ces points :
- en principe c'est au promoteur de démontrer l'innocuité acoustique de son projet ( une présomption de nocivité des ICPE soumises à autorisation est posée par l'article L 512-1 du code de l'environnement), et s'il utilise une méthodologie, celle ci doit être incontestable.
Or le projet NFES 31-114 n'a jamais été soumis à évaluation environnementale ( rappelons : 1) que l'évaluation environnementale a précisément pour objectif de s'assurer de l"innocuité; 2) que les protocoles acoustiques ont été annulés précisément pour défaut d'évaluation environnementale )
- sur la preuve exigée par la Cour : afin de permettre aux opposants, d'apprécier cette question, encore faut il que les données acoustiques brutes non retraitées soient communiquées sous une forme lisible et intelligible afin de pouvoir exercer un contrôle citoyen.
Or cela n'est pas le cas en l'espèce, et ce, en dépit de l'avis CADA numéro 20244698, et du guide de l'étude d'impact qui recommande de les inclure dans les annexes.
Mais même en l'absence de ces données brutes, il est facile de comprendre :
* que par l'effet de la médiane, les émergences sonores des périodes très calmes seront par définition artificiellement et sensiblement augmentées au delà des valeurs admises ( +5dB le jour et +3dB la nuit ) : par exemple, on peut noter une majoration des émergences de + 8 à +12 dB dB dans la simulation jointe, réalisée à titre d'exemple
* c'est d'ailleurs pour cette raison que la réglementation du bruit dans les transports ferroviaires s'écarte de ce système de médianes ou moyennes
* en l'espèce, en évinçant les médianes, les émergences seraient calées sur la situation acoustique réelle et instantanée d'où une nuisance acoustique beaucoup moindre.
Je vous joins la note AIDA ainsi qu'une simulation explicative des médianes, réalisée par une association qui lutte contre les nuisances éoliennes.
Dans ces conditions, ce projet ne saurait prospérer
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Vous avancez que l’étude acoustique serait irrecevable, et ce en raison de l’annulation des protocoles acoustiques ministériels par la décision du Conseil d’Etat du 8 mars 2024.
Cependant, cette décision a porté sur l’illégalité de la procédure d’approbation de ces protocoles et non sur la méthode ou le contenu de ceux-ci. Elle n’a donc pas pour effet de rendre irrégulière une étude acoustique reposant sur la méthodologie issue de la norme NFS 31-114. L’étude acoustique du projet de la Plaine du Nutin indique bien avoir pris en compte les évolutions de méthodologie et présente bien un protocole basé sur la norme NFS 31-114 dont le protocole de réception acoustique était un prolongement. La fiche AIDA recommande par ailleurs de recourir à la norme NFS 31-114, utilisée dans l’étude du projet de Plaine du Nutin.
L’étude acoustique de Plaine du Nutin est donc en accord avec la réglementation actuelle.
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
A titre liminaire, il n'est pas normal que ce site limite le nombre de mots des contributions, ce qui contraint à des découpages.
C'est une forme d'atteinte au droit de participation du public !
Cela étant, l’étude acoustique présente cette affirmation :
« Dernière minute : Une récente décision du Conseil d’Etat en date du 8 mars 2024 annule le protocole de mesure précédemment utilisé. La méthodologie de mesure appliquée ainsi que le contenu du présent rapport s’inspirent du protocole de mesure de l’impact acoustique d’un parc éolien terrestre dans sa version de juin 2023 tout en répondant complètement aux exigences de l’avant-projet de norme PR-S 31-114 de juillet 2011, dorénavant en vigueur. »
Effectivement, le Conseil d’Etat a annulé les protocoles acoustiques qui avaient pris la suite de la fâcheuse référence à un projet de norme jamais validé et officiellement abandonné, pour cause d’absence d’évaluation environnementale ( procédure destinée à s’assurer de l’innocuité d’une méthode ou d’un projet ).
Si l’on considère généralement que du fait de l’annulation, on en revient au texte précédent qui faisait référence à « la norme NFS 31-114… » ( qui n’a pourtant jamais existé, le gouvernement de l’époque ayant anticipé à tort sa validation ), la réalisation d’une étude acoustique sur le fondement de ce projet abandonné et non passé par l’évaluation environnementale n’est pas recevable, le porteur de projet ne pouvant prouver que la méthode des médianes que préconisait le projet NFS 31-114 était justifiée pour prévenir les inconvénients acoustiques du projet.
ENERTRAG reconnaît avoir utilisé pour la réalisation de l'étude acoustique à la fois le protocole annulé mais encore le projet de norme NFS 31-114 abandonné depuis plusieurs années, jamais validé par le groupe d'experts de l'AFNOR, jamais soumis à évaluation environnementale ni à enquête publique comme doivent l'être toutes les normes AFNOR.
Tout d’abord, le protocole acoustique étant annulé, il ne peut servir de fondement à l’étude acoustique.
Ensuite, s’agissant du projet de norme abandonné NFS 31-114, voici ce que dit la CAA de BORDEAUX dans un arrêt réent ( arrêt 16.12.2025 https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053372821 ) :
"S'agissant de l'utilisation de la norme NFS 31-114 :
13. En premier lieu, les requérants soutiennent que la norme NFS 31-114 n'étant jamais entrée en vigueur, la norme NF S 31-010 aurait dû être retenue par le bureau d'études. Toutefois, il ressort de l'article 1er de l'arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement, qui prescrit l'utilisation de la norme NF S 31-010 comme méthode de mesure des émissions sonores d'une installation classée, qu'il n'est pas applicable aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent soumises à autorisation au titre de la rubrique 2980. Pour ces dernières, l'article 28 de l'arrêté du 26 août 2011, dans sa rédaction initiale que l'annulation prononcée par le Conseil d'Etat dans sa décision n° 465036 du 8 mars 2024 a fait revivre, prévoit que les mesures réalisées pour vérifier le respect des émergences admissibles " sont effectuées selon les dispositions de la norme NF 31-114 dans sa version en vigueur six mois après la publication du présent arrêté ou à défaut selon les dispositions de la norme NFS 31-114 dans sa version de juillet 2011 ". S'il est constant que cette norme NF 31-114 est restée à l'état de projet, il ne résulte pas de l'instruction que son application, qui est au demeurant préconisée par le " Guide de l'étude d'impact sur l'environnement des parcs éoliens ", élaboré en 2010 par le ministère chargé de l'environnement, aurait, en tout état de cause, affecté les résultats de l'étude acoustique dans une proportion telle qu'elle aurait conduit, dans le cas particulier du parc éolien en litige, à ignorer des dépassements des seuils réglementaires."
SUITE A VENIR
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur,
La France n'a pas besoin d'éoliennes !
Ainsi qu'il résulte des rapports du RTE pour 2024 ( https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-04/2025-04-09-bilan-electrique-2024-rapport-complet.pdf) et 2025 (https://assets.rte-france.com/prod/public/2026-03/Bilan-electrique-2025-rapport-complet_0.pdf) :
- la consommation électrique stagne, elle est voisine de celle de ....2005, et tous les analystes sérieux émettent de sérieux doute sur sa progression rapide
- nous produisons trop d'électricité : la France exporte plus que la production totale éolienne et solaire ( en 2025, production totale éolienne et solaire = 82,5 Tw/h; exportations = 92,3 Tw/h)
- les exportations se font à perte, puisque le rapport total est voisin de 5,4 milliards d'euros pour 92,3 Tw/h ce qui donne un prix du Mw/h de 59 euros, bien inférieur aux coûts de soutien actuels de l'éolien et du solaire ( cf chiffres publiés par le RTE disponibles sur son site ).
Cette politique d'exportations à perte avec l'argent du contribuable et de l'usager est intolérable. Il s'agit d'un mauvais usage des deniers publics que chaque citoyen peut invoquer ( article 14 déclaration des droits de l"homme et du citoyen ).
Cette surproduction ne sert nullement à décarboner la France comme le reconnaît le RTE dans son rapport 2025 :
"L’abondance de production décarbonée et compétitive en France a résulté en un solde exportateur net très élevé (voir le chapitre Échanges), à destination de pays dont l’intensité carbone de la production d’électricité est supérieure à celle de la France. Ainsi, en 2025, les exportations françaises ont permis d’éviter 27 MtCO2éq d’émissions, principalement en Italie (la moitié) et en Allemagne et en Belgique (un peu plus d’un quart à elles deux)."
Or les objectifs de décarbonation sont pourtant nationaux et nullement européens comme en dispose l'article L 100-4 du code de l'énergie :
"I.-Pour répondre à l'urgence écologique et climatique, la politique énergétique nationale a pour objectifs :
1° De réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050. La trajectoire est précisée dans les budgets carbone mentionnés à l'article L. 222-1 A du code de l'environnement. Pour l'application du présent 1°, la neutralité carbone est entendue comme un équilibre, sur le territoire national, entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre, tel que mentionné à l'article 4 de l'accord de Paris ratifié le 5 octobre 2016..."
Cette course à la surproduction pour exporter à perte et décarboner les pays étranger est illégale, contraire au code de l'énergie.
Notre pays connaît suffisamment de difficultés financières pour se permettre une telle gabegie.
Les promoteurs qui prennent la VIENNE et la FRANCE pour un Eldorado doivent prendre la porte sans autre forme de procès.
A l'occasion de la PPE3, de nombreux organismes publics ont dénoncé la folie de cette surproduction actuelle et future, ainsi que les risques financiers et techniques qui lui sont associés.
Pour ces derniers, l'accentuation de la modulation du nucléaire va poser de sérieux problèmes techniques et financiers à EDF.
Alors, même si l'aveuglement de nos gouvernants, maintes fois mise en lumière lors des commissions d'enquêtes parlementaires, n'a pas encore cessé, les citoyens sont en droit d'exiger un bon usage des deniers publics et le respect des textes du code de l'énergie, d'autant que le stock de projets non encore construits, ainsi que la réintégration de la production exportée, suffiraient amplement à faire face à une hypothétique remontée de la demande électrique.
Ce projet supplémentaire n'est donc pas recevable de la part d'un groupe qui se comporte en chasseur de primes et qui s'abstiendrait sans soutien public
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
L'article 3 du décret 2026-76 du 12 février 2026 rendant applicable la PPE3 prévoit :
• Article 3
Pour l'éolien terrestre, le renouvellement des parcs existants sera privilégié"
Dans ces conditions ENERTRAG, qui dispose en VIENNE et ailleurs en FRANCE, de nombreux pacs éoliens, aurait dû privilégier le repowering de l'un de ses parcs, plutôt que de chercher à implanter un nouveau parc en zone saturée.
Cette obligation peut d'ailleurs s'entendre dans le cadre de la recherche des solutions de substitution raisonnables exigée par l'article R 122-5 du code de l'environnement.
L'objectif du SRADDET renvoie d'ailleurs au repowering en zone densément équipée, par préférence à la création de nouveaux parcs
Dans ces conditions, ce projet n'est pas recevable
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Votre collègue Mr Pierre DOLLE avait rendu un avis défavorable pour le projet de LIZANT, avis suivi par le préfet qui a refusé le parc
La motivation de Mr DOLLE me semble tout à fait transposable ici, tant la présence éolienne est forte, les deux sites étant voisins :
"Avis du commissaire enquêteur
"Le développement des parcs éoliens dans l'ex-Région Poitou-Charentes, plus particulièrement le Sud Vienne, le Nord Charente et le Sud Deux-Sèvres provoque des inquiétudes dans la population, mais également chez nombre d’élus de ces territoires.
« Implantations désordonnées, anarchiques et incontrôlées, pourquoi autant d’éoliennes dans le Sud Vienne et pas autour de Poitiers ni dans le Nord du département, surcharge de parcs éoliens, zone sinistrée, territoire saccagé, phénomène d’encerclement, mitage du territoire, pourquoi si peu de projet dans le Sud de la région Nouvelle Aquitaine… ».
"La multiplication des projets sur un même territoire conduit de plus en plus à une opposition structurée autour d’associations dont on retrouve d’ailleurs les mêmes observations pour plusieurs projets présentés à l’enquête publique.
Des élus du Sud Vienne, de Charente et des Deux-Sèvres qui étaient, jusqu'alors, favorables au développement des énergies renouvelables, considèrent maintenant que « leur territoire ne doit pas être sacrifié par l’implantation non contrôlée de parcs éoliens ».
"Certains expriment également, leur impression de « ne pas être écoutés ni entendus par les décideurs ».
"D’autres proposent « la mise en place d’un moratoire dans l’attente de la réalisation d’un nouveau schéma éolien pour la région Nouvelle Aquitaine ».
"Il y a lieu de considérer le projet « des Brandières » au regard des parcs en activité ou en construction dans le rayon de l’aire d’étude éloignée, et en tenant compte également des projets autorisés mais non encore construits. Il appartiendra, in fine, à l’autorité préfectorale et à ses services instructeurs, d’apprécier l’effet de saturation et de décider des autorisations, en tenant compte de l’ordre de dépôt et de la qualité des dossiers.
"Si l’on fait le constat que, dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour du projet « Des Brandières », plus d’une centaine d’aérogénérateurs sont construits, autorisés ou en projets, on peut aisément comprendre les inquiétudes qui cristallisent et mobilisent les oppositions.
"Si on ajoute à ce constat le fait que les aérogénérateurs ont une hauteur de plus en plus importante (200m pour le projet des Brandières), on comprend parfaitement ce rejet qui n’est pas le fait d’un projet en particulier, mais le résultat de la concentration sur le même territoire de nombres de projets éoliens.
"Le commissaire enquêteur considère qu’il est tout à fait légitime de s’interroger sur la poursuite des installations de parcs éoliens sur cette partie du territoire.
"Il peut être admis que l’espace et la qualité des vents dans cette partie du département de la Vienne, permettent d’accueillir plusieurs parcs éoliens. Néanmoins, il serait souhaitable d’éviter les effets de saturation dans ce contexte extrêmement rural.
"Les différentes visites effectuées par le commissaire enquêteur sur site et au niveau des principaux hameaux présents localement, permettent de constater que le territoire du Civraisien et du nord Charente concentre déjà un nombre très élevé de parcs éoliens et confirme une saturation du paysage et des effets négatifs notables.
"Le commissaire enquêteur prendra en compte ce constat qui entrainera, pour le projet des Brandières , en raison de la saturation de ce territoire par le phénomène éolien, un AVIS DEFAVORABLE qui sera repris dans la rédaction des conclusions motivées ".
Les mêmes causes doivent produire les mêmes effets
Ce projet doit être refusé.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Patrick Kawala
Monsieur le commissaire enquêteur
Ce projet ne peut pas prospérer pour un motif dirimant :
En effet, comme il est dit dans l'étude acoustique, le bureau d'étude a intégré dans le bruit résiduel le bruit des parcs voisins :
Extrait étude acoustique :
"8.1 Descriptif des parc éoliens
L’état éolien à 8km alentour avec les caractéristiques des éoliennes a été fourni par la société ENERTRAG Poitou-Charentes XIV SAS.
Quatre parcs éoliens sont en fonctionnement dans un rayon de 8km à proximité du projet. Un parc est en construction et un parc est autorisé.
Le tableau ci-dessous décrit leur situation :
Nom parc Commune(s) Etat ICPE Cerisou Savigné (86) Construit Genouillé Genouillé (86) Autorisé Grands Champs Saint-Macoux/Lizant/Saint- Gaudent/Voulëme (86) Construit Grands Champs Nanteuil-en-Vallée (86) Construit Herbes Sauvages Vieux-Ruffec/Le Bouchage (86) Construit Le Bois Merle Surin/Chatain (86) En construction Rives Charentaises Nanteuil-en-Vallée/TaizéAizie/Le Bouchage/Lizant/Surin (86) Construit
Remarque : L’activité des parcs voisins en fonctionnement a été intégrée au bruit résiduel mesuré étant donné que ces parcs sont indépendants du projet étudié.
La liste des parcs éoliens autorisés les plus proches sont : - Projet éolien autorisé de Genouillé à environ 2km, 5 éoliennes de type Vestas V110 2,2MW HH95m ; - Projet éolien en construction Le Bois Merle à environ 1km, 8 éoliennes de type Vestas V136 4,2MW HH112m."
Or le Conseil d'Etat a expressément jugé, pour un dossier de la VIENNE ( parc de BLANZAY, arrêt 491871 du 2 mai 2025), que l'article R 122-5 du code de l'environnement exigeait que les émergences acoustiques soient calculées :
- en prenant en compte un bruit résiduel VIERGE de la signature sonore des parcs ou installations bruyantes voisines
- en additionnant, pour calculer le bruit ambiant du projet, la signature sonore des parcs voisins au côté de celle du projet
- les émergences étant la différence entre le bruit ambiant et le bruit résiduel ( vierge de tout bruit éolien ).
Cette jurisprudence est incontestable, elle s'applique à toutes les études acoustiques quelles que soient leurs dates, puisqu'elle ne fait que rappeler le sens des dispositions de l'article R 122-5 qui procèdent d'un décret vieux de plusieurs années.
La pratique illégale d'ENERTRAG et de certains autres promoteurs, conduisait à augmenter de parc en parc la nuisance acoustique pour les riverains, ce qui est intolérable et constitue une atteinte à la santé humaine, intérêt protégé par l'article L 511-1 du code de l'environnement.
ENERTRAG, qui est une société spécialisée, ne pouvait ignorer la loi, les termes de l'article R 122-5 étant clairs et d'une force juridique supérieure à tout autre règle ou usage.
Elle aurait dû refaire une étude acoustique pour tenir compte de cette jurisprudence.
En l'état, son projet est condamné et ne peut être autorisé.
Bien cordialement
Patrick KAWALA
Par la décision du 2 mai 2025 n° 491871 que vous mentionnez, le Conseil d’Etat a considéré que le volet acoustique de l’étude d’impact devait analyser les effets cumulés des bruits causés par les éoliennes projetées avec ceux émanant de la carrière de Croix Bouyer située à proximité alors même que la société pétitionnaire n’en était pas l’exploitante. La portée de cet arrêt réside donc seulement dans l’analyse des effets cumulés mais pas dans l’analyse des émergences règlementaires.
Dans l’étude de Plaine du Nutin, les projets autorisés et en construction (et en cours d’instruction avec avis de l’AE : aucun parc ici) ont bien été analysés dans l’étude des effets cumulés comme le recommande le guide relatif à l’élaboration des études d’impacts des projets de parcs éoliens terrestres.
Concernant l’analyse des émergences réglementaires, le guide d’étude d’impact de 2016 précise que dans le « cas d’un nouveau projet indépendant des autres projets connus avec des exploitants différents : pour les calculs d'émergence, le bruit résiduel correspond au bruit mesuré avec les autres parcs en fonctionnement ». Le projet de Plaine du Nutin étant indépendant (exploitant au sens de propriétaire différent), les parcs environnants construits présents lors des mesures étaient bien compris dans les mesures de résiduels.
L’étude acoustique de Plaine du Nutin est donc conforme à la réglementation.
Contribution anonyme
Après consultation des avis je m'interroge sur l'avis de la DGAC qui mentionne un avis favorable au renouvellement d'un parc éolien sur la commune de SURIN. Est-ce une erreur? Cet avis favorable a-t-il été rendu en toute connaissance du dossier...puisqu'il ne s'agit pas d'un renouvellement mais d'une construction ?
Par ailleurs, les parc éoliens peuvent être autorisés sous réserve de l'installation d'un balisage diurne et nocturne (cf. avis du ministère des armées...) : ce balisage notamment nocturne est particulièrement impactant et dérangeant par exemple pour les automobilistes circulant la nuit...Il s'agit d'une pollution lumineuse nocturne regrettable et ce balisage nocturne constitue un point négatif de ce type de projet. Suite aux nombreuses installations d'éoliennes en sud Vienne et nord Charente il devient malheureusement très difficile de profiter des nuits étoilées et d'observer le ciel la nuit...Même si ce balisage est indispensable pour assurer la sécurité des installations et de la circulation aérienne, n'y aurait-il pas une solution à mettre en œuvre pour en limiter l'impact avec par exemple un déclenchement lumineux uniquement à l'approche des avions....?
Pour rappel, le balisage (diurne et nocturne) des éoliennes est obligatoire en France, pour des raisons de sécurité aéronautique. Ce balisage est régi par l’arrêté balisage du 23 avril 2018. Cet arrêté a été modifié en 2022 puis en 2024 dans l’objectif de réduire la gêne sur les riverains les plus proches. La principale avancée concerne la possibilité de mettre en place des feux de moyenne intensité, dits « à faisceaux modifiés ». Ces feux ont la caractéristique d’être orientés davantage vers le ciel, et donc moins visible pour les riverains. L’intensité minimale étant toujours de 2000 cd vers le ciel (donc toujours aussi visible pour les avions) mais seulement de 200 cd pour un angle de 0° (angle de site par rapport à l’horizontale de la nacelle) et de 32cd à partir d’un angle inférieur à 1° (cf schéma ci-joint).
Le balisage dît circonstancié, qui pourrait s’éteindre et s’allumer à la demande lorsqu’un avion approcherait du projet éolien, est actuellement en phase de test par les autorités administratives (Armée, Direction Général de l’Aviation Civile, Ministère…). Les phases d’expérimentation sont en cours. Si le résultat de ces tests sont satisfaisants, il faudra ensuite une phase d’homologation puis de transcription dans un cadre législatif. A noter que la société ENERTRAG a mis en place un système similaire, appelé « Dark Sky » qui est déjà opérationnel sur certains parcs éoliens en Allemagne (la réglementation étant différente dans ce pays).
Pour le moment, il n’est donc pas encore possible de mettre en place ce type de balisage mais la filière éolienne espère pouvoir l’utiliser dans quelques années pour les nouveaux projets éoliens.
Par ailleurs, un montant de 10 000 € est budgétisé par la société ENERTRAG afin de permettre la plantation de haies champêtres et/ou arbres d’essence locale au niveau des lieux de vie ayant une vue ouverte sur le parc éolien (dans un rayon d’1km autour du projet). Cette mesure permettra aux riverains et propriétaires fonciers qui le souhaitent, de créer un avant-plan végétal permettant de filtrer les vues sur le parc éolien, et par conséquent de limiter la visibilité du balisage nocturne.
Marcel PUYGRENIER
Je suis opposé à ce projet éolien, en cause l'attente au paysage, à la biodiversité et à la dégradation du cadre de vie des habitants.
Cordialement
Marcel Puygrenier
Annick et Jean-Claude AUDOUARD
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce-jointe
Courrier remis le 01/06/2026
Vous mentionnez la remise en état des accès utilisés pour la construction et l’exploitation d’un parc éolien. Les accès utilisés, notamment pour l’acheminement des pales, peuvent être soit existants (et renforcés ou aménagés si besoin), soit créés spécifiquement pour le projet. Dans ce second cas, ils peuvent être temporaires, c’est-à-dire mis en place pour la phase de chantier uniquement, soit permanents, car nécessaires pour la phase d’exploitation du parc, notamment pour l’entretien des éoliennes. Une fois ces accès créés devenus obsolètes (en fin de phase chantier ou en fin de vie du parc), ENERTRAG s’engage à les remettre en état, conformément à l'arrêté ministériel du 26 août 2011 modifié, se traduisant à travers la mesure d’évitement D11 « Remise en état du site » (Etude d’impact, page 373).
Bernadette BOUTY
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. pièce jointe
Courrier remis le 01/06/2026
La question de l’impact paysager du projet éolien de la Plaine du Nutin a eu une place importante dans la conception de celui-ci. C’est notamment cet enjeu qui nous a conduit à choisir une hauteur d’éolienne raisonnable. L’étude des enjeux et impacts paysagers, que vous pouvez retrouver sur cette plateforme, a analysé la question de la saturation de la commune de Surin. Elle est mesurée grâce à des analyses qualitatives (photomontages à 360°) et des indicateurs quantitatifs (occupation de l’horizon, densité des installations visibles, conservation d’espaces de respiration). Ainsi, dans la réalité, les parcs ne seront pas visibles simultanément, n’engendrant pas de sensation d’encerclement. Les filtres de bâtis et de boisements permettent de masquer une partie du contexte éolien depuis les lieux de vie. Il est également conclu de l’étude paysagère que si les parcs éoliens des Rives Charentaises et des Grands Champs participent en grande partie à l’effet de saturation pour certains lieux de vie, le projet de la Plaine du Nutin y contribuera peu en raison du faible nombre d’éoliennes qui le composent et de l’implantation de celles-ci.
Concernant votre inquiétude quant à l’impact du projet sur le hameau du Peu, il est montré dans l’étude acoustique qu’il est moins exposé au bruit potentiel des éoliennes de Plaine du Nutin que les habitations qui ont été retenues dans l’étude acoustique car la distance est plus importante. A savoir que ces habitations retenues ont un impact acoustique faible, les émergences (différence entre le bruit avec et sans le parc éolien) étant quasi-nulles de jour, et bien inférieures au seuil réglementaire de nuit. Une réception acoustique est également prévue à la mise en service de tout parc éolien. Cette étude permet de vérifier les niveaux sonores dans plusieurs conditions (direction, vitesse, jour / nuit) pour adapter le bridage des éoliennes pour les habitations les plus proches et les plus impactées. Si des écarts à la réglementation sont perçus, le bridage acoustique des éoliennes est alors augmenté. De plus, l’effet d’ombres portées est étudié dans l’étude d’impact (pages 292 à 299). Il en résulte que le risque d’occurrence du phénomène est modéré pour deux habitations proches du projet et faible pour six hameaux. Dans la majorité des habitations, en plus de la distance des éoliennes qui pourra atténuer le phénomène, des masques visuels (haies, boisements, bâtiments agricoles) pourront faire obstacle à la projection d’ombre. Du fait de son éloignement au projet, le hameau du Peu ne sera pas sujet aux ombres portées.
Enfin, les conseils municipaux des communes situées dans un rayon de 6 km autour du projet sont informés du projet et invités à délibérer vis-à-vis de celui-ci dans le cadre de la consultation du public. Cela concerne donc bien les communes de Genouillé et Asnois, ainsi que les communes de Benest, Charroux, Chatain, Civray, Le Bouchage, Lizant, Nanteuil-en-Vallée, Pleuville, Saint-Gaudent et Savigné.
Derek et Susan MASON
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce-jointe
Contribution reçue le 31/05/2026 à 18:50
Le développement du projet éolien de la Plaine du Nutin a été porté à la connaissance des riverains et élus à travers la distribution d’une lettre d’information en octobre 2024. La phase de consultation du public, ouverte jusqu’au 18 août 2026, permet également de présenter le projet aux riverains et de recueillir leurs avis quant à celui-ci.
Comme mentionné dans la réponse à une contribution précédente, une étude acoustique, que vous pouvez consulter sur cette plateforme, a été menée sur la zone. En regardant les niveaux d’émergences pour les habitations environnantes mesurées, l’impact acoustique prévu pour le projet éolien de La Plaine du Nutin est très faible : de jour les émergences (différence entre le bruit avec et sans le parc éolien) sont quasi-nulles, et de nuit les émergences sont de maximum 1,5 décibel, ce qui est bien inférieur au seuil réglementaire de 3 décibels à partir duquel les éoliennes doivent être bridées. Une réception acoustique est également prévue à la mise en service de tout parc éolien. Cette étude permet de vérifier les niveaux sonores dans plusieurs conditions (direction, vitesse, jour / nuit) pour adapter le bridage des éoliennes pour les habitations les plus proches et les plus impactées. Si des écarts à la réglementation sont perçus, le bridage des éoliennes sera alors augmenté.
Vous mentionnez également le développement important de l’éolien dans la région de Surin. La détermination d’une zone d’implantation pour un projet éolien résulte du croisement de nombreux critères techniques et environnementaux : gisement de vent, contraintes armées et aéronautiques, enjeux environnementaux, relief, distance aux habitations, etc. Au vu de ces différents critères, le sud-Vienne est particulièrement propice à l’implantation d’éoliennes. De plus, dans les différentes études réalisées afin de s’assurer de la possibilité du développement du projet de la Plaine du Nutin, de déterminer une implantation cohérente avec les enjeux de la zone d’études, et de déterminer les mesures à mettre en place pour limiter et compenser les impacts du projet, le contexte éolien a bien été pris en compte.
Le projet éolien de la Plaine du Nutin aura bien des retombées bénéficiant aux résidents de la commune de Surin. En effet, les retombées économiques annuelles perçues par la commune de Surin, estimées à 32 800 €, pourront financer divers projets communaux, permettant ainsi une amélioration du cadre de vie ou encore de la biodiversité locale. La communauté de communes et le département de la Vienne bénéficieront également des retombées économiques du parc de la Plaine du Nutin, contribuant au financement des services publics locaux et aux capacités d’investissement du territoire. Le projet générera en outre une activité économique bénéficiant aux acteurs locaux (entreprises dans le domaine des travaux publics et du transport, restaurateurs, salariés d’hôtels, responsables de gîtes) lors de la phase travaux. Enfin, des mesures économiques concernant individuellement chaque riverain, comme le financement participatif, peuvent être mises en place.
Pour ce qu’il s’agit de la question de l’impact de l’éolien sur le marché de l’immobilier, différentes études ont été menées en France depuis plus de 20 ans. Vous pouvez trouver une synthèse de celles-ci dans l’étude d’impact (pages 275 à 277). La plus récente est celle réalisée par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) en 2022, qui a analysé l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens entre 2015 et 2020. Il ressort de cette étude dans un rayon de 5km autour d’un parc éolien, les prix de l’immobilier ont baissé de l’ordre de 1,5 %, ce qui est comparable à l’impact d’autres infrastructures industrielles telles que des pylônes électriques ou des antennes de téléphonie mobile. L’impact est donc faible. D’autres études montrent qu’il existe également des régions où l’impact de l’éolien peut être positif sur l’immobilier. En effet, les investissements des retombées économiques d’un parc perçues par les collectivités territoriales pouvant être consacrés à l’amélioration de services publics et du cadre de vie des résidents comme mentionné précédemment, le développement de l’éolien peut favoriser le marché de l’immobilier.
M. GARDNER Sean et Mme. HURD Julie
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce-jointe
Contribution reçue le 31/05/2026 à 16h52
Le choix du site d’implantation d’un projet éolien est le résultat d’un croisement de nombreux critères techniques et environnementaux, notamment :
- La présence d’un gisement de vent suffisant ;
- La présence d’un espace disponible suffisant pour l’implantation de plusieurs éoliennes et éloignés des zones urbanisées d’au moins la distance réglementaire (500 m) ;
- L’absence de relief notable ;
- L’absence de contraintes rédhibitoires telles que les contraintes aéronautiques et militaires ;
- La compatibilité de la zone envisagée avec les documents d’urbanisme en vigueur ;
- Le retrait de la zone de l’ensemble des zonages d’intérêt écologique ;
- La présence d’un réseau routier suffisant pour l’accès au site.
Le sud-Vienne présente de nombreuses zones regroupant ces critères permettant l’implantation d’un parc éolien, faisant d’elle une région propice au développement éolien, ce qui n’est pas le cas d’autres zones en France. Par exemple, la Dordogne que vous mentionnez présente un relief important, un faible gisement de vent, a une grande partie de sa surface occupée par des boisements et accueille de nombreuses espèces d’oiseaux protégées, et a de nombreux paysages protégés, critères rédhibitoires pour le développement éolien. Ce département possède cependant des parcs photovoltaïques : le développement des énergies renouvelables est diversifié, avec des zones propices qui leur sont propres.
Par ailleurs, vous mentionnez l’impact sonore de l’éolien. Une étude acoustique, que vous pouvez consulter sur cette plateforme, a été menée sur la zone. Comme mentionné dans la réponse à une précédente contribution, en regardant les niveaux d’émergences pour les habitations environnantes mesurées, l’impact acoustique prévu pour le projet éolien de La Plaine du Nutin est très faible : de jour les émergences (différence entre le bruit avec et sans le parc éolien) sont quasi-nulles, et de nuit les émergences sont de maximum 1,5 décibels, ce qui est bien inférieur au seuil réglementaire de 3 décibels à partir duquel les éoliennes doivent être bridées. A savoir que Le Breuillac est moins exposé au bruit potentiel des éoliennes de Plaine du Nutin que les habitations qui ont été retenues dans l’étude acoustique car la distance est plus importante que celles-ci.
Nicolas TUGAUT
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce-jointe
Contribution reçue le 31/05/2026 à 01:48
Voici des éléments de réponse sur les sujets qui n’ont pas fait l’objet d’une réponse dans d’autres contributions déposées.
4. Dans les faits, il n’y a pas de corrélation entre le développement éolien et le tourisme en France. Au contraire, un parc éolien peut aussi avoir un impact positif sur le tourisme en permettant aux collectivités de s’équiper en structures d’accueil (patrimoine public restauré, piscines, tennis, randonnées à thèmes, etc.) via les retombées économiques.
L’étude d’impact présente les résultats de diverses études menées et en synthétise que l’impact potentiel de l’éolien sur le tourisme dépend de nombreux paramètres. Il est donc difficile, voire impossible d’affirmer que les impacts soient toujours négatifs ou positifs. De même, le manque d’études scientifiques réalisées sur le sujet sur des cas français ne permet pas de statuer clairement sur les impacts réels de l’éolien sur le tourisme. Il n’est donc pas possible d’affirmer que l’activité touristique est moindre du fait de l’implantation d’un parc éolien.
L’étude d’impact analyse par ailleurs l’impact du projet de la Plaine du Nutin sur le tourisme local. Celui-ci sera faible. Une mesure d’accompagnement (mesure E11), consistant en la mise en place de panneaux de présentation du projet à destination notamment des promeneurs et touristes afin de permettre une meilleure intégration du projet à son environnement, est proposée.
5. L’impact sanitaire des éoliennes a fait l’objet de plusieurs rapports dont les plus récents ont été publiés en 2017 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et par l’Académie nationale de médecine. A l’heure actuelle, aucune étude officielle n’a révélé un quelconque risque pour la santé. L’Académie nationale de médecine constate que le ressenti de « nuisances » dues aux éoliennes relève essentiellement d’un effet nocebo (inverse de l’effet placebo : apparition d’effets indésirables induits psychologiquement provenant d’une source objectivement inoffensive) et de la subjectivité des personnes. Elle ajoute que plusieurs facteurs contribuent fortement à susciter des sentiments de contrariété, d’insatisfaction voire de révolte avec la diffusion via les médias, les réseaux sociaux voire certains lobbies d’informations non scientifiques accréditant des rumeurs pathogéniques non fondées. Cependant, il y est reconnu que cet état d’appréhension et de méfiance envers les éoliennes peuvent affecter la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur « état de complet bien-être physique, mental et social », lequel définit aujourd’hui le concept de santé. Notons toutefois que le concept de « syndrome éolien » n'a pas été reconnu par la justice comme une maladie scientifiquement prouvée.
7. Un parc éolien nécessite une emprise au sol très limitée. L’ensemble des aménagements (fondations, voies d’accès à créer, virages de chantier temporaires, zones de stockage, poste de livraison) qui seront réalisés pour la construction du parc éolien représente une emprise totale de 2,23 ha. Lors de la phase d’exploitation, cette superficie ne sera plus que de 0,7 ha (Etude d’impact, page 204).
Certaines emprises sont temporaires et d’autres permanentes. Lors de la phase chantier, les aménagements réalisés correspondent strictement à ce qui est nécessaire à la construction du parc éolien. A noter que 16 212 m² d’accès déjà existants seront utilisés et ne seront que renforcés. Une fois la phase chantier terminée, les aménagements temporaires sont remis en état. Les aménagements permanents créés pour le projet sont également remis en état une fois le parc démantelé, à la fin de son exploitation.
De plus, les emplacements finaux des éoliennes sont le fruit d’une concertation avec les propriétaires et exploitants des parcelles pour une meilleure intégration à l’exploitation des terres agricoles.
9. L’étude de vent est basée sur des mâts de mesure présents dans la région ainsi que sur des données de vent méso-échelle. Le niveau de vent estimé sur le site est suffisant pour la viabilité économique du projet. Il pourra être ensuite précisé par l’installation d’un mat de mesure. Les données de la station météo de référence et la distribution des vents sont présentées dans l’étude d’impact (pages 70 et 71).
Vous trouverez dans l’étude d’impact une analyse de l’état initial de la zone de projet en ce qui concerne les sous-sols, sols, eaux souterraines et eaux superficielles (pages 73 à 81) ainsi qu’une analyse des impacts potentiels du projet sur ceux-ci, à la fois en phase chantier (pages 242 à 245) et en phase exploitation (pages 267 et 268).
12. L’arrêté du 26 août 2011, modifié par l’arrêté du 10 décembre 2021, article 29, prévoit que : « Les déchets de démolition et de démantèlement sont réutilisés, recyclés, valorisés, ou à défaut éliminés dans les filières dûment autorisées à cet effet » et que « les aérogénérateurs doivent avoir au minimum après le 1er janvier 2024, 95 % de leur masse totale, tout ou partie des fondations incluses, réutilisable ou recyclable ».
Après démantèlement du parc, ENERTRAG recyclera donc au minimum 95 % des éoliennes. Comme vous l’indiquez, une éolienne est principalement composée de béton et d’acier (90 %), de matériaux composites (fibres de verre / carbone et résine époxy, 6 %), de cuivre et d’aluminium (3 %).
Il existe déjà des filières performantes adaptées au recyclage ou réemploi des matériaux usuels tels que le cuivre, le béton ou l’acier, ce qui est confirmé par une étude de l’ADEME datant de juillet 2020 : le béton est réemployé pour des gravats, l’acier dans la fabrication de pièces détachées, et le cuivre pour la confection de câbles. Ainsi, à ce jour la plupart des matériaux ont des filières de débouchés établies.
Les pales sont constituées de matériau composite. Elles sont la partie de l’éolienne la plus difficile à recycler. En effet, les composites étant des matériaux très rigides constitués de couches superposées de fibres de carbones ou de verre et de résine, il est difficile de séparer les différents composants. Une filière de récupération est cependant existante aujourd’hui dans l’industrie du ciment, ainsi que dans celle du BTP. De plus, des technologies à différents degrés de maturité sont développées pour permettre la récupération des différents composants et ainsi les réemployer avec toutes leurs propriétés mécaniques dans des filières adaptées.
Le parc éolien de la Plaine du Nutin ayant une durée d’exploitation estimée à 25-30 ans, ENERTRAG aura développé une expertise dans le démantèlement et la valorisation des éoliennes lorsque le parc sera en fin de vie.
13.Les chiffres que vous mentionnez proviennent de la base carbone de l’ADEME, et concernent donc les installations de production d’électricité françaises. A savoir qu’au niveau mondial, le GIEC estime l’empreinte carbone de l’éolien terrestre de 0,011 kgCO2eq/kWh, de 0,012 kgCO2eq/kWh pour l’éolien en mer et pour le nucléaire, et de 0,024 kgCO2eq/kWh pour l’hydraulique. Les moyens de production d’énergie décarbonée affichent donc une empreinte carbone du même ordre de grandeur. Celle-ci est en effet à mettre en regard de celles de production d’énergie fossile. Par exemple, les centrales à gaz qui produisent encore de l’électricité en France aujourd’hui, ont une empreinte carbone estimée à 0,490 kgCO2eq/kWh par le GIEC, soit plus de 40 fois l’empreinte carbone de l’éolien terrestre.
Il est par ailleurs important de rappeler que la filière éolienne ne se positionne pas en concurrence avec la production des autres sources d’énergies renouvelables et décarbonée. Un mix énergétique comprenant à la fois du renouvelable et du nucléaire est à développer, comme le mentionnent les différents scénarios RTE.
14. Les aimants permanents sont utilisés en grande majorité dans l’éolien en mer et non l’éolien terrestre. Les modèles d’éolienne envisagés pour le projet de la Plaine du Nutin ne fonctionnent pas avec un aimant permanent.
15. Vous mentionnez la subvention de la filière éolienne. Aujourd'hui, l'éolien terrestre bénéficie de peu de subventions, grâce aux avancées technologiques significatives de la filière qui ont permis de réduire considérablement les coûts de production et de la rendre compétitive par rapport aux autres modes de production.
En France, l’Etat a souhaité inciter le développement des filières renouvelables, c’est pourquoi depuis 2016, les projets éoliens ont bénéficié du système de complément de rémunération. Or, sur la période 2022-2023, les prix du marché de l’électricité ont été souvent bien supérieurs aux tarifs de référence des projets de la filière éolienne, ce qui a permis une contribution nette aux finances de l’Etat de 5,79 milliards d’euros sur 2 ans. En 3 ans, la filière a remboursé un peu plus de 50 % de la somme investie par l’État entre 2003 et 2021. Grâce au système de complément de rémunération, l’énergie éolienne a ainsi permis de financer en partie le bouclier tarifaire destiné à protéger les ménages des hausses des prix de l’énergie et donc de leur facture.
Enfin, le développement du projet éolien de la Plaine du Nutin participera bien à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (dont le CO2) grâce au remplacement de la production d’électricité issue d’énergies fossiles.
Dirk et Agnes
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce-jointe
Contribution reçue le 29/05/2026 à 18h09
Carole TUGAUT
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. pièce-jointe
Contribution reçue le 29/05/26 à 00:33
Vous mentionnez tout d’abord l’impact sonore de l’éolien sur votre lieu de résidence. Une étude acoustique, que vous pouvez consulter sur cette plateforme, a été menée sur la zone. En regardant les niveaux d’émergences pour les habitations environnantes mesurées, l’impact acoustique prévu pour le projet éolien de La Plaine du Nutin est très faible : de jour les émergences (différence entre le bruit avec et sans le parc éolien) sont quasi-nulles, et de nuit les émergences sont de maximum 1,5 décibels, ce qui est bien inférieur au seuil réglementaire de 3 décibels à partir duquel les éoliennes doivent être bridées. Le hameau de Chez Guingat, distant de 1760 mètres du projet, sera bien moins exposé au bruit potentiel des éoliennes de Plaine du Nutin que les habitations qui ont été retenues dans l’étude acoustique, car plus éloigné de la zone de projet que celles-ci. De plus, un suivi acoustique doit également être mené lors de la première année de la mise en service d’un parc éolien, permettant d’ajuster le bridage acoustique si cela est nécessaire.
L’étude paysagère, également consultable sur cette plateforme, estime également les impacts du projet sur le hameau de Chez Guingat. Il est ainsi indiqué par des experts paysagers indépendants que ce hameau est séparé de la zone du projet par plusieurs boisements qui fractionnent les perceptions. Ainsi, seule la partie haute de E1 peut se distinguer au-dessus des frondaisons. L’impact paysager sur ce hameau est donc considéré comme très faible.
Par ailleurs, vous mentionnez l’impact potentiel du projet sur les oiseaux migrateurs. Une étude écologique, consultable sur cette plateforme, a été menée par des experts écologues d’un bureau d’études indépendant, grâce à des inventaires de terrain (notamment en période de migration) et à une étude approfondie des données existantes sur les différentes espèces identifiées et l’impact de l’éolien sur celles-ci. Il y est indiqué que « les espaces laissés libres entre chaque éolienne devraient suffire pour ne pas perturber outre mesure le transit de ces oiseaux entre les éoliennes. L’implantation choisie est constituée d’une ligne de trois éoliennes parallèles à l’axe de migration principal des oiseaux (nord-est/sud-ouest). Ainsi, l’implantation ne devrait pas générer d’effet barrière trop contraignant pour les espèces en transit actif. L’impact attendu de l’effet barrière sur l’ensemble des oiseaux occupant le site de la Plaine du Nutin est jugé nul à faible. […] Au vu des espèces observées sur le site de la Plaine du Nutin, de leurs comportements, de leur sensibilité à la présence d’éoliennes et des mesures mises en place (programmations préventives du fonctionnement des éoliennes pendant les périodes sensibles, arrêt programmé pendant les rassemblements, réduction de l’attractivité des plateformes des éoliennes pour les rapaces, etc.), les impacts résiduels sur toutes les espèces sont jugés faibles et non significatifs et ne remettront en cause ni l’état de conservation des populations locales ni leurs dynamiques. »
Un autre impact environnemental potentiel que vous soulevez est celui du béton employé pour la réalisation des fondations des éoliennes. Celui-ci est également évalué dans cette étude. Afin de protéger la faune terrestre locale, notamment les amphibiens, une mesure d’évitement et de réduction sera mise en place afin de prévenir leur recouvrement. Cette mesure consistera en la mise en place d’un filet de barrage autour des excavations qui accueilleront le béton. Également, un écologue devra assurer qu’aucun amphibien n’occupe la zone avant le creusement des fondations. Notons également que le choix d’implantation des éoliennes s’est fait au regard des sensibilités écologiques de la zone, afin d’éviter des espaces à enjeu écologique important pour la localisation des fondations. Enfin, en ce qui concerne le couvert végétal des zones concernées par le creusement de celles-ci, il est analysé dans l’étude écologique qu’« aucune espèce végétale patrimoniale ne sera impactée », et que « l’impact brut pour les habitats prairiaux et cultivés est jugé faible étant donné le faible intérêt tant floristique qu’en terme d’habitat qu’ils représentent et la surface touchée ». A savoir que le béton est une matière inerte qui résulte de l’assemblage de matériaux d’origine minérale, et ne constitue donc pas une menace pour les sols.
Par ailleurs, le projet éolien de la Plaine du Nutin aura bien des retombées bénéficiant aux résidents de la commune de Surin. En effet, les retombées économiques annuelles perçues par la commune de Surin, estimées à 32 800 €, pourront financer divers projets communaux, permettant ainsi d’améliorer le cadre de vie ou encore la biodiversité locale. La communauté de communes et le département de la Vienne bénéficieront également des retombées économiques du parc de la Plaine du Nutin, contribuant au financement des services publics locaux et aux capacités d’investissement du territoire. Le projet générera en outre une activité économique bénéficiant aux acteurs locaux (entreprises dans le domaine des travaux publics et du transport, restaurateurs, salariés d’hôtels, responsables de gîtes) lors de la phase travaux. Enfin, des mesures économiques concernant individuellement chaque riverain, comme le financement participatif, peuvent être mises en place.
Contribution anonyme
Contribution reçue hors plateformeCette contribution a été reçue par le commissaire enquêteur en dehors de la plateforme de consultation (courrier, courriel, permanence, etc.) puis intégrée au registre dématérialisé afin de permettre la consultation de toutes les contributions recueillies.Cf. Pièce jointe
Contribution reçue le 28/05/2026 à 12h19
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